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Re: LE COIN DE POESIE
11 novembre 2005, 01:46
Yossi,

Je suis fière de faire partie de ton "harem"

Sur la perfection de la femme j'ai a peu près la même version :
Dieu créa l'homme en premier, cela a été son brouillon.
Riche de cette première expérience il créa la femme et cela a été son chef d'oeuvre

alegria
Re: LE COIN DE POESIE
12 novembre 2005, 23:39
Yossi,

Depuis quelques jours j'ai des ennuis avec ma boite aux lettres, mes messages pour l'étranger ne passent pas.

Je me rends en Israêl avec ma soeur pour voir ma nièce qui habite à Ranat Poleg et j'aimerais que l'on se rencontre.

Mon séjour se déroulera entre le 22 novembre et le 6 décembre.
Si j'ai ton téléphone je t'appellerai pour fixer le jour et le lieu de la rencontre.

%on a mail : alegria06@caramail.com

A bientôt.
Re: LE COIN DE POESIE
13 novembre 2005, 07:00

Mon Dieu quelle bonne nouvelle ! Nous sommes fous de joie ma femme ( qui est au courant de tout !) et moi, nous n'avons parlés que de de ton séjour pendant notre repas !

Alors voila , je t'envoie de suite mes coordonnées par mail et tu me réponds de suite le plus tot possible que tu les as reçues . Dans le cas où non je t'enverrai immédiatement un message spécial ici , alors fais attention à le voir !

Ramath Poleg est un carrefour de Natania qui à peine à une heure de voiture de chez moi à Haifa et j'ai de la famille là-bas !

Re: LE COIN DE POESIE
17 novembre 2005, 04:32
Ici est un poeme qui est un memoire de moi, il y avait 7 annee que je l'ai ecrit.......

Leila lala leila

atai nehneh
images of henne hands
old sheep walking
men on streets smoking weeds
veils on heads
and eyes kholed with noir
la lune arabe dans la soir.........

Re: LE COIN DE POESIE
17 novembre 2005, 10:03
....
Pièces jointes:
lune.jpg
Re: LE COIN DE POESIE
22 novembre 2005, 10:01


Voici un nouveau poème et bientôt viendront d'autres .



Du Nouveau


Le poète s’était tu par un chagrin d’amour.
Il perdit sa verve mais aussi son sens de l’humour.
Il n’écrivait plus que des choses banales
Au service des journaux qui finissaient aux halles.
Il n’avait pas d’engagements fort heureusement,
Il gagnait par les journaux sa vie assez largement.
Et puis il reçut une lettre un jour,
Une lettre de son dernier amour.
Ce n’était pas une lettre de regrets ou de nostalgie.
On frappa à la porte , voilà sa muse qui surgit.
Elle lui tendit la main, l’accompagnant de son sourire.
Le poète la regarda et de suite se mit à rire .

Yossi , 03 – 11 - 05

Re: LE COIN DE POESIE
04 décembre 2005, 07:48

En ces jours " d'hiver " voici l'automne israëlien :

L’Automne Israëlien
Non, les feuilles mortes ne se ramassent pas à la pelle
Restées sur les arbres, elle ne revêtent pas des couleurs si belles.
L’automne n’est qu’un prolongement de l’été,
Avec des menaces d’hivers que personne ne veut écouter.
Le soleil apparaît au ciel chaque jour plus tard,
Un rebours de la montre et voilà que plus tôt il repart.
Mais en revanche il se fatigue très vite et vers le soir
Il bâille déjà, ferme les paupières nous dit au revoir :
Avant d’avoir compris nous sommes déjà en pleine nuit :
Donc il se lève plus tôt, va coucher encore plus, v’la l’ennui.
Les épris de la nature fêteront les tapis de fleurs
Qui couvrent champs et prairies juste en son honneur.
Ils écouteront tous les jours de la météo les bulletins,
Une prière au cœur qu’il ne pleuve pas Samedi matin.
Alors, oubliant les embouteillages de la semaine,
Ils créeront d’autres pour voir ces fleurs, quelle aubaine !
Alors comment s’habiller en cette saison mal définie,
Aérer les longs pantalons ou rester quand même en mini ?
Les Israëliens qui ne craignent point les intempéries
Garderont leurs habits d’été et bien, tant pis !
Et un beau matin , le ciel est lourd, il fait froid, il pleut,
Arrivent les menaces promises, l’hivers est très furieux !
Ainsi se passent une ou deux journées, les parapluies renversés,
Les rues inondées, tout est mouillé, le monde bouleversé !
Puis le lendemain , eh bien quoi, le ciel est bleu, pardi !
Le soleil y brille, il fait un temps de paradis !
Il ne reste plus que les flaques d’eau pour rappeler cet orage
De cet été-automne-hivers qui était plein de rage .
Une fois par jubilé l’automne tourne en vigoureux hivers,
Il fait si froid que certains jours, de neige tout est recouvert !
Un tel hiver restera marqué en nos mémoires pour longtemps,
Nous fera oublier celui dont on parlait tout autant.
Un tel hivers est l’exception qui confirme la règle,
L’automne restera doux, nous mènera à l’été, allègres .

