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JE VOUS RACONTE TOUTE LA VIE AU MELLAH DE RABAT DES ANNEES 60.

Envoyé par royrol 
Re: JE VOUS RACONTE TOUTE LA VIE AU MELLAH DE RABAT DES ANNEES 60.
14 novembre 2013, 17:29
Vendeur de soupe:



roland benzaken
Re: JE VOUS RACONTE TOUTE LA VIE AU MELLAH DE RABAT DES ANNEES 60.
14 novembre 2013, 17:30
Vendeurs de pâtisseries:



roland benzaken
Re: JE VOUS RACONTE TOUTE LA VIE AU MELLAH DE RABAT DES ANNEES 60.
17 novembre 2013, 16:25
LE DERNIER RABBIN DU MELLAH DE RABAT.



Plus de 25 000 juifs peuplaient le mellah de Rabat. Aujourd'hui, ils ne sont plus qu'une trentaine.

Menahem Dahan, 68 ans.

Né il y a soixante-huit ans, dans un petit village de la région de Ouarzazate sans eau courante ni électricité. Comme tous les enfants du coin, il allait pieds nus à l'école et faisais ses devoirs à la bougie. Il a grandi et étudié au Maroc, y gagne sa vie et les juifs y sont respectés et appréciés comme nulle part dans la région : le Maroc restera toujours son pays."

"On ne célèbre plus que des veillées de prières pour l'anniversaire de Rabbi Chalom Zaoui, un grand saint vénéré depuis deux cent soixante-quinze ans.

Les malades venaient autrefois dormir quelques nuits près de sa tombe, et beaucoup d'entre eux guérissaient miraculeusement, des juifs mais aussi des musulmans !

On dit ici que la présence d'un juif est une bénédiction. Qu'il parte, et la bonne fortune s'en va avec lui."

La porte d'entrée de la synagogue.



Le rabbin attendant les rares fidèles.



Il dit: "Les juifs d'ici ont beaucoup perdu en quittant le Maroc dans les années 50-60, et le pays a autant perdu en laissant partir ses juifs".

La plupart se sont rendus en Terre promise, mais beaucoup se sont installés à l'étranger, comme ses deux fils, qui travaillent dans le textile à Paris.

Seule sa fille est restée : elle est traiteur de plats marocains kacher à Casablanca.

Le vieil homme ira-t-il passer ses derniers jours en Israël ?

"Je ne serais pas contre, mais pour quelqu'un de mon âge, ce serait compliqué.

Ma vie est ici."


roland benzaken
Re: JE VOUS RACONTE TOUTE LA VIE AU MELLAH DE RABAT DES ANNEES 60.
19 novembre 2013, 19:02
LES VIEILLES BOUTIQUES DES MELLAHS DU MAROC.LE VENDEUR DE TISSUS.



Voici un vendeur de tissus juif d'un des mellah du Maroc.

Celui-ci à droite était commerçant de son métier.

Etoffes et tissus.

Tissus pour caftans: drap de satin pour les djellabas, linon, popeline, tussor, percale...

Une petite pause s'imposait souvent avec les clients, un verre de thé à la menthe ou un verre de mahia.


roland benzaken
Re: JE VOUS RACONTE TOUTE LA VIE AU MELLAH DE RABAT DES ANNEES 60.
20 novembre 2013, 13:51
VOYEZ LA MISÈRE DES HABITANTS JUIFS DANS LE MELLAH.



















Au mellah de Rabat, je me souviens dans mon enfance des années 55 à 62, il y avait de drôle de personnages.

Des simples d'esprit, des malades mentaux, comme dans tous les mellahs du Maroc.

Un long rempart entourait le quartier du mellah. C'est la muraille des Almohades, avec ses créneaux, meurtrières et chemins de ronde tout autour.

Ce mur possédait des ouvertures qui étaient les trois portes du mellah.

Bab mellah (porte du mellah), Al mellah eu fond du mellah et Bab chellah la plus petite.

De drôle d'individus circulaient au mellah. On remarquait surtout des idiots, des débiles mentaux et handicapés.

Ils allaient et venaient en toute liberté, arrivée la nuit, ils retrouvaient un nid pour dormir à l'extérieur du mellah dans des halls d'immeubles plus confortables.

Étaient-ils si différents de nous, on ne se posait pas la question.Ils faisaient partie d'une communauté.

roland benzaken
Re: JE VOUS RACONTE TOUTE LA VIE AU MELLAH DE RABAT DES ANNEES 60.
21 novembre 2013, 13:07
C'est écrit en hébreu, c'est dans une synagogue.



Découverte de la synagogue.

c'est une minorité de Juifs dans le monde qui fréquente régulièrement une synagogue.

Certes, presque tous y vont un jour pour un mariage, une bar mitzva presque tous pratiquent la circoncision, beaucoup y passent le Jour du Kippour (le grand pardon).

