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Le goût du Petit Lait, par Henri Levy

 

Le goût du Petit Lait

 

 

Du plus lointain de mes souvenirs, ma mère avait l'habitude de faire ses courses au marché de "Bab Marrakech", à Casablanca. De tous ceux qui existaient dans la ville, qu'ils soient plus ou moins proches de notre habitation, c'est là qu'elle avait choisi de se rendre régulièrement, une fois par semaine. C'est à cet endroit précis qu'elle avait jeté son dévolu et rien ne pouvait modifier ses habitudes. Elle s'y rendait tous les jeudis, automatiquement, sans réfléchir, comme si, inconsciemment elle était programmée pour cela. Je peux dire, pour l'avoir souvent accompagnée, qu'elle s'y sentait bien. C'était son domaine. Elle en connaissait les moindres recoins et savait exactement où trouver ce qu'elle cherchait. Elle y était reine, et c'était son royaume.

Sans doute aimait-elle les odeurs, la foule bigarrée, les cris, et l'agitation permanente qui animaient ce lieu. L'incessant va-et-vient de tout ce petit monde, regroupé par métier et par type de marchandises. Sans doute était-elle également persuadée que c'était là, et nulle part ailleurs que les prix étaient les plus bas et qu'elle y ferait les meilleures affaires. Il faut dire que ses moyens étaient modestes et qu’elle comptait ses sous. Elle les dépensait avec parcimonie et je l'ai souvent vue marchander les produits qu'elle convoitait. Elle s'échinait à remplir son cabas à moindre coût.

A ce petit jeu, ma mère excellait, c'était une championne. La négociation se faisait toujours en langue arabe. Langue que du reste elle ne maîtrisait qu’imparfaitement.

Ce vaste marché, véritable ville dans la ville, était un espace immense où l'on pouvait tout y trouver.

Il était organisé par secteurs. Ici le coin des épices, là les fruits et les légumes, plus loin le poisson, puis la boucherie, la volaille vivante, etc.. Les odeurs fleuraient bon dans cette enceinte. Les yeux fermés, on aurait aisément pu reconnaitre l'endroit précis où l'on se trouvait. Le nez et les oreilles pouvaient alors nous renseigner avec certitude.

Un jour que je n'oublierai jamais, je la vis revenir du marché. Elle s'y était rendue seule, comme à son habitude jusqu'alors. Dès son retour, et après avoir gravi les trois étages, sans ascenseur, qui menaient à notre appartement, elle s'effondra  littéralement, au bord de l’épuisement. Elle avait lâché ses deux couffins, puis haletante et pâle, s'était affalée sur une chaise.  Je revois encore cette scène avec acuité et précision, comme si les cinquante ans qui m'en séparent n'avaient duré qu'une minute. Cette vision est gravée à jamais dans ma mémoire. Dussé-je vivre encore mille ans!

J'étais horrifié. Sans voix. Pantelant et ne sachant que faire, je me tenais debout devant elle. Incapable d'émettre le moindre son. Une vision d'horreur et de désespoir. Je n'avais jamais vu ma mère dans un tel état de fatigue. Le teint blafard, elle suait à grosses gouttes, respirait bruyamment, cherchant à reprendre un souffle qui lui échappait. Sa poitrine se soulevait violemment au rythme rapide des battements de son cœur. Je la perçus au bord de l'évanouissement.

Elle avala d'un trait le verre d'eau que je finis par lui tendre et cela l'apaisa quelque peu.

C'est alors que lentement, très lentement, elle tenta d'entrouvrir ses deux mains qu'elle tenait appuyées sur ses cuisses. Elle s’y essaya autant que la douleur le lui permit, et me dit d'une voix brisée que j'entends encore: « Regarde! Regarde mes mains! Je ne les sens plus! »

Ce que je vis me stupéfia. L'intérieur de ses mains et ses doigts recroquevillés étaient l'exact reflet en creux des anses des très lourds couffins qu'elle avait portés à bout de bras du marché jusqu'à la maison. Les anses des paniers et tous leurs détails s'étaient incrustés dans ses paumes. Et aussi dans ma mémoire.

Je n'ai jamais oublié cette image ni cet instant.

J'avais les yeux embués de larmes et ma vue se troubla, comme encore aujourd'hui au moment où j'écris ce souvenir, cet instantané de vie.

