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DYNASTIE ET PHOTOS BEREBERES, AU SUD DU MAROC...
14 janvier 2004, 07:41
voici les dynasties berberes:
les almoravides( 1062- 1147)
les almohades ( 1147- 1262)
les merinides ( 1269-1465).

al-morabitoun ou almoravides :
une tribue berbere venue du sahara jette ses guerriers voiles sur le maroc au 11 eme siecle.
ils viennent de ribat, ( couvent militaire), ils se nomment al morabitoun, qui veut dire les gens du ribat.
al morabitoun veut dire en francais almoravides.
ils s'emparent de tefilalet qui se nommait au 11 eme siecle sijilmassa, et s'installent dans le souss, en 1056.
le premier a fonde une dynastie est youssef ben tachfine en 1062, et choisi comme capitale la ville de marrakech.
ce saharien fondateur est devenu le pere du maroc.
en s'apropiant egalement de fezet en allant un peu plus haut vers les cotes de la mediterranee.
en meme temps que a cette epoque l'espagne musulmane est menacee et divisee, faisait appele a ces almoravides pour les aider.
les almoravides aimerent cet art de l'espagne musulmane et le nommerent al-andalous qui devient par la suite andalousia , qui veut dire une partie de l'espagne et la region sous domination islamique.

cet al-andalous musulman fut le centre culturel ou juifs et musulmans vivaient dans une grande tolerance.
ils avaient des commerces de textil et l'amitie reignait .
jusqu'a 1492 l'annee fatale ou juifs et musulmans furent chasses d'espagne, par les rois catholique , fernando et isabel, grenade etait la capitale du royaume almoravide.
et c'est comme ca que naqui l'heritage andalou, ils nous remenerent la forme des portes, les jardins la musique andalouse la nouba et tout le reste que vous connaissez.

les berberes etaient sur tout le nord de l'afrique .
berberes du maroc- les chleuhs.
berberes d'algerie- les kabyles.
berberes nomades- les touaregs.
les touaregs sont d'algerie du niger et du mali.


Le royaume Barghawata du Maroc:


Ce royaume berbère, certes méconnu de nos jours a existé (741-1148) après l'occupation de l'Afrique du nord par les arabes venus propager leur religion, l'islam.

Une opposition naîtra afin de contrecarrer la nouvelle idéologie. Les conflits ayant opposé les chefs arabes d'orient (chîîtes-sunites) auront un impact sur le quotidien religieux des berbères, c'est ainsi qu'une nouvelle religion, le "kharédjisme" s'imposera. Originaire de salé (nord du Maroc actuel) Tarif, fondateur de la Dynastie des Barghawata est issue de la grande famille amazigh des "Masmouda"de confession juive. Devant l'imposition de la "dhima" (acquittement d'un impôt infligé aux gens du livre par les musulmans), ces Amazigh, pourtant islamisés réagirent par une révolte généralisée. Après le décès du roi Tarif, son fils portant le même nom Tarif sera intronisé à la fin du 7èm siècle.

Une grande bataille opposera les berbères conduits par Mayssara qui sera battu à Kairouan et se repliera à l'extrême ouest de la berbèrie d'où il continuera à lancer des raids contre les envahisseurs qui occupaient la majeur partie du pays. Le roi Tarif refusa la nouvelle religion (l'islam), arguant que celle-ci écrite en langue arabe ne pouvait donc pas être pratiquée, mais après sa mort, son fils, Salih, prendra les destinées de la royauté au début du 9ème siècle et accepta l'islam avec toutefois des changements notables. Ne s'inspirant pas exclusivement du Coran, la nouvelle religion berbère attachera une grande importance à la...Torah. C'est ainsi que le berbère était tenu de s'abstenir de manger de la viande de lapin ainsi que du sanglier d'ailleurs. il devra en outre faire la prière en récitant des passages contenus dans la Torah et le Coran et ce dix fois (5 pour la journée, 5 pour la nuit). Quant aux ablutions, le croyant devait laver tout son corps (une douche en somme), et concernant le carême (ou ramadan), les berbères jeûnaient pendant trois jours et cette abstinence alimentaire prenait effet à la tombée du jour et cessait le lendemain à l'aube.

Le livre saint berbère ne contenait pas moins de cent "versets" dont le premier faisait référence à "Moise". Quant à "Mahomet", son nom ne figurait dans aucun des chapitres. Enfin, la Polygamie était tolérée mais l'adepte était tenu de prouver qu'il était en mesure de satisfaire ses épouses et s'engageait aussi à ne pas recourir à la répudiation de l'une d'elles.

En clair, le divorce était proscris.





soly anidjar



Message modifié (26-07-2004 07:24)
Re: dynasties berberes et mots en berberes
14 janvier 2004, 09:57
soly çàva , tous le temps tu nous fais un sujet chaud .
najar c'est en arabe .
ain ( source ) aussi

au maroc ya bcp de berberes.

au nord on trouve les rifains qui parlent Tarifit ( une langue chamito-sémitique) se sont des gens berbérisés ( ils ont du sang des vandales et des romains)

au centre on trouve les chlouh ( les amazigh ) qui parlent tachélhit ( tamazight ) au moyen atlas et au sud de meknes ( tafilalet , tinjdad ...)


au sud ouest ( sous ) ya des berbers qui ont le sang des phéniciens ( parle un berbers tellement ancien c'est le Sousi ( tasousit ).


des les iles canaries ya un berbers parlé par les premiers habitants des iles qu'on appelle l'Egwanesh .

en algérie, nous avons bcp de berbers ; au sud a Tamenraset , on parle le vrai bérber ( plustot le premier berber ) on parle T'warguia .

au nord de l'algérie nous avons d'autre berbers ( cha'wiya , Mezabia , et le kabyel ) en tunisie nous avons un berbes en lybie aussi mais ces deux régimes l'ont tourmenté.

au niger , malie ,tchad , egypte ( ouasis de siwa ) ya aussi des berbers
tous le nord du l'afrique parlait un berber qui proche plus ou moins du vrai berber .


voilà en israel ya encore des gens qui parlent le berbers marocains et qu'ils sont fièrs de leur identité.