04 – 08/11/05



.
Re: LE COIN DE POESIE
06 décembre 2005, 12:32
A YOSSI NOTRE CHER POETE

j'ai beaucoup aime tes jolies poemes, celui don tu parlais de ton chagrin d'amour m'a beaucoup emu, et je suis contente que tu est revenu
et ta muse s'est enfin reveillee.

tu a su si bien decrire l'automne israelien,qui est devenu aujourd'hui un hiver ete, avec ce temps qui reste encore si chaud .

c'est temps ci je ne rentre pas souvent a dafina par manque de temps mais je lis quand meme tous les poemes.




Pièces jointes:
signature2.gif
Re: LE COIN DE POESIE
07 décembre 2005, 00:22

Georgie bonjour ,

J'ai bcp aimé tes gentilles paroles qui me rappellent que tu as toujours été la grande lectrice et admiratrice de mes poèmes et je te remercie vraiment .
Tes paroles me réchauffent le coeur et l'esprit et l'auraient fait même dans un hiver froid . D'ailleurs j'y reviendrai me réchauffer dans les prochains jours de froid qui , j'espère viendront bientôt !

Bien à toi , YOSSI
Re: LE COIN DE POESIE
08 décembre 2005, 07:38

Voici un poème qui soulèvera certainement la polèmique mais je voudrai ouvrir une discussion sur ce sujet mais une discussion qui gardera un ton modéré sans toutefois manquer de nous apporter des idées contraires mais constructives . En aucun cas Je voudrais ne pas glisser sur le plan personnel car ce ne sont que des idées .



