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Le Maroc premier pays ? reconna?tre l?ind?pendance des U.S.A

Envoyé par André 
Le Maroc premier pays ? reconna?tre l?ind?pendance des U.S.A
08 décembre 2003, 02:28
Saviez vous que le Maroc, en 1789, fût le premier pays au monde à reconnaître l´indépendance des U.S.A comme nation souveraine.

C´était le Sultan Mohammed Ben Abdallah qui régnait à cette époque. (1757-1790).



Modifié 1 fois. Dernière modification le 09/04/2005 06:18 par Dafouineuse.
Re: En passant.....
08 décembre 2003, 02:38
je pense que a l´epoque le president des u.s.a. etait george washington.
Re: En passant.....
06 avril 2005, 19:04
C'est le meme souverain qui avait eu la magnifique idee de construire la ville Essaouira dont la plupart des artisants juifs en 17XX etaient d'orgine Sud du Maroc. Quand le General Lyautey avait visite la ville en 19XX avec l'intention d'y construire un port naturel modern, il fut sidere, voire outre, de constater le jour de sa visite, que toutes les fenetres de la ville moderne etaient decorees de drapeaux anglais!
It was "Flag Day" que les commercants pro-anglais celebraient tous les ans. Un affront a son amour prorpre..et de la, le Marechal decida que Casablanca et non pas Mogador sera le grand port commercial modern du Maroc. Une decision nefaste pour notre ville de Mogador car a partir de ce moment la decheance commerciale de la ville avait debute.
Comme on dit: "The writing was on the wall" et voila!.
Grand plaisir de participer a ce forum et de revivre avec vous nos souvenirs de l'histoire de notre pays natal,le pays de notre enfance et de nos ancestres, la source de notre education Judeo-Francaise.
G..Bless U all. PH.Ziri Montgomery,AL
PS. Un livre interssant a lire: "Lyautey l'Africain"
Re: En passant.....
09 avril 2005, 02:15
Je viens de faire un tour dans les couloirs de mon passé lointain enfoui dans le subconscient de mon enfance de la deuxième guerre mondiale. C’était l’époque des rationnements, des pénuries quotidiennes de tous produits, et d’une résignation tenace, quoique insignifiante, vus les malheurs supportes par nos coreligionnaires d’Europe. Ci-après glanés au hasard certains faits que bon nombre de vous se rappellent malgré tout :
1. Pour ceux qui possédaient une bicyclette, le manque de pneus Michelin ou autre donnait recours aux pneus fabriques localement de rondelles de rejets de caoutchouc. Oh ces roues, bien lourdes et pas très confortables! Quand celles-ci rendaient leurs âmes en plein milieu de la rue, toutes les rondelles s’éparpillées dans toutes les directions et on se trouvait a même la jante nue de notre bicyclette. On repartait, morfondu, chez notre réparateur de vélos. Et tous les témoins de ces mésaventures se marraient à notre insu. C’était la guerre. Lol !!
2. C’est à croire que la deorganisation du planning des rationnements était bien organisée par les paresseux fonctionnaires des services municipaux de l’époque. Pour emmerder (sorry) la vie de nos habitants juifs, ils leur assignaient une épicerie, un boucher ou une boulangerie bien loin de leur domicile dans un quartier rarement visite. Quelle farce !! On s’habituait à cet inconvénient temporaire. Hélas, souvent la désagréable surprise d’un cafard ou une mouche dans la moue de notre pain était devenue une réalité difficile à digérer mentalement. On jetait le cafard et continuait à mordre notre pain gris. Le plus marrant c’était la découverte de la moitie d’un cafard, nous savions alors ou se trouvait l’autre moitie…trop tard ! Ahahah! Aujourd’hui on poursuit le ravitailleur en justice pour une mouche, une banalité ou un café trop chaud ! Oua Chlass !!
3. Enfin, rappelez-vous l’huile et le lait rationne ? Moitie eau, moitie huile etc. ? Le goût du chocolat oublie mais dont le souvenir succulent était reste au bout de notre langue affamée?. Heureusement on ne manquait pas de sardines ni de pattes alimentaires.
4. Je n’ai jamais pu comprendre comment notre fournier du quartier arrivait à distinguer VOTRE « Dafina » personnelle parmi tant d’autres !! Mystère!
5. Alors à la prochaine et au plaisir de goûter a vos souvenirs de notre passe.




PHZ
Re: En passant.....
09 avril 2005, 06:06
A Vercinjex,


Je me souviens qu´un numéro était écrit sur le couvercle de chaque dafina à l´aide d´un pinceau trempé dans de la chaux blanche..

