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Combattants marocains pendant la guerre d'indochine

Envoyé par ormazal 
Combattants marocains pendant la guerre d'indochine
05 juillet 2011, 21:48
J'ai 2 cousins qui ont combatu au pres des americains contre les indo-chinois, c'est drole non? de voir un jeune juif marocain, au bout du monde, avec un fusil a la main entrain de se battre contre un peuple qu'il ne connait que sur la carte de geographie.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 26/08/2011 23:47 par Dafouineuse.
j'ai accompli mon service militaire en indochine de 1952 a 1954

o dieu sil y a un dieu sauve mon ame si jai une ame
J'ai un cousin a papa Simon Bouhadana et le frere a mon beau-pere Abel (Habib) Medina qui ont fait la guerre de corée, apres avoir ete en Indochine et apres avoir fait la guerre d'Espagne, ce n'est pas que les juifs les musulmans et chretiens aussi partaient luter.

De 1948 à 1954, l'engagement des Goums Marocains pendant la Guerre d'Indochine est subordonné par les traditions militaires, l'histoire récente de l'Afrique et les missions à remplir; les péripéties du conflit poussent les hommes et leurs chefs dans des voies qui vont aboutir à la fin de l'Empire colonial, et qui témoignent des difficultés particulières qu'a dû connaître le Corps Expéditionnaire Français mobilisé en Extrême-Orient.



Soldats supplétifs servant sous le drapeau français jusqu'à la décolonisation de l'Afrique française du Nord, les Goums Marocains sont des unités d'infanterie chargées de répondre au contrôle de la métropole sur les terres de l'Empire colonial. Les Goums sont créés en 1911 sous l'égide du général Lyautey, fin connaisseur des réalités marocaines et ardent défenseur, tout comme Gallieni, des méthodes militaires et administratives de la pacification. Initialement chargés de réaliser des opérations de police à l'intérieur du Maroc et sur ses confins, les goumiers sont des soldats indigènes qui ont pour premier terrain de manœuvre l'Afrique septentrionale. Regroupés en Tabors, les Goums sont facilement utilisables dans une armée de type moderne ou conventionnelle à l'extérieur de leur pays d'origine, et ils ne manquent pas de réussir leur baptême de feu sur des champs de bataille où la supériorité technique s'avère souvent décisive.



Les Goums d'Indochine tirent leur gloire de leurs camarades et de leurs compagnons d'armes qui ont combattu pendant la Deuxième Guerre Mondiale, durant le débarquement des Alliés en Italie en 1943 et la reconquête consécutive de l'Europe sur l'Allemagne nazie.

La situation internationale issue de la victoire de 1945 est peu favorable au maintien des relations habituelles entre la métropole et ses colonies; la fragilisation des dominations coloniales encourage le développement d'un monde bipolaire. L'Afrique française du Nord sort victorieuse du conflit, mais le vent de la décolonisation souffle déjà à Sétif et à Madagascar. Les goumiers deviennent ainsi assez curieusement les agents de la défense de l'Empire colonial. L'engagement des Goums en Extrême-Orient est difficile à mettre en oeuvre, compte tenu d'une situation complexe qui règne en Extrême-Orient.

Depuis 1945, la cohérence territoriale de l'Indochine est mise à mal. Les occupants Britanniques, Américains et Chinois s'introduisent dans un jeu diplomatique difficile à tenir depuis l'occupation japonaise, qui a finalement bousculé l'administration maréchaliste de l'Amiral Decoux. La

Résistance en Indochine fut précaire et la répression nipponne qui s'abattit sur les garnisons françaises au Tonkin après le coup de force du 9 mars 1945 fut plutôt féroce.

Totalement isolés, les Français Libres désormais disponibles vont défendre avec un acharnement héroïque et dans une situation complexe le statut de la Fédération indochinoise, prôné par le général de Gaulle dans sa déclaration du 24 mars 1945. Celle-ci fut plus tard examinée à fond par l'Amiral d'Argenlieu, le général Leclerc et Jean Sainteny. Ces trois figures de la France Combattante, amenées sur place à oeuvrer en vue d'une solution politique et militaire en Indochine, ont toutes connu le même drame, celui de ne pas pouvoir travailler dans un climat serein pour faire prévaloir la paix, qui paraissait peut-être relever du domaine du possible jusqu'en 1947. Force est toutefois de reconnaître que les années 1945 et 1946 en Indochine constituent les prodromes d'un état de guerre au départ larvé, et puis rapidement déclaré, ce que va confirmer la suite des événements.

