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Le Mellah de Casablanca

Envoyé par Sylvain 
Re: Le Mellah de Casablanca
26 janvier 2010, 17:48
Citation
hidalgo
Voici la photo Aérienne le quart de la photo a gauche et en bas est le Mellah approximativement.

Cette photo est avant 1920 les rempart sont encore intact soit avant le bombardement Franco Espagnol de 1907,
la ville fut détruite alors de 50%, soit apres la reconstruction??? vers 1910.
l'Hidalgo du Maarif
L'Horloge fut construite en 1909, elle n'est pas sur cette photo donc j'en conclus qu'elle a été prise en 1907/1908, avant ou aprés le bombardement (Aout 1907).
l'Hidalgo du Maarif
Re: Le Mellah de Casablanca
26 janvier 2010, 18:05
Par Hassan Hamdani

Reportage. Les déportés de la médina


Hay Nassim, à la (lointaine)
périphérie de Casablanca (AIC Press)
Des milliers de familles ont été relogées à la périphérie de Casablanca pour laisser place au tracé de l’Avenue Royale. La plupart n’ont pas gagné au change. Loin s’en faut.


Yassine traîne en bas de son immeuble avec un groupe de jeunes. Il vit à Nassim, une ville satellite en cours de construction à la sortie de Casablanca. Il se plaint d’être harcelé par la police qui impose à partir de 21 heures un couvre-feu dans le quartier. La clique de Yassine s’ennuie et chôme, coincée entre la voie de chemin de fer Casa-Marrakech, la zone
industrielle de Lissasfa, l’Oued Bouskoura et des vaches qui paissent. Si ce n’était ces ruminants, il pourrait tout à fait faire le comparse dans un reportage du JT de TF1 sur la banlieue. Sauf que Yassine n’est pas né dans un immeuble et n’a pas toujours été chômeur. C’est un enfant de Derb Sofi, un quartier d’habitations vétustes accolé à la médina, juste en face de la Mosquée Hassan II. Son quartier a été détruit pour dégager l’emprise de la future Avenue Royale, un projet urbanistique pharaonique qui doit relier le futur centre des affaires de Sidi Belyout à la Mosquée avant de bifurquer vers la Corniche. La SONADAC ( Société Nationale d’Aménagement Communal) en charge de l’aménagement de l’Avenue Royale a relogé Mourad à Nassim en 2001 en même temps que des milliers d’autres habitants de Derb Sofi et Derb Tazi. Avant de découvrir les joies de la cage d’escalier, Yassine était éléctricien en médina. Comme pour beaucoup de relogés, son déménagement a distendu les liens économiques qui le liait au centre ville. "J’arrivais tous les jours avec une demi-heure de retard au boulot. Mon patron en a eu marre et m’a viré" confie-t-il. Mourad, quant à lui, était menuisier dans la médina. En avril 2003, il est déplacé avec 500 autres familles de Derb Fassa à Nassim: "Je me suis retrouvé à dépenser 30 DH en frais de transports et en repas pris à l’extérieur. J’ai dû abandonner mon emploi." L’éloignement a eu également des effets néfastes sur les travailleurs du secteur informel. Ainsi, Driss, un chômeur de 27 ans sans diplôme, gagnait 50 à 80 DH par jour en vendant du poisson devant la Foire. Fatima, quant à elle, vendait des fripes à Bab Jdid. Aujourd’hui, Driss chôme entre deux séjours en prison. Et Fatima survit grâce à la générosité des habitants de son ancien derb qui lui préparent un couffin de légumes qu’elle passe récupérer chaque vendredi.
La SONADAC a aménagé une zoned’activités réservé aux PME PMI afin d’offrir des opportunités d’emplois aux relogés. Mais les premières entreprises ne devraient s’y installer qu’au deuxième semestre 2005. En attendant ces ouvertures prochaines, les promoteurs du projet Nassim comptaient beaucoup sur un réemploi des gens déplacés dans les zones industrielles voisines de Lissasfa et de Sidi Maârouf. La réalité fut tout autre : "Les filles trouvent du boulot dans les usines sans problème. Par contre, les employeurs se méfient des mecs. Ils refusent de nous employer car nous sommes originaires de la médina" explique Rachid. Naïma, originaire du même quartier que Rachid, a trouvé un emploi d’ouvrière dans une usine de confection de Lissasfa. Elle nuance les propos de Rachid : "C’est de votre faute, vous refusez certains boulots. Tu accepterais de porter des cageots toi ?" l’apostrophe