Et ceux qui animent les communautés et rabbins, surchargés de tâches, pourraient facilement oublier ceux qui sont au dehors.

Ils sont la majorité. Certains ont perdu le contact avec la communauté depuis la génération des grands parents, et n'y ont jamais mis les pieds.

Ils voudraient bien y venir mais craignent de ne pas savoir s'y comporter.

Une visite des lieux pour ne plus être effrayés, y mettre les pieds leur semble parfois comme entrer dans un palais en ruine depuis des siècles, ils ne font que projeter leur imaginaire intérieur, et voudraient l'apprivoiser.

Nous allons entrer dans la synagogue de

RABI CHALOM ZAOUI AU MELLAH DE RABAT.

Passons les remparts qui entourent le mellah de Rabat.











A cette heure-ci il n'y a pas beaucoup de fidèles.

Hélas les temps ont changé.

"Nous les Juifs nous étions les rois du Mellah de Rabat autrefois avant les années 60, mais tout a changé et nous ne sommes aujourd'hui que deux familles", regrette Menahem Dahan, rabbin de la synagogue du Mellah de Rabat.



La communauté juive marocaine s'est réduite avec les années et compte aujourd'hui moins de 3 000 personnes, dont moins de 150 à Rabat, selon les chiffres du Conseil des Communautés israélites du Maroc.







Nous entrons. Etrange, les sièges sont un peu dans tous les sens!
Cela correspond à la disposition en carré autour du sanctuaire dans le désert, comme dans la Torah.





Un regard vers le plafond. Ici les voutes sont belles mais, en fait, la synagogue n'est qu'un bâtiment autour d'un rassemblement d'au moins 10 adultes dont le nombre est nécessaire pour les prières.

C'est ce groupe qui prime, pas le bâtiment.



Au centre, l'estrade, d'où mène l'officiant qui peut être n'importe quel fidèle, et d'où on lira la Torah qui sera posée sur cette table à hauteur pour lire.

On voit aussi les pupitres pour y placer le livre de prière du 'hazane, l'animateur-délégué qui représente la communauté.

Le tapis rouge a été également offert en souvenir d'un proche et cela est écrit en hébreu.

Il y a deux sièges ici, un pour le rabbin et un pour l'officiant qui peut varier.

C'est bien ici en 1962 que j'avais fait ma bar mitzva.

Avec le rabin David Gabaï.



Dans une armoire souvent belle et luxueuse on y met en valeur la Torah.
Dessus, la phrase ici dit : "sache devant qui tu te tiens, devant le Roi des rois".



Il n'est pas rare qu'il y ait une dizaines de rouleaux de Torah dans une synagogue.



« Tourne et retourne la Torah en tout sens car tout y est renfermé… Elle seule te donnera la vraie science…
Vieillit dans cette étude et ne l’abandonne jamais, tu ne saurais rien faire de mieux. »

Maintenant que vous avez vos repères, n'hésitez plus à revenir.
Chacun comprend que l'on est différents, on ne pose pas de questions, tous sont des Juifs frères, revenant de cent pays différents ou continuant leur exil et pérégrination.

Vous êtes chez vous. Et 9 des plus grands Sages ne peuvent pas prier s'il manque le 10e et ce peut être un ignorant, il est aussi important que tous les autres.
C'est cela la beauté de la "synagogue", mot qui veut dire "ensemble".

Bien entendu, on a toujours la tête couverte dans la synagogue. On n'y entre pas et on n'en sort pas en courant, mais on fait un temps d'arrêt, pour garder le contact avec La Présence.

On y trouve des livres pour y prier et si vous ne savez pas lire l'hébreu, personne ne vous fera de réflexion.

Explorez les différentes synagogues, elles ont chacune un charme particulier.


roland benzaken



Modifié 1 fois.
Re: JE VOUS RACONTE TOUTE LA VIE AU MELLAH DE RABAT DES ANNEES 60.
30 novembre 2013, 17:19
QUE C'EST TRISTE CET IMMEUBLE A L'ANCIEN MELLAH DE ESSAOUIRA.



Ruines au mellah d'Essaouira.

Le Mellah d’Essaouira, un quartier chargé d’histoire.

Du temps où la cité des Alizés abritait une grande communauté juive, il était l’un des centres économiques de la ville.

Mais depuis le départ de cette communauté vers les années 50 des immeubles entiers du-mellah sont en ruines.

Le mellah d’Essaouira est – hélas ! – dans un plus piteux état.

Les synagogues sont nombreuses, parfois en bon état, parfois moins, restaurées ponctuellement comme on peut le voir au musée du judaïsme marocain à Casablanca.

Et comme tous les lieux où se déploie la spiritualité, elles dégagent un charme fort.




Au XIXe siècle, ce grand port de commerce comptait plus de juifs que de musulmans.