La France va choisir la solution de la reconquête militaire avec des effectifs dérisoires pour reprendre possession de l'Indochine et pour y rétablir une souveraineté très mise à mal au Tonkin. A l'opposé, les nationalistes et militants marxistes du Vietminh, font de leur lutte un combat pour l’émancipation nationale. Ho Chi Minh et son parti réclament comme préalable à toute négociation l'unité inconditionnelle des 3 Ky (Cochinchine, Annam et Tonkin), ce qui présage mal d'une solution pacifique. L'Empereur Bao Dai a assez peu d'envergure politique et ne s'imposera jamais comme un interlocuteur direct très crédible. Les Français d'Indochine sont alors très isolés; ils sont désormais coupés à jamais de la vieille Indochine coloniale depuis 1945 et demeurent traumatisés par les tueries de la cité Heyraud survenues à Saïgon. Les incidents d'Haïphong de mars 1946, où la Marine française assure une riposte salvatrice contre les Chinois en faisant tonner ses canonnières, vont montrer que le fragile consensus politique esquissé entre le Vietminh, déjà solidement implanté à Hanoï où il recrute déjà, et les parlementaires de la IVe République est, dans les faits, irréalisable.

Après l'échec de la conférence de Fontainebleau en été 1946 et la signature des accords de la Baie d'Along en juin 1948, la France se montre encore hésitante sur les priorités politiques et militaires à définir, alors que le Vietminh devient de plus en plus intransigeant après le départ momentané des Chinois au Tonkin. Autonome et coopératif, il crée une République Démocratique (RDVN) aux côtés d'une Chine communiste qui va désormais s'affirmer sur la scène internationale. Pour la métropole et la nouvelle Union Française, la question des effectifs vise surtout à consolider la conservation partielle ou totale de l'Indochine. Le choix de l'abaissement du dispositif militaire français au Nord-Est du Tonkin sera évoqué par le rapport du général Revers, ancien chef de l'ORA, qui effectue sur place une mission d'inspection et d'analyse en mai-juin 1949. Mais cette mission échoue en métropole : les impératifs de la Défense Nationale, où la mesure du secret doit conserver toute son efficacité, seront rapidement broyés par le "scandale des généraux"; cette sombre affaire d'influences et de corruption, qui va être amplifiée par la presse, a mis en lumière des rivalités côté français (SDECE, DST, Armée). Côté vietnamien, le gouvernement Bao Daï et les services secrets du Vietminh ne semblent pas non plus exempts de tout soupçon. Mais cette affaire ne doit pas faire perdre de vue les enjeux véritables

du rapport : l'occupation du Tonkin apparaissait alors comme le point décisif d'une solution militaire et la rétractation du dispositif français de Cao Bang à That Khé semblait être une solution viable. Mieux aurait-il semblé sans doute valu protéger le réduit vital d'Hanoï et d'Haïphong par un glacis défensif assurant un dégraissage des effectifs à la frontière chinoise. Mais pour se faire, il était plutôt malvenu de voir la radio clandestine d'Ho Chi Minh diffuser les parties militaires dudit rapport, qui fut en fait tellement divulgué qu'il en perdit sa crédibilité.

Deux auteurs majeurs du conflit indochinois, investis de lourdes responsabilités, ont été ainsi amenés à vivre une véritable tragédie humaine: en 1946, un Ho Chi Minh plutôt isolé confessait au général Salan que son pays deviendrait un champ de ruines et un peu plus d'un an plus tard le même général était à deux doigts de capturer le rebelle fortifié dans son réduit, les calcaires de Thaï Nguyen. Le Corps Expéditionnaire Français en Extrême-Orient (C.E.F.E.O) va ainsi compléter ses troupes au fil des lignes d'action définies par les pouvoirs métropolitains, notamment le Haut Commissariat en Indochine, le Haut Commandement militaire, le Conseil de Défense.





2/ Les goumiers Marocains livrent une guerre de secteurs sans un vrai pôle de commandement unifié.



La décision d'engager les Goumiers Marocains en Indochine prélude au gonflement des effectifs de l'année 1949, date à laquelle l'Armée voit ses forces s'accroître en unités organisées, légionnaires, Africains, Nord-Africains et supplétifs. Le 21 février 1947 le Haut Commissaire réclame 3 Tabors. Les Goums levés depuis les régions du Maroc partent un an plus tard, après la consultation du commandement supérieur de Rabat.

La plupart des Tabors mobilisés partent pour l'Indochine du Nord, une région où les foyers de l'insurrection vietminh se sont multipliés. Nombre de populations d'un naturel plutôt pacifique en paieront le prix. Des asiatiques ont été recrutés des deux côtés, et comme dans toute guerre de masse, l'Indochine connaîtra ses charniers. Les goumiers marocains vont partir pour une terre lointaine, exotique et inconnue. Le Xe Tabor foule le premier le sol d'Indochine le 2 octobre 1948. Il est suivi par les autres unités, VIIIe, IIIe, Ier, XIe, XVIIe, IXe, Ve, IIe, Xe (2e séjour). Le VIIIe Tabor quitte le dernier la péninsule le 6 novembre 1954 (id.). De 1948 à 1954, on dénombre 7 Tabors en Haute région Tonkinoise, 3 au Nord Laos, 1 au Centre Annam, soit 11 Tabors au total. Aucun Tabor n'est présent ni en Cochinchine, ni au Cambodge.



