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EL HAJEB pres d'IFRANE

Envoyé par Raoul 
Re: EL HAJEB pres d'IFRANE
06 mars 2009, 10:03
Le Berbère

Merci encore pour cette photo du café restaurant les peupliers au carrefour de la route du camp militaire et de la route IFRANE/AZROU. Juste en face l'arrêt des cars de la CTM le fief de notre TARzANCASA national. Dans ce café tous les samedis soirs et dimanches après-midi le petit bal musette avec différents orchestres de Meknès principalement. Une anecdocte de musicos dont je me souviens, ( ça c'est pour vous RIQUET et LULU 91 ), une foIs Gilbert LEGRAND le saxo clarinette de l'orchestre CONRAD de Meknès en vacances avec sa famille chez nous à EL HAJEB est reconnu par les musiciens. Prié de " taper le boeuf " avec les autres ce fut des blues endiablés à la grande surprise de beaucoup de danseurs et principalement des militaires du camp qui fréquentaient l'endroit.
Amicalement à tous
Re: AIT YAZEM
06 mars 2009, 11:50
Bonjour,
Merci à CIGALO de m'avoir orienté sur AIT YAZEM. C'est vraiment une bonne surprise. Etant moi-meme né à AIT YAZEM, grandi à AGOURAI... J'étais à la recherche de souvenirs que mon père me racontait : Mr BOUILLY ou BOYER (Qui connait ?), Edmont QUINTARD (Qui connait ?) Ferme MEURTSAULT (ou MARCEAU) Qui connait ?...
J'étais à AIT YAZEM il y a 2 semaines seulement. Il y des changements (de l'urbanisation surtout) mais les fermes ! Mon Dieu (j'aurais bien aimé reprendrecelle qui se trouve sur le virage en allant à AGOURAÏ (elle est à l'abondon !).
Alors qui connait Mr BOUILLY ou BOYER ? Mon père était berger chez lui et je voudrais absolument prendre contact avec qq'un de sa famille tellement mon père m'a dit que du BIEN.
Merci à qui ...
Re: EL HAJEB pres d'IFRANE
07 mars 2009, 08:45
Est ce une ferme du nom de Bourzouine à AIT YAZEM vous dit quelque chose ?
Elle a été gérée de 1941 à 1969 par mon grand père. On l'appelait la ferme des Mimosas. J'aimerais savoir ce qu'elle est devenue. J'y est passé ma petite enfance.
Bonne soirée à tous

Yves (Sidikacem-Meknes-Oujda-Aït Yazem)
Luz
Re: EL HAJEB pres d'IFRANE
07 mars 2009, 12:32
AITYAZEM

Nous ne t'oublions pas, car nous savons ce que représente une telle demande. Nos amis, contactés par téléphone, travaillaient aux AÏt-Souala. Ils vont se renseigner auprès de la secrétaire qui connaissait tout le monde.
Si nous avons une réponse, nous t'écrivons aussitôt.
Nos amitiés. Bonne chance.
Re: EL HAJEB pres d'IFRANE
08 mars 2009, 01:38
Je vous en remercie. Pour plus de précisions, mon G.P. s'appelait CALATAYUD Alfred. Lorsqu'il s'est installé vers 1940/1941, son adresse était Domaine Moireaud, Ait Yazem, El Hajeb.
Son gendre gérait aussi une ferme toute proche, il s'appelait CASTANY Paul.Je ne sais pas pour qui il travaillait.
Salut
Re: EL HAJEB pres d'IFRANE
08 mars 2009, 11:04
aityazem a écrit:
-------------------------------------------------------
> Est ce une ferme du nom de Bourzouine à AIT YAZEM
> vous dit quelque chose ?
> Elle a été gérée de 1941 à 1969 par mon grand
> père. On l'appelait la ferme des Mimosas.
> J'aimerais savoir ce qu'elle est devenue. J'y est
> passé ma petite enfance.
> Bonne soirée à tous