Naïma en bas de l’immeuble. "On est des commerçants, pas des ouvriers !" s’indigne Mohamed. C’est un fait, beaucoup de déplacés se parent de leur statut glorieux d’habitants de la vieille ville, méprisent les boulots de "manouvri" avec la fierté des gens habitués à travailler à leur compte. Les mieux lotis sont justement les commerçants. Propriétaires d’échoppes minuscules dans les quartiers détruits, ils sont 127 à avoir bénéficié de locaux à Nassim à des prix largement en dessous du marché : entre 3.000 et 6.000 DH le m2. S’ils admettent avoir fait une bonne opération commerciale, ils se plaignent cependant de la baisse de leur chiffre d’affaire. Abdelkader, 45 ans, cycliste, prend le soleil devant son magasin flambant neuf et titré. Seul hic : il n'a que 4 ou 5 clients par semaine. Cependant, beaucoup de magasins ont encore portes closes. Les habitants parlent d’un début de spéculation immobilière. Autre son de cloche de commerçants : ils ne veulent pas ouvrir leurs magasins et investir, tant que les logements ne seront pas tous occupés. "Nassim Ville Nouvelle" se voulait un projet global novateur dépassant la seule fonction de relogement pour fournir aux nouveaux habitants la possibilité de se réemployer. Or, ironie du sort, il voit triompher le bon vieux secteur informel. Des vieilles dames vendent à même le sol en face du terminus des bus, tandis qu‘un marché improvisé se tient quotidiennement sur la place principale. Durant l’été 2004, les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser le souk illégal. Les habitants ont protesté et obtenu gain de cause. Selon les responsables de la SONADAC, un accord a été trouvé afin d’organiser et d’officialiser le commerce ambulant.
D’après Abdelaziz, ancien diplômé chômeur de 40 ans qui gère l’une des deux salles de jeux où se réunissent les jeunes, le développement du trafic de drogue et de la prostitution que connaît le quartier serait dû au chômage endémique qui y règne. "Les jeunes vendent des petites quantités de shit, juste pour avoir de quoi prendre le bus pour descendre en ville. Des filles se prostituent, tandis que des familles louent leurs appartements aux maçons des chantiers voisins pour des passes rapides" explique t-il. Les vieux coupés de leurs racines jouent aux dames toute la journée sous les arcades, les jeunes comme Oussama traînent dans le quartier et passent quatre nuits par semaine au port à la recherche d’un moyen de passer en Europe. "Avant d’être relogé, je songeais à "hreg" (brûler) de temps en temps. Désormais, c’est devenu une obsession" soupire Oussama. Pourtant, les premiers déménagements s’étaient déroulés dans la joie, selon Abderrahim Kassou, un architecte casablancais qui faisait partie de la cellule d’accompagnement mise en place par la SONADAC pour faciliter l’intégration et l’emploi des premiers relogés. Il se souvient de grandes fêtes. Une joie compréhensible. Ils troquaient un statut de locataires dans une maison menaçant ruine pour un logement moderne vendu au tiers de son prix réel, la SONADAC prenant en charge les deux tiers restants. A titre d’exemple, le F3 est vendu à 65.000 DH. Bonne affaire immobilière certes, mais aujourd’hui, beaucoup n’arrivent plus ou refusent de payer la traite de leur appartement qui s’élève de 300 à 600 DH selon le type de logement acquis.
Pièces jointes:
cimetièreIsrael2.jpg
Re: Le Mellah de Casablanca
26 janvier 2010, 18:13
L’Ancien Cimetière israélite de Casablanca, Maroc.
Cohabitation et discorde.
Marie-Pierre Anglade

Image1L’Ancien Cimetière israélite de Casablanca jouxte l’Ancienne Médina, dans le centre-ville. Plus aucun enterrement n’y a lieu depuis 1947, date à laquelle des concessions aux religions juives et catholiques ont été accordées au cimetière de Ben M’Sik, un quartier situé en périphérie. Des gardiens sont supposés assurer les fonctions élémentaires d’entretien des lieux : nettoyage, filtrage d’individus indésirables tels que voleurs ou tout habitant du quartier à la recherche d’une cachette pour s’adonner à la consommation de produits courants dans l’Ancienne Médina — mahia1, alcool à brûler, silissione2, qarqoubi3.