L'engagement des Goums à la frontière chinoise, puis en Haute et Moyenne Région, est globalement marqué par leur fragmentation. Le temps de l'épopée des GTM en Italie en 1943-1944 aux côtés du général Juin est une époque bel et bien révolue. Au début du conflit, la liaison du commandement entre les Tabors est assurée par le Commandement des Tabors Marocains en Extrême-Orient (C.T.M.E.O); il sera plus tard et dans des conditions bien précises dirigé par le

lieutenant-colonel Lepage, artilleur de formation, vieux pionnier des RTM, ancien des A.I et l'un des héros malheureux de Cao Bang. Tous les documents relatifs à la gestion de l'ensemble des Tabors transitent par la voie du C.T.M.E.O, qui diffuse ensuite l'information aux Tabors, puis aux Goums. Au sortir de la bataille de Cao Bang en octobre 1950, les Tabors encore utilisables sont regroupés au sein du Groupement Léger des Tabors Marocains en Extrême-orient (G.L.T.M.E.O). après le désastre, le général Juin fera une tournée d'inspection en Indochine mais refusera sans condition de s'engager personnellement sur ce TOE.



Les regards du général Juin et de son compagnon d'armes, le général Guillaume, sont évidemment beaucoup plus tournés à cette époque vers le Maroc, à cause de la poudrière explosive qui pourrait éclater sur place avec les menées de l'Istiklal et du parti communiste marocain. La situation face à l'Indochine est délicate à gérer politiquement, car le sultan est une personne avec qui il faut compter. Le monarque, fort de la légitimité du trône, pose des problèmes aux autorités françaises : le protectorat dont il accepte de plus en plus mal la tutelle le gêne dans sa démarche souveraine. Déporté en Corse, à Madagascar, et finalement rappelé, Mohamed V fera un retour triomphal en 1955. En 1956, les goums marocains seront incorporés dans les Forces Armées Royales Marocaines.



L'Indochine est moins prolixe en événements politiques et des unités régulières marocaines se battent sur ce TOE au prix de certaines difficultés : A partir de 1951, la formule d'un G.T.M éloignant le moins possible ses unités est ainsi totalement abandonnée. Les Goums sont intégrés dans le corps expéditionnaire, et perdent pour ainsi dire toute spécificité.

Lorsque de Lattre passe en revue les goumiers des XIe et XVIIe Tabors en avril 1951, ils sont superbement équipés de leurs gandouras locales et sont certainement épuisés par la mémorable bataille du Dong Trieu, mais tous les Marocains engagés en Indochine ne connaîtront pas ce privilège. Beaucoup sont mal équipés, deviennent des rapatriés sanitaires, meurent dans des hôpitaux de campagne ou sur des brancards, se fatiguent dans des travaux de terrassement parfois non justifiés. La médiocrité vestimentaire fut souvent de règle et elle semble avoir davantage choqué les jeunes goumiers que les plus anciens, habitués des campagnes d'Italie, de France et d'Allemagne.

Le C.T.M.E.O va ainsi logiquement délaisser sa fonction d'état-major mobile pour devenir un pôle administratif de commandement des Goums, ainsi qu'un centre de commandement territorial. Ce centre est confié successivement aux colonels Limon Duparcmeur et Sore. De 1951 à 1953, il est projeté en pays Thaï dans le secteur de Laï Chau. De juillet 1953 à août 1954, le C.T.M.E.O s'établit dans la Plaine des Jarres (Nord Laos). Des commandants de Goums ont aussi exercé certaines responsabilités en Indochine.

Le 7 août 1954, le commandant Sorre est ainsi appelé à siéger la commission franco-laotienne pour signer les accords de l'Armistice





3/ L' activité militaire des Tabors Marocains est lourdement conditionnée par le Théâtre d'opérations d'Indochine du Nord



Sur le plan tactique, les unités marocaines sont toujours déployées en fonction des moteurs et des centres d'activité de la résistance vietminh, qui est capable de lever une armée conventionnelle à partir de 1950 sous l'impulsion du général Giap, où son état-major est étroitement conseillé par quelques instructeurs militaires chinois de premier plan : progressivement, après Cao Bang, le centre de gravité des Tabors se déplace du Tonkin oriental vers le Tonkin "occidental", en Haute et Moyenne régions pour faire face à la menace d'une convergence des forces Vietminh, chinoises, et du Pathet Lao. Vers la fin du conflit, les Tabors sont ainsi amenés à œuvrer en Indochine du Nord (Ve Tabor, juillet 1953-mai 1954 ; IXe Tabor, septembre 1953–mars 1954 ; VIIIe Tabor, mars–novembre 1954) ; ils se porteront au secours du royaume laotien pour notamment protéger sa capitale, Luang Prabang et fortifier des centres de résistance comme Muong-Saï. Mais dans l’immédiat, les Tabors, après avoir sillonné le delta d'Hanoï et la frontière de Chine, pour rejoindre le pays des minorités Thaï, une zone sensible située à la charnière des trois circonscriptions administratives, Tonkin, Laos et Annam . Dans cette dernière région, à proximité des villes de Hué et de Tourane ( Ier Tabor, février-mai 1952, IX Tabor, avril 1952-avril 1953), les Tabors interviendront de manière plus marginale ainsi que sur les plateaux montagnards de la Cordillère annamitique ( VIIIe Tabor, avril-mai 1954).
Soly