C'est ce jour-là, à cette minute précise, que j'ai décidé que plus jamais elle n'irait seule au marché.  Désormais, ses paniers nous serons deux à les porter et je partagerai sa charge.

Du haut de mes douze ans j'avais pris cette décision avec une conviction et une foi inébranlables.

Rien n'aurait pu me soustraire à l'engagement que je pris alors.

Et c'est ce que je fis.

Depuis ce jour, et jusqu'à ce que ma trajectoire de vie m'ait éloignée du foyer familial, je l'ai accompagnée chaque semaine au marché de  Bab Marrakech.

Je dois dire honnêtement que j'y pris goût très vite et nous étions même devenus complices de nos escapades. Elle et moi attendions ce jour où nous irions ensemble, comme deux amis, faire le marché, ramener les victuailles de la semaine et, bien sûr, partager le poids des couffins.

Mais pas seulement.

Dans mes souvenirs d'enfant, je revois très bien ces couffins. Larges cabas faits de feuilles de palmier séchées et tressées, ce qui leur conférait une solidité à toute épreuve. Toujours barrés en leur milieu d'une bande horizontale de couleur vive, si caractéristique des couffins du Maroc. Leur point noir était les anses. Faites du même matériau, elles sciaient les doigts dès que le panier devenait lourd.

A l'époque que je décris, en 1960, j'avais une douzaine d'années et nous habitions à Casablanca, un immeuble qui faisait l'angle de la rue de Charmes et du boulevard de Lorraine, à quelques mètres à peine du Rond-point Mers-Sultan.

Pour nous rendre au fameux marché de Bab Marrakech, nous partions vers neuf heures du matin, avant que la chaleur ne devienne suffocante, chacun de nous tenant son panier vide à bout de bras.

En quittant notre immeuble, nous tournions immédiatement à droite pour parcourir les quelques mètres qui nous séparaient du fameux rond-point. Puis, après avoir traversé la rue de l'Aviation Française, nous passions devant une grande brasserie dont la très belle terrasse s'étalait largement sur le vaste trottoir. Il suffisait alors de la contourner et de cheminer sur la fin de l'Avenue Mers-Sultan. Celle-ci débouchait alors à droite sur l'avenue d'Amade.

Cette très belle et large avenue était bordée d'un côté par les jardins de la Victoire et de l'autre par la grande poste. Autour de ce jardin, les bâtiments des Services Municipaux, dominés par une grande tour au sommet de laquelle une horloge géante était visible de toute la ville. A angle droit, le tribunal et, enchâssée entre ces deux bâtiments, l'ambassade de France dans le jardin de laquelle trônait fièrement la statue du Maréchal Lyautey, monté sur son cheval, et tendant ostensiblement son bâton de Maréchal.

Tout un symbole.

Au-delà du boulevard de Paris, la deuxième partie de l'avenue d'Amade était un peu différente. Chacun des trottoirs s'abritait sous des arcades qui protégeaient les promeneurs de la chaleur écrasante de l'été. La parcourir dans cette deuxième partie nous procurait une fraîcheur bienfaisante que nous appréciions avec délice. Puis l'avenue débouchait enfin sur la Place de France. Il suffisait alors de prendre vers la gauche le boulevard du 2ème tirailleur pour s'enfoncer dans la médina. Une des nombreuses artères qui menaient au fameux marché.

Le long de cette voie, s'alignaient côte à côte les marchands de meubles, les vernisseurs au tampon et toutes sortes d'artisans qui, assis à même le sol, proposaient leurs services, leur outillage à leurs pieds. On y trouvait pêle-mêle, des matelassiers, des vanniers, des vitriers, des rémouleurs et bien d'autres petits métiers. Il m'arrive souvent de penser avec tendresse a toutes ces petites gens, souvent en guenilles, qui n'avaient pas grand-chose et qui se battaient avec courage pour survivre et nourrir leurs familles; ils étaient capables de s'improviser spécialiste dans un domaine qu'ils ne connaissaient pas, ou si peu. Pourvu qu’ils puissent travailler et gagner quelque argent. Ils s’arrangeraient bien sur place. Quelle belle leçon de courage!

J'ai une tendresse très particulière pour ceux d'entre eux que l'on appelait "Les Vieux Habits". Ils ont, avec les matelassiers une place à part dans ma mémoire et dans mon cœur. Un jour peut-être, je leur rendrai l’hommage qu’ils méritent et raconterai mes souvenirs les concernant.