En partant d'AGOURAÏ direction EL-HAJEB, il y a la ferme Mme JULLIEN iimédiatement après le @#$%& Sidi Ahmed Ben Amer puis à l'approche de la monté d'el-hajeb (croisement avec la route boufekrane, il y a une autre ferme à gauche dont j(ignore le nom. Mais je te garantie que je vais trouver très rapidement. J'y vais tous les ans à AGOURAÏ, je pourrais meme te ramener des photos dès que...@+
Re: EL HAJEB pres d'IFRANE
08 mars 2009, 11:08
Et moi je chercher le domaine de MR BOUYER (c peut être la bonne ortographe) ! Merci à la secrétaire
Re: EL HAJEB pres d'IFRANE
09 mars 2009, 11:30
AITYAZEM :
J'ai un SMS qui me confirme que la ferme AIT BOURZOUINE est bien située entre Boufekrane et EL-HAJEB. Il est institué depuis, je pense les dernières élections municipales, une commune qui porte ce nom. Les bureau administratifs de cette commune sont installés sur la ferme AIT BOURZOUINE (dans ses bâtiments). Une manière de la sauver de l'oubli !
j'y vais ts les étés, si tu veux des photos n'hesite pas à me le demander.
Re: EL HAJEB pres d'IFRANE
11 mars 2009, 13:20
Mohagircom, je ne sais pas si on parle de la même ferme. Je me souviens que de la route départementale, on longeait une longue allée avec de chaque côté des orangeraies. La ferme se composait à gauche de l'appartement à angle droit, prolongée de locaux ou les récoltes étaient entreposées avec des "matmora" Aprés il y avait les écuries et de l'autre côté de la cour centrale, les hangars. Au milieu une éolienne pour puiser l'eau. Le tout formait un carré. A l'extérieur, le poulailler et le douar où les familles des ouvriers habitaient. Plus loin, un bassin où on se baignait l'été et qui servait pour iriguer les terres. Il y avait des oliviers, des mandariniers et surtout de la vigne. Mon père m'a dit que pendant les évènements, cela a été une des seules fermes à ne pas avoir été attaquée. Prés de la maison il y avait un grand parc ombragé et le dimanche, la famille venait de Meknes pour y manger, faire la sieste et jouer aux boules.
Notez que j'ai connu le tremblement de terre alors que l'ob habitait Meknes. A la radio on nous disait de partir en voiture à la campagne....
Au petit matin, on avait pu revenir chez nous. Je pense que c'était celui de AGADIR;
Excusez moi, je raconte ma vie mais la nostalgie est là....
Yves
Re: EL HAJEB pres d'IFRANE
11 mars 2009, 13:51
aityazem a écrit:
-------------------------------------------------------

> Excusez moi, je raconte ma vie mais la nostalgie
> est là....
> Yves

Bonjour Aityazem - Ne t'excuse jamais quand tu racontes ta vie, tes souvenirs. C'est une grande partie de notre vie et ca fait du bien. Je connaissais tres bien cette region (je suis Meknassie) mais la je ne vois pas ce domaine du tout. Il y a des dafinautes qui connaissent bien cette region et qui pourront t'aider. Recemment en automne dernier je me baladais avec des amis de ce cote la aussi. Ca a beaucoup change depuis la derniere fois que j'y etais, donc en 1973 lors de vacances a Meknes dans ma famille.
Re: EL HAJEB pres d'IFRANE
11 mars 2009, 16:18
El Hajeb était connu surtout par ses prostituées,excusez-moi de le dire franchement.A commencer par ces "grottes" qu'on voit en entrant à El Hajeb du côté de Méknès.

Il y a presque deux ans je passais par là et je me suis arrêté pour prendre un café dans un café voisin de la gendarmerie.Là,j'ai trouvé un officier de la gendarmerie que je connais qui m'a certifié que depuis qu'on a "dispersé" toutes ces filles de joie,rien ne marche plus à El Hajeb!
Re: EL HAJEB pres d'IFRANE
11 mars 2009, 16:19
A PROPO DU CEDRE GOURAUD


