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LE COIN DE POESIE

Envoyé par yossioch 
Re: LE COIN DE POESIE
19 octobre 2005, 05:48
Merci, Airgela, pour tes encouragements.

Ce ne sont que de petites rimes...

J'aime aussi improviser des textes sur des airs de chansons connus.

Rien de transcendant, c'est juste pour le fun !! Vous en aurez un échantillon prochainement.


Amitiés.

Claudina

Re: LE COIN DE POESIE
19 octobre 2005, 05:48
Merci, Airgela, pour tes encouragements.

Ce ne sont que de petites rimes...

J'aime aussi improviser des textes sur des airs de chansons connus.

Rien de transcendant, c'est juste pour le fun !! Vous en aurez un échantillon prochainement.


Amitiés.

Claudina

Re: LE COIN DE POESIE
19 octobre 2005, 05:48
Merci, Airgela, pour tes encouragements.

Ce ne sont que de petites rimes...

J'aime aussi improviser des textes sur des airs de chansons connus.

Rien de transcendant, c'est juste pour le fun !! Vous en aurez un échantillon prochainement.


Amitiés.

Claudina

Re: LE COIN DE POESIE
19 octobre 2005, 05:48
Merci, Airgela, pour tes encouragements.

Ce ne sont que de petites rimes...

J'aime aussi improviser des textes sur des airs de chansons connus.

Rien de transcendant, c'est juste pour le fun !! Vous en aurez un échantillon prochainement.


Amitiés.

Claudina

Re: LE COIN DE POESIE
25 octobre 2005, 11:59
Auteur: d_benaami (IP enregistrée)
Date: 25 octobre 2005, 02:34


Chérs dafeneurs:
cette poeme est pour tout qui aime le Maroc.


Cher Maroc
----------

Maroc, doux pays de mon enfance
Combien de temps encore durera mon absence?
Depuis que je suis partie loin de toi
Je ne peux m’empêcher de penser à toi
Tu es enfoui dans mon cœur meurtri
Qui ne bat encore que pour son pays
Mon pays où j’ai vécu, grandi,
Entre ma famille et mes amis
Puis qu’un jour j’ai quitté
A la recherche d’une nouvelle liberté
Je sens encore ces odeurs, j’entends encore toutes ces voix
Qui ont peuplé ma vie là bas et me suivent jusque-là
RME, voilà ce que je suis maintenant
Et je le resterai encore un bon moment
La vie ici, c’est vrai, on finit tous par s’y habituer
Mais n’empêche qu’on aimerait être déjà au mois de Juillet
Heureux - malheureux, voilà ce que nous sommes
Luttant pour devenir de vrais femmes et hommes
Dans un pays où on se sent vraiment libre
Mais qui est si différent de ce qu’on lisait dans les livres
Pourquoi ? Telle est bien sur la question sans réponse
Et elle le restera pour toujours, je pense
Maroc, tu me manques, j’ai besoin de te le confier
Et j’ai aussi envie de te remercier
Pour m’avoir permis de grandir sur ta terre
De sentir ta chaleur et la brise fraîche de ta mer
Pour toutes les belles années que j’ai vécu
Pour tous les bons amis que j’ai connus
Et enfin, merci simplement d’avoir été et d’être toujours mon pays...

je dédie cette poeme pour tous qui pense encore au Maroc
david lbidaoui


Re: LE COIN DE POESIE
25 octobre 2005, 12:01
Auteur: d_benaami (IP enregistrée)
Date: 25 octobre 2005, 02:36


voici mon 2eme poeme:

Bla bla bla, bla..di,mon pays
-----------------------------

Ca fait bien longtemps que je suis parti…
Dans les tracasseries de la vie d’ici
J’ai perdu le fil, où en est bladi ?
Les journaux, le Net, la télé?
Pas sûr que ce soit toute la vérité
Qui donc pourrait bien me guider cet été?
Qui pourrait me dire bladi et sa réalité?

Les jeunes? Méconnaissables, on les voit même plus,
Déguisés en chômeurs, habillés de m’as-tu-vu
Ils ont perdu un espoir qu’ils n’avaient même pas
Et nagent dans un océan de contradictions ici et là-bas
Ils chantent un langage râpeux qu’ils se sont inventé
Des griffes qu’ils sortent comme pour se conforter
Du vide, du temps mort et des destins brûlés…

Les femmes? Dépassées, surbookées, elles se questionnent:
Comment jongler entre le boulot et le manque de bonnes
Comment respirer quand l’extrêmisme claironne
Comment élever des enfants dans une société où il y a maldonne
Comment faire mille choses tout en répondant au téléphone,
Et brûlent ce qui leur reste de neurones:
Comment être un jour sa propre patronne?