De cette manière, si l’on se rappelle que le Tonkin constitue le « gros morceaux » de l’effort militaire français, les Goums développent après 1950 leurs efforts autour des positions retranchées de Nghia Lo, Na Sam, sans oublier Laï Chau et ses maquis de contre-guerilla, qui préludent au drame de Dien Bien Phu. Après « l’année de Lattre » (1951), la situation se durcie en Indochine du Nord, et l’on peut dire même qu’elle se dégrade. L’enlisement et le poids numérique du VM menacent en permanence les positions françaises ; à partir de 1953, l'espoir de se ressaisir de l'intégralité du pays thaï devient une lourde hypothèque qui gène les militaires dans leurs choix défensifs. D’où l’importance des centres militaires fortifiés qui, pour quadriller un vaste terrain avec assez peu d’effectif remplissent souvent le rôle administratif de commandements territoriaux. Acheminés par transport aérien d’un point à un autre, on dit alors que les goums sont "aéro-transportés", les Tabors restent à la disposition immédiate de leurs commandants de secteur. Ils sont alors positionnés sur deux échelons de commandement : la base arrière (réserves), et la base avancée (front). Ils sont ainsi prêts à "nomadiser", à engager marches et contremarches pour déceler les actions du Vietminh .

Sur le plan des pertes, un grand nombre d'unités de Goums ont dû souffrir d'un Vietminh sans cesse mieux armé, lançant ses salves mortelles d'obus de mortiers et d'artillerie. Les mines, les balles et les engins piégés ont sans douté créé plus de ravages encore. Il faut rappeler que la cohésion des hommes reste bonne à l'échelon de la compagnie ou de la section. En Extrême-Orient, les sous-officiers Marocains maintiennent entre les goumiers et les officiers et sous-officiers français un contact

précieux pour se faire comprendre et transmettre les ordres en arabe aux hommes de troupes, qui savent bien s'organiser entre eux. L'homogénéité des unités supplétives marocaines fut au total une bonne chose car tous les jeunes Saint-Cyriens appelés à devenir des commandants de goums n'étaient tous issus du service des A.I.(Affaires Indigènes). Tout comme les solidarités tribales, il y eut aussi entre les goumiers des solidarités guerrières. Il faut dire enfin que les petits gradés marocains ont des grades spécifiques. Il est vrai qu'il n'y eut pas d'officiers marocains indigènes en Indochine; le plus haut gradé marocain remplit souvent les fonctions d'un adjudant-chef métropolitain.



Afin d'évaluer la puissance de feu des Goums d'Indochine, on peut essayer de rapprocher leurs expériences de celles issues de la Deuxième Guerre Mondiale ou, pourquoi pas, de la conquête du Maroc. Une série de remarques préliminaires s'impose tout d'abord. Il est évident que les goumiers ont souffert en Indochine, mais ils sont partis pour toucher une solde et quelques primes et ils savaient au fond d'eux même que leur engagement dans ce pays exotique comportait une part de risque.

A ce titre, on les a souvent qualifié improprement de mercenaires, tout comme on a aussi taxé improprement les commandants de Goums d'affecter un paternalisme colonialiste suranné. La réalité est qu'ils ont généralement fait leur maximum pour régler à l'amiable les chikayas des familles marocaines. La Résidence Générale à Rabat y a attaché une attention toute particulière. Pour éviter tout risque politique au sein de ses troupes engagées sur le TOE d'Indochine, la maison-mère veille à ce que les facteurs essentiels du moral des goumiers, lettres, expéditions de colis et d'argent, règlements des litiges dans le bled, soient préservés le mieux possible. Les carnets de solde, ses compléments (primes, indemnités, allocations), et les pièces matriculaires sont le plus régulièrement mis à jour.

Il convient de dire que la logistique a aussi fait souvent merveille. En Indochine, beaucoup de goumiers, plutôt sourcilleux à l'égard de leurs prescriptions alimentaires (pas de porc mais du couscous et du thé), pourront célébrer les grandes fêtes religieuses de l'Aïd El Kebir, du Mouloud et de l'Aïd el Seghir, et ainsi festoyer en mangeant du mouton parfois spécialement transporté par avion. .

Améliorée par une clause entrant en vigueur à partir de 1952, la solde du goumier ouvre désormais le droit à des pensions fondées sur la durée des services, au même titre que celles des carrières militaires. Les efforts de logement des familles de goumiers au Maroc restèrent parfois modestes. On ne peut pas dire que les Français se soient désintéressés des goumiers. Durant le conflit, il faut rappeler que vers la fin de la guerre des goumiers valeureux et plutôt aisés ont pu effectuer un pèlerinage religieux à La Mecque.