"A"
Re: Le Maroc premier pays ? reconna?tre l?ind?pendance des U.S.A
09 avril 2005, 08:32
Merci Andre..bien gentil de votre part. restons en contact. Ver
Re: En passant.....
09 avril 2005, 18:20

Haïm Zafrani, souvenir d'une culture judéo-musulmane
par Tahar ben Jelloun, dans du 7 Juin 1996

Essaouira (l'ex-Mogador) a été un port où s'arrêtaient des commerçants du monde entier. Les juifs y vivaient en bonne intelligence avec les musulmans. Pas de haine, pas de peur. Ils appartenaient tous à la même culture, celle qui mêlait les affaires, la science et les lettres. Le petit Haïm Zafrani, né en 1922, habitait dans une ruelle, Derb Abdessamih que les Français appelaient rue du Général Mongin. Les enfants des voisins allaient à l'école coranique. Haïm à la synagogue. Son père mourut alors qu'il venait d'avoir quatre ans. Les grands- parents, des lettrés, kabbalistes et hommes d'affaires, s'occuperont de son éducation. Il fallait d'abord apprendre la Bible.
Je fus d'emblée en contact avec les textes essentiels de la civilisation judaïque, et pas n'importe lesquels, des textes de la mystique juive
Haïm l'apprendra par coeur, en hébreu dans un premier temps puis en arabe. Il fera comme ses camarades musulmans qui passaient des journées entières à avaler des sourates du Livre saint sans tout comprendre. Il dit aujourd'hui : « La mort de mon père a peut-être été une bonne chose. J'ai été formé par ceux qui lui avaient donné une formation traditionnelle. Je ne me voyais pas comme un petit enfant. Je fus d'emblée en contact avec les textes essentiels de la civilisation judaïque, et pas n'importe lesquels, des textes de la mystique juive. »

Le grand-père avait la vue faible. Il demandait tous les soirs au petit Haïm de lui lire des pages du Zohar en araméen : « Je ne comprenais pas l'araméen ; je lisais les caractères en hébreu et j'attendais que mon grand-père m'expliquât en arabe. » L'arabe était la langue des lettrés mais aussi la langue qu'on parlait à la maison. La famille Zafrani est originaire d'Andalousie. Elle a été expulsée d'Espagne en même temps que les Arabes en 1492. Elle s'installa dans le Souss, région à majorité berbère se situant entre Essaouira et Agadir.

Dans son dernier ouvrage, Juifs d'Andalousie et du Maghreb, Haïm Zafrani rappelle qu'historiquement, « les juifs sont le premier peuple non berbère qui vint au Maghreb et qui ait continué à y vivre jusqu'à nos jours ». Il subsiste encore au Maroc d'aujourd'hui quelques juifs, généralement âgés, ne parlant que le berbère ou l'arabe.
L'antisémitisme de l'Europe médiévale et moderne est étranger à l'histoire de la pensée musulmane au Maghreb, au Maroc notamment
Ce sont des Marocains qui ont vécu dans une symbiose culturelle avec les musulmans. Il y avait incontestablement un espace de liberté naturelle qui permettait une société civile, une société assumant des fidélités multiples. Cela a duré des siècles. Haïm Zafrani écrit que « l'antisémitisme de l'Europe médiévale et moderne est étranger à l'histoire de la pensée musulmane au Maghreb, au Maroc notamment ».

« Ma grand-mère s'habillait en musulmane ; on trouvait cela normal. Il n'y avait pas de différence importante entre elle et les autres femmes du quartier. L'après-midi, ses voisines musulmanes enjambaient le petit mur de la terrasse et rejoignaient nos mères et grand-mères avec lesquelles elles partageaient beaucoup de choses. Elles ne faisaient que suivre l'exemple des poètes et des musiciens juifs et arabes qui collaboraient dans une parfaite complémentarité à l'époque de l'âge d'or andalou. Il existe des chants, des poèmes rédigés à quatre mains, juives et musulmanes, célébrant la passion de la vie. »

A huit ans Haïm entre à l'école franco-israélite. A seize ans, il arrive à Paris où il fait l'école normale d'Instituteurs. « Ce départ en France fut vécu par la famille, mon grand- père surtout, comme une rupture douloureuse. Il perdait un peu ses yeux, car je continuais à lui faire la lecture, toujours des textes sacrés. Il mourut trois mois après mon départ. » Il vécut le début de la guerre à Paris et se souvient des masques à gaz et des rumeurs noires. Il sentait l'horreur proche. Avec ses camarades marocains il rejoignit Essaouira où il fut nommé Instituteur. La guerre était loin. Calme plat dans la ville. Il eut l'écho des premières arrestations de juifs en France : « En avril 1943 on apprit l'anéantissement de la ville martyre tchèque, Ledece. Puis à partir du ghetto de Varsovie on sait qu'une solution finale a été planifiée pour les juifs. Au moment du débarquement des Américains à Casablanca, il y a eu une incitation de pogrom contre les juifs par le SOL (Service d'ordre légionnaire). Heureusement qu'ils n'ont rien pu faire ; le sultan veillait et les Américains étaient là.»
Aucun juif ne subit au Maroc les conséquences de la politique antisémite et collaborationniste de Vichy, même si la résidence française à Rabat marqua plusieurs fois son mécontentement


Au Maroc le roi Mohamed V s'opposa aux lois antijuives de Vichy et fit savoir au gouvernement de Pétain qu'il était là pour protéger ses sujets sans discrimination. Aucun juif ne subit au Maroc les conséquences de la politique antisémite et collaborationniste de Vichy, même si la résidence française à Rabat marqua plusieurs fois son mécontentement.