À la lisière du cimetière, le mur de clôture porte des dessins naïfs rappelant les codes de représentations collectives liées à la nature (fleurs, oiseau, papillon), ainsi que la mention « Interdit de déposer les déchets. Merci ». Quelques habitants appliquent la prescription à la lettre et jettent leurs sacs de déchets par-dessus le mur où ils s’ajoutent à la dégradation des tombes par le temps. Les habitants des logements, dont la terrasse permet de jouir d’une vue unique sur le cimetière, y lancent également leurs déchets trop encombrants : vieux objets en plastique, bidons d’huile percés, bouteilles de boissons gazeuses non consignées. La tâche des enlèvements de déchets domestiques qui incombaient aux communes a pourtant été confiée en 2003 à des entreprises étrangères en sous-traitance et beaucoup s’accordent sur les résultats fructueux de l’opération : les montagnes de déchets accumulés jour après jour dans l’Ancienne Médina et autres quartiers populaires, ainsi que les odeurs, entachaient gravement l’image de la ville. Mais les habitudes demeurent : les déchets continuent d’être lancés par-dessus le mur, tout autour du cimetière, malgré les passages réguliers des camions à ordures flambants neufs.

Certaines tombes ont été délestées de leur socle en marbre, matériau qui, revendu, a pu constituer un apport financier non négligeable. Mais il s’agit là du cas isolé d’un voleur qui a été condamné à dix ans de prison il y a plusieurs années de cela, nous a-t-on assuré dans les locaux de la communauté Juive4, sans guère plus de détails.

Vouloir saisir la portée de ce geste — jeter des déchets par-dessus le mur du cimetière — implique de mettre à jour la complexité des enjeux à l’œuvre. La proximité de l’Ancienne Médina avec le cimetière israélite constitue pour certains habitants des logements limitrophes une certaine provocation. La période de deuil qui a suivi la disparition de Yasser Arafat n’a pas contribué à calmer les tensions toujours ravivées par le souvenir de la lutte des « frères ». Le conflit israélo-palestinien s’incarne à Casablanca dans l’usure des habitants vis-à-vis de ce qu’ils considèrent comme un espace vide trop vaste, à savoir 2,8 hectares à leur sens perdus. La proximité avec un des lieux des cinq attentats du 16 mai 2003 — à environ deux cents mètres de là — n’est pas un hasard puisque trois des objectifs des kamikazes concernaient « des cibles choisies en fonction d’une symbolique primaire » (Bennani, El Azizi, 2005). Une blague entendue dans l’Ancienne Médina : « Le kamikaze voulait peut-être réveiller les morts et les faire s’enfuir ? » Ailleurs, dans d’autres quartiers de Casablanca, l’incompréhension de l’acte continue au contraire de dominer les réponses avancées sur le choix des cibles des terroristes.

Afin de dépasser ces représentations habitantes, on peut interroger le sens d’un tel comportement. L’apparent geste vengeur, qualifié bien souvent d’acte incivil par les discours à vocation moralisatrice, soucieux de voir attribuer à Casablanca un statut de ville moderne à dimension internationale, peut apparaître à bien des égards comme un acte de réappropriation de l’Ancien Cimetière. Il faut ici revenir à d’autres formes d’appropriation des espaces publics centraux de la ville. En effet, on pourrait croire à une antinomie dans les termes en évoquant, au Maroc, une appropriation possible des espaces publics, par définition biens communs de tous. Nous avons décrit cette appropriation du bien public (Anglade, 2002) à travers la mise en évidence de processus de revendication spatiale, soit par des usages temporaires, voire cycliques (consommation d’alcool et autres produits illicites, rendez-vous amoureux, révisions d’étudiants, jeux de séduction homosexuels nocturnes), soit par l’investissement physique et quasi privatisant d’apports de matériaux de récupération (cuisine aménagée et couchages de sans-abri, abris de gardiens de parkings).