Il faut dire également aussi que la prise en charge politique des goumiers eut parfois des modalités particulières et qui nous paraîtraient aujourd'hui fort curieuses en 2007. Les soldats marocains prisonniers qui furent endoctrinés dans les camps de concentration Vietminh, notamment ceux de la RC4 qui y séjournèrent quatre ans, furent effectivement soumis à un "debriefing" assez intensif immédiatement après leur libération parce que certains gradés français ont parfois craint que,

une fois certains goumiers revenus au Maroc, ceux-ci deviennent des groupes de fellaghas activistes. Prodigués de soins et de réconforts à leur retour de captivité, la plupart des goumiers restèrent en fait assez indifférents à la propagande marxiste et ne gardèrent en apparence aucune trace des discours des commissaires politiques. L'action psychologique ne faisait cependant que commencer et on sait qu'elle eut des suites considérables en Algérie.

Pour en revenir à l'aspect opérationnel des Goums en Indochine, les Goumiers ont concentré leur activité sur un théâtre des opérations extérieures certes plus petit que celui des Tabors engagés en Europe. Mais la comparaison s'arrête là dans la mesure où le Tonkin est une "marqueterie" de paysages d'une immense variété topographique avec ses rizières, forêts, paillote, jungle Leur engagement numérique est donc bien moins élevé qu'en Europe, la "volant de manœuvre" des Goums en Indochine est donc beaucoup plus faible que lors des opérations précédentes sur le continent européen. On ne peut que s'interroger sur la fragmentation, ou peut-être plus radicalement, sur l'emploi des Goums en Indochine. Leur incorporation nécessaire dans le CEFEO a évidemment posé des problèmes : leurs qualités au combat, agressivité, maniabilité, légèreté et rusticité n'ont peut être pas été totalement mis en valeur comme les goumiers l'auraient voulues. Mais tous les vétérans s'accordent à répéter une réalité qui pourrait paraître bien prosaïque si elle ne fût pas effectivement vécue comme telle sur le terrain des opérations : chacun a souvent donné le meilleur de lui-même, principalement dans le domaine de la pacification pour les cadres souvent soucieux de mieux connaître les réalités locales, et a fait ce qu'il a pu selon les disponibilités du moment. Les tirs d'infanterie et d'artillerie du Vietminh ont été meurtriers, et les Marocains n'ont pas toujours combattu à armes égales (sacrifice du Xe Goum en Haute Région en octobre 1952). Pendant la durée totale du conflit, l'équivalent d'un Groupe de Tabors Marocains (G.T.M) mobilise en permanence 2400 hommes. Traditionnellement, il faut rappeler que 1 Tabor représente 750 hommes, 1 Goum 200 hommes. Cependant, les dotations varient en réalité très fréquemment autour de ces moyennes, selon les unités et les situations.



L'affectation des Goums dans les commandements territoriaux constitués par la vaste Indochine renseigne sur les difficultés qu'a eu le corps expéditionnaire à mener une guerre capricieuse du point de vue de la logistique. L'Armée a dû affronter une série de difficultés particulières, et notamment un rallongement considérable de ses lignes de ravitaillement avec l'extension du conflit vers les Hautes et Moyennes régions à partir de 1953. Les ressources humaines tout comme les pools de transport aérien ont été généralement lourdement mis à contribution.

Les déplacements, ajoutés au tiraillement exercé par le relief et la distance, sans parler des climats variés, contrastés et éprouvants, tendent à aggraver la situation d'un sous-effectif chronique, observable pour l'ensemble des troupes. Les relèves deviennent difficilement complétables dans les secteurs qui sont du ressort des commandements locaux successifs, tels que la Zone Frontière du Nord-Est (ZFNE), la Zone autonome du Nord-Ouest (ZANO), la Base opérationnelle du Tonkin (BOTK). Privés d'un territoire sécurisé, les commandements territoriaux se sont parfois transformés en

groupements opérationnels, comme le Groupement Opérationnel du Nord Ouest (GONO). Privées de leurs effectifs réels, les opérations de guerre sont mises sur pied moins rapidement, et les cadences de feu s'en trouvent parfois amoindries. Les rotations d'effectifs furent par ailleurs souvent très délicates à mettre en oeuvre. La pénurie d'hommes fut souvent chronique, d'où le "jaunissement" progressif du conflit avec la précaire et imprévisible mise en place de l'Armée Nationale du Viet Nam (ANVN) et les renforts souvent considérables mais inégaux des supplétifs locaux (chasseurs Thaï, Muong, Meo...).

Malgré une certaine supériorité tactique conférée par le matériel militaire et l'art du commandement, le CEFEO est parfois réduit dans certaines zones à l'impuissance. Pratiquant un art consommé dans les domaines de la dissimulation et du camouflage, le Vietminh généralement localement très bien renseigné s'évapore souvent comme neige au soleil devant des renforts français qui étaient normalement chargés de réaliser de gros coups de filets. Lorsqu'ils sont en service commandé, les officiers et leurs troupes n'obtiennent pourtant pas toujours les résultats escomptés, car les services de renseignements du Vietminh, sont effectivement bien informés des intentions du commandement français. Les Groupes Mobiles (G.M), très prisées par les unités régulières Nord-Africaines (Tirailleurs, Spahis) pour leur valeur opérationnelle, ont parfois montré leurs limites en Indochine. Certaines actions d'éclat se sont ainsi soldées par des résultats assez minces.