Azrou-Ifrane :
L’agonie du cèdre dit Gouraud
Par
Mohammed EL AOUENE

Publié dans Al Bayane du 28 novembre 2002

La force du lien familial est tellement ancrée dans la culture marocaine que le retour au village natal, au moins une fois par an, est plus qu’impératif. La visite aux parents, proches ou lointains, est une nécessité. N’est-ce pas François BONJEAN qui, il y a plus de quarante ans, écrivait que « le peuple marocain est l’un des peuples les plus polis du monde » et à travers ce noble sentiment qu’est la politesse surgit celui du maintien et du respect de lien familial et auquel nous sommes fiers de ne pas y échapper.Le retour au pays est en général caractérisé par des points d’encrage hérités surtout de l’enfance. Alors que Les anciens d’Ifrane se vanteront de la sculpture du lion de l’Atlas, de la cascade des vierges, de la source Vittel, etc.… ceux d’Azrou vous feront l’éloge du grand lycée Tarik ibn Ziyad et de son histoire, de la pisciculture, du centre artisanal, etc. …. Personnifiés, ces lieux sont considérés, par les Azrouis et les Ifraniens, comme des êtres qui leurs sont chers. Mais le facteur commun à ces deux petites communautés demeure, sans équivoque, la futaie de cèdres qui les surplombe.


Supplice


Aujourd’hui, cette forêt est, malheureusement, exposée à une menace, quasi totale, des « mafias de bois » avides d’argent et un surpâturage abusif d’un élevage extensif sans pour autant oublier l’immonde chenille processionnaire qui n’épargne rien au passage. Le magot pour sa part apporte sa portion de gangrène et participe activement au dépérissement de cette forêt en décortiquant toutes les pousses terminales des jeunes cèdres. Les sangliers en sur nombre, laboureurs acharnés, à la recherche de tendres racines et de vers mous, contribuent à la dégradation de cette forêt.





Repères historiques


Espace longtemps tenu comme vierge, la cédraie du Moyen Atlas fut subitement violé au début du siècle dernier par le passage des troupes de Lyautey probablement des légionnaires dirigés par le général Gouraud, colonel à l’époque. Ce passage sera immortalisé par un nom de baptême en l’occurrence celui de Gouraud qui le hasard a voulu que celui-ci soit estropié d’un bras. Pas surprenant donc de constater que le choix de ses parrains avait été porté sur ce cèdre.. En effet ce dernier a un long bras accolé au tronc ce qui lui donne cette impression de manchot. Il y a aussi lieu de signaler, parallèlement que non loin, à l’orée de cette même forêt, le plateau de Timahdite (Province d’Ifrane) fut le théâtre d’une forte résistance à l’occupant ce qui a amené l’armée coloniale à ériger une stèle commémorant ses soldats morts au champ des batailles. C’est ainsi qu'il est inscrit sur la face nord de cette stèle: « Français qui passez ayez une pensée pieuse à l’adresse des héros tombés sous notre drapeau pour la grandeur du pays ». De même que l’on peut lire sur la face sud : « En souvenir des durs combats livrés par les troupes françaises de mai 1917 à septembre 1921 »


Localisation


En marge du temps, ce cèdre se voulait perpétuel au milieu des siens qu’ils se terminent tantôt en pyramide, signe de jeunesse tantôt par de longues branches aplaties au sommet, signe de vieillesse. Situé, non loin et entre les villes d’Azrou et d’Ifrane, les deux « sœurs ennemies » dans l’émulation, le cèdre Gouraud a, des siècles durant, résisté à la violence qui l’a et l’entoure toujours d’ailleurs. Il a lutté contre les déprédations de l’homme, les dégâts perpétrés par les singes ; Il a aussi bravé la colère du vent, supporté la fureur des pluies torrentielles, endurer le poids de la neige, esquivé « les tirs » de la foudre et enfin échappé aux ravages causés par les incendies. Supplicié, il l’a été, mais cela ne l’a pas empêché à régner en maître sur sa contrée. C’est, peut être sa stature, presque dix mètres de circonférence, qui l’a aidé à tenir tête au temps et aux intempéries.