La famille de Haïm est plus que jamais attachée au Maroc. D'Instituteur, il devint ingénieur en radio et électricité tout en continuant ses études littéraires et philosophiques en arabe. Il est le premier juif à avoir une formation très solide en arabe au point qu'il est nommé inspecteur de langue arabe et fait partie de la commission royale de la réforme de l'enseignement juste après l'indépendance en 1956. C'est là qu'il fit la connaissance de Mehdi Ben Barka et de Mohamed el Fassi, premier ministre de l'éducation nationale du Maroc indépendant. Il participe aussi au grand mouvement d'alphabétisation, donnant tous les soirs des cours aux dockers du port de Casablanca. « C'était une époque formidable, une époque d'enthousiasme et d'ouverture. Ben Barka était un esprit d'une intelligence remarquable. Il prit ma défense lorsque j'ai tenu à ce qu'on garde l'hébreu dans les écoles juives qui n'étaient plus rattachées aux écoles israélites européennes mais devenues marocaines. Le parti de l'Istiqlal était contre cette idée. »

Dès la fin des années 50, Haïm Zafrani constata un phénomène nouveau : des juifs que rien ne menaçait quittaient le Maroc. « Les premiers juifs à partir furent des berbères qui étaient préparés religieusement à l'arrivée du Messie. Pour eux la création d'Israël correspondait à la fin de l'exil, le commencement de la rédemption messianique. Ils disaient "l'Heure est arrivée ! " » De ce moment date le début de ses travaux sur les traditions juives en terre d'Islam. Il publie aujourd'hui son quatorzième livre. Une idée maîtresse les traverse tous : juifs et Arabes ont participé avec fidélité et intelligence à la construction d'un patrimoine culturel où la mémoire des juifs rencontre celle des musulmans. « Avant 1492 les deux rives de la Méditerranée étaient liées. Rien ne distinguait l'Andalousie du Maghreb.
Certains avaient intérêt à occulter ce partage et cette civilisation où il y avait des apports des deux côtés
Même après l'exil et l'Inquisition, il y a eu une continuité dans ce mode de vie et de pensée, surtout au Maroc. Il fallait le rappeler en s'appuyant sur des documents objectifs, en citant des textes. Car certains avaient intérêt à occulter ce partage et cette civilisation où il y avait des apports des deux côtés. »

Il aime citer Aragon, qui écrit : « Ce qui a été sera, pourvu qu'on s'en souvienne. » Toute sa vie il a essayé de dire ce qui a réuni les juifs et les Arabes et n'a cessé de rappeler qu'il « faut aujourd'hui s'armer de force et de détermination pour anéantir le monstre du fanatisme et de l'intolérance. Mais il faut y associer un peu de générosité et d'amour ».

Haïm Zafrani
Philosophe spécialiste des cultures juive et arabe, Haïm Zafrani est né en 1922 à Essaouira. Il est attaché à la double culture juive et arabe. Il est l'auteur de " Mille ans de vie juive au Maroc " (Maisonneuve-Larose), " Juifs d'Andalousie et du Maghreb " (Maisonneuve-Larose, 1996). Membre de l'Académie du Royaume.
Haïm Zafrani est professeur titulaire de chaire à l'Université de Paris VIII où il dirige le Département de langue hébraïque et de civilisation juive, depuis sa création en octobre 1969, l'U.E.R. des Études slaves, orientales et asiatiques, depuis 1976, ainsi que deux groupes de recherche habilités à délivrer les doctorats de 3e cycle et d'État et dont les activités portent essentiellement sur les littératures (écrites et orales) et les langues juives en Occident musulman. Docteur d' État es-Lettres et Sciences humaines, titulaire du Doctorat de recherches en Études orientales, Haïm Zafrani est, en outre, licencié en Droit et Sciences économiques, diplômé d'arabe classique (Université de Rabat) et de langue hébraïque (Université de Jérusalem). Haïm Zafrani est l'auteur de huit ouvrages et d'une centaine d'articles portant sur la pensée juive en Terre d'Islam et la linguistique hébraïque, judéo-arabe et judéo-berbère.

Re: Le Maroc premier pays ? reconna?tre l?ind?pendance des U.S.A
10 avril 2005, 01:04
Le Sultan Sidi Mohammed Ben Abdallah :

Le Sultan Sidi Mohammed Ben Abdallah sut maintenir d'amicales relations aussi bien avec les États européens qu'avec les Turcs de Constantinople. Une de ses filles épousa le chérif de la Mecque et il échangea plusieurs ambassades avec la Sublime Porte.
- L'ambassade de Hadj El Khiyat en 1761,
- L'ambassade de Tahar Ben Abdeslam Slaoui en 1765;
- L'ambassade de Sidi Tahar Bennani R'Bati.
Cette dernière apporta au Maroc un navire de combat, de la poudre et divers agrès pour la flotte chérifienne.
- L'ambassade de rais Abdelkrim Ragoun en 1766 apporta le soutien du Maroc aux Turcs, aux prises avec la flotte russe.
- L'ambassade du caïd Allal Draoui, composée de Si Kaddour El Barnoussi, Si Adyl Abdeslam et du secrétaire Mohamed El Hafi, appuya l'ambassade chargée de 1772 à 1777 de négocier et de payer 100.000 réaux à Malte pour la libération des prisonniers turcs, tous des galériens.