Le boulevard du 2ème tirailleur finissait sur une place au centre de laquelle se tenait un poste de police. Un petit édicule aux murs recouverts de carreaux de faïence marron-orangé.

La place, très encombrée, était grouillante d'activité, de véhicules, et d'embouteillages. Comme il n'y avait pas de trottoir, les piétons étaient partout. Une vraie fourmilière. Une marabunta humaine.

A droite, enfin, une porte, l'entrée du marché dit de Bab Marrakech.

Ma mère s'y déplaçait en experte avertie et selon un itinéraire immuable. Elle savait parfaitement où trouver ce qu'elle comptait acheter. Moi, je la suivais, mon panier à la main. Je tenais absolument à ce que ce soit le mien que l'on remplisse en premier. Je voulais retarder le plus possible le moment où elle aussi devrait remplir et porter le sien.

C'était pour moi un enchantement, un festival d'odeurs suaves et piquantes, de couleurs et de bruits.

J'aimais le coin des marchands de menthe et d'herbes fraîches, à peine visibles derrière leur étal, tant il y avait de bouquets devant eux. L'odeur parfumée qui y flottait chatouille encore mes narines. J'étais aussi fasciné par les vendeurs d'épices. Dans leurs échoppes, sombres et profondes dans mes souvenirs, explosaient mille couleurs. Des sacs de toile de jute aux bords ourlés montraient des poudres colorées, montées en pointe, aux senteurs enivrantes.  Tout me paraissait merveilleux. J'adorais ce lieu.

Tant de monde fourmillait dans ce marché qu'il était difficile de se frayer un chemin dans la foule compacte. Lorsqu'un porteur, les épaules lourdement chargées et pressé de faire sa livraison criait "Balek, Balek", il valait mieux s'effacer sous peine d'être pris dans une bousculade ou renversé. Les vendeurs d'eau avec leur outre en bandoulière faisaient tinter leur clochette pour annoncer leur présence et verser le liquide rafraichissant dans une timbale dorée.

Nous passions d'un endroit à un autre en remplissant nos paniers de toutes sortes de victuailles. Moi, je suivais toujours ma mère, comme son ombre. Elle négociait, elle achetait, je remplissais.

Cette virée au marché nous prenait bien une heure et demie. Lorsque les paniers étaient pleins, il était temps de rebrousser chemin.

Le soleil était déjà haut dans le ciel bleu et la chaleur devenait accablante. Faire la route inverse, lestés de nos couffins, serait sans nul doute, une toute autre promenade. Avertie de l'effort qu'il nous faudrait faire pour rentrer, ma mère me proposa ce jour-là de faire une halte devant le marchand de "petit lait".

Elle tenait à ce que j'en boive un verre. Elle pensait que cela me rafraichirait et que j'y puiserais les forces nécessaires au retour à la maison. "Tu verras, c'est très bon!" me dit-elle d'une voix convaincante.

Je me laissai faire, aussi curieux qu’assoiffé.

"Kess del raïb ha sidi" dit ma mère en accompagnant sa demande d'un petit geste de main et d’un clin d'œil appuyé.

Devant moi se tenait Ali, et devant lui, une grande jarre, obturée par un couvercle de bois sur lequel était posé un petit pot de métal blanc émaillé, aux bords ébréchés.

Ali retira le couvercle qu'il garda dans sa main gauche. De sa main droite, il plongea d'un geste rapide le pot dans la jarre, le retira plein du précieux élixir, et remit le couvercle sur le col de la jarre. Puis, d'un mouvement lent et gracieux, il vida le pot dans un verre qu'il me tendit.

Durant les quelques secondes que durèrent l'opération de transvasement, je fixais avec étonnement et curiosité le flot de liquide blanc sortant du pot opaque et emplissant le verre transparent.

J'ignore pourquoi, mais je fus spontanément  séduit par cette vision. C'était comme un film passant au ralenti. Le spectacle de l'épaisse et onctueuse boisson courant d'un récipient à l'autre avec une lenteur gracieuse me ravit autant qu'il m'interloquât. Je crus également y deviner des sortes de grumeaux jaunâtres, du plus bel effet.

Pénétré de cette image, je pris le verre qu'Ali me tendait toujours et y trempai mes lèvres.

Je n'ai jamais oublié ce premier contact avec le petit lait. J'ai tout de suite succombé à son goût aigrelet et sa consistance moelleuse.