Azul fell-ak ( shalom 3al-ékha )

Yassar



Yassar Ben-Soly
Re: dynasties berberes et mots en berberes
15 janvier 2004, 00:44
salut yassar ce que j'ecrit c'est dans les livres d'histoires du maroc qu'il y a dans la bibliotheque municipale des livres qui viennent du maroc .
ecris il y a 70 ans en 1932.

pour les berberes d'israel ils vivent a ashkelon. a 20 minutes environ d'ashdod il faut un jour que je les cherche.
et les mots que j'ai ecrit c'est un vrai berbere qui me les a copie.
est-ce que tu as recu ma surprise????????????????????????????????.
j'ecoute en plus de la musique berbere depuis que notre charmante leila m'a envoye plein de chansons , ses parents sont berberes.
salut soly
Re: dynasties berberes et mots en berberes
15 janvier 2004, 01:00

Salut soly :-)

Voici ce que je peux te dire sur les mots berbères que tu as mis :

najar- menuisier : c'est arabe il me semble.

ouakha- d'accord : employé aussi bien en darija qu'en berbère.

adrar- montagne.

aguelmane-lac : c'est ce qui a donné la ville de AGUELMIM (GOULIMINE)

ain-source ( sing): c'est arabe

aioun- sources ( pluriel) : idem :-)

asif-ruisseau. : oui et même rivière.

azarhar-plaine.: oui et le 'rh' se prononce comme Ghaïne.

azrou-rocher.: oui et aussi pierre.

ifri- grotte.( singulier)

ifrane- grottes ( pluriel)

chleuh- berberes du maroc.

imi- ouverture ou porte d'entree.( singulier).: et aussi bouche

imicouene - ouvertures ou portes d'entree ( pluriel).:ca serait plutôt IMAWN

non- lalal.: LA c'est arabe, dans le Souss, on dit Oho.

ait.........- enfant de.: oui et aussi "ceux de", "les gens de"

tizi- le haut d'une montagne le col. : plus précisément "Le col"

tit- source.: et aussi "oeil"

targa- canal.


voilà :-)

Soly, si tu pouvais nous mettre en contact avec des Chleuhs d'Ashdod, ça serait super :-)
Re: dynasties berberes et mots en berberes
27 janvier 2004, 15:01
shalom, soly desolé pour le retard.
en fait ce que tu fais ici, c un melange de Tifinagh et du dialecte amazigh.

pour le mots Bereres:

- ouakha- d'accord [ dialecte ].(oui , parfois on dis "iyeah" ou encore "kayna"comme l'hebrew 'ken"
- adrar- montagne. (oui)
- aguelmane-lac. (oui)
- ain-source. je suis dac car il existe des exemples qui utilisent le mot "Aïn" qui signifie source.
- asif-ruisseau, rivière.
- azarhar-plaine ou bien -ighrane- .
- azrou- rocher, ou pierre
- ifri- grotte.( singulier)
- ifrane- grottes ( pluriel)
- chleuh- berberes du maroc. ( aussi les homme libres [ plu.] -chlah- homme libre[ sing. ]
- imi- ouverture ou porte d'entree.( singulier). aussi "bouche"
- imicouene - ouvertures ou portes d'entree ( pluriel).
- oho- a la place de "lala" c comme dans l'hebrew "lo"
- ait "......"- enfant de.
- tizi- le col.
- tit- source.
- targa- canal.

j'ajoute sur ça :
-Izem- le lion.
-Tifloutte- la porte.
-adar- le pied.
-...- d'autres smiling smiley

pour le mots arabes:
-najar- menuisier.
- non- lalal.
Re: DYNASTIE ET PHOTOS BEREBERES AU SUD DU MAROC
21 mars 2004, 08:29
VOILA LES AMIS COMME JE NE PARLE PAS DU TOUT LE BERBERE , JE PREFERE LAISSER CE SUJET A VOUS QUI LE COMPRENEZ ET LE PARLER, ALORS J'AI ENLEVE TOUS LES MOTS QUE J'AI ECRIT AU DEBUT. POUR QUE PERSONNE NE SE FACHE.
SOLY
Re: DYNASTIE ET PHOTOS BEREBERES AU SUD DU MAROC
21 mars 2004, 09:54
Envoye par Soly Anidjar
Pièces jointes:
C.jpg
Soly
Yasser
Izem
Agerzam

Vous ete formidables - vous me donnez envie de me "convertir" au Berberisme :>winking smiley

Je vous salue...................................................Lily

Re: DYNASTIE ET PHOTOS BEREBERES AU SUD DU MAROC
22 mars 2004, 04:03
voila cette jolie photo est une carte d'invitation , invitant a l'exposition d'un grand photographe,juif marocain, qui a expose sa collection, photos du sud du maroc, toutes les photos sont d'une beaute incroyable ,et j'ai trouve celle ci tres typique, on voit le bebe dans le dos de sa maman, le papa avec sa sacoche, un tailleur qui coud au souk , et derriere on voit les haimas ( tentes ) des vendeurs au souk bereberes.

soly
Re: DYNASTIE ET PHOTOS BEREBERES AU SUD DU MAROC
23 mars 2004, 10:01
lily notre charmante esther( suzy) de naples est d'origine berebere,
et si tu veux voir de vrais bereberes juifs ils vivent a ashkelon.

soly
Quel plaisir de trouver un sujet pareil sur votre site

Encore merci

Un berbere Marocain
Re: DYNASTIE ET PHOTOS BEREBERES AU SUD DU MAROC
16 juillet 2004, 12:12
VOICI L HISTOIRE DE LA KAHENA NOTRE JEANNE D ARC

eh bien ma chere lily justement le maire et le gouverneur de casa sont actuellement sous les verrous en train d etre juges pour toutes ce negligences et delabrement de la ville tout le budget de la ville a atteri dans leurs poches avec les nouvelles elections et nomination de gouverneurs integre les choses se mettent en place et il ya des grands projets il s agit de LAAFORA ANCIEN GOUVERNEUR ET SLIMANI EX MAIRE TOUS DEUX CREATION DE L EX MINISTRE DE L INTERIEUR DE HASSAN II ACTUELLEMENT EN CAVALE SANS TITRE DE SEJOUR NI PASSEPORT LA CUPIDITE FINIT TOUJOURS PAR TUER SON HOMME
veux tu mettre ce texte sur dafina moi je ne peux pas c est devenu trop lourd a telecharger et A MON NOM
MERCI

Lily <watersoft_best@walla.co.il> wrote:
This message was sent from: LE MAROC.