George Washington


Le rais Abou Abdellah Mohamed Larbi El Mestari, originaire de la tribu des Bani Mestara, fut envoyé en 1764 comme ambassadeur en Angleterre pour réparer ses navires et les gréer de neuf. Il revint avec des agrès destinés à deux vaisseaux, des canons de bronze et de matériel divers pour la flotte marocaine. En 1766, selon Höst, à l'époque consul du Danemark à Safi, rais El Mestari commandait une frégate de 16 canons et 130 hommes d'équipage, son frère Raïs Hachmi Mestari commandait un vaisseau de 18 canons et 120 hommes.

Aves les USA
S'agissant des USA aucune ambassade marocaine ne s'était rendue dans le nouveau monde, cependant que les relations avec cette jeune nation d'alors furent intenses
Sidi Mohammed a su entretenir d'excellentes relations avec le Président américain George Washington. L'on sait que le Maroc de Sidi Mohammed a été en effet un des tout premiers pays à reconnaître l'indépendance des USA (appelés Almiricanos par la diplomatie marocaine de l'époque).
Après la proclamation de l'indépendance des États-Unis d'Amérique le 4 juillet 1776, l'Angleterre n'accorda plus sa protection aux navires des USA: les "insurgents" durent alors pourvoir eux-mêmes à la sécurité de leur navigation dans les eaux européennes qui n'étaient pas à l'abri des attaques des corsaires marocains; ils se tournèrent donc vers la France et, grâce au traité du 6 février 1778, Louis XVI promit "d'employer ses bons offices auprès de l'empereur du Maroc", le Sultan Sidi Mohammed Ben Abdellah, en faveur des Américains. Par la suite, l'Espagne et la Hollande promirent leur appui à la jeune République dans le même sens.
Au mois d'octobre 1784, un corsaire marocain s'empara du brick américain "le Betsey" qui se rendait à Ténérife. Sur l'intervention de la France et de l'Espagne, le Maroc accorda une trêve afin de permettre aux États-Unis d'accréditer un consul auprès du Sultan qui remit en liberté le Betsey et son équipage. Un peu plus tard, le Congrès décida d'envoyer un représentant à la Cour chérifienne. Thomas Barcley, consul à Paris, fut désigné; il arriva au Maroc le 19 juin 1786. Les négociations avec le représentant du Sultan, Tahar Fennich, aboutirent assez vite; le 16 juillet suivant, le premier traité de paix entre les États-Unis et le Maroc fut établi. C'était un traité de commerce et de navigation qui assurait aux États Unis le bénéfice de la clause de la nation la plus favorisée.

Guerre et paix
Parallèlement à ce traité, Sidi Mohammed ordonna à ses rais d'assister militairement, si besoin était, la jeune flotte marchande américaine contre les pirates et les corsaires d'Alger, de Tunis et de Tripoli, en même temps que s'engageait une action diplomatique. Sidi Mohammed traita toujours avec humanité les Chrétiens que le sort des armes faisait tomber en son pouvoir, ce qui lui valut la considération des nations européennes en général et, en particulier, celle des États-Unis d'Amérique qui venaient d'accéder à leur indépendance après une longue et meurtrière guerre contre les Anglais. La paix constitue l'objet essentiel des principaux accords internationaux de Sidi Mohammed ben Abdellah. En cas de guerre, diverses clauses prévoient des situations particulières.
Les bâtiments des États-Unis d'Amérique, attaqués par des vaisseaux ennemis, chrétiens ou musulmans, a portée de canon du rivage marocain, seront protégés par les batteries côtières; la réciprocité est prévue en faveur des navires du sultan et de ses sujets sur les côtes des États-Unis (États-Unis, 1786, articles X et additionnel). En outre, quand des bâtiments américains se trouveront dans des ports chrétiens, on empêchera ceux des nations avec lesquelles ils sont en guerre de "les suivre ou les attaquer", car "les citoyens de l'Amérique sont nos bons amis" (article additionnel). D'autre part, les navires britanniques, suédois, portugais, hollandais et américains, se trouvant dans un port marocain en même temps que des vaisseaux de guerre ennemis, seront naturellement libres de mettre à la voile et de prendre la mer quand ils voudront; mais, après leur départ, leurs adversaires, qui n'auront pu "leur faire aucune violence", seront retenus au moins vingt-quatre heures et même quarante-huit heures. Il en sera de même pour les bâtiments marocains dans les ports des États-Unis et du Portugal (Grande-Bretagne, 1760, article CC; 1763, article X,; Portugal, 1773, article XII; Pays-Bas, 1777-1752, article X; États-Unis, 1786, article XI).
En outre, la plupart des traités de paix, d'amitié ou de commerce renferment des clauses relatives à l'établissement des sujets respectifs dans les États des souverains contractants. Les excellentes dispositions dont faisait preuve Sidi Mohammed envers les jeunes États-Unis d'Am-érique eurent un effet des plus heureux sur les relations des deux pays et leurs retombées furent bénéfiques. A ce sujet on peut citer les dispositions favorables dont bénéficièrent des marocains auprès de la Chambre des représentants des États-Unis d'Amérique en 1780-1790. Il s'agit de citoyens marocains blancs et de couleurs capturés en mer et vendus comme esclaves sur les marchés américains. La jeune nation les dispensa, en dépit des ségrégationnistes majoritaires, des stipulations du Negro-Act.