Je sentais avec volupté et délice ce nectar emplir ma bouche et descendre le long de ma gorge. Il me pénétrait le corps avec une lenteur suave, presque sensuelle. Je sentais, avec délectation, glisser entre ma langue et mon palais les petits caillots de lait que charriait le breuvage.

Sans que je l'eus voulu, mes yeux se fermèrent. J'étais ailleurs, absent du monde qui m'entourait. En communion totale avec le divin nectar.

A mesure que le verre se vidait lentement, ma tête se penchait en arrière, s'accordant à la fluidité du liquide et de ce qu'il en restait dans le verre.

Après avoir lampé jusqu'à la dernière goutte, je sortis à regret de ma torpeur et du silence qui s'était fait autour de moi.

J'étais aux anges. Dieu ! Que ce verre de lait était délicieux. J'en rêve encore.

Avec regret, je rendis son verre à Ali, peinant à me détacher de cette minute magique, à quitter l’oasis ou je m’étais abandonné un instant.

D'un rapide mouvement de langue, j'essuyai les traces de lait qui perlaient encore à ma lèvre supérieure.

Ce jour-là, et sans qu’il eut été besoin de le préciser, un rendez-vous hebdomadaire fut pris. Chaque fois que j'accompagnais ma mère à Bab Marrakech, nous faisions une halte chez Ali, le marchand de  "petit lait". C'était ma récompense.

Qu’on le nomme aujourd'hui babeurre, lait caillé ou lait fermenté, je n'ai plus jamais retrouvé le goût et le velouté de celui que vendait Ali.

Et finalement, c'est tant mieux!

Il me convient et me plaît de penser que tous mes souvenirs d'enfance, les lieux, les goûts et les odeurs que j’ai connus sont bien à l’abri de l’effacement  et de l’oubli dans le coffre protecteur de ma mémoire.

 

Henri Levy

henrilevy.77@gmail.com

Commentaires

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Un grand Merci pour ces souvenirs que j'ai revécu par votre description. J'accompagnais aussi souvent ma mère (1960 et +) et en dehors du petit lait dont je n'étais pas fan, tout y est. Mon coin préféré était la poissonnerie où thons géants et espadons voisinaient avec crabes, araignées et autres poulpes me fascinaient par leur diversité changeante au fil des semaines. Pas question de les acheter, question de religion, mais c'était magique, 20.000 lieues sous les mers sans scaphandre !
Pour le aa'tar, le marchand d'épices, c'était plutôt dans la rue des Anglais je crois, celle qui menait à "Bab Meraks", et là pas seulement odeurs, couleurs et profusion, mais aussi des cameléons séchés dont je n'ai jamais su l'usage mystérieux...

Cher Henri,
Des années que je raconte ces choses mais oralement. J'ai vécu la même chose, le marché avec ma mère zal, ces odeurs autant plus proches que ma taille était plus petite que les adultes, ces bruits, cette agitation le tout dans un tourbillon que je suivais sans toujours connaître les endroits où nous irions.
J'ai eu d'autant plus d'émotion que j'habitais rue de Charmes (au tout début, plus proche du boulevard du 11 janvier) et que mes parents avaient vécu rue Lacépède entre autres.
Entre Bob Oré et toi, nous avons des essences de souvenirs qui remontent, c'est un vrai bonheur,
Merci

Bonjour Robert,
Merci pour votre commentaire. Il rejoint à peu près ceux des lecteurs précédents qui sont tous emprunts de nostalgie. Parfois je me demande si nous n'écrivons pas plus pour nous même plutôt que pour faire connaître cette époque et ces lieux à nos enfants. Je crois que ces témoignages concernent plus l'Histoire en général que la transmission. Du reste, qu'y aurait-il à transmettre puisque ces lieux n'existent plus? Quoi qu'il en soit j'ai souvent constaté que nous sommes nombreux a partager les mêmes souvenirs, et que c'est toujours un plaisir de se fondre dans le récit des uns ou des autres car nous nous les approprions de fait.
Bonne continuation à vous et bonnes fêtes de Pessah.
Amicalement
Henri Lévy