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A tous ceux qui...

Bien souvent, il m'a ete rapporte par des proches qui avaient recemment
visites Casablanca, que malgre leur nostalgie et la joie qu'ils avaient
eus de revoir cette ville, il furent bien decus d'observer la delabrement
et la proprete negligee de ses rues.

Pensez vous qu'il serait de bon ton de faire parvenir au maire de
Casablanca une lettre/petition des anciens de Casa lui faisant part de
cette observation et lui faire remarquer que cette ville merite une
meilleure mention???

Personellement je n'ai jamais revu Casa depuis mon depart en 62. Pourtant,
moi meme, mes deux parents et mes grand parents paternels y sont nes ainsi
evidemment, que mes oncles et mes nombreux cousins.
Nous etions consideres "vieille souche" Casablancaise, alors cela me fait
un peu de peine... mais ai je le droit de me "meler"? malgre que mon
activite ou mon" pouvoir electoral" sont pratiquement nuls?

Juste une petite idee...

Amicalement.

Lily

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Histoire d'une grande reine Amazighe
La Reine Dihya, dite Kahina ( ?- 704)
dimanche 15 juin 2003.
La Kahina, de son vrai nom Dihya ou Dahya, symbolise l'âme de la résistance amazighe face aux musulmans. Reine des Aurès, et probablement de religion chrétienne, elle montre un courage remarquable contre l'invasion musulmane, d'autant qu'elle est déjà âgée lors de la lutte. Elle parvient à rassembler les tribus imazighen. Lorsque qu'Hassan Ibn en Nu'man attaque le pays en 697 son armée est écrasée, et les musulmans chassés. Après s'être débarrassé des Byzantins, qui occupent encore une partie de la région, Hassan Ibn en Nu'man livre une guerre systématique aux Imazighen, dévastant le Nord du pays.
En 701, ayant obtenu des renforts du Calife Ibn Marwan, Hassan Ibn en Nu'man reprend tous les territoires perdus. Il finit par vaincre les Imazighen, lors de la dure bataille de Tabarqa, et capture Dihya, qu'il fait décapiter. Cependant, Hassan Ibn en Nu'man n'est pas cruel. Non seulement, il ne fait pas de prisonniers, mais il donne le commandement de ses armées aux deux fils de Dihya, qui se convertissent à l'Islam. Il ne commet pas d'exactions, et fait preuve de bienveillance à l'égard du peuple.
Jamais sans doute un personnage historique n'a fait l'objet de tant d'interprétations. La reine Dihya est en effet plus qu'une reine au comportement exemplaire et héroïque. Elle est un symbole de résistance, et habite l'imaginaire des Imazighen.
Son nom n'est même pas bien établi : elle s'appelait peut-être Dahya, Damya ou Kahia.
Bien des interprétations la concernant ne sont pas sans arrière-pensées idéologiques. Pour les occidentaux, il s'agit d'une reine mythique, comme s'il fallait minimiser son combat. On la dit chrétienne dans le même but, comme si elle présageait de la domination coloniale, alors qu'elle fut au contraire l'exemple du refus de la soumission. Les historiens arabes la surnommèrent Kahina, ce qui veut dire la prophétesse mais aussi péjorativement la devineresse, la sorcière. Ils la déclarèrent de religion juive pour montrer qu'elle était une ennemie de la foi musulmane, ce qu'elle fut effectivement, mais certainement pas en termes religieux. Quant au juifs, ils l'admirèrent, faisant un parallèle avec Déborah, la princesse mythique qui réveille le peuple(1). Les Imazighen eux-mêmes ont sans doute exagéré le personnage, puisqu'on lui prête parfois l'âge, de toute évidence très exagéré, de 127 ans à sa mort !
Dans cette page nous avons voulu avant tout faire la part de la réalité historique si difficile soit-elle à connaître. Dihya est effectivement un exemple de courage hors du commun. Chef politique hors pair, c'était aussi une femme qui su protéger ses enfants.
On ne sait presque rien de son origine. Nous ignorons sa date de naissance. On ne sait pas précisément sa religion. Peut-être fut-elle chrétienne ou juive, mais elle a pu être également animiste(2). Ce qui est certain, c'est qu'elle originaire de la tribu Djawara ou Jeroua donc une tribu Zénata, dont le mode de vie était pastoral et semi-nomade. On ignore comme elle parvint à la royauté. Il semble que son pouvoir lui fut donné par un conseil de tribus, mais il très abusif d'évoquer un sénat amazigh, qui sans doute n'exista pas. Ce conseil reconnut sans doute son intelligence remarquable et la mit à la tête d'une confédération, regroupement de tribus qui était courant face à un péril grave. La légende dit aussi qu'elle était d'une beauté éblouissante. Il est fort probable qu'elle succéda à Kouceila dans la lutte contre les musulmans, et c'est à un âge avancé qu'elle est amenée à lutter contre ces derniers.
A cette époque, une guerre oppose les musulmans, dirigés par Hassan d'Ibn en Nu'man, les chrétiens byzantins, qui tentent de préserver leurs possessions dans cette région, et les Imazighen, habitants des lieux. Ces derniers sont d'abord divisés sur la conduite à tenir. La Reine Dihya parvient à les rassembler, par son pouvoir de conviction et sa grande intelligence pour lutter contre l'invasion musulmane. Le résultat ne se fait pas attendre, puisqu'en 697, sous son commandement, ils écrasent l'armée d'Ibn en Nu'man. Celui-ci doit livrer bataille près de l'Oued Nini, à 16 km d'Aïn al Bayda. Les troupes imazighen font tant de victimes que les Arabes appelèrent le lieu "Nahr Al Bala", ce qui se traduit par "la rivière des souffrances". On dit que la rivière était rouge du sang des combattants arabes. Après cette victoire les Imazighen poursuivent les musulmans, et leur imposent une seconde défaite. Le calife Malik rappelle ses troupes en Tripolitaine (l'actuel nord de la Libye).
