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? la recherche de mes anc?tres les "oulad youssef"

Envoyé par yanike76 
? la recherche de mes anc?tres les "oulad youssef"
24 juin 2008, 02:55
Bonjour tous le monde,

Mon pére est né à debdou (les grands parents aussi), ville de l'oriental du maroc à 160Km de Oujda, était autrefois ville à majorite juive.
je cherche mes ancêtres de "OULAD YOUSSEF", si qlq peut m'aider.

merci à vous.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 24/06/2008 05:24 par clementine.
Re: ? la recherche de mes anc?tres les "oulad youssef"
24 juin 2008, 12:50
Yanike
Je t'ai ecrit sur ta boite mail.
Prous
Re: ? la recherche de mes anc?tres les "oulad youssef"
25 juin 2008, 08:23
Yanike
Sur le forum questionne Debdoubi. C'est toute la mémoire de Debdou.
Il connait certainement tes parents et grands parents. Sur un autre forum il a parlé de Ouled Youssef.
Envoie lui un MP
Prous
Re: ? la recherche de mes anc?tres les "oulad youssef"
26 juin 2008, 01:31
Bonjour YANICKE76, si tu peux donner encore quelques précisions sur ton père.
Re: ? la recherche de mes anc?tres les "oulad youssef"
26 juin 2008, 04:37
Bonjour,
Merci à tous pour votre interet, pour plus de precision, Mon grand pére s'appelait ELBACHIR 'il est mort je crois en 1990 ou 91. notre nom de famille maintenant est YOUSSEF.

Merci encors
Re: ? la recherche de mes anc?tres les "oulad youssef"
26 juin 2008, 10:57
Voyez avec quels a-propos le Caid Marciano ben Akkou fit des remontrances et des objurgations au Cheikh de la Kasbah de Debdou, Mohamed Ould Ghormich :
-N'avez vous pas honte d'assister les bras croises, les yeux beats et la bouche bée, en comptant les coups de fusil et de zérouatta que se domment vos compatriotes? N'est ce pas une aberration insoutenable que les Ouled Aamara daignent utiliser le minaret de la Mosquée qui est voisine de la cité juive, pour quoi faire? Pour s'en servir comme un promontoire approprié et decimer les OULED YOUSSEF et les Kiadid à coup de fusil, leur freres dans la religion? Vous ne craignez ni Dieu ni sa créature et vous ne nous aidez pas à eteindre le feu de la discorde entre les Musulmans; Soyez en sur que j'en informerai Sidna El Malik.

Extrait du livre Juif de Debdou

A titre indicatif, Yanike, je suis de la descendance de Marciano Ben Akkou

Bonne soirée
A+ Prous
Re: ? la recherche de mes anc?tres les "oulad youssef"
26 juin 2008, 11:12
Merci beaucoup Prous
pour cette information, mais je crois que reste à soir qui sont les OULED YOUSSEF, et comment ils sont venu à DEBDOU.

merci encors une fois.

Bonne soirée Prous
Re: ? la recherche de mes anc?tres les "oulad youssef"
26 juin 2008, 12:23
Organisations des tribus: commentaires.