Par ailleurs, il convient de dire que la pénurie de l'encadrement en sous-officiers rend souvent délicat à la longue l'emploi des unités régulières Nord-Africaines. Les tensions s'accumulent et certains officiers chargés des Affaires Militaires Musulmanes, tout comme d'autres métropolitains, ont fait preuve d'une compréhension parfois limitée des mentalités maghrébines et africaines. Des querelles de clocher sévissent, les stéréotypes que chacun se fait de l’autre demeurent, on perd parfois son sang froid. Devant l'ennemi, le feu tue, et après tout, s'il fait fuir, il n'y a pas lieu de blâmer et de condamner, d'autant qu'il y eut en fait assez peu de déserteurs déclarés en Indochine. Il faut rappeler que bien guidés et bien compris, les maghrébins sont de valeureux guerriers au moral solide.

Les Goums ont sans doute minimisé les pertes avec l'expérience qu'ils tirent du Maroc. Ce sont généralement des soldats robustes, volontaires, et il faut le dire, avides d'exploits qu'ils pourront plus tard raconter chez eux dans les familles et les villages du Maroc. Dans les combats de jungle, de montagne, dans les marais deltaïques ou sur les berges des rivières tumultueuses et imprévisibles (le XIVe Goum sur la Rivière Noire, 1952), les hommes sont légitimement pris par l'angoisse du vide. Nombre de soldats ont connu la peur d'être surpris ou traqués. De même que la plupart des troupes à l'échelon du bataillon, les unités ont dû sacrifier une partie de leur endurance manœuvrière à l'échelon du Tabor et du Goum.





4/ Le drame politico-militaire de Cao Bang.



Il est difficile d'avoir une vue chronologique d'ensemble sur l'activité opérationnelle des goums en Indochine, car le travail des sections de goums fut comme dans chaque unité bien spécifique. En Histoire militaire, mener de front un exercice d'analyse et de synthèse est parfois délicat à finaliser. Les compte-rendus d'activités inscrits dans les Journaux de Marche et d'Opérations (JMO) sont bien sûr des outils très précieux, malheureusement parfois illisibles, compte tenu du vieillissement des documents.

On s'en tiendra donc aux événements qui ont encadré l'épisode de Cao Bang, marqué par le soutien militaire direct de la Chine communiste au Vietminh. Les Goums s'y sont dramatiquement illustrés pour y avoir enregistré des pertes importantes. Avec le prolongement du conflit, les opérations militaires prennent de plus en plus le pas sur les opérations de police, sans que celles-ci prennent fin pour autant. Les Goums remplissent très grossièrement un rôle de gendarme dans le delta (Xe Tabor, d'octobre 1948 à juin 1949 et VIIe Tabor de janvier à juin 1949) et un rôle de soldat à la frontière chinoise (IIe Tabor, octobre 1949 à octobre 1950, Ier Tabor, de juin à octobre 1950, XIe Tabor, août à septembre 1950). Le sort des population locales réfugiées est aussi de rigueur. Le Vietminh, qui bénéficie désormais depuis la Chine de bases d'instruction pour ses troupes au Yunnan et au Guangxi, lance à partir de mai 1950 des attaques massives d'une intensité inouïe. Le poste de That Khé à proximité de la R.C.4 est la proie des flammes et le gros point d'appui de Dong Khé, tenu par les légionnaires, sera submergé. Le déficit en effectifs va priver les forces du corps expéditionnaire de ses liaisons vitales.



A partir de juin 1950, l'Amérique va accorder son aide à la France sous forme d'armements. De Lattre s'efforcera plus tard de faire de la guerre d'Indochine un conflit de guerre froide en se rendant directement aux Etats-Unis demander de l'aide militaire. Il y eut de ce fait une américanisation assez précoce de la guerre d'Indochine sur le plan de l'aide matérielle. En tout cas, en juin 1950, en pleine guerre de Corée, le flanc nord-est du @#$%&, voie de communication frontalière avec la Chine, n'est plus parfaitement défendable par les forces françaises, malgré les nombreux services de transport rendus par l'arme et le service du Train dans la région. Le Vietminh sabote les routes en "touches de piano". Les GMC font des arrêts fréquents et toutes les bonnes volontés tentent de rétablir la circulation. Tandis que les unités du C.E.F.E.O sont disséminées par grappes ou cantonnées dans les secteurs d'opérations, les parlementaires français, préoccupés par "l'affaire des généraux", s'interrogent sur la question de l'évacuation du poste de Cao Bang, voire de Lang Son. Quelque soixante cinq ans plus tôt, dans des conditions évidemment bien différentes, Jules Ferry s'était aussi heurté à ce problème politique.