Etre Laïque

Etre laÏque, est-ce en Dieu ne pas croire ?
Est-ce ne pas lui attribuer nos déboires ?
Etre laïque est-ce accepter un aveugle destin ?
Est-ce tout simplement vivre suivant son instinct ?
Etre laïque est-ce renoncer à un monde futur ?
Est-ce dénier les forces de la nature ?
Etre laïque c’est avoir la pensée libre,
Décider sans jamais perdre l’équilibre,
Etre laïque c’est de ne pas s’attendre à des miracles,
Comprendre que le monde n’est pas gouverné par des oracles.
Etre laïque c’est uniquement sur toi-même
Compter, non sur des forces mystiques suprêmes.
Etre laïque c’est ne pas être hautain,
Juger le prochain suivant sa croyance ou son teint.
Etre laïque c’est ne pas partager le monde
En une partie religieuse et l’autre immonde.
Les religions ne sont pas plus que des croyances
Les unes aux autres pleines de haine et de méfiance.
Chaque croyance elle-même en sectes subdivisées.
Chaque secte en soi en ses coutumes atomisée.
Etre Laïque c’est voir le monde comme entité,
Juger par les mêmes règles toute l’humanité.
Renier Dieu c’est comme y croire aveuglément,
C’est défendre deux concepts contraires farouchement.
Plus aisé sera finalement de comprendre
Que l’existence de Dieu n’est pas à laisser ou à prendre.
Dans son évolution la pensée humaine
A maintes fois changé de concept dans ce domaine.
L’existence de l’Homme, mystère de la nature,
L’incapacité avec le besoin de voir le futur,
Les catastrophes inexpliquées et imprévues
Ont poussé l’homme à trouver des solutions à ces rebus.
Il était donc urgent et d ‘abord plus prudent
De trouver protection et abris de ces accidents.
C’est ainsi que d’un côté naquit l’idolâtrie
Mais aussi la science sans autour trop de bruit.
L’Homme étant être pensant et la science aidant,
Changea plus d’une fois ses concepts, c’était évident.
D’un grand saut de l’Histoire au monothéisme arrivons,
Des mystères de notre existence la solution nous y trouvons :
Nous avons un créateur pas toujours protecteur.
Pas besoin d’une forte loupe pour voir qu’on se leurre.
Les catastrophes continuent mais par acquis de conscience
On en accuse notre conduite et bien sûr aussi la science.
Il faut alors rapidement rédiger codes étiques
Pour mettre conduite et pensées sous des règles drastiques.
Eh bien tant pis pour les dissidents si la peine de mort
Sera la preuve évidente qu’ils avaient tort !
L’Histoire nous démontre que vraiment rien n’a changé
Et que Dieu le protecteur est de venu le protégé.
Mais la science continue cette théorie à ronger,
Quitte à mettre des fois la libre pensée en danger.
Je voudrais humblement définir le laïc
Sachant que cela soulèvera de la polémique :
Ne pas dénier une divine existence
Mais ne pas l’accepter comme ultime évidence.
Etre laïque c’est ne pas repousser aucune idée,
D’abord l’étudier et ensuite décider.
Etre laïque c’est ne pas repousser ces concepts
Qui ébranlent nos croyances mais qu’on accepte
Avec courage et honnêteté de les vérifier
Et seulement après de les rejeter ou de les justifier.
Ainsi certaines catastrophes sont déjà prévues,
Pertes et dégâts sont limités. J’ai déjà vu
Ceux qui en remercient Dieu de sa miséricorde.
Pour leur âme et notre paix qu’on la leur accorde !
L’antibiotique, le déchiffrage du code génétique,
L’atterrissage sur la lune éloignent la mystique.
Nous dévoilons ainsi les mystères de la nature
Mais les problèmes soulevés sont de plus grande envergure.
Ne nous pressons pas donc de démettre et de défier Dieu
Mais ne l’accusons plus de ces méfaits naturels odieux.
Nous reconnaissons aujourd’hui que nous sommes responsables
Pas moins de nos actes. Nous avons déjà des réponses valables
A notre sort. Acceptons donc une divine existence
Mais continuons sans peur les progrès de la science.
Peut être qu’un jour grâce aux progrès de la science
Nous retrouverons finalement la divine existence.
Mais n’anticipons pas , nous n’en sommes pas là,
Parce que, quand nous y arriverons , alors là………..