Les hommes? Noyés! Ils cherchent une bouée
On leur jette, mais ils ne veulent pas l’attraper
Devenus méfiants, ils préfèrent ramer
Aveuglés, désorientés, ils ne veulent même plus essayer
Ils s’appuient sur les femmes comme sur une canne qui va casser
Ils sont à la traìne, ils se laissent aller…

Alors que faire, fermer les yeux et jouer au touriste
Oublier les enfants des rues,les @#$%& qui insistent
Manger à sa faim quand tant d’autres se bourrent de pain
Faire des projets ici et là-bas près de ceux qui n’ont rien
Jusqu’à quand ces vacances aigre-douces, ces fausses joies
Ces questions posées auxquelles on ne répond pas ?
Se contenter de blas blas et faire celui qui ne comprend pas?
Pauvre bladi, qui de nous deux y survivra?

david lbidaoui qui vous aime tous

Re: LE COIN DE POESIE
25 octobre 2005, 12:02
Auteur: d_benaami (IP enregistrée)
Date: 25 octobre 2005, 02:37


voici mon 3eme poeme:
c pour tous les dafeneurs et surtout pour soly lbidaouia et aussi sylvia.mes deux chére amies

Vivre pour toi
--------------
Vivre dans un pays qui n’est pas le nôtre
Et qui n’est pas non plus celui des autres
Vivre au milieu de toutes ces nationalités
Et être chaque jour confronté à la dure réalité

Vivre quand il fait froid et qu’on se sent triste
Et qu’on se retrouve seulement dans la chanson d’un artiste
Vivre et dire ça va tout le temps
Juste pour éviter les pourquoi et les comment

Vivre avec chaque jour un peu plus de patience
Jusqu’à apprendre à garder pour soi ses souffrances
Vivre chaque heure, chaque minute, chaque seconde
En pensant à tous ceux qui, là-bas, nous attendent

Vivre alors que notre coeur est ailleurs
Loin d’ici, dans un pays qui pour nous est le meilleur
Vivre en gardant toujours cette lueur d’espoir
Qui nous guide comme une bougie dans le noir

Vivre sans vraiment être vivant
Et prier pour que plus vite passe le temps
Vivre toujours dans l’attente de l’été
Et une fois venu, prier pour voir le temps s’arrêter

Vivre loin de toi, mais vivre pour toi
Car c’est grâce à toi, casablanca, que je peux encore dire : moi…

david lbidaoui



Re: LE COIN DE POESIE
25 octobre 2005, 12:03
Auteur: d_benaami (IP enregistrée)
Date: 25 octobre 2005, 02:40


cette poeme et pour ma mére et aussi pour tous les méres


Femme, la première fois
-----------------------

Ce n’est pas quand la nature en a soudain décidé
Me laissant avec mes questions, tresses pendantes, hébétée
Ni quand l’amour m’avait un beau jour envahi,
Liant pleinement mon âme à mon corps surpris
Ni le premier cri de mes enfants qui m’avait poussé,
Meurtrie et frissonnante, à sourire, comblée,
Ni l’horizon éclairé par l’instruction et un métier,
Ni le poids doux et amer des responsabilités…
Non, ce n’est pas tout ça , ce n’est pas comme ça…
La première fois… à voix haute ou tout bas... je n'oublierais pas...


La première fois que je suis devenue femme,
C’était quand mon coeur avait saigné de voir ton âme,
De découvrir la femme dans la mère que je connaissais,
De deviner d’autres étreintes aux bras que je chérissais,
Quand j’ai aperçu, malgré tes cheveuxs d’argent,
L’air timide de cette petite fille, comme figée en noir et blanc,
La coquetterie de cette épouse silencieuse, presque mystérieuse
Qui cachait son bonheur et ses malheurs pour me rendre heureuse,
Qui avait choisi, sans le savoir, d’être mère avant tout,
Laissant doucement sombrer en elle la femme et ses atouts…