Décrites à travers leur inscription spatiale, ces pratiques ont trouvé un nouvel éclairage dans l’analyse des représentations consacrant ces espaces comme transgressifs des normes sociales. Ces observations vont dans le sens de Perla Korosec-Serfaty pour qui « tout espace public […] est susceptible d’acquérir un sens nouveau à partir des usages qu’en fait le public » (Korosec-Serfaty, 1988, p. 129). Ce sens nouveau découle principalement de l’appropriation forte par le biais de « micro-actes de détournement du lieu » (Korosec-Serfaty, 1988, p. 130) à l’origine d’une relative privatisation de l’espace public. Ceci est d’autant plus étonnant que certaines recherches ont démontré antérieurement la non-ingérence dans les espaces publics, prônée par les usagers qui concentrent dès lors leurs efforts sur l’espace privé (Navez-Bouchanine, 1992).

L’envahissement des ordures domestiques ne guette pas ici, mais cette forme sourde de revendication de l’espace se fait pourtant l’écho d’un certain malaise dans le vivre ensemble des habitants de l’Ancienne Médina. Peut-on pour autant évoquer un conflit d’urbanité ? Cette question mérite toute notre attention dans la mesure où la vocation symbolique de cet espace complexifie étonnamment le jeu des acteurs. Le coupable de l’acte outrageant se présente ici en effet en victime. Car la présence des déchets peut à bien des égards être interprétée en terme de cristallisation des difficultés de cohabitation des habitants. La convoitise vis-à-vis de cette réserve foncière considérée comme inexploitée est exacerbée par les conditions de vie au quotidien qui font que ce quartier, sous bien des aspects — architecturaux, sociaux, économiques —, donne l’image d’une implosion sociale. La précarité du travail exercé souvent de manière illégale (vente ambulante, trafic de produits illicites et de contrebande) a pour conséquence directe la promiscuité extrême dans des logements anciens que les propriétaires eux-mêmes rechignent à rendre simplement dignes : il est ainsi fréquent de rencontrer des familles de dix membres avec des enfants en bas âges, sous-louant une pièce unique, sans salle d’eau dans une ancienne maison à cour sans eau courante. D’autre part, la consommation de produits illicites se banalise chez les jeunes, souvent très tôt déscolarisés et livrés à eux-mêmes dans la rue. Cette accumulation de difficultés contribue à valoriser à l’extrême l’émigration clandestine, de la part des habitants de l’Ancienne Médina : les représentations collectives liées au bonheur domestique associent à l’imagerie du mode de vie européen le cliché de la douceur d’un foyer bien équipé vers lequel le travailleur se dirige après sa journée de travail pour retrouver une famille aimante. Il n’est donc pas étonnant de voir rêver la majorité des jeunes à la clandestinité. Quant aux difficultés à se déplacer, elles sont légion dans cette partie de la ville, à la fois si loin et si proche du centre : la plupart des habitants de l’Ancienne Médina ne connaissent pas réellement la superficie du cimetière qu’ils ne peuvent qu’imaginer en longeant le mur d’enceinte. Et ce mur semble interminable, surtout lorsqu’on pense à la fatigue accumulée lors des trajets qui serpentent à travers ces ruelles encombrées de piétons, de commerçants ambulants et de devantures de boutiques empiétant largement sur l’espace public. Les taxis ont par ailleurs interdiction de pénétrer dans l’Ancienne Médina où peu d’habitants possèdent une voiture. Et lorsqu’il s’agit de mener ses pas hors de l’Ancienne Médina, le nombre encore trop restreint d’autobus et de taxis collectifs5 a tôt fait de décourager dans une ville comptant plus de quatre millions d’habitants6. Par ailleurs, il n’est pas rare d’entendre les habitants de l’Ancienne Médina fustiger la précarité de leurs conditions de vie, fournissant par là même des excuses aux « voleurs [qui] ne sont pas des criminels s’ils ne possèdent rien ». Nous sommes donc loin ici des représentations qui condamnent communément les petits actes d’incivilité envers la salubrité de l’espace public.