Negro-act
Cette mesure fut rendue publique par le Bulletin de la Chambre des représentants de janvier 1790. Les points de vue des esclaves et des Noirs libres sont rarement rapportés dans les pétitions. Les Noirs faisaient souvent l'objet de pétitions signées par les Blancs sauf dans un cas inhabituel où quatre anciens esclaves avaient envoyé une pétition à la chambre demandant la clarification de leur statut légal. Il s'agissait de quatre juifs marocains, Francis, Daniel, Hammond et Samuel qui avaient été des sujets de l'Empereur du Maroc jusqu'à leur capture par un chef de guerre africain. Ils furent livrés à un certain Capitaine Clark qui promit de les conduire en Angleterre où l'Ambassadeur marocain paierait leur rançon.
Mais ils furent vendus en Caroline du Sud et devinrent donc des esclaves. Par la suite, ces quatre hommes rachetèrent leur liberté en même temps que celle de leurs épouses. Puis ils voulurent s'assurer qu'en cas d'accusation pour crime, ils seraient jugés comme sujets d'une nation étrangère par la Cour des Sessions Générales plutôt et non comme des Noirs que jugeait alors la Cour des Magistrats et des Francs-tenanciers.
La chambre décida que ces hommes étaient des citoyens marocains affranchis ce qui les exemptait des lois régissant les Noirs libres.
Une pétition fut présentée à la Chambre émanant de tous les Maures Libres, sujets de l'Empereur du Maroc et résidents de cet État, demandant, en cas d'accusation de délit ou de crime passible d'être jugés en Cour, qu'ils le soient en tenant compte de leur état de sujets d'un Prince allié aux États-Unis d'Amérique et donc selon les mêmes lois que les citoyens de cet État qu'on leur lira et non pas selon le Negro-Act.

L´HISTOIRE AMÉRICAINE DU MAROC / Par Abdelkader TIMOULE
Re: En passant.....
10 avril 2005, 11:09
Tres cher Andre

Je vous suis terriblement reconnaissant pour votre inlassable contribution au forum de notre "Dafina" - Heureux de l'avoir decouverte - Une aventure "Extra Vehiculaire" a travers les espaces passes de nos souvenirs lointains de notre pays natal. Mon espoir et de voir une participation acceleree de nos enfants pour qu'ils puissent gouter a notre tres rich heritage Maghrebien. Nous sommes tous de la meme famille et nous sentons un lien de sang tres pur qui coule dans nos veines pour revire sur cet ecran magique la chaleur de notre peuple sepharade. Je vous prie de convier a l'auteur de cette magnifique entreprise electronique la grande "Mizwah" accomplie dans le but de partager avec nous l'affirmation de son attachement a motre passe Maghrebien. Au fait qui est cet autheur? Au plaisir de vous relire. Cordialement. P.H. Ziri

PS. Lead the way and tell Us what U would like Us to write about.
Essaouira Reine des Dunes douces
10 avril 2005, 20:14