2.2.1Considérations générales

Aujourd’hui cette liste a connu peux de changement, mise à part le faite que ces groupes ont désormais perdu leur caractère tribale et se sont totalement sédentarisés. Bien qu’il faut tout de même faire attention, au niveau de la classification qui est malgré tout incomplète et artificielle. Incomplète car au seul échelon du douar on peut trouver quatre ou cinq souches différentes, elles ne sont pas toute citées ici. Artificielle car ces groupes sont en mouvement et des alliances existent entre elles de telle façon qu’a partir de la deuxième ou troisième génération les groupes finissent par se confondre tandis que d’autres se divisent en divers branches (sans parler des migrations).De plus les versions peuvent changer au cours du temps selon les dire des témoins ex: les Oulad Ma‘amar prétendent descendre de la haute Moulouya dans la notice de Nehlil tandis qu‘ils disent venir d‘Andalousie cinquante ans après. Ainsi comment définir géographiquement et historiquement une tribu appartenant à Debdou proprement dit ? Doit on comme la fait Nehlil y inclure les Alouana et les Beni Fachat en rejetant les Beni Riis, même si on sait bien que les Alouana habitent au fond d’une vallée parallèle celle des Béni Riis? Ou comme Lecomte y inclure toute les tribus vivant dans et autour de Debdou en une seule, même si il s’agit de deux entités géographique séparées comme la fait Michel Lecomte? Toutefois il est important de préciser que cette catégorisation correspond à une volonté du protectorat français de « recenser, localiser, délimiter les ensembles tribaux à tout les niveaux […] Il s’agissait de reconnaître aux espaces tribaux une certaine légitimité, de différencier clairement ensemble berbérophone et arabophone et d’une certaine façon de diviser pour régner en isolant les ensembles humains en réalisant un découpage amincissant calqué sur les découpages tribaux »[1]. Mais avec pour avantage de coller aux réalités humaines, aux finages aux modes de vie nécessaire pour les administrer. On peut donc la considérer dans le contexte actuel comme une démarche de recherche d’identité. Cette liste est donc encore aujourd'hui brulante d'actualité. D’ailleurs il n’est pas anodin que l’on retrouve cette catégorisation dans « l’Étude architecturale et plan de sauvegarde de la kasbah de Debdou rapport et diagnostique de Mamoun Naciri en 2005 ». On peut rajouter qu’il colle encore à une réalité aujourd’hui; ainsi on retrouve encore des traces des antagonismes locaux entre les différents quartiers. Il existe toujours une identification forte à l’appartenance à une famille et à un quartier ou à un douar. Même si il faut nuancer cela par l’arriver de nouveaux immigrants ces dernières années et au développement de la ville et surtout de la modernité qui commence à faire changer quelque peu les mentalités.
[1]JF Troin dir. Maroc Régions, pays , territoires , ed Maisonneuve& Larose, Tarik, Urbama, La Riche 2002. P17

2.2.2 Les tribus musulmanes

A la liste il faut rajouter la division en groupes familiaux des ou lad Amara, des Kouanha, ainsi qu’un groupe des Ahl Debdou qui ont fusionnés avec les Béni Riis, devenant des Oulad Bou Chefra fraction des Oulad Bou Gza. Il est a noter que Michel Lecomte regroupe les Ahl Debdou en trois grandes fractions différentes: Le Mellah, Les Mrassane et les Fraouna. Les Mrassane comprenant les Ahl Msella, les Ahl kasbah et les Koubbouyyin quant aux Oulad Ounnan ils l‘ont été plus tard administrativement. Les Fraouna quant à eux comprennent les Oulad Amara, les kiadid, les Oulad youssof, les ahl Sellaouit et les ahl Rekna. A ce propos il faut aussi noter la sédentarisation de groupes auparavant nomades ou semi nomades qui auparavant séjournaient à Debdou durant l’hivernage, comme les Zouas et qui se sont peux à peux installés à Debdou ces 30 dernières années. Ce tableau nous montre l’importance du fractionnement de la population en tribus, fractions sous fractions, groupes familiaux. C’est le reflet d‘un fort particularisme local, il aisé d’imaginer les problèmes que cela a du poser en l’absence d’une autorité forte, comme durant la période qui succède la déchéance de Bou Hamara. En reprenant les propres terme de Nehlil qui résume bien la situation c’est : « l’anarchie générale […] Les temps deviennent propices pour le règlement de compte arriérés qu’elles ont eu entre elles. L’oussiya (les représailles) se pratique partout et tend à supplanter la loi; les Chioukh et les miads eux-même voient leur autorité méconnue: personne ne peut commander et nul ne veut être commander ». Aujourd’hui cette liste a connu peux de changement, mise à part le faite que ces groupes ont désormais perdu leur caractère tribale et se sont totalement sédentarisés.