Les autorités de la Communauté Juive préfèrent n’avancer aucun lien de cause à effet dans la localisation de l’attentat et ne commentent pas non plus la présence des déchets dans l’Ancien Cimetière. Elles participent de ce fait de la construction de l’ordre public en se plaçant à dessein du côté des habitants de l’Ancienne Médina : le conflit ouvert n’est définitivement pas souhaité. La situation de cohabitation des communautés est, à vrai dire, loin de se résumer à la présence de ces déchets dans l’Ancien Cimetière. La question de la tension entre la cohabitation au sein de l’Ancienne Médina, au tissu dense et à l’équilibre incertain à la fois social et architectural, et la non-émergence d’un conflit d’urbanité s’incarne dans le projet de l’Avenue Royale.

Ce projet de percée haussmannienne qui fournirait à la ville les infrastructures dont elle manque aujourd’hui — Palais des Congrès, Grand Théâtre, logements de standing —, a été envisagé dans le but de valoriser la Grande Mosquée, inaugurée en 1993, en reliant celle-ci au centre-ville. Mais l’ampleur du geste architectural, impliquant entre autres d’importantes démolitions et le relogement de 60.000 habitants7 de quartiers populaires, fit longtemps de ce projet un mythe urbanistique dont on n’a recommencé à parler qu’en 2002. Ses ambitions se sont vues multiplier depuis car, comme le fait remarquer Isabelle Berry-Chikhaoui, il « est simultanément présenté comme une opération de rénovation urbaine qui renforcera le rayonnement international de Casablanca grâce à une action majeure de restructuration de la centralité urbaine et comme un projet social de “salubrité” publique permettant aux habitants de la médina extra-muros d’accéder à des conditions de vie décentes d’une nouvelle cité » (Berry-Chikhaoui, 2004).

La mise en œuvre de l’Avenue Royale complexifie davantage encore le débat qui nous préoccupe ici car le plan du projet fait apparaître le prolongement du boulevard Ziraoui à travers le territoire de l’Ancien Cimetière, tracé qui, par ailleurs, n’a fait l’objet d’aucune concertation des représentants de la Communauté Juive par les concepteurs du projet et la Sonadac8. Ceci fait sans doute écho au contexte urbanistique initial de la Grande Mosquée que décrit Raffaele Cattedra en ces termes : « Dans cette dynamique de réhabilitation cultuelle de la médina et de “requalification confessionnelle” du centre-ville par la construction de lieux de culte musulmans, l’édification récente de la Grande Mosquée Hassan-ii, à proximité de la médina, tout en prévoyant la future démolition des faubourgs nord-ouest extra-muros, s’inscrit dans un processus de revalorisation de la médina : en quête de légitimation, elle semble puiser sa fréquentation, pour l’essentiel, parmi les habitants de cette dernière. Elle se place ainsi dans une perspective concurrentielle avec le “bloc cultuel” des mosquées localisées à l’intérieur de la médina […]. » (Cattedra, 1998, p. 344) Cette exigence de revalorisation cultuelle intervenait dans un contexte à la fois de départ massif de la population juive de l’Ancienne Médina et des quartiers du centre-ville, et de déplacement du culte musulman vers les quartiers éloignés du centre — les Habous et la Nouvelle Médina.

Face à l’émergence de tels projets, on peut avancer que la Communauté Juive ne souhaite faire entendre aucune dissonance identitaire quant au devenir de l’Ancien Cimetière, même si l’heure semble être à la désacralisation du site et au déplacement des ossements que la Communauté Juive ne souhaite commenter.
Pièces jointes:
cimetièreIsrael2.jpg
Re: Le Mellah de Casablanca
27 janvier 2010, 10:32
J'en suis certain que l'intérieur de leur demeure doit être pareil ,pleins de détritus.
Ils sont réputés pour être sales hélas.
Re: Le Mellah de Casablanca
28 janvier 2010, 01:05
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Re: Le Mellah de Casablanca
31 janvier 2010, 19:08
Bonjour HIDALGO,

Juste une petite précision concernant le nouveau cimetière de Ben M'Sik.

Le cimetière de Ben M'Sik a été ouvert en 1933 ou 1934, tout du moins dans sa partie européenne. Ce cimetière est européen et juif, chacune de ses parties étant entourée de son propre mur.

Mon père a acquis une concession à vie dans le carré N° 1 de ce cimetière, le petit cimetière au centre de Casablanca étant déjà saturé à cette époque pour y disposer d'un nouveau caveau.

Il y a fait construire un caveau pour son épouse, Maria Grazzia CARAVELLI (nom de jeune fille), morte en couches le 15 février 1933 et y a fait transférer son corps provisoirement inhumé.