Essaouira entre dunes et écume
Atlantique et saharienne, c'est à son site notamment que Essaouira doit un des traits spécifiques de son charme et de son atmosphère. La cité est en effet construite sur une pointe rocheuse, basse et étroite presqu'île au nord-ouest d'une des meilleures rades de la côte atlantique du Maroc, à plus de mille kilomètres au sud du Détroit de Gibraltar. D'un côté, une façade maritime protège la ville, sur une longueur de près d'un kilomètre, des assauts incessants de la mer et des fortes marées d'hiver. De l'autre côté, un épais cordon de dunes isolait à demi la cité de l'intérieur du pays. Ainsi, au-delà d'un paysage de sable et de dunes mouvantes sous le souffle puissant des alizés, sertie dans un erg éblouissant, Essaouira a l'air de flotter sur les eaux, tel un mirage étrange, bercée par la houle et baignée par l'odeur des embruns et la lumière du désert qui ravive son éclat.
Cette disposition naturelle forme un port qui, bien que de petites dimensions, a le mérite d'être abordable en toute saison. C'est ainsi que sur l'île qui abrite la baie ont été retrouvés les témoignages des premiers échanges avec les phéniciens qui remontent au VIIème siècle avant Jésus-Christ. Au début de l'ère chrétienne, cette île est habitée de façon permanente, le Roi de Mauritanie, Juba II, y a en effet installé des teintureries de pourpre. La pourpre gétule, célèbre à Rome à l'époque, était produite dans les "purpurarie insulae" de la baie d'Essaouira.
Connue sous le nom de Mogador - dérivé du nom d'un saint local, Sidi Mogdul, aujourd'hui Patron de la ville -, le site n'est plus au XIVème siècle qu'un petit mouillage où le Roi du Portugal, Dom Manuel Ier, fit bâtir une forteresse en 1506, le Castello Real, qui ne résista pas longtemps aux combattants de la guerre sainte. Au XVIIème siècle, l'Espagne songe à s'emparer de cette position pour protéger sa route des Indes mais il faudra attendre 1765 pour que naisse véritablement une ville.
Dès son accession au trône, Sidi Mohamed Ben Abdellah fait de Marrakech sa capitale et décide de fonder lui-même une ville qui reçut le nom d'al Suwaira, "la petite forteresse"; le nom de Mogador étant employé uniquement par les européens. La fondation même de cette cité témoigne du contexte historique de l'époque et des relations nouvelles engagées avec l'Europe. Cette période est, en effet, marquée par la conclusion de nombreux traités de commerce et d'amitié avec les nations européennes: en 1757, avec le Danemark, en 1760, avec l'Angleterre, en 1763, avec la Suède, en 1765, avec Venise, etc. Dans cette perspective d'échanges et d'ouverture, la nouvelle cité portuaire est destinée à drainer tout le commerce extérieur du sud du Royaume et la majeure partie du trafic avec l'Europe.
Le soin de concevoir et construire la ville, est confié à Cornut, originaire d'Avignon, ancien dessinateur des fortifications des places du Roussillon, de même qu'à plusieurs architectes et maçons européens qui travaillèrent également par la suite pour le Sultan. Pour contribuer au développement de la ville, Sidi Mohamed Ben Abdellah fit appel, notamment, à des familles juives, les unes d'origine berbère du Haut Atlas atlantique et du Souss, les autres venant du nord du Maroc. Elles ont pour mission essentielle d'établir des relations avec 1'Europe, d'organiser et d'animer les échanges économiques et reçoivent, pour ce faire, le titre de "Toujjâr es-Sultan" ou "Négociants du Sultan"; titre qui leur confère des privilèges économiques et politiques.
Essaouira doit aux conditions historiques de sa fondation, ainsi qu'à ses constructeurs, des rues droites, des portes monumentales et des bastions de type européen, dont il n'y a pas d'équivalent dans d'autres cités d'Afrique du Nord. Ainsi, dès sa naissance, Essaouira a une physionomie particulière: par sa situation, elle navigue entre dunes et écume; par son enceinte et le décor qu'elle met en scène, elle semble fortifiée à la Vauban; par son tracé, elle compartimente de façon régulière plusieurs quartiers différenciés; par son décor, elle est un véritable manifeste de diversité culturelle où s'intègrent traditions locales, thèmes hispano-mauresques, motifs classiques et baroques; par sa population et son mode de vie, elle est un authentique creuset de civilisations, une des rares cités en Terre d'Islarm d'emblée destinée à la coexistence pacifique et aux échanges entre Musulmans, Juifs et Chrétiens.



Re: Le Maroc premier pays ? reconna?tre l?ind?pendance des U.S.A
05 mai 2005, 18:33
Le traite de Paris 1783

Treaty of Paris was signed between Britain and America on September 3, 1783, and provided for:

The recognition of American independence

The establishment of American boundaries between the Atlantic on the east to the Mississippi on the west, and from the 49th parallel and Great Lakes on the north to the 31st parallel on the south (or everything east of the Mississippi except the Floridas and New Orleans)

The recognition of American fishing rights along the Newfoundland banks, a point sought by the New England interests

The pledge of the Continental Congress to "earnestly recommend" to the states that they settle property issues with the Loyalists, a provison insisted upon by the British.
Amid the hoopla and self-congratulation at the end of the war, one sobering fact slowly dawned on the American consciousness. The victorious nation had accumulated a massive debt – more than $11 million in national debt and state debts of more than $65 million. The war's cost significantly impacted later events.
Re: Le Maroc premier pays ? reconna?tre l?ind?pendance des U.S.A
06 mai 2005, 05:02
Je regrette Andre mais le Maroc n'etait pas le premier pays a reconnaitre les USA. Le texte integral du traite de Paris suit en anglais.

Definitive Treaty of Peace 1783
In the name of the most holy and undivided Trinity.