2.2.3 Les tribus juives

Il est intéressant de voir la particularité des juifs de Debdou qui tout comme ses voisins musulmans se fractionnent en multitudes de tribus, avec des antécédents à Djerba notamment comme le rappelle si bien Nahum Sloushz. Ce qui favorise les particularismes locaux mais surtout comme on peut s’en douter aux antagonismes entre celles ci. C’est au travers de conflits latents et rémanents à travers les siècles opposant les deux grands groupes locaux que sont les Morciano (ou Marciano) et les Saqali (ou Sqali) que ceux ci transparaissent. Les origines plus ou moins légendaires attribuées à ces tribus de même que leur ancienneté à Debdou jouent un rôle particulier, notamment au travers de l’influence qu’elles ont au sein des autres tribus, c’est pourquoi elles sont revendiqués et peuvent prêter à polémiques. Ainsi par exemple Nahum parle de l’étymologie du nom des Saqali remettant en cause l’origine antique et sacré, revendiquée par les Cohen Saqali (bien qu’il soit théoriquement extérieur aux conflits, cela peux prêter à confusion) Idem pour les Saqali qui reprochent aux Morciano qui leur refusent de reconnaître les droits de priorité des Saqali sur le Mellah lors de leur expulsion du Dar Mechâal. Ces derniers les considèrent comme intrus à Debdou car les Morciano au contraire des Saqali résidaient à Tatsidalt, c’est à dire la Kasba El Makhzen avant d’habiter à Debdou. Si on compare ce tableau a celui fourni par les renseignements que nous donne Nehlil corroborer par les informations donner par Sloushz on remarque les erreurs qui ont pu être commises, ex: les Nissim dans l'analyse de Nehlil constitue une tribu à part entiére alors qu'en réalité il ne s'agissait que d'une fraction des Béni sultan, il y a aussi l'appellation qui différe ex: les cohanim sont appellés “Kouhana”. Mais pas uniquement, c'est aussi surtout révélateur d'un phénoméne qui a débuté bien avant ce qu'on a pu le croire. En effet si elle ne sont pas citées c'est qu'elles n'étaient tout simplement pas la au moment ou on les a répertoriées. Cela peut être du au fait que ces tribus aient émigrés à cause de l'insécurité qui a régné durant la période d'instabilité, entre le XIX ème et le début du XX ème siècle. Nahum Sloushz dit lui même: “un certain nombre de familles [...] quittérent Debdou et allérent s'établir à Taourirt et à Berguent, ou dans les autres stations crées par les autorités militaires françaises: ils y sont attirés par la sécurité plus grande” les juifs de Debdou,Revu du monde musulman, Paris 1913 P12. D'autres familles séjournent ailleurs qu'a Debdou tout en gardant des liens (familliaux, commerciaux) notamment dans les grandes villes du Maroc et de l'Algérie. Déjà vers 1950 le Mellah est abandonné; et fin 70 il n'y a plus aucun juif résidant à Debdou.

NB: Il est à noter que tout comme à Djerba,on ne laissa aucun Lévite s’installer à Debdou peut être pour éviter une concurrence inamicale comme la implicitement fait comprendre Nahum Sloushz.
Publié par ok à l'adresse 13
Re: ? la recherche de mes anc?tres les "oulad youssef"
26 juin 2008, 13:59
Bonsoir Prous,
C'est bien curieux! Selon le dialecte que vous utilisez dans votre contribution au dictionnaire de IMMA HBIBA, j'ai devine que vous aviez des origines a Debdou et region!!!
Je suis pret a deviner maintenant, apres que vous ayez ecrit que vous appartenez a la famille Ben-Akko Marciano, que vous possediez jadis de la famiille a OUTAT-EL-HADJ. Pourriez-vous confirmer?
Veuillez m'excuser pour cette curiosite.
Re: ? la recherche de mes anc?tres les "oulad youssef"
27 juin 2008, 03:01
Bonjour Pineuss
Effectivement, je suis de la lignée de Marciano Ben Akko.
Comme vous savez, les Marciano etaient installes un peu partout au Maroc.
Je ne suis donc pas etonne de la présence de Marciano a OUAT EL HADJ, vu sa position géographique.
Je devine que vous etes, vous meme, de cette region et que vous etiez proche de ces Marciano. Vous m'en direz plus...
Mon pere (z'l) avait atterri a Meknes, ou je suis né.
Cordialement
Prous
Re: ? la recherche de mes anc?tres les "oulad youssef"
27 juin 2008, 05:25
Bonjour Prous,

