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LE BARRAGE DE BIN EL OUIDANE

Envoyé par bleon 
Re: LE BARRAGE DE BIN EL OUIDANE
17 octobre 2014, 02:28
bléon.
oui on dit et entend que "m'bark l'aid" . La chanson "nari nari" je l'ai entendu adulte, . Feida et Fakir j'en ai entendu parler dans la bande , adulte après 1965.
tasmit :
oui l'enseignement au Maroc tjrs aussi fou, pour celà malheureusement que beaucoup vont dans le privé, majeure partie de leur budget pour certains.
Le français tjrs en cours même dans l' administration parfois.
Un changement ? je ne sais comment ?
Ces discussions devraient être sur Beni Mellal 3 non ?.
Re: LE BARRAGE DE BIN EL OUIDANE
17 octobre 2014, 02:30
Beni était une petite ville et c'était le " bled " ( d'ailleurs le vieux film en noir et blanc était titré un "bled "winking smiley ; quand on s'aventurait à Casa ou Rabat ( européens ou marocains ) on était vite catalogués blédards, ça devait se voir ou s'entendre ; Sur place, à part quelques autorités parachutées et quelques " parisiens " ou " rbatis " qui filaient vite vers les capitales , je pense qu'on s'en accommodait facilement et qu'on se sentait pas mal à Beni .Il y avait une ambiance assez simple , blédarde mais avec une certaine chaleur humaine .
arabisation : c'était normal : certainement des erreurs ou maladresses ( comme l'ont dit des intervenants ) qui ont pénalisées des générations .
Ce que je visais : c'est la campagne nauséabonde faite en particulier par un grand Parti contre les coopérants français ( une critique pourquoi pas mais là un véritable appel à la haine ! ) Posture de dirigeants politiques , parfaitement francophones et envoyant certainement leurs enfants à l'école française et plus tard en France ! Personnellement , j'étais écoeuré !! Mais je dois dire qu'à Beni , on était bien accueilli .
IL m ' été donné de voir aussi , dans un tout autre domaine , par ex à l' ocp Khouribga et ailleurs des dérives spectaculaires .
je ne sais pas les progrès des écoles et universités de langue anglaise ou privées françaises . Peut- être qu'il y a encore des gens qui font le grand écart comme au Caire : il m' est arrivé de passer, centre ville devant l 'Université américaine , de prendre un pot dans un café proche : très américain ! garçons et filles en tenues peu islamiques rejetons , vue l'argent dépensée , d'autorités civiles et militaires très riches et par qui ailleurs cherchaient à imposer une grande rigueur en matière morale ou religieuse ( Posture aussi ) ; Enfin , c'était , il y a une dizaine d'années , avec les révoltes, ça ne doit plus être pareil ??????
Re: LE BARRAGE DE BIN EL OUIDANE
17 octobre 2014, 02:31
smiley involontaire
Re: LE BARRAGE DE BIN EL OUIDANE
17 octobre 2014, 04:02
tido
Oui , sur Beni ,on a dérivé,,faudrait revenir au bon endroit
Re: LE BARRAGE DE BIN EL OUIDANE
17 octobre 2014, 12:43
De Bni Mellal à Bin el Ouidane, il n'y a qu'un saut de gazelle. Nous allons y retourner mais Cigalou tarde à faire amande honorable.
En attendant on brode un peu.
Re: LE BARRAGE DE BIN EL OUIDANE
17 octobre 2014, 13:09
En attentant cigalou je trouve la discussion intéressante.
Reportons nous 58 ans en arrière. 1956, fin du protectorat. A ne pas confondre avec « colonie ».
Mais les habitants du Maroc (Marocains, pour faire plus simple) l’ont ressenti comme une colonisation. Ils avaient peut-être raison d’avoir ce ressenti, car les textes accessibles au public ne disent pas tout !
Et ces textes, nous ne les avons qu’uniquement côté français !! Avec les décorations, les inaugurations de ponts et autres……suite à des SOUMISSIONS !!!! Tout est sur la gloire des roumis !!
SOUMISSIONS= « je me mets à genou devant toi parce que tu as gagné »
Mais la rancune reste au fond des tripes.
Et par réaction, ils ont balayé le français (sauf pour les riches). Et je le comprends complètement.
Sauf que, mais difficile d’imaginer que 45 ou 50 ans après, il y aurait cette mondialisation.
Et qu’il aurait fallut garder au départ au moins le français en plus de la langue maternelle et plus tard rajouter l’anglais, langue internationale. Quand on sent le vent venir.
Mais en France, nous ne sommes pas mieux lotis. On peut les compter les maternelles bilingues et ensuite dans le primaire…Le nombre est encore moindre. L’acquis en maternelle est perdu. Et il faut arriver en 6ème pour apprendre l’anglais.
Et je ne parle pas du chinois et du russe !!!
Re: LE BARRAGE DE BIN EL OUIDANE
17 octobre 2014, 13:25
roumi qui appelaient tout être humain "non civilisés" (d'après leurs critères) "INDIGENE". Ce qui dans leurs bouches signifiait "être inférieur"

Inférieur à quoi, à qui ?????