It having pleased the Divine Providence to dispose the hearts of the most serene and most potent Prince George the Third, by the grace of God, king of Great Britain, France, and Ireland, defender of the faith, duke of Brunswick and Lunebourg, arch-treasurer and prince elector of the Holy Roman Empire etc., and of the United States of America, to forget all past misunderstandings and differences that have unhappily interrupted the good correspondence and friendship which they mutually wish to restore, and to establish such a beneficial and satisfactory intercourse , between the two countries upon the ground of reciprocal advantages and mutual convenience as may promote and secure to both perpetual peace and harmony; and having for this desirable end already laid the foundation of peace and reconciliation by the Provisional Articles signed at Paris on the 30th of November 1782, by the commissioners empowered on each part, which articles were agreed to be inserted in and constitute the Treaty of Peace proposed to be concluded between the Crown of Great Britain and the said United States, but which treaty was not to be concluded until terms of peace should be agreed upon between Great Britain and France and his Britannic Majesty should be ready to conclude such treaty accordingly; and the treaty between Great Britain and France having since been concluded, his Britannic Majesty and the United States of America, in order to carry into full effect the Provisional Articles above mentioned, according to the tenor thereof, have constituted and appointed, that is to say his Britannic Majesty on his part, David Hartley, Esqr., member of the Parliament of Great Britain, and the said United States on their part, John Adams, Esqr., late a commissioner of the United States of America at the court of Versailles, late delegate in Congress from the state of Massachusetts, and chief justice of the said state, and minister plenipotentiary of the said United States to their high mightinesses the States General of the United Netherlands; Benjamin Franklin, Esqr., late delegate in Congress from the state of Pennsylvania, president of the convention of the said state, and minister plenipotentiary from the United States of America at the court of Versailles; John Jay, Esqr., late president of Congress and chief justice of the state of New York, and minister plenipotentiary from the said United States at the court of Madrid; to be plenipotentiaries for the concluding and signing the present definitive treaty; who after having reciprocally communicated their respective full powers have agreed upon and confirmed the following articles.

Article 1:
His Brittanic Majesty acknowledges the said United States, viz., New Hampshire, Massachusetts Bay, Rhode Island and Providence Plantations, Connecticut, New York, New Jersey, Pennsylvania, Maryland, Virginia, North Carolina, South Carolina and Georgia, to be free sovereign and independent states, that he treats with them as such, and for himself, his heirs, and successors, relinquishes all claims to the government, propriety, and territorial rights of the same and every part thereof.

Article 2:
And that all disputes which might arise in future on the subject of the boundaries of the said United States may be prevented, it is hereby agreed and declared, that the following are and shall be their boundaries, viz.; from the northwest angle of Nova Scotia, viz., that angle which is formed by a line drawn due north from the source of St. Croix River to the highlands; along the said highlands which divide those rivers that empty themselves into the river St. Lawrence, from those which fall into the Atlantic Ocean, to the northwesternmost head of Connecticut River; thence down along the middle of that river to the forty-fifth degree of north latitude; from thence by a line due west on said latitude until it strikes the river Iroquois or Cataraquy; thence along the middle of said river into Lake Ontario; through the middle of said lake until it strikes the communication by water between that lake and Lake Erie; thence along the middle of said communication into Lake Erie, through the middle of said lake until it arrives at the water communication between that lake and Lake Huron; thence along the middle of said water communication into Lake Huron, thence through the middle of said lake to the water communication between that lake and Lake Superior; thence through Lake Superior northward of the Isles Royal and Phelipeaux to the Long Lake; thence through the middle of said Long Lake and the water communication between it and the Lake of the Woods, to the said Lake of the Woods; thence through the said lake to the most northwesternmost point thereof, and from thence on a due west course to the river Mississippi; thence by a line to be drawn along the middle of the said river Mississippi until it shall intersect the northernmost part of the thirty-first degree of north latitude, South, by a line to be drawn due east from the determination of the line last mentioned in the latitude of thirty-one degrees of the equator, to the middle of the river Apalachicola or Catahouche; thence along the middle thereof to its junction with the Flint River, thence straight to the head of Saint Mary's River; and thence down along the middle of Saint Mary's River to the Atlantic Ocean; east, by a line to be drawn along the middle of the river Saint Croix, from its mouth in the Bay of Fundy to its source, and from its source directly north to the aforesaid highlands which divide the rivers that fall into the Atlantic Ocean from those which fall into the river Saint Lawrence; comprehending all islands within twenty leagues of any part of the shores of the United States, and lying between lines to be drawn due east from the points where the aforesaid boundaries between Nova Scotia on the one part and East Florida on the other shall, respectively, touch the Bay of Fundy and the Atlantic Ocean, excepting such islands as now are or heretofore have been within the limits of the said province of Nova Scotia.

Article 3:
It is agreed that the people of the United States shall continue to enjoy unmolested the right to take fish of every kind on the Grand Bank and on all the other banks of Newfoundland, also in the Gulf of Saint Lawrence and at all other places in the sea, where the inhabitants of both countries used at any time heretofore to fish. And also that the inhabitants of the United States shall have liberty to take fish of every kind on such part of the coast of Newfoundland as British fishermen shall use, (but not to dry or cure the same on that island) and also on the coasts, bays and creeks of all other of his Brittanic Majesty's dominions in America; and that the American fishermen shall have liberty to dry and cure fish in any of the unsettled bays, harbors, and creeks of Nova Scotia, Magdalen Islands, and Labrador, so long as the same shall remain unsettled, but so soon as the same or either of them shall be settled, it shall not be lawful for the said fishermen to dry or cure fish at such settlement without a previous agreement for that purpose with the inhabitants, proprietors, or possessors of the ground.

Article 4:
It is agreed that creditors on either side shall meet with no lawful impediment to the recovery of the full value in sterling money of all bona fide debts heretofore contracted.