Point de vue

Ma dernière visite à ce « monument végétal » remonte au mois d’août de cette année. Je m’étais brusquement trouvé devant ce colosse déjà marqué par l’âge. Combien de touristes ont-ils eu la poitrine contractée, combien de simples visiteurs ont-ils eu la gorge serrée en découvrant l’état d’étiolement avancé de l’imposante carrure du vieux conifère ? Que dire de l’angoisse de l’enfant du pays ? Le doyen des cèdres du Moyen Atlas est aujourd’hui en train de succomber à la vieillesse. Ses feuilles, pourtant persistantes, desséchées et prématurément flétries commencent à tomber, une à une. Ses branches qui, naguère, longues et fournies, recevaient les visiteurs comme des bras ouverts se dénudent progressivement. Certaines sont déjà complètement dépouillées de leurs feuilles.


Largement «carte-postalisé » certes, mais pas suffisamment protégé, le cèdre Gouraud subit encore le sacrilège des photographes, de cette plaque métallique que quelque inconscient lui a clouée au tronc, de cette échelle de location pour atteindre le bras du géant, de ces kiosques ne respectant même pas « l’ordonnancement architectural » du milieu, etc.…


Protection


Afin de permettre à ce vieux cèdre moribond une retraite, un repos bien mérité, une sorte de zone non aedificandi est devenue pour ce patrimoine national une nécessité voire une obligation. Un simple coup d’œil sur les alentours suffirait à l’éventuel curieux pour être fixé sur le sort qui attend ses cadets. Beaucoup ont déjà été la cible des « chercheurs de miel » qui, semble t-il, tout en fumigeant les abeilles à l’aide de la bouse de vache mettent ainsi en flammes la base du tronc du cèdre. Une mort inéluctable attend donc tout arbre sujet à cette méthode apicole peu enviable. Et bien sûr les petits braconniers attendent à la lisière pour en profiter au maximum avant l’arrivée des mafiosi de bois.


Puissions-nous, par cette modeste contribution, avoir rendu un vibrant hommage à ce témoin de plusieurs siècles d’histoire du Moyen Atlas ! Le cèdre dit Gouraud restera jusqu’à la fin de ses jours chargé de mystères que seules des recherches approfondies peuvent dissiper.
Re: EL HAJEB pres d'IFRANE
11 mars 2009, 16:21
Cèdre GOURAUD suite

Azrou-Ifrane :
L’agonie du cèdre dit Gouraud
Par
Mohammed EL AOUENE
Publié dans Al Bayane du 28 novembre 2002
La force du lien familial est tellement ancrée dans la culture marocaine que le retour au village natal, au moins une fois par an, est plus qu’impératif. La visite aux parents, proches ou lointains, est une nécessité. N’est-ce pas François BONJEAN qui, il y a plus de quarante ans, écrivait que « le peuple marocain est l’un des peuples les plus polis du monde » et à travers ce noble sentiment qu’est la politesse surgit celui du maintien et du respect de lien familial et auquel nous sommes fiers de ne pas y échapper.Le retour au pays est en général caractérisé par des points d’encrage hérités surtout de l’enfance. Alors que Les anciens d’Ifrane se vanteront de la sculpture du lion de l’Atlas, de la cascade des vierges, de la source Vittel, etc.… ceux d’Azrou vous feront l’éloge du grand lycée Tarik ibn Ziyad et de son histoire, de la pisciculture, du centre artisanal, etc. …. Personnifiés, ces lieux sont considérés, par les Azrouis et les Ifraniens, comme des êtres qui leurs sont chers. Mais le facteur commun à ces deux petites communautés demeure, sans équivoque, la futaie de cèdres qui les surplombe.

Supplice

Aujourd’hui, cette forêt est, malheureusement, exposée à une menace, quasi totale, des « mafias de bois » avides d’argent et un surpâturage abusif d’un élevage extensif sans pour autant oublier l’immonde chenille processionnaire qui n’épargne rien au passage. Le magot pour sa part apporte sa portion de gangrène et participe activement au dépérissement de cette forêt en décortiquant toutes les pousses terminales des jeunes cèdres. Les sangliers en sur nombre, laboureurs acharnés, à la recherche de tendres racines et de vers mous, contribuent à la dégradation de cette forêt.