Je vous remercie d'avoir apporte interet a ce que je vous ai ecrit.
Non! je ne suis pas de la region de Debdou. Je suis natif de Fes avec des racines assez profondes dans cette ville. Toutefois, je dois vous dire que j'ai un lien tres proche a cette region. Je ne pourrai vous dire plus.
Je sais que plusieurs habitants de Debdou s'etaient installes a Meknes, a Oujda et un peu a Fes.
Lorsque vous avez rappele le nom de "Ben-akko" (Marciano) vous avez reveille en moi de tristes souvenirs d'un certain Isshaq Ben-akko qui fut sauvagement assassine a OUTAT-EL-HADJ, lui et sa femme, Saida di-sousso, elle sappelait.
Ces pauvres malheureux ont laisse une fille repondant au nom de Stira (Esther).
J'ignore de quelle annee vous etes natif, mais vous pouvez toujours demander a un proche plus age que vous s'il a connu ces noms ainsi que s'il sait quelque chose sur cette tragedie survenue a OUTAT en 1956?.
Il y avait aussi une branche des Marciano qu'on surnomamit "Cinquo".
Si tout cela ne vous dit rien, veillez m'excuser pour mon intervention.
Shabbat Shalom.
Re: ? la recherche de mes anc?tres les "oulad youssef"
27 juin 2008, 10:21
"Je devine que vous etes, vous meme, de cette region et que vous etiez proche de ces Marciano"
Je parlais bien sur de OUTAT.

J'ai consulté le livre " Juifs de Debdou"
Rabbi Itshac Marciano L'Khihel
Cet homme au coeur pur fut victime d'un meurtre, avant meme d'avoir pu laisser de progeniture.

La famille L'Khihel est une famille noble et distinguée, qui descend de la famille Ben Ako. Elle figure dans "L'epitre genealogique de Fes"

Jamais entendu parler de ce drame.
Le livre demande a etre corrigé pour y rajouter qu'ils ont laissé une fille au nom de Stira.

Pineuss
Shabbat Shalom.

L'Khihel : petit noir.(a poser sur Imma Hbiba) hahaha
Re: ? la recherche de mes anc?tres les "oulad youssef"
28 juin 2008, 10:30
je vous remercie beaucoup pour tout ces informations,
vous m'excuserais mais c'est un sujet qui me tien à coeur, et je voudrais savoir encors plus, comme par exemple:
- Quand la ville de debdou à était crée?
_ Qui sont les premiers tribus qui s'y sont insallé
les musulmun quand? les juives quand?
- d'ou venait ces tribus?

j'espere que vos informations serviront à encors plus de gens que moi.

Encors merci. et je voudrais inviter tout personne qui pourrait enrichire cette discution soit par des informations soit pas des question.