Article 5:
It is agreed that Congress shall earnestly recommend it to the legislatures of the respective states to provide for the restitution of all estates, rights, and properties, which have been confiscated belonging to real British subjects; and also of the estates, rights, and properties of persons resident in districts in the possession on his Majesty's arms and who have not borne arms against the said United States. And that persons of any other decription shall have free liberty to go to any part or parts of any of the thirteen United States and therein to remain twelve months unmolested in their endeavors to obtain the restitution of such of their estates, rights, and properties as may have been confiscated; and that Congress shall also earnestly recommend to the several states a reconsideration and revision of all acts or laws regarding the premises, so as to render the said laws or acts perfectly consistent not only with justice and equity but with that spirit of conciliation which on the return of the blessings of peace should universally prevail. And that Congress shall also earnestly recommend to the several states that the estates, rights, and properties, of such last mentioned persons shall be restored to them, they refunding to any persons who may be now in possession the bona fide price (where any has been given) which such persons may have paid on purchasing any of the said lands, rights, or properties since the confiscation.

And it is agreed that all persons who have any interest in confiscated lands, either by debts, marriage settlements, or otherwise, shall meet with no lawful impediment in the prosecution of their just rights.

Article 6:
That there shall be no future confiscations made nor any prosecutions commenced against any person or persons for, or by reason of, the part which he or they may have taken in the present war, and that no person shall on that account suffer any future loss or damage, either in his person, liberty, or property; and that those who may be in confinement on such charges at the time of the ratification of the treaty in America shall be immediately set at liberty, and the prosecutions so commenced be discontinued.

Article 7:
There shall be a firm and perpetual peace between his Brittanic Majesty and the said states, and between the subjects of the one and the citizens of the other, wherefore all hostilities both by sea and land shall from henceforth cease. All prisoners on both sides shall be set at liberty, and his Brittanic Majesty shall with all convenient speed, and without causing any destruction, or carrying away any Negroes or other property of the American inhabitants, withdraw all his armies, garrisons, and fleets from the said United States, and from every post, place, and harbor within the same; leaving in all fortifications, the American artilery that may be therein; and shall also order and cause all archives, records, deeds, and papers belonging to any of the said states, or their citizens, which in the course of the war may have fallen into the hands of his officers, to be forthwith restored and delivered to the proper states and persons to whom they belong.

Article 8:
The navigation of the river Mississippi, from its source to the ocean, shall forever remain free and open to the subjects of Great Britain and the citizens of the United States.

Article 9:
In case it should so happen that any place or territory belonging to Great Britain or to the United States should have been conquered by the arms of either from the other before the arrival of the said Provisional Articles in America, it is agreed that the same shall be restored without difficulty and without requiring any compensation.

Article 10:
The solemn ratifications of the present treaty expedited in good and due form shall be exchanged between the contracting parties in the space of six months or sooner, if possible, to be computed from the day of the signatures of the present treaty. In witness whereof we the undersigned, their ministers plenipotentiary, have in their name and in virtue of our full powers, signed with our hands the present definitive treaty and caused the seals of our arms to be affixed thereto.

Done at Paris, this third day of September in the year of our Lord, one thousand seven hundred and eighty-three.
D. HARTLEY (SEAL)
JOHN ADAMS (SEAL)
B. FRANKLIN (SEAL)
JOHN JAY (SEAL)



Re: Le Maroc premier pays ? reconna?tre l?ind?pendance des U.S.A
06 mai 2005, 09:28
Pour Anidavid,

Le traité de Paris inséré ci-dessus datant de septembre 1783 n´est qu´un accord de paix entre l´angleterre et l´amérique, et servit de base pour la reconnaissance de l´indépendance des Etats- unis.

(ne pas confondre traité de paix et Indépendance..)

l´indépendance est proclamée en 1776, et le premier président sera Georges Washington en 1789.

Ci-dessous je joins juste à titre informatif,2 extraits d´articles provenant de sources différentes.


"Le Maroc et les Etats-Unis jouissent d’une longue relation de soutien réciproque. À titre de rappel, le Maroc a été le premier pays à reconnaître la naissance des Etats-Unis d’Amérique, qui venaient d’obtenir leur indépendance en 1787. "

”M. Banks a évoqué, de son côté, "la longue histoire" des relations bilatérales, rappelant notamment que le Maroc était le premier pays à reconnaître l'indépendance des Etats-Unis. Il a fait état de l'hospitalité dont il avait été entourée au cours d'un précédent séjour au Maroc, se félicitant du jumelage ''exemplaire'' entre Chicago et Casablanca et des projets de jumelage entre Scottsdale et Marrakech et entre Hollywood et Ouarzazate.”

Le fait que le Maroc FÛT le premier pays au monde à reconnaitre l´indépendance des USA comme nation souveraine est incontournable.

amicalement

"A"





Re: Le Maroc premier pays ? reconna?tre l?ind?pendance des U.S.A
06 mai 2005, 17:34
pour andré:
je confirme tes dires...
le maroc est le 1er pays a reconnaitre l'independance des usa, mais il n'a ete que le 3eme a signer un accord d'etat-à-etat avec celui ci, le 1er eyant ete les pays-bas...
ce qui fait que le maroc est quand meme le 1er a reconnaitre cette independance!!!
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