Modifié 2 fois. Dernière modification le 17/10/2014 13:30 par orev.
Re: LE BARRAGE DE BIN EL OUIDANE
17 octobre 2014, 14:10
S'il y avait tant de rancune que cela , on ne serait peut-être pas accueillis comme nous le sommes nous , français, au Maroc et que bien de ceux qui y sont nés n'y finiraient pas leurs jours.

Le français était enseigné, certes, comment les français auraient-ils pu faire autrement pour introduire un enseignement moderne?
Mais l'arabe( classique) n'a jamais été exclu puisqu'il était obligatoire pour les petits français scolarisés.. Il n'y à qu'à demander à ceux qui ont été scolarisés pendant le Protectorat. Certains l'ont appris avec plus de bonheur que d'autres.
Et n'oublions surtout pas le respect mutuel qu'il y a toujours eu pour la religion de l'autre, sans compter les liens d'amitié profonde voire familiaux qui se sont tissés entre colons (en particulier agriculteurs de Béni Mellal -certes pas tous) et les familles du coin.
N'y a-t-il pas toujours un église à Béni Mellal avec une cloche? On a déjà dit qui l'avait offerte.

Il y a encore de vilains clichés à nuancer et des fois à dégommer.
Re: LE BARRAGE DE BIN EL OUIDANE
18 octobre 2014, 03:07

COLONISATION
Il y a eu dérive et je présente mes excuses d'en être un peu responsable : on est parti des caractères latins ou pas des panneaux de circulation de nos jours pour en arriver au devenir de la langue française au Maroc : c'est l'affaire des autorités marocaines et espérons le dans l'intérêt du peuple marocain . Ce qui ne nous empêche pas de nous informer !
Historiquement après l ' Indépendance il y a eu une politique d'arabisation de l'enseignement : en particulier de la langue ou des langues de l'enseignement : cela paraît logique : en particulier un recul progressif du début de l' âge de l'enseignement du Français : Qu'il y ait eu des difficultés énormes : c'est certain , des erreurs aussi , je pense , mais c'est facile de critiquer après : la responsabilité du positif et du négatif revient aux gouvernements marocains .
Le propos que j'ai tenu concerne les années 65 70 et les coopérants enseignants , bien accueillis mais alarmés par l' Affaire Ben Barka et remis en cause haineusement et par posture politique de certains dirigeants d'un parti politique très important .

COLONISATION : il y a eu : le Maroc en a connu bien d'autres , la France aussi : c'est une exploitation des moins puissants par les plus puissants comme tant d'autres formes d'exploitation qu'il fallait bien justifier : c'est un fait historique simple sur le principe mais très complexe sur le terrain : des bienfaits ( indirects diront certains , d'autres diront autrement ) , des méfaits incontestables . Oui, ces images de soumission ne sont pas belles ! même si elles existaient déjà avant entre tribus !
Que des liens entre français et marocains au Maroc ont été liés c'est certain , des liens de travail, d'amitié, de mariage même : il y a eu d'autres liens en France : la population française au Maroc était très diverse : fonctionnaires , militaires , commerçants, agriculteurs ...riche ou relativement modeste ,la population marocaine aussi avec une masse de miséreux donc les liens ont pris des natures très différentes . Cependant , je pense qu'il y avait le plus souvent mais pas toujours un sentiment de supériorité inconscient ( le plus souvent mais parfois aussi très conscient ) des Européens vis à vis de la masse des indigènes .Quelques fois du racisme ( on était à une époque où cette théorie avait pignon sur rue mais il y avait aussi des gens qui s'élevaient contre ) mais plutôt le sentiment de supériorité qui existe dans dans toutes les sociétés humaines entre des élites de toutes natures et les "masses populaires " .
Les exploitants agricoles français du Tadla, ils exploitaient leur personnel agricole comme partout , même en France : il y en a eu des racistes , d'autres pas mais ils travaillaient ensemble patrons et employés ce qui créait des liens , certains ont fait suer le burnous plus que d'autres . Le personnel agricole vivait tout de même de son travail et je ne sais pas si c'était tellement mieux après l' Indépendance . Au moment des graves troubles, peu de fermes ont été attaquées : quelques incendies de fourrages :il y a bien une raison ! à Oued Zem, Khouribga, Ait AMAR ce ne sont pas trop les fermes qui ont été attaquées ! Peut- être aussi que les fermiers étaient bien armés et le personnel solidaire ?
Les remarques faites ici sont une impression personnelle certainement contestable car tout cela était complexe et puis c'est ancien et je parle de ce que je n'ai pas connu ( sauf dans l'enseignement ) ! .
-
Re: LE BARRAGE DE BIN EL OUIDANE
18 octobre 2014, 06:41
En tous cas, tu ne peux pas dire que nos élèves honnissaient le français et freinaient des quatre fers pour l'apprendre .. Bien au contraire, ils étaient sous les lampadaires à réviser leurs leçons jusqu'à 11h du soir passées