YOSSI 21 –30/08/05











Re: LE COIN DE POESIE
17 décembre 2005, 01:02

Voici mon dernier poème qui relate un peu de ma jeunesse



Une Grande Famille

J’ai grandi avec six sœurs autour de moi,
J’étais au milieu, plus âgées que moi, trois.
Deux marmots dispersés entre les jeunes frangines,
Voilà une famille nombreuse, on se l’imagine.
Il régnait une atmosphère féminine plutôt
Qui m’ouvrit les yeux et les oreilles très tôt.
Je me sentais comme un intrus seul dans le couloir,
Le seul endroit où j’avais chu sans le vouloir.
Mes sœurs menaient leurs amies les soirs à la maison,
S’accaparaient de la seule table, ronde, au salon.
Les robes arrivaient encore ( ou déjà ) sous les genoux,
Des pantalons pour femmes, non, non pas chez nous !
Dès assises, nos jeunes filles décemment glissaient
Sur leurs jambes leurs robes cloches ou leurs jupes plissées.
Mais sous la table les jambes s’écartaient, les jupes remontaient
Et moi, de mon couloir je louchais vers toutes ces culottées !
Combien j’enviais franchement ce petit frangin-bébé
Qui, librement sous la table rampait. J’en étais bouche bée !
Les profs, les garçons étaient sujets de moqueries,
L’une jetait un nom et voilà toute la bande qui rit.
Les devoirs attendaient un moment de répit
Et s’il en restait encore eh bien, tant pis !
Mais plus tard, à souper, Maman feignait de les inviter,
Alors elles s’excusaient et rapidement s’esquivaient.
Longtemps encore, sous la table mes pensées restaient,
Je sentais en moi des sensations troubles se manifester.
Replonger dans les maths, tout juste pour oublier j’essayais.
La nuit, des rêves voluptueux, mouillé, me réveillaient,
Alors comment expliquer à ma naïve mère inquiète
Que j’étais sain. Demain je dormirai sur une serviette !
Tous les jours n’étaient pas aussi gais mais encore plus mystérieux
Quand l’une de mes sœurs se levaient, souffrante, les larmes pleins les yeux.
Maman cessait alors d’être naïve et inquiète,
Directement toutes les deux allaient s’enfermer aux toilettes.
Beaucoup de thé, autant de calmants, ma sœur gardait le lit
Pendant deux jours. Après, elle était guérie mais affaiblie.
Mes autres sœurs se levaient, à l’école se préparaient,
Evitant mes regards, j’étais désemparé.
Et mon père, où était-il ? C’était une ombre, qui, comme hier
S’occupait de ses affaires puis faisait sa prière.
Cet incident se répétait souvent chez mes grandes sœurs :
Alors, toutes étaient-elles malades, j’étais dans la terreur !
Et c’était un jour, en ouvrant l’encyclopédie, j’appris
Que les règles n’étaient pas seulement pour tirer des traits, pardi !
Je décidais de combler ce trou dans mon éducation,
Des brochures et des bouquins suppléèrent ma formation.
Des fois elles se chamaillaient entre elles pour un vêtement,
Il m’arrivait de ne pas trouver ma chemise préférée évidemment !
Des garçons à la maison ? seulement mes amis ou mes grands cousins,
Ceux-ci louchaient vers mes sœurs, ceux-là venaient à dessein.
Bientôt sœurs et cousins dans une chambre s’enfermaient,
Les jeunes mis dehors, moi, poliment, de mon exclusion informé.
Aussitôt n’arrivaient de la chambre que des chuchotements :
Ils analysaient une tirade de Racine certainement
Ou alors ils réfléchissaient sur un problème coriace,
Un trust de cerveaux est toujours plus efficace.
Et tout à coup le silence était brisé par de gros éclats de rire
Qui montaient et descendaient à ne pas en finir.
Le silence et les rires se répétaient régulièrement,
La seule qui pouvait y mettre fin c’était toujours Maman :
Elle tenait à ce qu’elle-même leur goûter apporte
Mais diplomatiquement elle oubliait de refermer la porte.
Alors je les voyais plein les lèvres tous souriants,
La gaîté régnait dans leurs yeux encore brillants.
Ni les maths ni Racine ne m’avaient jamais fait rire,
J’étais sûrement dépourvu d’humour, pour peu dire !
Plus tard je compris que des blagues ils se racontaient
Que nos jeunes oreilles ne pourraient ni comprendre ni écouter !
Les relations avec mes sœurs étaient superflues et limitées,
Dans leur cercle féminin je ne pouvais pas être accepté.
Je grandis donc dans une atmosphère de mystère
Où moi j’étais un intrus, d’importance secondaire.
Des fois je m’aventurai à toucher à leurs affaires,
Leurs cris étaient si forts que ma mère n’y pouvait rien faire.
Alors elle menaçait de tout raconter à notre père,
Cela suffisait à nous calmer et à nous faire taire.
Un jour je surpris ma grande sœur dans les bras d’un garçon
Nous fûmes tous les deux surpris mais chacun à sa façon.
Les prochains lendemains je la vis inquiète et très tendue,
Craignant une réaction, celle de mes parents, bien entendu !
Jamais je ne racontai cet incident à qui que ce soit,
Mes sœurs étaient des filles comme les autres, cela va de soi !
Je compris que pour toujours était finie notre enfance,
Que désormais nous commencions notre adolescence !

15 – 25/11/2005











Re: LE COIN DE POESIE
19 décembre 2005, 06:13
a yossi

tu a vraiment si bien decrit ce qui se passe dans toutes les familles
nombreuses avec beaucoup de talent et beaucoup de malice.

et oui moi aussi, j'etais une fille entre 7 garcons alors tu peux t'imaginer les scenes a la maison.
je suppose que c'est la raison pour laquelle tu est toujours reste entoure de femmes pendant toute ta vie' avec ton metier, c'est a la maison de ton enfance que tu a fait ton apprentissage (rires).

yossi continue a nous raconter ton enfance, tu le fait si bien.

georgie
Re: LE COIN DE POESIE
20 décembre 2005, 10:08

Georgie bonsoir ,

Tu sais si bien descendre à mes intentions et à bien les comprendre que toujours tes remarques me sont importantes .