Les musulmans décident alors de concentrer leur effort de guerre contre les chrétiens byzantins. En 695, les Byzantins reprennent Carthage aux musulmans. Ils y restent seulement trois ans, avant d'en être définitivement chassés en 698. La même année, Ibn en Nu'man fonde Tunis. En fait, les Byzantins sont obligés de lâcher prise, préoccupés par des tensions au nord de leur empire. La montée en puissance des royaumes chrétiens européens constituent en effet une menace pour eux encore plus grave que l'invasion musulmane.
Le royaume de Dihya reste alors le seul obstacle contre la progression des musulmans à l'ouest et Hassan Ibn en Nu'man reprend l'offensive contre les Imazighen. Conscient de la forte résistance qu'il va rencontrer, il entreprend une conquête systématique du pays. Possédant Carthage et la nouvelle ville de Tunis, il dispose enfin de solides bases arrières. Dihya se trouve alors forcée d'appliquer une politique de terres brûlées. Devant eux, les musulmans ne trouvent qu'un pays détruit. Une partie de la population n'apprécie semble-t-il pas cette politique, encore que ceci ne soit pas historiquement prouvé. Ibn Al Nu'man en tire partie : il obtient des renforts du calife Abd al-Malik en 702. Son armée compte alors probablement plus de 50 000 combattants. Face à une telle force, Dihya n'avait d'autre choix que cette politique désespérée.
Après deux ans de guerre, la bataille finale a lieu en 704, à Tabarqa. Dihya envoie auparavant ses deux fils rejoindre le camp musulman, afin de préserver les intérêts de sa famille. Ceci signifie que, loin de se renier, elle se place au contraire comme un chef de guerre, qui privilégie son combat et se libère ainsi de toute attache familiale. Il est probable qu'elle savait son combat perdu mais loin de plier, elle accepte la mort avec un courage qui force l'admiration.
La bataille de Tabarqa est finalement gagnée par les musulmans, mais ce n'est pas victoire facile pour eux. Les Imazighen, bien que très inférieurs en nombre, opposent une farouche résistance. Finalement, la Reine Dihya est capturée et décapitée au lieu-dit Bïr El Kähina (Le puits de la Kahina). Sa tête est envoyée au calife Malik selon certains, jetée dans le puits selon d'autres(3).
Hassan Ibn en N'uman fait preuve d'un grand respect pour le peuple amazigh après sa victoire. Il ne fait pas de prisonniers et ne commet aucun pillage. Sa grande tolérance en fait d'ailleurs l'un des artisans de l'islamisation des Imazighen.
Les deux fils de Dihya (Ifran et Yezdia) avaient rejoint le camp musulman avant la bataille. Certains auteurs ont vu là une trahison de leur part. C'est à notre avis une erreur, puisqu'il est clairement établi qu'ils rejoignirent le camp adverse sur ordre de Dihya, et qu'ils ne participèrent pas à la bataille de Tabarqa. Ils ne se convertirent à l'Islam et n'obtinrent un commandement militaire qu'ensuite, lorsque Hassan Ibn en N'uman se décida à conquérir le Maroc.
Selon certains auteurs, Dihya avait également un fils adoptif du nom de Khaled, un jeune arabe fait prisonnier lors de la bataille de l'Oued Nini, qu'elle aurait adopté. Même si on ne peut totalement exclure cette adoption, cette thèse nous semble douteuse. On a en effet affirmé qu'elle partagea le lait de son sein entre Khaled et ses deux enfants légitimes, ce qui semble impossible pour une femme âgée. On ne sait d'ailleurs rien sur l'homme qui lui donna ses deux fils (il devait sans doute être de haut rang) mais si on tient compte du fait qu'ils obtinrent un commandement dans l'armée musulmane rapidement, il n'étaient certainement pas de jeunes enfants à la mort de la reine.
Longtemps encore, Dihya et ses fils susciteront des légendes. Ceci est sans doute dû autant à sa détermination de femme, insoumise jusqu'au sacrifice d'elle-même qu'à la protection qu'elle donna jusqu'au bout à ses fils, en mère exemplaire. Symbole des femmes imazighen, elle est aussi le symbole de toute une culture, à l'égal de Massinissa et de Jugurtha.
(1) La Bible, Livre des Juges V, Cantique à Déborah, l'un des plus beaux et des plus anciens cantiques de l'Ancien Testament.
(2) Le grand historien Ibn Khaldoun émet l'hypothèse qu'elle était de religion juive, ou peut être chrétienne. Ceci est tout à fait possible, vu que l'on ne sait que très peu de chose sur la religion des imazighen à cette époque. Ibn Khaldoun a au moins évité toute interprétation partisane.
(3) Cette deuxième version nous semble la plus crédible, l'usage des musulmans dans la guerre étant d'en finir vite avec leurs ennemis. L'envoi de sa tête au calife, qui fait penser à une sorte de tête de Méduse, donc maléfique, est probablement une invention de commentateurs. En revanche, en son souvenir, de nombreux puits seront ensuite nommé "puits de la Kahina" un peu partout en Afrique du Nord.
Source : [convergences.issmart.com]