L'histoire nous raconte un quartier nord d'Essaouira où familles et commerçants juifs vécurent (et eurent beaucoup d'enfants). Cela fait longtemps que les juifs ont quitté les lieux, laissant aux suivants le bon soin d'y vivre et d'en entretenir les murs, et l'étoile gravée dans la pierre en souvenir d'un passé que l'on craint d'oublier.



Parfois, un bout du mellah renait. Derrière une porte joliment repeinte la magie d'une maison rénovée nous apparait. Des étrangers pour la plupart, amoureux d'Essaouira et du Maroc, investissent, rénovent, redonnent vie et faste aux habitations du quartier. A la vue de ces riads, on se dit que tout est possible, pourvu qu'ont ait une volonté tenace et les moyens financiers.

A vous de juger!

roland benzaken
Re: JE VOUS RACONTE TOUTE LA VIE AU MELLAH DE RABAT DES ANNEES 60.
01 janvier 2014, 12:21
Très bonne et heureuse année 2014 .

A tous les anciens de Rabat.



A tous les anciens de Casablanca.



Et à tous les anciens du Maroc.



roland benzaken
Re: JE VOUS RACONTE TOUTE LA VIE AU MELLAH DE RABAT DES ANNEES 60.
22 janvier 2014, 14:58
[center]LE MELLAH ET LA SYNAGOGUE D' ARAZAN AU MAROC.

Le site d’Arazan, à 35 km de Taroudant et au bord de l’Oued Sous a été abandonné par sa population juive il y a très longtemps ; le mellah, en pisé, s’est effondré à l’exception de la synagogue, maintenue sur pied par les soins d’un voisin musulman, M. Harim.

Un jeune architecte américain, Joël Zack en est tombé amoureux alors qu'il réalisait un livre sur les synagogues marocaines, pour le compte du World Monument Fund.



Elle a été restaurée à l’identique, sous une direction scientifique en partenariat entre le Département de la Culture du Conseil des Communautés Israélites du Maroc (actuellement Fondation du Patrimoine Culturel Judéo-Marocain), la Littauer Fondation (USA) et la Communauté Juive de Casablanca.

La vielle et ancienne synagogue d'Arazan en ruine.



Voir ce lien en vidéo:



[/center]

roland benzaken
Re: JE VOUS RACONTE TOUTE LA VIE AU MELLAH DE RABAT DES ANNEES 60.
29 janvier 2014, 14:32
Portrait de Suzanne Drouet-Réveillaud (1885-1970), Voyage au Maroc.

Cette dame a peint de jolis tableaux, en particulier au mellah de Fés.

Famille Juive au balcon du Mellah de Fez.



Suzanne Drouet-Réveillaud (1885-1970), Voyage au Maroc.

Née à Paris en 1885 et élevée dans un milieu d'artistes (petite fille du sculpteur Charles Cordier), Suzanne Drouet-Réveillaud fait partie des premières générations de jeunes filles autorisées à suivre l'enseignement de l'école des Beaux-Arts de Paris, dans l'atelier de Ferdinand Humbert (1908-1913).

Admise au concours du professorat de dessin de la ville de Paris, elle se consacre pendant la Grande Guerre au soin des blessés, tout en consignant par ses dessins cette expérience.

Les œuvres qu'elle expose au Salon national de 1919 lui valent d'obtenir une bourse de voyage en Tunisie.

Une nouvelle bourse de la Société coloniale des artistes français lui permet de partir pour le Maroc, où l'accueille son ancienne camarade d'atelier, le peintre et écrivain Aline de Lens (1881-1925), installée à Fez avec son mari, l'avocat André Réveillaud (1887-1926).

Aline, minée par un cancer, s'éteint doucement tandis qu'André et Suzanne reconnaissent l'amour mutuel qu'ils éprouvent.

Leur mariage à la mort d'Aline de Lens ne durera que quelques mois, André mourant brutalement des suites d'un accident automobile.

Malgré de nouveaux voyages, le Maroc reste pour elle la principale source d'inspiration de son art.

Elle y séjourne régulièrement et rend visite à sa cousine Denis Masson, installée à Marrakech depuis 1930, et depuis 1938 propriétaire d'un riad dans le Derb Zemrane.


roland benzaken
Re: JE VOUS RACONTE TOUTE LA VIE AU MELLAH DE RABAT DES ANNEES 60.
27 avril 2017, 16:36
RABAT. LA RUE DAVID COHEN. ENTREE PAR LE MELLAH.
A Rabat, la première chose qui attire c'est ce mellah et ses environs immédiats : on y sent l'odeur du passé, on y trouve encore des maisons simples, belles, et très anciennes...
En quelque sorte c'est le VIEUX coeur de Rabat !
C'est la seule zone dans tout Rabat qui plait et attire à chacune des visites.
Il ne faut jamais perdre ou oublier ses racines !
C'est ce qui fait l'être humain.
C'est un repère vital pour toute vie !