Merci beaucoup de réveiller avec une douceur infinie ma mémoire endormie

cher monsieur levy merci pour les souvenir je suis ne en 1948 au 101 rue Jacquemin a casa comme vous je suis presque sur que je vous connais javais beaucoup d amis juifs j ai quitter casa en 1978 je suis a bruxelles je me suis marier avec une belge et quatre enfans je ne sais pas si vous connaisez le marchand de pepite de la rue Jacquemin il s appel bahsine il est toujours la je vais a casa trois par an et j ai toujours les meme amis juifs qui reste a casa toute mes excuses pour les fautes mais il fallait vous remercier mustapha

Cher Mustapha,
Avant tout, laissez-moi vous remercier pour avoir pris la peine de lire cette évocation de mes souvenirs d'enfance. Et je suis heureux qu'elle vous ai plu.
D'après-vous, nous serions nés la même année et étions voisins. C'est quand même extraordinaire! Si tel est le cas, il est certain que nos chemins se sont croisés. Je ne puis bien sûr mettre un visage sur votre nom et je pense qu'il en est de même pour vous. Cependant, je me souviens très bien de la rue Jacquemin. J'habitais juste en face de la boulangerie et du four ou ma mère m'envoyait porter le pain ou les biscuits à cuire. je me souviens aussi très bien de Omar, l'épicier qui faisait le coin de la rue et chez lequel nous avions l'habitude de faire nos emplettes.
Beaucoup de temps à passé, mais les souvenirs que je garde sont vifs et ma mémoire en est pleine.
Qui sait, peut-être qu'un jour nos chemins se croiseront de nouveau.
Je vous adresse mon cordial salut, ainsi qu'à votre famille et vous remercie encore pour le signe d'amitié que vous m'avez transmis.
Henri Lévy

C'est avec délice que j'ai lu votre récit !
J'y ai retrouvé les odeurs, les personnages, les lieux, la chaleur, les couleurs....tout ce qui a bercé mon enfance à Casa.
J'en suis partie à 18 ans et j'ai souvent pleuré en regardant tomber la pluie derrière les fenêtres d'un appartement en région parsienne......
Nostalgie .... quand tu nous tiens ......!

Mr Levy Bonjour,

Je suis une bonne ami D'arlette votre saeur et j'habite en Californie, j'ai eu un plaisir de lire votre article de vos souvenirs du marche a Casablanca, on habitez pas loin et me souviens bien de ce marche,
j'avais eu la meme experience d'aller au marche avec ma mere et lisans votre article, cela m'a emouver et m'a donner un bon gout de souvenirs merveilleux,

Avec mes remerciments,

Mimi Portal-Stein

c'est dans cette endroit ou je ss né dans les annéés cinquante parmi les juifs marocaine un vrai nostalgie

Cher Monsieur Alaoui Seddik,
Je vous remercie d'avoir pris la peine de m'écrire votre réaction après avoir lu "Le gout du petit lait".
J'aimerais savoir ou êtes vous né exactement et aussi vous semblez évoquer avec nostalgie cette période ou Arabes et Juifs vivaient en harmonie. Si c'est le cas, il m'intéresserait beaucoup de lire votre témoignage.

J'attends le plaisir de votre réponse.
A bientôt
Henri Levy

henrilevy77@gmail.com

Buenísimo

Merci cher Henri de nous faire revivre avec délice ces moments de notre enfance dans notre ville natale .Tu nous
fais revivre ces quartiers et ces places oû nous déambulions à longueur de journée sans le sou en poche avec les copains.
Tu as un joli coup de plume et cela me touche beaucoup.Continues à nous faire plaisir.
J'ai beaucoup aimé ton récit et aimerais bien te rencontrer si tu habites comme moi Paris.
Je t'embrasse.
Sam
sm.bs@orange.fr

Touchant, quelle tendresse dans ce récit, la description est telle que l'on se croirait sur place.
C'est un grand plaisir de vous lire, merci pour ce bon moment que je viens de passer.

Merci pour votre appreciation. Elle me fait vraiment plaisir, et tant mieux si vous avez passe un bon moment a la lecture de ma petite histoire.
Je ne sais pas qui vous etes. Votre message est anonyme. Il en a que plus la beaute du mysterieuse.
Je vous adresse mon cordial salut.

Henri Levy

Comme vous,je n'ai jamais retrouvé ce gout de petit lait qui a enchanté mon enfance.
C'était une specialité arabe.Chaque semaine,mon pere nous apportait une bouteille de "lait caillé"et qui avait un gout délicieux,sublimé par la mémoire.

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