Re: DYNASTIE ET PHOTOS BEREBERES AU SUD DU MAROC
16 juillet 2004, 12:40
La reine Amazight Dihya.
Re: DYNASTIE ET PHOTOS BEREBERES AU SUD DU MAROC
25 juillet 2004, 21:26
Les berbères sahariens


Les trois grands groupes qui peuplent aujourd'hui le Sahara se trouvaient dans cette contrée depuis l'ère chrétienne. les berbères Sanhadja (juifs berbères du Sahara atlantique ou Rio de oro et mauritanie), les touaregs (berbères du Sahara central algérien et des pays du Sahel, Niger, Mali, Mauritanie) et les Toubous (mélange de berbères et de noirs africains habitant le Tibesti au Tchad) forment les principales communautés de cette région. nous y ajouterons bien évidement les juifs berbères appelés les "garamantes" et qui habitent encore le Fezzan (sud-ouest de la Libye), continuant de pratiquer clandestinement de nos jours, leur religion.

C'est au début de l'ère chrétienne que le chameau fera son apparition en Égypte ainsi qu'en cyrénaïque (région du nord-est de la Libye habitée par des berbères) et ce sous le règne de ptolémé.

les berbères du Fezzan et de la Tripolitaine l'adopteront. au 2ème siècle, l'empereur berbère septime severe (197-212) né à leptis favorisera l'élevage de cet animal de bât et de déplacement .

Celui-ci sera utilisé dans toute la berbérie touché par l'aridité du désert et ce n'est qu'au 3ème siècle que le chameau sera "propagé" dans le sud marocain. Il servira pour divers trafics (or, esclaves...) loin des territoires conquis par rome, car les romains s'étaient en effet confinés au fezzan.

En 19 avant-j.c., le général romain cornélius Balbus se rendit dans cette dernière région à partir de sebrata en passant par Ghadamès nommé cianus par les occupants. il y fera stationner la 3ème légion augusta. poussant plus loin, il parviendra au tassili des ajjers (nord niger) plus précisément à l'oasis de ghat (peuplée de berbères touaregs).

Au sud algérien (hoggar), les romains s'y installeront puis pousseront leur conquête vers l'ouest. C'est à aballessa, que la tombe de thin hinan (antinéa), une reine juive berbère sera découverte avec sa servante "takamats". on trouvera dans cette tombe des objets datant du 4ème siècle (lampes romaines, monnaies de Constantin, des armes, des objets en fer et en cuivre) qui démontreront une certaine influence de rome. toutefois, on n'a jamais pû établir durablement un cantonnement militaire dans cette région très hostile par son climat et sa population berbère de confession israélite.
Les chefs berb?res sous Rome
25 juillet 2004, 21:31
Les chefs berbères sous Rome


Des royaumes berbères, sans importance notable, existaient sous l'occupation de l'empire romain, toutefois certains, intérêt oblige, sont restés dans le giron des vainqueurs de carthage. Un des chefs berbères fera exception : Jugurtha (108.104) dont le nom "yougarithène" signifiait "il les dépassait". Par sa bravoure il se verra consacrer dans l'une des meilleures oeuvres de l'historien romain Salluste, mais 70 ans plus tard. Le titre du livre "la guerre de jugurtha" (Bellum Jugurthinum) illustre parfaitement l'aura de ce chef amazigh qui n'est autre que l'un des petits fils du roi Massinissa qui livra une guerre sans merci à la puissance romaine durant plus de sept années. Trahi par son beau-père Bocchus, roi de la Maurétanie, il sera vaincu en 105 et fera l'objet d'une embuscade. Après avoir résisté farouchement à l'ennemi, il sera neutralisé et livré à Sylla, questeur de Marius le 1er janvier 105. il sera enfermé dans le "Tullianum"( même lieu ou sera cinquante cinq ans plus tard le chef gaulois Vercingétorix). Il jeûnera pendant six jours avant d'être étranglé.


A la suite de la mort de Jugurtha, Bocchus sera récompensé car Rome lui accordera le tiers occidental du royaume de la région comprise entre les deux Maurétanie (la tin gitane à l'ouest et la césarienne à l'est) et plus précisément dans l'actuel Oranie (ouest-algérien).

Les deux tiers restants seront divisés entre deux princes indigènes (berbères) locaux acquis à Rome que cette dernière gardera sous son administration direct le nord-est de la Tunisie appelée "Provinçia Africa". Après la défaite de Jugurtha, l'emprise de Rome sera très forte sur les princes vassaux qui seront même entraînés dans des guerres fratricides orchestrées par la puissance occupante qui appliquait la loi de la division pour régner. Lorsque la guerre opposera cette fois ci les Pompéiens contre Jules César, ce dernier se verra combattu par Juba 1er.
Disposant d'une solide armée composée de quatre légions organisées sur le modèle romain, Juba 1er avait sous ses ordres, outre les guerriers berbères plus de deux mille cavaliers ibères (espagnoles et portugais actuels) et gaulois. Zama, sa capitale était ornée de palais, de luxueux temples entourés de trois murailles. Il sortira vainqueur lors d'une grande bataille qui l' oppose aux hommes de César en 49. Il finira par être battu le 04 avril 46 à Thapsus et se suicidera le même jour avec son allié, le général pompéien, Metellus Scipion. Jules César procèdera alors à un changement de son administration en triplant l'étendue de la province "Africa" lui ajoutant la Numidie orientale actuellement l'extrême est de l'Algérie actuelle et le Constantinois. En 25, Auguste organisa un vaste royaume de Maurétanie QUI comprendra un territoire allant de la frontière actuelle algéro-tunisienne jusqu'au nord du Maroc (région du Rif habitée encore de nos jours par des berbères). il nommera, afin d'éviter toutes velléités, le fils du...vaincu, Juba II (25 av.JC-23 ap. JC). Elevé à Rome dès l'age de cinq ans, il épousera l'une des filles de la grande Cléopatre et de marc Antoine, Cléopâtre Séléné, élevée comme lui dans la capitale de l'Empire. Juba II installa sa capitale à Yol, ancien comptoir punique qu'il rebaptisera Caesarea, aujourd'hui appelée Cherchell (une région habitée par des berbères chenouis en algérie). le nom de sa nouvelle Capitale l'a été en hommage à Jules César. Devenue une grande métropole, Caesarea connaîtra une cour brillante et cosmopolite où les Dieux Grecs, Berbères, Egyptiens, Romains et Puniques étaient idolâtrés. On cultivait les terres et pratiquait une agriculture florissante les arts grecs avaient une importance particulière fort apprécié par Rome, Juba II ne l'était guère par ses sujets. Dès les premières années de l'ère chrétienne, des nomades Gétules (berbères sahariens) s'attaquèrent aux villes en 17 av. J C, des Musulamès (berbères de la Petite-Kabylie) s'insurgèrent contre le pouvoir central conduit par un berbère déserteur de l'armée romaine, Takfarinas, ils menèrent une guerre de sept années, immobilisant même quatre généraux romains après la mort de Juba II, son fils Ptolémée le remplaça.