LA RUE DAVID COHEN EN 2017.AU MELLAH DE RABAT.































roland benzaken
Re: JE VOUS RACONTE TOUTE LA VIE AU MELLAH DE RABAT DES ANNEES 60.
06 juin 2017, 07:56
ENTRÉE BAB MELLAH DE RABAT AUTREFOIS. 1940.
Des touristes prenant des photos.

Sur cette photo prise devant la porte du Mellah de Rabat vers 1940.5 européens sont là.Un qui prend des photos, l'autre qui filme.Un officier français (à droite) et peut-être d'autres les accompagnent.Les habitants intrigués de la scène se posent des questions.Vont-ils entrés à l'intérieur du mellah?Ils auront de quoi raconter et publier des cartes postales.Un peu plus loin à droite se trouve une autre porte qui mène aussi à l'intérieur du mellah.C'est le quartier réservé aux juifs marocains avec les noms des rues et impasses de personnalités juives.




A la porte bab mellah on peut voir plusieurs étoiles à 6 branches...au centre des grandes étoiles,en creux,il y a une rosace...
Etoile de David car le mellah était habité par les juifs marocains.


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Dans la décoration de la porte bab mellah on peut voir plusieurs étoiles à 6 branches...au centre des grandes étoiles,en creux,il y a une rosace... Etoile de David car le mellah était habité par les juifs marocains.


Aujourd'hui les étoiles ont disparu et deux petites portes de chaque coté ont été percées depuis.







roland benzaken
Re: JE VOUS RACONTE TOUTE LA VIE AU MELLAH DE RABAT DES ANNEES 60.
20 octobre 2017, 19:02
Merci à vous pour cette très belle évocation du Mellah et de votre Bar-Mitzva, aux préparatifs décrits avec beaucoup de tendresse et d'humour.(Je pense à votre mère vous délogeant à coups de balai du dessous de votre lit où vous vous réfugiiez pour échapper aux cours calamiteux du professeur d'hébreu.).Les souvenirs de ces rituels de passage entre la petite enfance et l'âge d'un adulte en devenir sont très émouvants. Catholique, j'ai moi aussi de Rabat le souvenir de ma Communion solennelle, de la fin de mes rêves de robe de princesse, le Vatican ayant imposé dès cette année-là le port d'une aube très monacale et d'un voile de soie acheté chez Ponceau, avenue Mohammed V, voile qui glissait désespérément sur les cheveux et qu'il fallait fixer sur la tête par des barrettes meurtrières, le l'allée centrale, majestueuse, de la cathédrale Saint Pierre, de l'odeur lourde de l'encens et des cierges allumés. Mais comme chez vous, il y avait ensuite des agapes et une baignoire pleine de barres de glace, de bouteilles de Judor, Fanta et Oulmès.J'ai regardé avec attention les photos que vous avez diffusées. J'ai reconnu le Rabin Gabaï, chez qui ma mère achetait des poulets et des légumes. Reste-t-il encore quelques anciens habitants dans le Mellah ? Merci encore pour ces souvenirs si joliment évoqués
Re: JE VOUS RACONTE TOUTE LA VIE AU MELLAH DE RABAT DES ANNEES 60.
20 octobre 2017, 19:35
Ah la cyber-maladie dont souffre mon ordinateur a effacé ma réponse à votre très belle évocation du Mellah et de votre Bar-Mizvah!.Beaucoup de tendresse et d'humour dans cette évocation (les coups de balai donnés par votre mère pour vous déloger de dessous le lit où vous vous réfugiiez pour échapper aux cours calamiteux du professeur d'hébreu m'ont bien fait rire)..Ces rituels de passage de la petite enfance à l'âge d'un adulte en devenir sont toujours émouvants, quelle que soit la religion qu'on ait pratiquée. Catholique, je me souviens de ma Communion solennelle , l'anéantissement de mes rêves de princesse, le Vatican ayant imposé le port-très austère et peu seyant- d'une aube monacale, complétée pour les filles, d'un voile de soie acheté chez Ponceau (avenue Mohammed V), voile qui glissait désespérément et qu'il fallait fixer dans les cheveux par des pinces meurtrières Emotion dans l'allée centrale de la cathédrale Saint Pierre Odeur lourde et puissante de l'encens et des cierges allumés.. Mais comme chez vous, après la solennité de la cérémonie venaient les agapes et l'incontournable baignoire où des bouteilles de Judor, Oulmes et Coca-Cola prenaient le frais sur des pains de glace. En regardant les photos avec attention, j'ai reconnu M. Gabaï, chez qui ma mère achetait des poulets...Merci à vous pour ces souvenirs d'enfance si joliment racontés
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