Repères historiques

Espace longtemps tenu comme vierge, la cédraie du Moyen Atlas fut subitement violé au début du siècle dernier par le passage des troupes de Lyautey probablement des légionnaires dirigés par le général Gouraud, colonel à l’époque. Ce passage sera immortalisé par un nom de baptême en l’occurrence celui de Gouraud qui le hasard a voulu que celui-ci soit estropié d’un bras. Pas surprenant donc de constater que le choix de ses parrains avait été porté sur ce cèdre.. En effet ce dernier a un long bras accolé au tronc ce qui lui donne cette impression de manchot. Il y a aussi lieu de signaler, parallèlement que non loin, à l’orée de cette même forêt, le plateau de Timahdite (Province d’Ifrane) fut le théâtre d’une forte résistance à l’occupant ce qui a amené l’armée coloniale à ériger une stèle commémorant ses soldats morts au champ des batailles. C’est ainsi qu'il est inscrit sur la face nord de cette stèle: « Français qui passez ayez une pensée pieuse à l’adresse des héros tombés sous notre drapeau pour la grandeur du pays ». De même que l’on peut lire sur la face sud : « En souvenir des durs combats livrés par les troupes françaises de mai 1917 à septembre 1921 »

Localisation

En marge du temps, ce cèdre se voulait perpétuel au milieu des siens qu’ils se terminent tantôt en pyramide, signe de jeunesse tantôt par de longues branches aplaties au sommet, signe de vieillesse. Situé, non loin et entre les villes d’Azrou et d’Ifrane, les deux « sœurs ennemies » dans l’émulation, le cèdre Gouraud a, des siècles durant, résisté à la violence qui l’a et l’entoure toujours d’ailleurs. Il a lutté contre les déprédations de l’homme, les dégâts perpétrés par les singes ; Il a aussi bravé la colère du vent, supporté la fureur des pluies torrentielles, endurer le poids de la neige, esquivé « les tirs » de la foudre et enfin échappé aux ravages causés par les incendies. Supplicié, il l’a été, mais cela ne l’a pas empêché à régner en maître sur sa contrée. C’est, peut être sa stature, presque dix mètres de circonférence, qui l’a aidé à tenir tête au temps et aux intempéries.

Point de vue

Ma dernière visite à ce « monument végétal » remonte au mois d’août de cette année. Je m’étais brusquement trouvé devant ce colosse déjà marqué par l’âge. Combien de touristes ont-ils eu la poitrine contractée, combien de simples visiteurs ont-ils eu la gorge serrée en découvrant l’état d’étiolement avancé de l’imposante carrure du vieux conifère ? Que dire de l’angoisse de l’enfant du pays ? Le doyen des cèdres du Moyen Atlas est aujourd’hui en train de succomber à la vieillesse. Ses feuilles, pourtant persistantes, desséchées et prématurément flétries commencent à tomber, une à une. Ses branches qui, naguère, longues et fournies, recevaient les visiteurs comme des bras ouverts se dénudent progressivement. Certaines sont déjà complètement dépouillées de leurs feuilles.

Largement «carte-postalisé » certes, mais pas suffisamment protégé, le cèdre Gouraud subit encore le sacrilège des photographes, de cette plaque métallique que quelque inconscient lui a clouée au tronc, de cette échelle de location pour atteindre le bras du géant, de ces kiosques ne respectant même pas « l’ordonnancement architectural » du milieu, etc.…

Protection

Afin de permettre à ce vieux cèdre moribond une retraite, un repos bien mérité, une sorte de zone non aedificandi est devenue pour ce patrimoine national une nécessité voire une obligation. Un simple coup d’œil sur les alentours suffirait à l’éventuel curieux pour être fixé sur le sort qui attend ses cadets. Beaucoup ont déjà été la cible des « chercheurs de miel » qui, semble t-il, tout en fumigeant les abeilles à l’aide de la bouse de vache mettent ainsi en flammes la base du tronc du cèdre. Une mort inéluctable attend donc tout arbre sujet à cette méthode apicole peu enviable. Et bien sûr les petits braconniers attendent à la lisière pour en profiter au maximum avant l’arrivée des mafiosi de bois.

Puissions-nous, par cette modeste contribution, avoir rendu un vibrant hommage à ce témoin de plusieurs siècles d’histoire du Moyen Atlas ! Le cèdre dit Gouraud restera jusqu’à la fin de ses jours chargé de mystères que seules des recherches approfondies peuvent dissiper.