Dernier roi indigène de Maurétanie, il se conduira en fidèle vassal de Rome mais son aveuglement lui sera fatal. Convoqué à Rome puis à Lyon par son cousin Caligula, il sera des son arrivée pendu en 40. Ayant appris son assassinat et l'annexion de la Maurétanie à l'Empire romain, les berbères se soulevèrent mais ne pouvant poursuivre les insurgés, les romains se cantonneront dans la région septentrionale appelée la Maurétanie Tingitane, le Maroc oriental faisant partie de la Maurétanie Césarienne. Ils laisseront les berbères occuper l'ouest et le sud de l'actuel Maroc qui échapperont ainsi totalement à leur emprise.
Athena, reine berb?re de l'antiquit?
25 juillet 2004, 21:36
Athena, reine berbère de l'antiquité

A une époque très ancienne, un royaume berbère existait appelé "tritonide", qualificatif qui rappelle curieusement "Triton", un divinité africaine que les grecs identifiaient à "Poséidon"le dieu de la mer décrit sous la forme d'un homme à queue de poisson avec pour attribut une conque au son retentissant.

Nous savons également que le Triton est un animal batracien proche de la Salamandre et qu'il aurait vécu en Berbèrie aux abords des fleuves dont l'un porte de nos jours son nom. Ce dernier prenant sa source des monts du tassili (peuplé aujourd'hui de berbères touaregs algériens) a disparu avec l'assèchement du sahar, mais il reste toutefois des oueds dont le "Igharghar" qui longe les villes de Ouargla et de Tougourt pour finir sa course dans des chotts (Merouane et Melhir par exemple).

Les villes du royaume des Tritonides ont été ensevelies par des dunes de sable dans le grand erg occidental au sud-ouest algérien, et abritaient une grande civilisation qui dépassait celle de l'Égypte antique. De plus ce royaume était gouverné par des femmes qui pratiquaient le matriarcat mais qui n'était toutefois pas une forme d'opposition à l'homme contrairement à celui des Amazones, car

les Tritonniennes ne sacrifiaient pas leurs garçons mais au contraire les protégeaient, d'autant qu'elles n'exprimaient guère un idéal viril basé sur la cruauté.

La civilisation des Tritonides a été anéanti justement par les Amazones qui ne pouvaient pas s'acclimater d'un matriarcat rival par une forte armée estimée à 70000, Myrica, la reine des Amazones, envahira le royaume des Tritonides et l'anéantira. Tous les hommes seront exécutés, les femmes et les enfants seront soumis à un humiliant esclavagisme. La reine berbère ainsi vaincue, Athena Trironide, aurait vécu quant à elle près du lac "Triton". d'essence civilisatricee et les habitants de cette contrée la nommaient "Nit".

Athéna avait d'autre part colonisé le royaume hellénique, brûlant sa capitale même. Cette dernière sera reconstruite par les berbères tritonnides qui lui donneront le nom de la reine "Athènes".

Née en Afrique du nord, cette souveraine se verra préparé par ses sujets une égide qui était une cuirasse qu'elle revêtait et qui deviendra par la suite sont attribut principal. Ce nom "égide"a donné naissance au terme berbère "Ighid"qui signifie "chevreau", un terme que les berbères (kabyles, chaoui, chleuh...) utilisent encore pour désigner cet animal, qui fournissait la matière dans laquelle était taillée l'égide.

Le culte d'Athéna était prépondérant dans la petite syrte située au nord de la lybie habité par des berbères. En effet, deux tribus locales célébraient tous les ans au bord du lac Triton un rite de litholobie (1). Athéna symbolisait la guerre, les armes, la raison, ainsi que l'esprit qui temporise la force brutale.

Ayant présidé les arts et les lettres, Athéna introduira l'olivier et la fabrication de l'huile non seulement en Berbèrie mais dans le bassin méditerranéen oriental. L'histoire lui doit également l'invention du char à deux roues Athéna connue sous le nom de "thin hinan"est aujourd'hui enterrée à abalessa en compagnie de sa servante "Takamats". Sa tombe continue de recevoir des pèlerins touaregs qui lui vouent un culte sans précédent.

(1)= combat de pierres. Les jeunes filles se battent avec des pierres et s'affrontaient aussi au bâton en l'honneur de la reine Athéna. Cette coutume a été instituée par les hommes. Celles qui mourraient des suites des blessures reçues étaient considérées comme des fausses vierges. Après le duel, chaque camp ornait la plus belle jeune fille d'un casque corinthien et d'une armure, et la faisait monter sur un char et la promener autour du lac...Triton.
Berb?rie : la 1?re Guerre Punique
25 juillet 2004, 21:41
Berbèrie : la 1ère Guerre Punique



La première Guerre Punique qui opposa les légions romaines aux berbères servant dans les rangs carthaginois durera vingt trois ans (264-241).Puissance maritime, l'empire de "didon" sera tout de même vaincu en mer par Rome.