Femme, quand j’ai commencé à lire tes soupirs,
A provoquer ton air surpris et guetter tes rires,
A vouloir allumer ton regard trop souvent baissé,
A espérer follement revenir en arrière, redevenir enfant,
Pour brouiller les souvenirs et te donner plus de temps…
Femme, quand j’ai commencé à aimer te questionner sur toi
Beaucoup plus qu’à exiger des choses pour moi,
Femme, quand mon seul désir était de te combler,
A travers cette carapace que le temps avait forgé
Et que tu avais verrouillé de ton air toujours satisfait…


Femme enfin, quand ta vie m’a ouvert les yeux
Et que la mort a fermé les tiens, comme un aveu,
L’aveu amer d’avoir connu trop tard cette femme,
A la fois ma mère et ma soeur dans l’humanité...
Femme enfin, devenue toi, et à toi liée pour l’éternité,
Femme, déja, pour avoir aperçu la limite,
Des gestes retenus et des vérités non dites
Du temps, le tien et le mien, qui passe trop vite...

maman je t'aime
david lbidaoui

Re: LE COIN DE POESIE
25 octobre 2005, 12:04
Auteur: d_benaami (IP enregistrée)
Date: 25 octobre 2005, 02:43


Je me souviens...
-----------------

Je me souviens de toi
Je me souviens d'eux
Je me souviens de cette joie
Je me souviens de tes voeux


Aujourd'hui, ça fait un an que tu es partis
Et je pense à toi chaque jour chaque nuit
Depuis longtemps tu parlais de l'hexagone et de sa capitale
Pour toi la vie serai plus bonne et c'est le principal
Le rêve américain, avec toi ne faisais plus qu'un
De tes rêves et de tes ambitions je me souviens


Tu parlais, d'une terre où les voitures étaient volantes
Tu disais, qu'ici la vie était beaucoup trop violente
Tu parlais, de faire le tour du monde
Tu disais, qu'un jour tu quitterais le tiers monde
Tu parlais, d'une terre qu'on appelait France
Tu disais, que là bas on ne connaissait pas la souffrance
Tu parlais, de ton but celui de quitter le pays
Tu disais, qu'un jour tu vivras à Paris


Pendant que tu parlais, à tes discours j'étais attentive
Pendant que tu parlais moi! je craignais que tu ne fasses une tentative
Eh! redescends sur ta planète,
Ici il manque de moyens peut être mais au moins les plats sont nets
Cette vie n'est qu'une étape mais
Ne la risque pas pour quelques papiers
Laissant ton âme s'enfuir, tu as fais tes bagages
Mes larmes n'ont su te retenir, tu as pris le large
Ici, pour toi je me fais des soucis
Six sous c'était ta journée
M'offrir des bijoux c'est ce que tu voulais
Ici, pour toi je me fais du souci
Tu as quitter ton pays pour le béton, le bitume
A chacune de tes lettres je prie pour qu'elles ne soient pas posthume


Tu parlais, de cette terre qui chaque jour, chaque nuit te hante
Tu disais, que là bas la vie est encore plus méchante
Tu parlais, toujours de faire le tour du monde
Tu disais, qu'un jour t'embrasserais le tiers monde
Tu parlais, d'un homme sans biens, sans repères,
Qui se retrouve perdu en pleine France
Tu disais, loin des miens, loin de ma terre,
J'ai enfin connu la vraie souffrance


Je me souviens de toi,
Je me souviens de tes voeux,
Je me souviens de nos deux coeurs qui se séparent,
Je me souviens de moi,
Je me souviens de mes voeux,
Et de mon coeur qui n'a pu supporter ton départ.


david lbidaoui

Pièces jointes:
2267.jpg
Re: LE COIN DE POESIE
25 octobre 2005, 12:05
Auteur: rafi luzitania (IP enregistrée)
Date: 25 octobre 2005, 12:23



BONJOUR DAVID

Merci , mille fois merci pour ce moment de bonheur

de tendresse et d'affection

RAFI

Re: LE COIN DE POESIE
25 octobre 2005, 17:37
chér Rafi :
c vraiment merci pour tes belles parole. mais c vraiment j'ecris ce que je sent.