Publié dans Al Bayane du 28 novembre 2002
Par
Mohammed EL AOUENE
Re: EL HAJEB pres d'IFRANE
11 mars 2009, 19:37
Bonjour,

Merci Kiki d'avoir mis cet article sur le Cedre Gouraud ecrit par Mr. El Aouene. Oui en effet la cedraie se meurt petit a petit. J'ai lu il n'y a pas longtemps un livre ecrit par Michel Tarrier et Jean Delacre "Le Maroc, un royaume de biodiversite" et dans ce livre une partie est consacree a l'Oued Tizguit, les paradis perdus. Bien triste tout cela.
Re: EL HAJEB pres d'IFRANE
11 mars 2009, 20:50
ASSALAM KIKI

L'hivernage est fini ? CONTENT DE TE REVOIR.Je te remercie pour le texte de mon ami Mohammed,cependant ,j'aurai préféré que cette article soit "chez moi" dans la rubrique AZROU ou IFRANE.Ce n'est pas du chauvinisme,mais le cedre gouraud appartient à l'histoire d'AZROU,que j'aime tellement.................ça tu l'avais compris.mais je t'aime aussi d'amitie

A+

Le berbere
Re: EL HAJEB pres d'IFRANE
12 mars 2009, 01:06
Bonjour à tous

Je connais bien El Hageb pour y avoir passer jeune, chaque année, mes vacances "d'altitude". En effet, après la saison de plage, ma mère nous amenait faire quelques globules rouges dans ce petit village sur la route d'Ifrane. Nous allions à l'hôtel des Peupliers et nous avions la piscine municipale en face.
Pour la petite histoire, un copain m'avait donné un lance pierres. Je ne sais pas ce qui s'est passé, alors que j'étais à côté de l'hôtel, je tirais dans un sens et la pierre est partie en arrière (elle avait dû ricocher) manquant casser la grande vitre de l'hôtel. Je ne vous dis pas l'engueulade que j'ai eu de la part des propriétaires et bien entendu la confiscation de l'engin.
Re: EL HAJEB pres d'IFRANE
13 mars 2009, 01:06
Bonjour Ouled El Hajeb

Renatto

Gamin, j'ai toujours entendu dire que les grottes d'El Hajeb servaient à la culture du Champignon de Paris.
As-tu quelques informations à ce sujet.

A bientôt In cha Allah
Re: EL HAJEB pres d'IFRANE
13 mars 2009, 06:36
SALUT CIMATI
Pas d'info particulière sur la culture des champignons de Paris que je n'ai pas connue dans ces grottes à mon époque. Celles-ci étaient encore habitées par quelques familles et l'été quand nous allions de Meknès rue de Marseille à EL HAJEB en vélo, dans cette côte il y faisait bon se reposer au frais en attendant de poursuivre son chemin. J'ai lu quelque part que les grottes sont classées ainsi que la KASBAH un peu plus haut en face. . Il paraîtrait que les lieux à l'heure actuelle sont mal fréquentés (sad smiley) ...
Amicalement à toi
Re: EL HAJEB pres d'IFRANE
14 mars 2009, 11:31
AIT YAZEM,
Mon correspondant est certain que la Mairie AIT BOURZOUINE est installée dans une ferme coloniale qui porte le meme nom. Elle serait située sur la droite en partant de Meknès qq kms avant de commencer la montée d'el hajeb. As tu qq vieux papiers ou photos comme ça je me renseigne précisement ? tu peux me les envoyer sur mohagircom@yahoo.fr. @+

Moi je cherche tjrs le domaine BOUYER ou comment Edmond QUINTARD s'est annexé une partie des terres de Sidi BOUALI (Ain Loula) ?
Re: EL HAJEB pres d'IFRANE
14 mars 2009, 11:41
C'est une photo de la ferme Mertsault (pas sur de l'orthographe) Elle se trouve à AIT YAZEM route d'AGOURAÏ (sur le droite). Qui connait ?
Zut elle est trop grosse (1,5 Mo) qui pourrait m'orienter ?
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