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Le dix-septième jour du mois de tammouz

Le dix-septième jour du mois de tammouz

Le dix-septième jour du mois de tammouz (hébreu : שבעה עשר בתמוז Shiva Assar BeTammouz) est, dans le judaïsme rabbinique, l'un des quatre jeûnes publics institués par les prophètes.

Correspondant selon la tradition rabbinique au « jeûne du quatrième mois » évoqué dans le Livre de Zacharie, il commémore une série de calamités ayant frappé le peuple judéen et inaugure la période des trois semaines.

Le jeûne est en vigueur de l'aube au crépuscule, sans restrictions d'activité.
La source biblique du jeûne est une prophétie de Zacharie pour les temps messianiques, où il annonce que « le jeûne du quatrième mois, le jeûne du cinquième, le jeûne du septième et le jeûne du dixième se changeront pour la maison de Juda1 en jours d’allégresse et de joie. »

Il est probable que Zacharie ait en tête le 9 tammouz, jour où la première brèche est apparue dans l'enceinte de Jérusalem lors du siège de la ville par Nabuchodonosor3. Cependant, selon les Sages, le « jeûne du quatrième mois » a lieu au dix-septième jour de mois, car cinq calamités sont tombées sur le peuple juif en ce jour4 :
le péché du veau d'or et le bris des premières tables de la Loi ;
l'érection d'une idole dans le sanctuaire du Temple de Salomon
l'interruption du korban tamid (offrande perpétuelle) lors du siège babylonien de Jérusalem, pour la première fois dans l'histoire ;
la crémation d'un rouleau de la Torah par le chef militaire romain Apostamos
la première brèche dans la muraille d'enceinte de Jérusalem au cours du siège romain de Jérusalem (et, selon le Talmud de Jérusalem, également lors du siège de Nabuchodonosor mais les habitants de Jérusalem, l'esprit embrumé par le deuil, se seraient trompés de date. 
Les calamités du 17 tammouz sont commémorées par l'un des quatre jeûnes publics instaurés par les prophètes. Ce jeûne a, comme Yom Kippour, pour but d'inciter au repentir7. À la différence de ce dernier et, théoriquement, du 10 tevet, il doit être repoussé au dimanche suivant ou avancé au jeudi s'il coïncide avec un chabbat.

Il est observé de l'aube au crépuscule et il est permis de manger la nuit, qui précède
Il marque un tel deuil qu'il doit être observé par les mariés dans la semaine qui suit leur mariage mais les femmes enceintes ou allaitantes et les malades en sont dispensés.
Le jeûne du 17 tamouz étant public, il donne lieu à une bénédiction particulière aux jours de jeûne, Anenou (« réponds-nous »), intercalée dans la prière lors des offices de prière du matin et de l'après-midi. Dans la prière individuelle, les orants l'incluent dans la bénédiction shome'a tefila (sans hatima). Au cours de la répétition de la prière par l'officiant, celui-ci la récite après la bénédiction goël Israël (avec hatima).

La prière du Tahanoun inclut les selihot, poèmes liturgiques implorant le pardon divin (les rites ashkénaze et sfard ajoutent en outre la récitation de l’Avinou Malkenou). Trois hommes sont appelés pour la lecture de la Torah dans la parasha (section de lecture) vayehal Moshe (Exode 32:11-14 & 34:1-10), dans laquelle Moïse intercède en faveur de son peuple après la faute du Veau d'or13.

Lors de l'office de l'après-midi, les rites ashkénaze, sfard, géorgien et italien font suivre cette lecture de la haftara (section de lecture dans les Livres prophétiques) Darshou Hashem (Isaïe 55:7 - 56:8

Le jeûne du 17 Tamouz, connu comme Chiva Assar beTamouz est le début de la période des Trois Semaines de deuil pour la destruction de Jérusalem et des deux Saints Temples.

Ce jeûne commémore en fait cinq événements tragiques survenus à cette date :

Moïse brisa les premières Tables de la Loi lorsqu’il vit le peuple juif adorer le Veau d'Or. 
Au cours du siège de Jérusalem par les Babyloniens, le sacrifice quotidien fut interrompu par manque de bétail. 
Apostomos brûla un rouleau de la Torah. 
Une idole fut installée dans le saint Temple.
Une première brèche fut percée ce jour-là dans les murailles de la ville sainte par les Romains en l’an 69 de l’ère commune, après un long siège. (Trois semaines plus tard, après que les Juifs se soient vaillamment défendus, les Romains détruisirent le second Saint Temple, le jour du 9 Av.)
D’après le Talmud de Jérusalem, c’est également en ce jour que les Babyloniens percèrent la muraille de Jérusalem lorsqu’ils vinrent détruire le premier Temple.