Certains ne savent pas que les marocains , même 16 à 20 ans après l'indépendance, accompagnaient les vieux colons jusqu'au cimetière et vice versa et les plus vieux se faisaient véhiculer en voiture, ne pouvant plus marcher.
Re: LE BARRAGE DE BIN EL OUIDANE
18 octobre 2014, 07:39
je ne l'ai pas dit et je ne peux pas le dire car c'est exact mais il y en avait quand même quelques uns ( pas beaucoup ) qui ne révisaient pas grand chose ( ça n'avait d'ailleurs rien à voir avec la langue française ) ;le plus grand nombre misait cependant sur l'école et le français en particulier qui devait ouvrir , à l'époque , les portes de la réussite malgré parfois des conditions de vie difficile .
En France , aussi , les ouvriers agricoles devaient bien aller aux funérailles du patron : Travailler ensemble devait bien créer des liens, un attachement à la ferme , dans certains cas presqu'un attachement familial . Les ouvriers agricoles: il y en aussi qui étaient indispensables par des compétences ou parce qu'il étaient cadres donc plus proches . . Et puis dans les années 70, c'était peut - être peut - être différent des années 35 50 ; A ma connaissance, il n'y a pas eu beaucoup de révoltes , grèves , sabotages même en 50 55 : il y a bien une raison ; Cependant il y avait quelques colons du côté de Kasbah Tadla qui avaient la réputation d'être très durs .il devait y avoir des patrons mieux aimés que d'autres ;
Je ne sais pas trop ce qu'il faut penser des gens qui venaient nous dire que c'était mieux du temps des français : quand ils étaient goumiers , ouvriers à BIN ou dans des fermes ( une certaine fierté ) ou fatmas très attachées aux enfants ???
Re: LE BARRAGE DE BIN EL OUIDANE
18 octobre 2014, 07:57
Merci Bléon de rétablir certaines vérités !!!.....
Je n'en dirais pas plus car je ne veux pas rentrer dans le débat .Pour essayer de faire court je dirais simplement que je suis né à Meknes fils et petit fils de petit "colon",ma mère institutrice ,mon oncle directeur d'une école Musulmane à Meknes , grand père maternel receveur principal à la poste internationale de Tanger ( décoré du ouisam allaouite décoré par le sultan) ,mon oncle maternel receveur de la poste de Casablanca ,une tante assistante sociale qui parcourait les bidons ville ,une autre professeur de lycée à Rabat et dont le mari travaillait comme directeur aux services municipaux .tout cela pour vous dire que les relations avec les Marocains ont été cordiales nous sommes tous rentrés en France et les départs de notre famille se sont passés dans un certain déchirement car nos liens étaient très forts avec nos amis Marocains ,nous n'avons pas fait suer le burnous ,nous n'étions pas des roumis qui cohabitions avec des indigénes ,un mot qui me choque et qui devait être employé par les "hauts" de la résidence à Rabat .....Bref ma famille n'était pas exceptionnelle !!! il y en avaient tant d'autres comme la mienne......... nous aimions et nous aimons toujours profondément "notre Maroc"!!! j'ai voulu faire court !!