A 17 ans…
---------

A 17 ans je t’ai quitté, les yeux tout brillants d’espoir
Le cœur serré, je me disais : ce n’est qu’un au revoir
Je rêvais de liberté, j’aspirais au bonheur
Dans un monde, à mes yeux, plein de couleurs
Depuis, les années ont passé, sans personne pour les partager
J’ai connu la souffrance, moi aussi j’ai changé…

A 17 ans je suis parti, ne connaissant rien de la vie
Eh bien finalement, cette vie, elle m’a tout ravi
Mes amis, mes espoirs, mes joies, mon innocence
Elle a même piétiné les doux rêves de mon adolescence
J’avoue que j’ai cessé de rêver depuis longtemps
Car moi aussi j’ai grandi avec le temps…


A 17 ans j’étais encore tout naïf
Jamais je n’aurai imaginé tout ce qui m’arrive
Maintenant je peux dire que j’ai vécu
Je souffre encore, sans toutefois m’avouer vaincue
Je suis même sûre de pouvoir encore tenir longtemps
Et j’en suis fièr car je n’ai même pas 20 ans…


A 17 ans, j’ai tout laissé derrière moi
Et depuis, j’ai appris à ne compter que sur moi
Mais un jour, je reviendrai, c’est sûr
Fort, après avoir traversé le plus dur
Car après tout c’est moi qui ai choisi
Mais, à seulement 17 ans, que savons nous de la vie … ?

david lbidaoui
Re: LE COIN DE POESIE
26 octobre 2005, 01:49
David ilbedaoui

Merci et bravo pour tes poèmes. La nostalgie et la tristesse qui se dégagent m'ont ému; j'en ai eu les larmes aux yeux. C'est la preuve que ton écritute poètique est réussie. Encore Bravo.
Toi tu chantes Casablanca moi c'est Essaouira (Mogador). Comme je comprends ton état d'espris!
Nous sommes condamnés à vivre comme un arbre sans racines; les racines sont restées laaaabaaas! et le tronc est ailleurs, ici ou là.

Malgrès tout la vie est belle et vaut la peine d'être vécue!!!

Alégria
Re: LE COIN DE POESIE
27 octobre 2005, 12:11
chérs Alégria et RAFI :
c vraimenent je vous remercier bcp pour tout vos belles parle et aussi pour votre gentillesse.
------------------------------------


chérs dafenneurs:
----------------
j'avais ecris cette poeme Suite aux attentats meurtiers de Casablanca du 16 Mai 2003


Encore plus loin...
-------------------


Nous pensions être loin, nous voilà encore plus loin
Dans les dédales de la stupeur et de l’incompréhension…
Plus nous nous questionnons et moins nous comprenons
Tentés de laisser le champ libre à tous les soupçons…
Les nouvelles ont déferlé, rafales meurtrières
Livrant des images étranges, si proches et si lointaines
De mon pays hagard qui ne sait cacher sa peine
Sur les écrans ce n’est plus l’Afghanistan ni la Palestine
C’est le tour de Casa que sauvagement on assassine

Pourquoi ces djellabas et ces foulards endeuillés
Pour des âmes sincères trop tôt envolées
Sans avoir pu lancé et gagner le pari de la vie
Ces pompiers aux vestes trop grandes, l’air ébahi
Devant une violence nouvelle qui les a surpris
Cette foule angoissée cherchant en ayant peur de trouver,
De reconnaître, même entre mille, un corps déchiqueté
Pourquoi cette folie qui rend absurdes tout signe de vie
Et cette peine paralysante de voir l’impuissance de mon pays

La violence était la, la mort la suivait pas à pas
Au lieu de rebuter, elles ont réveillé des cœurs anesthésiés
Des têtes encore bourdonnantes du sang qui a coulé la-bas
De celui qui bat encore et qu’on cherche à protéger
La nuit de la folie était tombée trop tôt ce jour la sur Casablanca
La lumière allumée depuis n’est que lueur vacillante de bougie
Qui brûlera pourtant tant qu’on aura du respect pour la Vie
Et tant qu’on se battra pour arracher des décombres la fierté de mon pays
Ce pays si loin mais si près, enfoui dans nos cœurs meurtris…

david lbidaoui

Re: LE COIN DE POESIE
04 novembre 2005, 08:30
Te protéger de moi
------------------

ouvrir tes yeux,tu ne le veux pas
Mais regarde!il n'y a rein de bon en moi.
je suis rien qu'un garçon sans vie,
qui est devenu trist à l'infini.

je suis qu'une terre brulée,
ou plus rien ne poussera,
rien qu'un océan de l'armes désséchées
ou le vide régne en moi.

rien qu'un désert infertile,
sans soliel ni espoir,
rien qu'une friche stérile,
tout en moi est si noir.