Un jour de jeûne est un jour propice, un jour où D.ieu est accessible, attendant notre repentir.
et c'est justement demain le mardi 11 juillet 2017.

Nos Sages nous enseignent que cinq évènements tragiques ont survenu le 17 Tamouz :
1) les premières tables de la loi furent brisées, ceci en raison de la faute du veau d’or
2) l’annulation du Tamid, sacrifice que l’on avait coutume d’apporter lors du premier Temple
3) l’enceinte fortifiée de la ville s’effondra lors de la destruction du second Temple
4) Julien l’Aposta, le mécréant, brûla les rouleaux de Torah
5) une effigie fut déposée dans le sanctuaire

1. Les tables de l’alliance sont brisées
Dès sa descente du mont Sinaï, le regard de Moché Rabbénou s’obscurcit face à la scène dont il fut témoin. Le peuple s’était déjà laissé séduire par les pratiques immondes de l’idolâtrie quarante jours seulement après le don de la Torah.
Les saintes tables qu’il tenait entre ses mains devenaient soudain pesantes. Les lettres sacrées gravées sur la pierre se mirent à voler en tout sens. Le cœur brisé, Moché s’indigna : « Quelle importance peut encore revêtir une missive sur laquelle le roi n’est pas signataire ? » Cette parabole semble évidente : « Des tables dépourvues de leur teneur conservent-elle encore une importance quelconque ? »
Dans un ultime élan condamnant leur conduite insoutenable, Moché projeta à terre avec force les saintes tables. Nos sages rapportent à ce propos un exemple similaire : un roi décida d’épouser une femme présumée vertueuse. Il rédigea son acte de mariage qu’il prit soin de confier à l’un des témoins. Après une brève période, une réputation des plus douteuses commençait à s’établir à son sujet. Le témoin dépositaire de l’acte, le déchira se disant alors : « Il est préférable que celle-ci soit jugée en tant que célibataire et non pas en tant que promise. » Moché procéda de la même façon : réalisant que l’existence même du peuple d’Israël dépendait de leur alliance avec le Saint béni soit-il, il fallait donc briser impérativement les tables d’alliance, sans quoi elles ne manqueraient pas de se porter en accusateur, argumentant : comment ce peuple a-t-il osé fauter après avoir perçu la voix du Tout Puissant proclamer sur le mont Sinaï : « Je suis Hachem ton D., tu n’auras point d’autre divinité devant Ma face ! » Brisant donc les tables, le Saint béni soit-Il approuva l’action de Moché et déclara : « Tu as bien agis de la sorte ! »
Nos sages ont tiré un enseignement fondamental à ce sujet : si les premières tables n’avaient pas été brisées, aucune des nations du monde n’aurait exercé de joug sur le peuple d’Israël, l’ange de la mort n’aurait eu aucun pouvoir, et aucun mal n’aurait pu atteindre un seul parmi eux. Mais dès cet évènement aux conséquences incalculables, une voix céleste déclare chaque jour sur le Mont Sinaï : « Malheur aux créatures de D. des affronts portés à la Torah ! ».

2. L’annulation du Tamid

La période sévissant lors de la destruction du premier Temple, peu après l’effondrement des murailles de la ville, le 9Tamouz précisément, s’annonça être le prélude à une ère nouvelle qui s’inscrivait dans une constellation inquiétante pour l’ensemble du peuple d’Israël. En effet, l’annulation des sacrifices au sein du Beth Hamikdach en traduisait les premiers symptômes. Néanmoins, jusqu’à cette date, les Cohanim parvinrent à se cacher au sein même du Temple, assurant ainsi, huit jours durant, le service du Tamid, offrande expiatoire offerte à titre individuel et volontaire.
Le 17 Tamouz sonna le glas de tout service, annonçant ainsi l’annulation de toutes les offrandes dont en particulier, celle du Tamid (le menu bétail faisant par ailleurs défaut). Une situation précaire que l’on qualifia de catastrophique pour l’ensemble du peuple d’Israël car l’annulation du Tamid signifiait la perte d’une protection spirituelle essentielle pour l’ensemble du peuple. Une situation similaire se présenta également lors de la période du second Temple, durant le siège de Jérusalem, où furent acheminées du haut des murailles, deux boites remplies d’or, destinées aux soldats romains qui en échange faisaient parvenir quotidiennement deux agneaux destinés au service du Tamid.