Cordialement
Re: LE BARRAGE DE BIN EL OUIDANE
18 octobre 2014, 10:30
Alain
C'est une évidence que ta famille comme la plupart des autres n'a pas fait "suer " le burnous et entretenait de bons rapports avec ses voisins ou amis marocains mais cela a pu exister aussi . Dans les fermes et dans les usines , les ouvriers ou les ouvriers agricoles ont été exploités comme les ouvriers agricoles n 'importe où dans le monde ; il pouvait y avoir des liens affectifs, ils étaient payés mais ils étaient exploités dans des conditions plus ou moins favorables ou défavorables . Après la reprise des terres , ils ont été exploités par d'autres .
Chez moi en France, dans les acièries , les mines , les ouvriers étaient exploités durement , les ouvriers agricoles , les journaliers , les domestiques de ferme , les métayers aussi . Les paysans micro propriétaires n'étaient pas exploités mais ils étaient misérables et préféraient se faire exploiter dans les mines , les chantiers . Au Maroc , c'était pareil ! Par exploité , j'entends employé dans des conditions qui peuvent être plus ou moins dissymétriques par rapport au profit des propriétaires de l'entreprise . "Faire suer le burnous " , c'est quand c'est trop exagéré . Tous les marocains n'étaient pas ouvriers agricoles, la plupart des autres avait des conditions de vie encore pires .
Roumis c'est le terme employé par les marocains parfois péjoratif surtout à l'époque de la Pacification ?? on comprend pourquoi . Indigène : un terme un peu géographique , il y avait aussi à une époque : les sujets marocains , les protégés : termes tout à fait officiels ( et peut-être encore de nos jours ) .
" suer le burnous " : c'est péjoratif , vrai dans certains cas , exagéré souvent et injuste encore plus souvent .
Re: LE BARRAGE DE BIN EL OUIDANE
19 octobre 2014, 00:58
Je crois que SUCHET nous apporte un regard à la fois nuancé et extrêmement lucide de ce qui s'est passé et des explications qu'on en a parfois donné.
Re: LE BARRAGE DE BIN EL OUIDANE
19 octobre 2014, 02:43
OUI , il faut être nuancé comme nous l'ont bien montré nos amis, Alain 76 , Bléon , Tasmit et d'autres .
Pour revenir à BIN , il y avait aussi l'envers du décors :le travail sur les chantiers n'était pas une partie de plaisir pour les travailleurs en général et pour la main d'oeuvre marocaine en particulier : un avantage : apporter un peu de flouss à des gens pauvres soumis à toutes sortes d' aléas ; Cela a aussi permis certes et c'est une avancée , comme le raconte Courtaigne ( cadre supérieur humaniste chrétien) de faire travailler coude à coude un Ait ischa , un Ait bouzid ou un Ait Atta ; . Même chez les goumiers, on n'arrivait pas à un tel mélange .
Le recrutement devait pas mal aux caids locaux sollicités par les autorités françaises . Les "relations humaines " étaient confiées à des anciens sous off des goumiers . Avec les " contremaîtres " français ou les cadres les relations étaient variables allant du respect, à l' humanisme ou au paternalisme mais aussi jusqu'au mépris raciste . Les conditions de travail étaient très dures, certains journaux syndicaux racontent des horreurs ( il ne faut peut-être pas les croire jusqu'au bout ) mais je trouve plausible que des ouvriers n 'attendaient même pas parfois la fin de la semaine et le salaire pour partir . les accidents étaient nombreux . A travers certaines photos présentées par orev , on voit que du côté des carrières et des concasseurs , il y avait des engins de chantiers (c'était assez mécanisé ) mais aussi des gens qui travaillaient et vivaient dans des conditions peu enviables , même à l'époque .

IL ne faudrait pas croire que sur les chantiers de barrages en France même , la condition de la main d'oeuvre était bien meilleure constituée à BORT , par ex , d'une proportion importante d' immigrés d' Afrique du nord , d 'ailleurs . Juste le salaire un peu plus élevé .
Re: LE BARRAGE DE BIN EL OUIDANE
19 octobre 2014, 05:44
Puisqu'on devrait remonter à Bin faire tourner les turbines, je vous pose une devinette:

Quel est le mot marocain qui s'écrit avec 5 i ?

ilitriciti spinning smiley sticking its tongue out
Re: LE BARRAGE DE BIN EL OUIDANE
19 octobre 2014, 06:29
Je me souviens aussi de l'inverse : quand , j'essayais de prononcer un mot arabe , si j 'étais obligé, il y en a qui " se fendaient la poire à mourir de rire !!!
Re: LE BARRAGE DE BIN EL OUIDANE
19 octobre 2014, 09:40
C'est ce que je disais à Tasmit l'autre jour, les autochtones des 2 bords rient des Noukat
Pièces jointes:
Blague Maroc.JPG
Re: LE BARRAGE DE BIN EL OUIDANE
20 octobre 2014, 02:42
bléon
comme dirait une vendéenne à moi décédée mais que j'aime très fort "toi jamais mourir" . le seul fait de voir votre nom, je souris avant de lire, pour vous dire il y a un mois j'ai chuté de tout mon long dans la rue, glissé sur les graviers, les coudes, les genoux, les côtes, l'âge , tout douloureux, heureusement rien de cassé; les miens ont insisté pour aller toubib, mais pas pour moi, mon traitement , pas doliprane, mais relire chaque jour tout les écrits bléon, une rigolade; Mon fils rentré hier soir de pélerinage n'en revient pas de cette chute et du traitement bléon , lui est fatigué, amaigrit, tousse, mais heureux !
Re: LE BARRAGE DE BIN EL OUIDANE
20 octobre 2014, 02:55
J'ai ,une vieille amie pied noir de 90 ans qui prend l'avion toute seule jusqu'à Malaga ,rejoint son appart à 70km, va au marché tous les matins avec son chariot et ça grimpe au retour, conduit encore.. Quand les gens, au bord de la piscine, lui demandent le secret de sa forme, elle répond:" Je marche, je nage et surtout, je rigole".
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