merci à tous le monde.
Re: ? la recherche de mes anc?tres les "oulad youssef"
28 juin 2008, 10:40
je voudrais aussi si possible avoir des information sur YOUSSEF TOUISI de debdou, fils de YOUSSEF TOUISI, la derniéree fois rencontré etait en 1959 à debdou.
Merci
Re: ? la recherche de mes anc?tres les "oulad youssef"
21 juillet 2008, 08:55
prous a écrit:
-------------------------------------------------------
> Organisations des tribus: commentaires.
>
> 2.2.1Considérations générales
>
> Aujourd’hui cette liste a connu peux de
> changement, mise à part le faite que ces groupes
> ont désormais perdu leur caractère tribale et se
> sont totalement sédentarisés. Bien qu’il faut tout
> de même faire attention, au niveau de la
> classification qui est malgré tout incomplète et
> artificielle. Incomplète car au seul échelon du
> douar on peut trouver quatre ou cinq souches
> différentes, elles ne sont pas toute citées ici.
> Artificielle car ces groupes sont en mouvement et
> des alliances existent entre elles de telle façon
> qu’a partir de la deuxième ou troisième génération
> les groupes finissent par se confondre tandis que
> d’autres se divisent en divers branches (sans
> parler des migrations).De plus les versions
> peuvent changer au cours du temps selon les dire
> des témoins ex: les Oulad Ma‘amar prétendent
> descendre de la haute Moulouya dans la notice de
> Nehlil tandis qu‘ils disent venir d‘Andalousie
> cinquante ans après. Ainsi comment définir
> géographiquement et historiquement une tribu
> appartenant à Debdou proprement dit ? Doit on
> comme la fait Nehlil y inclure les Alouana et les
> Beni Fachat en rejetant les Beni Riis, même si on
> sait bien que les Alouana habitent au fond d’une
> vallée parallèle celle des Béni Riis? Ou comme
> Lecomte y inclure toute les tribus vivant dans et
> autour de Debdou en une seule, même si il s’agit
> de deux entités géographique séparées comme la
> fait Michel Lecomte? Toutefois il est important de
> préciser que cette catégorisation correspond à une
> volonté du protectorat français de « recenser,
> localiser, délimiter les ensembles tribaux à tout
> les niveaux […] Il s’agissait de reconnaître aux
> espaces tribaux une certaine légitimité, de
> différencier clairement ensemble berbérophone et
> arabophone et d’une certaine façon de diviser pour
> régner en isolant les ensembles humains en
> réalisant un découpage amincissant calqué sur les
> découpages tribaux »[1]. Mais avec pour avantage
> de coller aux réalités humaines, aux finages aux
> modes de vie nécessaire pour les administrer. On
> peut donc la considérer dans le contexte actuel
> comme une démarche de recherche d’identité. Cette
> liste est donc encore aujourd'hui brulante
> d'actualité. D’ailleurs il n’est pas anodin que
> l’on retrouve cette catégorisation dans « l’Étude
> architecturale et plan de sauvegarde de la kasbah
> de Debdou rapport et diagnostique de Mamoun Naciri
> en 2005 ». On peut rajouter qu’il colle encore à
> une réalité aujourd’hui; ainsi on retrouve encore
> des traces des antagonismes locaux entre les
> différents quartiers. Il existe toujours une
> identification forte à l’appartenance à une
> famille et à un quartier ou à un douar. Même si il
> faut nuancer cela par l’arriver de nouveaux
> immigrants ces dernières années et au
> développement de la ville et surtout de la
> modernité qui commence à faire changer quelque peu
> les mentalités.
> [1]JF Troin dir. Maroc Régions, pays , territoires
> , ed Maisonneuve& Larose, Tarik, Urbama, La Riche
> 2002. P17
>
> 2.2.2 Les tribus musulmanes
>
> A la liste il faut rajouter la division en groupes
> familiaux des ou lad Amara, des Kouanha, ainsi
> qu’un groupe des Ahl Debdou qui ont fusionnés avec
> les Béni Riis, devenant des Oulad Bou Chefra
> fraction des Oulad Bou Gza. Il est a noter que
> Michel Lecomte regroupe les Ahl Debdou en trois
> grandes fractions différentes: Le Mellah, Les
> Mrassane et les Fraouna. Les Mrassane comprenant
> les Ahl Msella, les Ahl kasbah et les Koubbouyyin
> quant aux Oulad Ounnan ils l‘ont été plus tard
> administrativement. Les Fraouna quant à eux
> comprennent les Oulad Amara, les kiadid, les Oulad
> youssof, les ahl Sellaouit et les ahl Rekna. A ce
> propos il faut aussi noter la sédentarisation de
> groupes auparavant nomades ou semi nomades qui
> auparavant séjournaient à Debdou durant