Je voudrais savoir ce que sentais une fille entre sept garçons, ce qui donnerait le contrasre de ce que moi j'ai senti . Est-ce que celà t'a influencé à propos de tes relations avec les hommes , comme tu le disais si bien c'est là où tu as fait ton apprentissage , hein Georgie ?

Bien à toi , Yossi
Re: LE COIN DE POESIE
11 janvier 2006, 02:53

Voici une fable de La Fontaine dont le style ne nous est pas habituel : il parle d'Amour , une "fable d'amour " dirais-je . Le style est sérieux , directe , compétent au sujet traité : un amour impossible . Jugez-en vous-même .

Daphnis et Alcimadure



Jadis une jeune merveille
Méprisait de ce dieu le souverain pouvoir :
On l'appelait Alcimadure :
Fier et farouche objet, toujours courant aux bois,
Toujours sautant aux prés, dansant sur la verdure
Et ne connaissant autres lois
Que son caprice ; au reste, égalant les plus belles,
Et surpassant les plus cruelles ;
N'ayant trait qui ne plût, pas même en ses rigueurs :
Quelle l'eût-on trouvée au fort de ses faveurs ?
Le jeune et beau Daphnis, berger de noble race,
L'aima pour son malheur : jamais la moindre grâce
Ni le moindre regard, le moindre mot enfin,
Ne lui fut accordé par ce coeur inhumain.
Las de continuer une poursuite vaine,
Il ne songea plus qu'à mourir.
Le désespoir le fit courir
A la porte de l'inhumaine.
Hélas! ce fut au vent qu'il raconta sa peine ;
On ne daigna lui faire ouvrir
Cette maison fatale, où, parmi ses compagnes,
L'ingrate, pour le jour de sa nativité (1),
Joignait aux fleurs de sa beauté
Les trésors des jardins et des vertes campagnes.
« J'espérais, cria-t-il, expirer à vos yeux ;
Mais je vous suis trop odieux,
Et ne m'étonne pas qu'ainsi que tout le reste
Vous me refusiez même un plaisir si funeste.
Mon père, après ma mort, et je l'en ai chargé,
Doit mettre à vos pieds l'héritage
Que votre coeur a négligé.
Je veux que l'on y joigne aussi le pâturage,
Tous mes troupeaux, avec mon chien,
Et que du reste de mon bien
Mes compagnons fondent un temple
Où votre image se contemple,
Renouvelant de fleurs l'autel à tout moment.
J'aurai près de ce temple un simple monument ;
On gravera sur la bordure :
Daphnis mourut d'amour. Passant, arrête-toi,
Pleure, et dis : Celui-ci succomba sous la loi
De la cruelle Alcimadure.»
A ces mots, par la Parque il se sentit atteint :
Il aurait poursuivi ; la douleur le prévint.
Son ingrate sortit triomphante et parée.
On voulut, mais en vain, l'arrêter un moment
Pour donner quelques pleurs au sort de son amant.
Elle insulta toujours au fils de Cythérée,
Menant dès ce soir même, au mépris de ses lois,
Ses compagnes danser autour de sa statue.
Le dieu tomba sur elle, et l'accabla du poids :
Une voix sortit de la nue,
Echo redit ces mots dans les airs épandus :
«Que tout aime à présent : l'insensible n'est plus.»
Cependant de Daphnis l'ombre au Styx descendue
Frémit et s'étonna la voyant accourir.
Tout l'Erèbe(3) entendit cette belle homicide
S'excuser au berger, qui ne daigna l'ouïr
Non plus qu'Ajax Ulysse, et Didon son perfide.



(1) Le jour de sa nativité: son anniversaire

(2) Cythérée:déesse de l'île de Cythère, assimilée ici à Vénus

(3) Le Styx est le fleuve des Enfers, l'Erèbe : le fleuve des Enfers païens,
et par extension, l'Enfer.

(4) Ajax: l'ombre d'Ajax refuse d'entendre Ulysse (Odyssée) L'ombre de Didon se détourne d'Enée (Enéide)



Re: LE COIN DE POESIE
02 février 2006, 12:07

Je suis très heureux que l'on puisse de nouveau écrire sur notre forum et voici un poème que je viens de finir d'écrire dernièrement .