Après le désastre naval subi aux iles Aegates en 241, Carthage demandera la paix et Rome acceptera avec des conditions et pas des moindres , en effet elle exigera l'abondon de la Sicile ainsi que le versement d'un lourd tribu estimé à 3.200 talents !

Carthage retira ses soldats berbères de sicile mais refusa de les payer. ces guerriers seront renvoyés au pays et se voyant méprisés, les berbères se soulevèrent. trois mille esclaves déserteurs seront ainsi crucifiés pour avoir refusé de payer leurs impôts, des agriculteurs autochtones seront déportés. les femmes berbères heureuses de retrouver leurs maris finançeront l'effort de cette révolte en sacrifiant leurs bijoux. en 240, le canpanien spendius, le gaulois autariate ainsi que le lybien (ou berbère) matho s'unirent. ayant réunis plus de cent mille berbères, ils lançèrent une offensive contre les soldats carthaginois. l'isthme de carthage ainsi que Tunis seront occupés, Utique et Bizerte seront assiégés. Devant ce danger, le plus brillants des généraux carthaginois, Hamilcar barca, sera appellé à la rescousse et parviendra à soudoyer la cavalerie numide (berbère également) en promettant à son prince Naravas sa fille en mariage. une bataille éclatera entre les berbères lybiens et numides et ces derniers, alliés à Hamilcar parviendront à dégager Utique.

Afin d'enterrer la hache de guerre, les carthaginois enverront des émissaires auprès des lybiens qui refusant tout dialogue malgrès leur défaite, massacreront les messagers et leur escorte.

Devant cet événement, Hamilcar engagea une longue et rude bataille avec les derniers insurgés. enfermés dans le défilé de la sicile, les révoltés seront affamés. ils seront obligés de semanger les uns les autres. En 238, le chef des lybien livra un combat désespéré à Tunis et sera capturé puis supplicié devant une foule revancharde. Cette victoire sera coûteuse pour Carthage qui perdra ainsi la Sardaigne et la Corse que Rome réclamait depuis l'an 240. En outre, soumise à une éventuelle intervention des légionnaires, elle dût accepter de payer une nouvelle contribution de mille deux cents talents. hamilcar barca libéré de toute contrainte vis à vis de Rome, occupera la péninsule ibérique, s'emparera des mines d'argent, ainsi le trésor de guerre sera renfloué, et fondera Alicante et Barcelone (ou Barcino la ville de Barca). en 229, Il mourra en se noyant dans les eaux de Jucar en cru. Asdrubal son gendre, lui ayant succédé fonda à son tour carthagène (carthago nova ou nouvelle carthage) mais il sera assassiné en 226 par un celte qui voulait venger son seigneur crucifié. Hannibal, fils d'hamilcar, agé de 25 ans fut promu chef de l'armée carthaginoise. il étendra l'empire en occupant d'autres territoires ibériques et en 219, il osera une aventure qui provoquera la deuxième guerre punique en investissant sagonte, une ville restée fidèle à Rome.
"izra il" qui signifie "il a vu dieu" d'o? le nom d'isra?l.
25 juillet 2004, 21:59
bien avant la pénétration du christianisme, L'Afrique du nord était acquise à la religion juive et ses habitants, des berbères, professaient en effet cette religion. Croyant en un seul dieu (yahve pour les juifs orientaux et pour les berbères), ils seraient à l'origine de l'appellation donnée au pays de Canaan. En effet, ayant été informés que moise avait parlé avec le tout puissant, ils utiliseront cette fameuse phrase : "izra il" qui signifie "il a vu dieu" d'où le nom d'israél.

Au 11ème siècle, les phéniciens et les hébreux qui constituaient le même groupe avaient des coutumes identiques et pratiquaient la même religion.

Après le saccage subi par Jérusalem en 930 av. j.c. par les rois pharaons d'égypte :
hedj kheperre 2,
setenpere 9 et
sesac 1 .qui a régné de -950 à -929, les juifs furent emprisonnés dans la vallée du nil.
Libérés, ils s'installeront en Afrique du nord et les berbères qui adopteront leur religion, à la suite de l'invasion du pays de canaan par ptolémé 1er soter, plus de cent mille juifs émigreront en Berbèrie .

les relations entre les juifs et les berbères seront très étroites. En l'an 18, Claphyra, veuve d'un fils du roi juif Hérode le grand épousera juba2, roi berbère de la Maurétanie (algerie occidentale et Maroc actuels). En l'an 40, Rome annexa cette contrée qui sera divisée en deux, la maurétanie césarienne (algerois et petite kabylie) et tingitane (ouest Algerie et Maroc ). au 2ème siècle, les juifs berbères de la cyrénaïque (région du nord ouest de la libye) et les juifs d'egypte se soulevèrent contre l'occupant romain. Devant les massacres commis, les juifs d'égypte émigreront vers l'Afrique du nord et rejoindront les berbères et fort de cet appui, les berbères parviendront à empêcher les légions romaines d'occuper le nord-ouest de la Lybie (la cyrénaïque).

Des inscriptions prouvant que l'Afrique du nord a été peuplée d'une importante communauté de juifs (berbères et orientaux) ont été mis à jour. C'est ainsi que l'on a découvert des vestiges à khalfoun à Aumale, des villes situées au sud de la petite kabylie , à Sétif, une synagogue existait au 3ème siècle, des écrits dédiés à avila aster judea m avilus januarius pater ont été ainsi mis à jour. toutefois, les régimes politiques d'Alger, dominés par les islamistes et les baathistes pro-irakiens ont étouffé cette découverte afin bien évidement de nier toute évidence se rapportant à la présence du peuple élu sur cette terre algerienne que l'on voulait faire passer pour un pays arabe. Au 4ème siècle, une synagogue sera d'ailleurs construite à tipasa. Une chaîne continue de communautés juives s'étendra de l'Afrique du nord jusqu'aux confins de...l'euphrate (irak).