Les responsables politiques et militaires s'inquiètent de la situation et ils n'ont pas tort. Le Vietminh s'avère être un adversaire redoutable, qui va bénéficier des difficultés françaises soulevées par une crise locale, la crise du haut commandement militaire en Indochine. Les incompatibilités d'humeur sont considérables entre le général Alessandri, auteur d'une chevauchée de plus de 1000 km sur la Chine en 1945, et le général Carpentier, un personnage plus effacé qui a les faveurs du

général Juin. Les militaires et les fonctionnaires responsables hésitent sur les priorités stratégiques à suivre entre la Cochinchine et le Tonkin. Les marges de manœuvre sont assez minces et les effectifs, tous mobilisés, manquent à nouveau cruellement.

Projeté dans une situation de commandement assez insolite, le colonel Gambiez, chef illustre pour ses actions commandos qui ont abouti à la libération de la Corse en 1943, devient un des responsables de la question tonkinoise ; on le retrouvera général en Algérie. Le colonel Constant, de la Légion, codirige cette opération. Dans cette affaire, on semble avoir préjugé des options offensives d'une opération jugée au départ défensive. Ainsi, en octobre 1950, un repli tactique du poste de Cao Bang est enfin décidé par l'Etat-Major pour alléger le dispositif d'occupation des troupes en zone frontière, simultanément à une action offensive de diversion. Le Groupe des Tabors Marocains en Extrême-Orient (G.T.M.E.O) est chargé de réaliser l'opération d'évacuation combinée du poste jusqu'à la bourgade de Langson. Les goumiers ne sont pas seuls puisqu'il vont travailler au sein d'un groupement tactique nommé "Bayard" aux côtés du 1er BEP et du B.M du 8e RTM. La colonne Charton doit quitter Cao Bang et rejoindre le groupement de Le Page. L’aviation apportera son appui tactique avec les Ju 52, qui effectuent contre le VM une série de larguages au « liquide spécial » (napalm). Le seul problème, c’est que la colonne Le Page ne parvient pas à respecter ses horaires ; au regard de ses dotations, le 1er Tabor semble avoir ainsi été « surarmé », ce qui ne peut que ralentir la marche d’ensemble des goumiers. De son côté, peut-être plus expérimentée, fière d’être commandée par un légionnaire, la colonne Charton paraît avoir été sans doute trop sûre d’elle-même.

Le résultat est un drame : les deux colonnes mobiles françaises sont brisées aux abords de la R.C.4 par des forces vietminh dotées d'un équipement conventionnel, qui sont désormais enrégimentées, et bientôt endivisionnées (T.D 36, 88, 102, 174, 209 et 246). La résistance des Tabors engagés dans le combat aura été importante : plusieurs dizaines de goumiers se sont peut-être enfuis pendant la panique générale suscitée dans certains goums par l'assaut vietminh. La plupart des goumiers, en particulier le 59° goum sous les ordres du capitaine Feaugas, se défendent toutefois âprement. Ces derniers, menacés par un imminent encerclement viet minh sur la cuvette de Co Xa, chantent et hurlent avec la dernière énergie du désespoir la chahada (profession de foi du musulman). Les forces vietminh sont bien décidées à en découdre et se préparent à l'hallali au son du clairon. Lors de ce tragique épisode, beaucoup de commandants de Goums et de sous-officiers y auront donné de leur vie et auront fait, il faut le rappeler, leur métier. Dans ces circonstances, un valeureux goumier gradé du Ier Tabor reçut après les événements une citation bien méritée à l'ordre de l'Armée tandis que d'autres goumiers reçurent la médaille marocaine de l'ouissam alaouite. Le colonel Henri Delcros du XIe Tabor, ayant pu rejoindre les lignes françaises après la dure bataille de la RC4 rendit un vibrant hommage aux qualités des goumiers.

Les seules pertes franco-marocaines des 3 Tabors engagés (Ier, IIIe et XIe Tabors) sont lourdes : 400 à 600 goumiers, peut-être le double, ainsi que leurs supérieurs français, ont dû périr dans la bataille; les prisonniers, dont le nombre est sans doute le même, ne seront libérés dans leur ensemble qu'à partir de septembre 1954. On ne racontera pas ici l'expérience du lieutenant du 51e

Goum du IIIe Tabor, Jean-Jacques Beucler, qui a rencontré dans le camp de concentration vietminh un certain commissaire politique dénommé Georges Boudarel, qui deviendra plus tard professeur de Vietnamien à l'INALCO, après avoir enseigné l'histoire-géographie au lycée d'Hanoï. Après la divulgation désastreuse du rapport Revers et le scandale financier de la piastre, la guerre d'Indochine a eu cette singulière fortune de faire sensation dans une presse de l'époque, avide de "scoops" et qui n'a pas toujours fait l’éloge de la IVe République. L'Indochine avait un regain de crédit lorsqu'il s'agissait de couvrir des événements militaires d'une certaine importance, comme Dien Bien Phu. On rappellera que le IIe Tabor fût présent dans cette zone de bataille qui fût tout un symbole pour l’histoire de l’armée française.