Sachez que le cimetière de Ben M'Sik n'accueille plus grand monde et qu'il occupe tout de même un grande surface, dont une partie est totalement libre de tombes. C'est pourquoi, le cimetière de Ben M'Sik est en danger, tant pour la partie européenne que pour la partie juive.

Tout autour, bordé par le ''périphérique'', les immeubles d'habitation l'entourent.

J'irai à Casablanca avant l'été et je projette de faire des photos des deux cimetières, européen et juif.

Jean-François
Re: Le Mellah de Casablanca
04 mai 2010, 14:36
J'habite aux Etats-Unis. Ma mère a vécu sur le prélèvement Soldat d'Albert de rue à Casablanca. Elle a quitté Casablanca en 1945. Est-ce que n'importe qui sait ce que la rue s'appelle maintenant ? Je veux visiter Casablanca en septembre et voir où elle a vécu. Est-ce que n'importe qui connaît le famille de Schlous ? Merci, Pat Calonne
Re: Le Mellah de Casablanca
27 mai 2010, 18:06
je suit nait au mellah de caza presque 67 ans et quittee a 19 ans. 8 ans a l'alliance ' une annee ajusteur a l'ecole professionnel et 3 ans tailleur,
nous avons vecu les couvres feu, les grenades des terrorist, et l'esseille de penetret a notre logement avec des couteaus et batons.
12 ans que j'ai prit la meme route de sidi fattah par la rue des anglais aus ecoles, sait une epoque qu'on n'oublierait jamait.
david
Re: Le Mellah de Casablanca
30 mai 2013, 22:58
franchement je ne sais pas comment vous remercier ! vous avez des photos vraiment exceptionnelles de l'ancienne casablanca surtout bab marrakech la ! que je vois presque chaque jour ! je conclue que le maroc a une histoire tres riche en histoire d'abord et en pluralisme ce qui est encore plus interessant bravo et bonne continuation
Re: Le Mellah de Casablanca
04 novembre 2014, 09:51
Cette photo a était prise a la rue du capitaine Ihler accoté de la Kessaria Bneyishu3a.
Au fond se trouvait le magasin a mon père 52 rue de Mazagan.
Pièces jointes:
le magasin a mon pere.jpg
Re: Le Mellah de Casablanca
14 novembre 2014, 12:35
Pour se retrouver et si je ne me trompe pas:
Pièces jointes:
r croix r.jpg
Re: Le Mellah de Casablanca
14 novembre 2014, 12:58
Derriere les planche avant et apres la construction du Mausolee de Rabbi Eliyahu!
Pièces jointes:
Rabbi Eliyahu.jpg
Re: Le Mellah de Casablanca
14 novembre 2014, 13:37
souckot
Pièces jointes:
Rabbi Eliyahu 2.jpg
Re: Le Mellah de Casablanca
19 novembre 2014, 14:13
C'est au cafe de la Poste e 1952 que j'avais vu cette boite Magique la TV.
Pièces jointes:
1111.jpg
Re: Le Mellah de Casablanca
09 décembre 2014, 03:53
Souvenirs, souvenirs......
Re: Le Mellah de Casablanca
22 février 2015, 15:05
Bonjour Sylvain,

Je cherche une photo de la rue de mogador au mellah.Notre maison le n° 19 était accolée à une école arabe.
Nous étions pas très loin de la rue du commandant provost,ainsi que mréziga (le port).Merci bien pour ces magnifiques photos de souvenirs.J'ai quitté Casablanca en 1968 pour Israël.Depuis 1972 je vis en France
Re: Le Mellah de Casablanca
24 février 2015, 16:34
Réponse à "Dansix",

Je t´informe que Sylvain, qui créa cette rubrique, est décédé l´année dernière.

"A"
Re: Le Mellah de Casablanca
24 février 2015, 17:09
Rue de Mogador au Mellah de Casablanca

"A"
Pièces jointes:
Rue de Mogador, Casablanca.jpg
Re: Le Mellah de Casablanca
09 avril 2015, 10:16
que de souvenirs !
Re: Le Mellah de Casablanca
01 novembre 2015, 20:44
je cherche des photos du fameux Coq d'or de Monsieur Salim Halali.merci
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