Mes trésors sont à 10000 pieds sous terre
personne ne les trouvera de tout maniere
ils s'enfoncent un peu plus jour aprés jour,
je t'en prie , laisse moi a ce carrefour.

Ne perds pas ton temps sur mon néant,
pars tant qu'il est encore temps,
ne te laisses pas sombrer avec moi,
crois moi,je ne le suporterai pas.

je refuse de t'entrainer dans ma chute
mon abime n'est que ma propre lutte
pars et ne te retournes pas
je ne fais que te protéger de moi


david lbidaoui
Re: LE COIN DE POESIE
06 novembre 2005, 08:07

Le 24 Septembre j'avais publié sur ce site à la page huit le poème "Nostalgie " premier mouvement . Pour des raisons indépendantes de ma volonté , j'ai dû cesser de publier les deux autres mouvements .
Aujourd'hui je m'enpresse de completer le manque . Voici donc le second mouvement que suivra bientôt le troisième et dernier .

Nostalgie : deuxième mouvement

J’étais presque toujours le seul homme au laboratoire
Bien que cela ne fut pas une règle obligatoire.
J’en recrutais quelques unes chez moi, c’était naturel,
Mais j’avais d’autres offres d’emploi pour beaucoup d’elles.
De pouvoir choisir les plus douées j’avais cette chance,
C’était ainsi que je leur témoignais ma reconnaissance.
La plupart revenaient mûres déjà mariées,
Etaient la preuve que je n’avais pas gaspillé
Ces belles années en discussions inutiles
Ni perdre mon temps et le leur sur des choses futiles.
Je participais aussi bien à leur éducation
Qu’à leur jeune moral la formation.
Après une époque d’adaptation
Elles évoquaient devant moi non sans émotion
Les beaux moments qu’elles avaient passées en ma présence,
Le plus souvent mes conseils étaient les bons en l’occurrence.
Certaines , en tant que profs revenaient,
Me racontaient que mes méthodes toujours leur convenaient
A éduquer les jeunes et nouvelles générations.
Et je puis vous dire que sans exagération
J’étais très fier de ces échos que je recevais.
Les années qui coulaient étaient le point qui me décevait.
Irrémédiablement à la retraite j’arrivais,
Me séparer de ces belles femmes dont je ne peux plus que rêver !

Yossi 07/07 - 10/07/05



Re: LE COIN DE POESIE
08 novembre 2005, 08:31


Nostalgie: Troisième mouvement : YAEL




L’une de celles que j’avais perdu de vue
Etait Yaël devenue pour moi un rebus.
Si je devais décrire Yaël en deux ou trois traits,
Deux yeux verts sur une peau brune voilà son portrait.
Ces yeux verts d’une rare intelligence brillaient,
Sur ses lèvres exotiques toujours ils souriaient.
Elle était belle fille malgré sa petite taille,
Les garçons pour la séduire étaient toujours en bataille
Mais courtoisement leurs avances elle repoussait,
Ayant déjà un ami en dehors du Lycée.
Donc nos conversations étaient très variées,
On parlait de tout mais toujours on riait.
Il était difficile de soutenir son regard,
Vert, vif, étincelant , il était comme deux phares :
Il te perçait par sa beauté et son intelligence.
Yaël n’avait pas de problèmes de grande urgence.
Dans toutes nos discussions j’admirais ses répliques
Et au fond de moi j’aimais cette fille magnifique.
Yaël n’était pas insouciante pour autant :
Elle était laïque, son ami qu’elle aimait tant
Ne l’était pas. La religion en lui était innée
Mais il voyait en Yaël sa femme destinée.
Sa croyance en Dieu était indéniable
Cependant vivre sans Yaël était inconcevable.
Son problème était donc de convaincre Yaël
De devenir femme dévote mais elle,
Avait ses projets : étudier , à l’armée servir,
Etre une femme qu’à la foie on ne peut asservir.
Il lui était difficile à son âge de décider :
Devait-elle changer de projets et concéder
Aux exigences de son ami, son mari futur
Ou rester laïque, fidèle à sa culture.
Ensemble nous débâtions les pour et les contre
Essayant de trouver quelque point de rencontre.
Le temps passait , on trouva enfin le compromis :
Yaël sera religieuse mais comme promis,
Ses études actuelles elle finira
Et après l’armée elle les achèvera.
Progressivement sa garde-robe s’allongea,
Fort heureusement nos relations ne changea !
Yaël alla donc à l’armée, lieutenant elle devint,
De temps en temps , pour me revoir elle revint.
Elle se libéra, disparut de mon paysage,
Un quart de siècle je ne revis son beau visage.
Impossible d’oublier cette fille unique,
Son sourire, ses yeux verts sur sa blanche tunique.
Mais le hasard nous réserve d’inattendues surprises,
Retrouver Yaël , cela le miracle frise.
Tout à fait par mégarde ses parents j’ai connu,
Par leur nom de famille j’ai de suite reconnu
Qu’ils étaient ceux de Yaël et j’ai de suite appris
Qu’elle avait quatre enfants. Je n’étais pas surpris
D’entendre que tous ses vœux étaient exaucés :
Religieuse, heureuse, études avancées,
Tous les projets de Yaël avaient été accomplis.
Après quelques jours d’attente, un coup de fil m’a empli
De bonheur d’entendre de nouveau sa voix.
Bientôt je reçus une photo pour que je la vois :
Elle posait avec son mari , plus belle que jamais,
Ses grands yeux verts brillaient comme je les avais aimés.
Le large sourire d’une femme heureuse
Complétait le portrait de cette fille merveilleuse.