La Paire de gifles

Comme d’habitude, la cour était pleine d’élèves, petits et grands.
Aux coups de cloche, chaque classe se mettra en rangs.
Docilement, traînant des pieds, en tête l’instituteur,
Les élèves retourneront sous le regard sévère du Directeur,
En classe, en silence. ces petits anges en tabliers,
Attendaient l’ordre de s’asseoir sans jamais oublier
Leurs aventures de la récréation.
L’une d’elles a certainement aidé à ma formation.
Deux élèves des grandes classes un jour,
Feignaient de se poursuivre, c’était un jeu, à la cour.
Mais quand le poursuivi près d’un marmot arrivait,
Brusquement, brutalement, le marmot il soulevait,
Se retournait, le lançait aux bras du poursuiveur.
La plupart des fois le marmot tombait, éclatait en pleurs,
Les deux voyous riaient, cherchaient déjà leur proie.
Ce jour là, la proie c’était moi. Mais voilà, deux fois
Ils me firent tomber. Je me relevais sans pleurer.
Si petit que j’étais, j’avais décidé de ne pas les laisser se leurrer
Qu’ils m’auraient aussi au troisième tour, quoiqu’il arrive
Et dès que l’un d’eux arriva, alors je m’esquive
En lui faisant un croc en jambe ; la fusée perdit l’équilibre,
Alla s’écraser en mouvement rapide et libre
Aux pieds du Directeur qui, précisément par là passait.
Il ne vit que la moitié du drame et c’était assez
Pour tirer la mauvaise conclusion. Bien sûr, le coupable
C’était moi. « Venez ici voyou, comment êtes-vous capable
De faire une chose pareille » ! Sans autre forme de procès
Il me flanqua deux gifles qui me firent voir en foncé
Le firmament et ses étoiles. Aujourd’hui encore
Je ressens leur chaleur sur tout mon corps !
Les oreilles m’en vibrent comme un diapason
Sur un ton majeur. Le temps m’apprit que j’avais raison.
Je reçus ces retentissantes gifles avec amour
Car, depuis, la leçon que j’en tirai me resta pour toujours.
On dit que la vengeance est un plat qui se mange froid
Mais une immédiate décision il faut prendre des fois.
Une réplique dite courageusement, bien placée,
T’évitera plus tard bien des débats et des procès.
Cette aventure mal terminée m’a cependant appris
Qu’il faut prendre ses responsabilités à tout prix.
Oui, mon caractère c’est d’avoir des réponses limpides,
Mes réactions ont toujours été claires et rapides.
Je n’ai jamais renié ma responsabilité,
Cela m’a valu de l’estime pour mon intégrité.

10/01 – 20/01/2006


Re: LE COIN DE POESIE
04 février 2006, 02:17
Cher Yossi
De retour du Canada j'ai le plaisir et un peu de temps pour lire de nouveau tes si beaux poemes et j'admire vraiment ton imagination,la variete de tes poemes et leur richesse,un grand honneur a cette merveilleuse langue qu'est le francais.Bravo Yossi et que ta muse ne te quitte jamais!
Re: LE COIN DE POESIE
06 février 2006, 07:00

Felix, sois le bienvenu , chez toi , chez nous , en Israel .

Tes compliments me font rougir de plaisir !

Yossi
Re: LE COIN DE POESIE
06 février 2006, 11:39
BRAVO YOSSI
c'est un grand plaisir de te relire de nouveau sur ce forum.
khazak ve emats

bebert
Re: LE COIN DE POESIE
09 février 2006, 09:42

Merci Bebert ! Je suis heureux de te l'entendre dire ! Viendras -tu à Ashdod , si oui , je ferai mon possible de venir pour avoir le plaisir de te connaître !

YOSSI
Re: LE COIN DE POESIE
10 février 2006, 12:15
SALUT YOSSI
quelle betise de ma part!!!! je viens de revenir d'israel ou j'ai passe 6 semaines et oui j'etais a ashdod ou j'ai eu le grand privilege de passer quelques heures avec notre amie soly mais je te promets qu'a ma prochaine visite ( quelques jours avant les elections) je viendrai te voit a haifa pour que tu ne te derange pas jusqu'a ashdod.
shabat shalom ou menoukha.

bebert
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