3. L’effondrement des murailles

Le 9 Tamouz devait devenir une date symbolique pour nos Sages. Elle correspondait en effet à l’effondrement des murailles lors de la destruction du premier Temple. A cette occasion, les Sages d’Israël instituèrent un jeûne en signe de deuil. Lors du second Temple, les murailles de la ville s’effondrèrent en revanche, le 17 Tamouz.
Ainsi, les sages, et à leur tête Rabbi Yo'hanane ben Zakaï, adoptèrent la décision de déplacer le jeûne à la date du 17Tamouz en raison de l’importance dominante du second Temple en rapport avec son prédécesseur, qui fut lui reconstruit. Un nombre significatif de murailles se dressaient, imposantes, entourant Jérusalem procurant ainsi l’illusion que la ville devenait un bastion imprenable. Elles furent toutes détruites par l’armée romaine.
Le 17 Tamouz présente la particularité d’avoir été un jour clé dans la progression du siège romain. En effet, les soldats mandatés par Rome allaient enfin parvenir à percer la fameuse muraille d’Antonia qui constituait l’axe central assurant la protection de la ville et du Temple. Une fois fendue, même partiellement, elle libérait l’accès du Mont du Temple aux soldats romains qui après s’y être engouffrés, encerclèrent le Beth Hamikdach qu’ils entreprirent de piller sans retenue avant de l’incendier le 9 Av.

4. Lorsque Julien l’Apostat brûle les rouleaux de Torah

Cet épisode tragique est relaté dans la Michna de Ta'anit. Par ailleurs, le Talmud Yérouchalmi rapporte une controverse au sujet du lieu où s’est déroulé l’évènement : « Où l’a-t-il brûlée ? Selon Rabbi A'ha, à travers les points de passages menant à Lod ; selon ‘Hakhamim, à travers les points de passages menant à Tarloussa ».
Mais selon la thèse élaborée par les A’haronim (sages qui ont suivit l’après époque médiévale), il s’agirait plutôt de l’époque où le régent romain Kounamos assurait l’administration en Erets Israël de l’occupation romaine et ce durant l’époque relative au second Temple. Ainsi, l’historien Joseph Flavius relate ce même évènement rapporté par ailleurs dans le livre des ‘’Éphémérides de l’année’’ : « Au cours de l’un de ses déplacements, empruntant le chemin de Beth ‘Horon, passage reliant la ville de Lod à celle de Jérusalem, Julien l’Apostat, l’un des aides de César, fut détroussé par une horde de truands qui parvint à prendre la fuite. Le régent romain Kounamous, soucieux de faire régner l’ordre dans la région, entreprit l’ouverture d’une enquête dont les conclusions devaient établir la culpabilité des faubourgs avoisinants, mettant en cause leur passivité au moment de l’agression et par conséquent, les désignant comme complices. Il ordonna donc l’arrestation des habitants de ces bourgades les traduisant à comparaitre devant lui. Lors de l’une des incursions de l’armée romaine, l’un des soldats s’empara d’un Sefèr Torah qu’il se mit à déchirer avant de le jeter aux flammes ! »
Une hystérie générale saisit alors l’ensemble de la population, comme si la terre se mettait à brûler de toutes parts sous leurs pieds. Ils décidèrent l’envoi immédiat d’émissaires auprès du régent Kounamos afin que soit traduit en justice le scélérat qui avait osé entreprendre pareil affront. Ainsi, afin de dissiper les vents de révoltes qui allaient grandissants, Kounamous fit exécuter le soldat romain.

5. L’effigie d’une idole est déposée dans le sanctuaire

Le roi Ménaché, descendant de la tribu de Yéhouda, adopta une conduite dépravée. S’employant à répandre l’idolâtrie à travers la terre d’Israël, il avait pour but avoué de susciter le courroux divin. Le 17 Tamouz, Ménaché confectionna l’effigie d’une idole qu’il déposa au sein même du sanctuaire.
Poussant l’effronterie à son comble, il se prosterna, donnant le dos au sanctuaire comme pour afficher davantage son rejet du joug divin, la face tournée vers son idole affichant ainsi son penchant pour l’idolâtrie. Ses fautes multiples devaient générer l’un des décrets les plus terribles que devait affronter le peuple juif, à savoir la destruction du Temple, comme le souligne d’ailleurs le prophète Jérémie : « Et je ferai d'eux un objet d'épouvante pour tous les peuples de la terre, à cause de Ménaché, fils d'Ezéchias, roi de Juda, et sa façon d'agir à Jérusalem ».
Les calamités du 17 tammouz sont commémorées par l'un des quatre jeûnes publics instaurés par les prophètes. Ce jeûne a, comme Yom Kippour, pour but d'inciter au repentir. À la différence de ce dernier et, théoriquement, du 10 tevet, il doit être repoussé au dimanche suivant ou avancé au jeudi s'il coïncide avec un chabbat.
Il est observé de l'aube au crépuscule et il est permis de manger la nuit, qui précède.
Il marque un tel deuil qu'il doit être observé par les mariés dans la semaine qui suit leur mariage mais les femmes enceintes ou allaitantes et les malades en sont dispensés. il commémore une série de calamités ayant frappé le peuple judéen et inaugure la période des trois semaines

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