La nostalgie est sur notre passé une fenêtre,
Retrouver Yaël c’était la traverser, le faire renaître !


YOSSI 11/07 - 08/08/05
Re: LE COIN DE POESIE
09 novembre 2005, 15:20
Yossi,

Comme tu les aimes les femmes!
On sent le bonheur que tu as eu à travailler avec elles.
Tu parles d'elles avec admiration, avec respect.
Tu parles de tes élèves, de tes collègues avec beaucoup d'affection.
Tu maintiens toujours un équilibre entre le sensuel, l'intellectuel.
Tu parles des yeux de Yaêl mais également de son intelligence, de ses interrogations sur la religion...

Au cours d'une discussion sur ce forum tu disais que si un jour tu revenais sur la terre en tant que femme tu serais inévitablement lesbienne. A la lecture de tes deux poèmes 'Nostalgie", je comprends mieux ce que tu voulais dire.

alégria,en tant que femme,te dit qu'elle a eu beaucoup de plaisir à lire tes poèmes féministes.
Re: LE COIN DE POESIE
10 novembre 2005, 00:36

Alégria , tu es aussi la preuve de mon amour des femmes et de ce que j'en pense : je trouve chez toi un esprit très ouvert, à mon gôut , très sensible , sens de l'humour très développé , intelligence incontestée . Dommage que tu ne lises pas l'Hebreu , je t'aurais envoyé un poème humoristique sur la création biblique du monde et là tu aurais lu qu'à mon avis , Dieu a créé l'Homme au dernier moment, le dernier jour , juste avant le Shabbath alors il l'a un peu bâclé : il l'a fait avec de la terre ,( certainement avec de l'argile ) , donc grossier , pas stable , facile à briser . Mais celà ne convient pas à Dieu une telle oeuvre , et il fallait l'améliorer : mais comme il était trop tard , alors il a crée un autre être , la Femme . D'abord d'une matière plus scultable , presque incassable et y a mis beaucoup d'amour en la créant et le résultat est incontestable : un être tout d'abord très beau , intelligent à tel point qu'il a été nommé le conseiller de l'Homme , sensible , d'un esprit fin et de toutes les qualités qu'on trouve chez la femme .Nous les chauvinistes , nous nous sommes appropriés du titre du sexe fort , mais mon Dieu ce que nous sommes faibles , près de vous , les femmes , tout simplement à vos pieds !

Alégria j'ai eu beaucoup de plaisir à te lire ,et des fois je me demande pourquoi on ne s'est pas mieux connus étant élèves : mais je mets celà sur le compte de notre évolution et puis il vaut mieux tard que jamais !Je crois que je suis devenu transparent pour toi !

Ton admirateur , Yossi
Re: LE COIN DE POESIE
10 novembre 2005, 11:22
YOSSIOSH
te voila enfin de retour, welcome back, tes poemes et tes interventions nous manquaient beaucoup et c'est un plaisir de de te revoir, j'espere toujours en bonne sante.

bebert
Re: LE COIN DE POESIE
11 novembre 2005, 00:06

Bebert, je te remercie enormement de tes bonnes intentions envers moi

Yossi
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