Du 6 décembre 1953 au 4 janvier 1954 ce Tabor mènera des patrouilles de renseignements et aménagera des points d’appui lors des préliminaires de l’offensive Viet-Minh.





Conclusions.



Au total, de la même manière que le corps expéditionnaire mobilisé pendant la Guerre d'Indochine, on peut conclure en disant que les goums engagés en Indochine se sont malgré tout adaptés aux situations inhérentes aux vicissitudes du conflit. Les réalités opérationnelles furent évidemment, si l'on peut dire, loin d'être optimales pour ces combattants appelés au départ à des combats de masse. De même que pendant la Deuxième Guerre Mondiale, la standardisation des Goums dans une Armée conventionnelle n'a pas posé de problèmes insurmontables. Les forces et les effectifs disponibles ont toujours été mobilisés de bout en bout.

L'importance des pertes est également significative des mutations que l'Armée française traverse avec la fin de l'Union française : plus de 110 000 hommes, toutes nationalités confondues, sont morts pour la France en Indochine. Face à cette lourde hécatombe de masse, des officiers français vont s'acharner sur les lectures de Mao et de Clausewitz pour ne pas faire de l'Algérie une deuxième Indochine. Mais les réalités politiques n'étaient pas les mêmes. Dans les deux cas on peut dire qu'il y eut guerre longue et guerre totale. Pendant la durée totale du conflit, les Goums ont enregistré une perte officielle de 16 officiers, 41 sous-officiers, ainsi que 730 goumiers et gradés Marocains. Avec ses soldats, il faut rappeler que l'Armée française fut aussi à l'origine de la décolonisation de l'Indochine.

Il convient de rappeler enfin que la question coloniale et son avatar contemporain, la décolonisation, furent des questions qui sont inséparables d'un contexte historique relevant de certaines contingences impondérables, que l'on tend parfois aujourd'hui à oublier : si le général Leclerc n'avait dramatiquement pas péri dans un accident d'avion près de Colom Béchar en 1947, aurait-il pu revenir en Indochine selon ses exigences, le cours de l'histoire aurait-il pris une autre tournure, avec un bain de sang moindre?



Auteur : Pierre Jourdan



Bibliographie :



AUGARDE, Jacques : la longue route des Tabors, éditions France Empire, 1983.

BODIN, Michel : La France et ses soldats, Indochine, 1945-1954, L'Harmattan, 1996

BODIN, Michel : Soldats d'Indochine, 1945-1954, L'Harmattan, 1997

BODIN, Michel : Les combattants français face à la guerre d'Indochine, 1945-1954, L'Harmattan, 1998

BODIN, Michel : Les Africains dans la guerre d'Indochine, L'Harmattan, 2000.

BODIN, Michel : Dictionnaire de la guerre d'Indochine, Economica, 2004

GRAS, Yves : Histoire de la guerre d'Indochine, Denoël, 1992.

LE PAGE : Cao Bang, N.E.L, 1981

SALKIN, Yves et MORINEAU, Jacques : Histoire des Goums Marocains, T.2, La Koumia, Public-Réalisations, 1987.
Soly Anidjar



Re: QUI DE VOUS A DES COUSINS FRERES OU PARENTS QUI ONT ETE A LA GUERRE D'INDOCHINE?
11 juillet 2011, 10:40
J'ai mon cousin CHARLO COHEN qui,est également le cousin de YOSSI ELDAN et de MEYER COHEN de NATANIA .

CHARLO z"L est né à SALE .IL ETAIT NOTRE FIERTE .JE L'ECOUTAIS AVEC PASSION COMMENTER CETTE PERIODE ASSEZ DIFFICILE .

C'était notre HERO

LOULOU BENACCOUN
6è RTM Tirailleurs Marocains époque Indochine.

MEDAILLES DE DECORATIONS


6è RTM Tirailleurs Marocains époque Indochine.

MEDAILLES DE DECORATIONS




Bonsoir,

Je suis le petit fils de Saës André ancien combattant d'indochine et de Claudette Saës (Cerdan nom de jeune fille).
Ils habitaient à Melchra Bel Ksiri avec 2 enfants Jean-françois (mon père) et Marie Jeanne.

J'ai pas mal de photos de l'époque en ma possession mais je n arrive pas à mettre des noms dessus (famille, amies de la famille, et ami d ancien combattant de Mechra Bel Ksiri) donc si quelqu'un a des renseignement merci de me joindre via Msn : Tataneronaldo@hotmail.fr ou via facebook : Jonathan Saes.
Merci
Re: Combattants marocains pendant la guerre d'indochine
13 septembre 2011, 15:23
salut a tous!

trois de mes oncles ont paticipes a cette guerre. je garde leurs photos jusqu'a present. un de mes oncles a recu une balle pres de son coeur mais, grace a son briquet qui l'a protege, la balle est partie vers son epaule. ce briquet etait chez lui jusqu'au dernier jour de sa vie (il y a 9 ans).
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