> l’hivernage, comme les Zouas et qui se sont peux à
> peux installés à Debdou ces 30 dernières années.
> Ce tableau nous montre l’importance du
> fractionnement de la population en tribus,
> fractions sous fractions, groupes familiaux. C’est
> le reflet d‘un fort particularisme local, il aisé
> d’imaginer les problèmes que cela a du poser en
> l’absence d’une autorité forte, comme durant la
> période qui succède la déchéance de Bou Hamara. En
> reprenant les propres terme de Nehlil qui résume
> bien la situation c’est : « l’anarchie générale
> […] Les temps deviennent propices pour le
> règlement de compte arriérés qu’elles ont eu entre
> elles. L’oussiya (les représailles) se pratique
> partout et tend à supplanter la loi; les Chioukh
> et les miads eux-même voient leur autorité
> méconnue: personne ne peut commander et nul ne
> veut être commander ». Aujourd’hui cette liste a
> connu peux de changement, mise à part le faite que
> ces groupes ont désormais perdu leur caractère
> tribale et se sont totalement sédentarisés.
>
> 2.2.3 Les tribus juives
>
> Il est intéressant de voir la particularité des
> juifs de Debdou qui tout comme ses voisins
> musulmans se fractionnent en multitudes de tribus,
> avec des antécédents à Djerba notamment comme le
> rappelle si bien Nahum Sloushz. Ce qui favorise
> les particularismes locaux mais surtout comme on
> peut s’en douter aux antagonismes entre celles ci.
> C’est au travers de conflits latents et rémanents
> à travers les siècles opposant les deux grands
> groupes locaux que sont les Morciano (ou Marciano)
> et les Saqali (ou Sqali) que ceux ci
> transparaissent. Les origines plus ou moins
> légendaires attribuées à ces tribus de même que
> leur ancienneté à Debdou jouent un rôle
> particulier, notamment au travers de l’influence
> qu’elles ont au sein des autres tribus, c’est
> pourquoi elles sont revendiqués et peuvent prêter
> à polémiques. Ainsi par exemple Nahum parle de
> l’étymologie du nom des Saqali remettant en cause
> l’origine antique et sacré, revendiquée par les
> Cohen Saqali (bien qu’il soit théoriquement
> extérieur aux conflits, cela peux prêter à
> confusion) Idem pour les Saqali qui reprochent aux
> Morciano qui leur refusent de reconnaître les
> droits de priorité des Saqali sur le Mellah lors
> de leur expulsion du Dar Mechâal. Ces derniers les
> considèrent comme intrus à Debdou car les Morciano
> au contraire des Saqali résidaient à Tatsidalt,
> c’est à dire la Kasba El Makhzen avant d’habiter à
> Debdou. Si on compare ce tableau a celui fourni
> par les renseignements que nous donne Nehlil
> corroborer par les informations donner par Sloushz
> on remarque les erreurs qui ont pu être commises,
> ex: les Nissim dans l'analyse de Nehlil constitue
> une tribu à part entiére alors qu'en réalité il ne
> s'agissait que d'une fraction des Béni sultan, il
> y a aussi l'appellation qui différe ex: les
> cohanim sont appellés “Kouhana”. Mais pas
> uniquement, c'est aussi surtout révélateur d'un
> phénoméne qui a débuté bien avant ce qu'on a pu le
> croire. En effet si elle ne sont pas citées c'est
> qu'elles n'étaient tout simplement pas la au
> moment ou on les a répertoriées. Cela peut être du
> au fait que ces tribus aient émigrés à cause de
> l'insécurité qui a régné durant la période
> d'instabilité, entre le XIX ème et le début du XX
> ème siècle. Nahum Sloushz dit lui même: “un
> certain nombre de familles [...] quittérent Debdou
> et allérent s'établir à Taourirt et à Berguent, ou
> dans les autres stations crées par les autorités
> militaires françaises: ils y sont attirés par la
> sécurité plus grande” les juifs de Debdou,Revu du
> monde musulman, Paris 1913 P12. D'autres familles
> séjournent ailleurs qu'a Debdou tout en gardant
> des liens (familliaux, commerciaux) notamment dans
> les grandes villes du Maroc et de l'Algérie. Déjà
> vers 1950 le Mellah est abandonné; et fin 70 il
> n'y a plus aucun juif résidant à Debdou.
>
> NB: Il est à noter que tout comme à Djerba,on ne
> laissa aucun Lévite s’installer à Debdou peut être
> pour éviter une concurrence inamicale comme la
> implicitement fait comprendre Nahum Sloushz.
> Publié par ok à l'adresse 13

Salut. Je viens de réagir a votre message sur mon blog
sur lequl vous avez tiré vos info...

cf site ci dessous.

[ok-debdou.blogspot.com]


Salut.
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