Les hommes travaillaient les champs, les femmes tissaient la laine et confectionnaient des vêtements. Les juifs étaient d'excellents ouvriers, tout en pratiquant leur culte, ils s'adonnaient à tous les travaux nécessaires.

En 429, les vandales envahissent à leur tour la berbèrie et trouveront avec les juifs des alliés très solides. C'est ainsi que la liberté religieuse leur sera octroyée, malheureusement, l'arrivée des byzantins annihilera toute émancipation de la civilisation hébraïque. L'empereur justinien 1er (482-565) musellera les juifs berbères et leur imposera l'utilisation de leur religion en latin. Mais plus grave, les synagogues seront transformées en églises et devant ce nouveau péril, les hébreux émigreront vers l'ouest et au sud, régions qui échappaient à l'occupation byzantine. Fuyant la répression exercée par les rois wisigoths d'Espagne au 7ème siècle, les juifs de l'Andalousie émigreront eux aussi en Afrique du nord et peupleront l'Oranie (ouest-algerien).

À la suite de violentes émeutes survenues en Espagne du 06 juin au 13 août 1391, les juifs d'Espagne connaîtront des pogroms provoqués par l'extrême droite, ces soulèvements donneront lieu à un exode des hébreux de la péninsule ibérique vers l'algérie. En 1287 déjà, des juifs avaient déjà quitté ce pays pour s'installer en Afrique du nord et ce à la suite de la conquête de l'île de Majorque par les chrétiens dirigés par jacques 1er d'aragon. d'Italie (1342), des Pays-Bas (1350), de France (1403), du royaume uni (1422) et d'Espagne (1462) à nouveau, des juifs fuyant l'anti-sémitisme s'installeront en berbèrie.

Les juifs espagnols s'établiront le long du littoral algérien (Oran, Mostaganem, Miliana, Ténès), dans des villes de l'intérieur (Constantine, Tlemcen, Blida), au sud du pays (Mzab, tougourt, Laghouat) et enfin en petite Kabylie (béjaia). De toutes ces régions, celle de Tlemcen a connu un événement très important, la visite effectuée auprès de la communauté juive de cette ville du célèbre rabbin ephraim ankaoua encouragera celle-ci à s'affirmer davantage. Toutefois, les juifs espagnols constitueront au début une entité spécifique et afin de les distinguer des autres populations, on les appellera "les porteurs du capuches".quant aux juifs berbères, ils étaient surnommés les "porteurs du turban". L'une des familles judéo-ibériques, les Stora seraient issus d'une fille de rabbi issac bar checheth ou barfatils ,(les stora )descendraient de Ribach. On peut relever d'autres familles. C'est ainsi que les Duran, Séror et les Benhaim seraient de la lignée du grand rabbin simon ben simah duran , ajoutons les Oualid et les Ayache qui seraient modestes. le grand rabbinat désignera des rabbins pour les principales villes d'algerie. ribach (1329-1408) et simon ben simah duran (1361-1442) ou rashbach, veilleront sur les communautés du centre (Alger).à Oran (ouest-algérien), amrane ben merouas epharati y sera désigné. L'autre ville de cette même région, Tlemcen verra sa communauté dirigée par Abraham ben hakim et ephraim ankaoua, mais l'est du pays ne sera pas ignoré Constantine devra obéir à joseph ben menir (hasid) et maimun ben saadia najar.

Les grands promoteurs de la renaissance juive demeureront à jamais, les rabbins ribach et ben simah duran. Le premier nommé sera désigné grand rabbin d'Alger par le sultan de Tlemcen et ce malgré l'opposition de Duran. Ceci engendrera au pouvoir extérieur judaïque l'interdiction d'interférer, donc de nommer des rabbins. Aussi la communauté judéo-berbère souhait-elle garder une certaine autonomie devant régenter le quotidien des juifs algériens qui s'appuiera dorénavant sur une équipe collégiale constituée de sages et d'ages avancés.

Certaines communautés juives solliciteront de cette équipe dirigeante son autorisation d'apporter des rectifications sur certaines lois existantes ainsi les lois du mariage, les héritages, connaîtront des changements après l'aval obtenu des chefs charismatiques, et les juifs qui n'avaient pas donné leur avis se retrouveront concernés aussi. Aucune opposition ne s'étant manifestée, ces bouleversements donneront naissance à l'unification des rangs de la communauté juive de l'Afrique du nord toute entière. C'est ainsi que Simon ben simah Duran légifèrera par ordonnances ce qu'on appellera les "taqqanotes"(1) d'alger.

Ces textes établiront des législations nouvelles entre autres les relations matrimoniales qui seront scrupuleusement acceptées (et qui continue à l'être) par les fils de la torah (2)(ensemble de la loi juive contenue dans les cinq livres du pentateuque) habitant encore l'Afrique du nord confirmant ainsi l'autorité des lois votées et proclamées aussi en la synagogue le jour du shabbat (3)et ce avant la sortie sepher torah (4).

(1) taqqanot : ordonnance rabbinique.(2) la torah : ensemble des lois juives contenues dans les cinq livres du pentateuque.(3) le shabbat : repos hebdomadaire commençant au coucher du soleil du vendredi se terminant dès la tombée de la nuit du samedi. (4) sepher torah : rouleau manuscrit contenant la loi juive, le sepher torah est destiné uniquement à la lecture publique dans les synagogues.
Utilisateur anonyme
Re: dynasties berberes et mots en berberes
12 octobre 2004, 07:23
j'aimerai bien entrer en contact avec des berbères d'Israel pour échange d'informations relatives à l'histoire et à la culture.

&#1488;&#1494;&#1512;&#1495;&#1497; &#1502;&#1512;&#1493;&#1511;&#1488;&#1497;
&#1514;&#1493;&#1491;&#1492; &#1500;&#1499;&#1500;&#1501; &#1493;&#1500;&#1499;&#1500;&#1503;
Re: DYNASTIE ET PHOTOS BEREBERES AU SUD DU MAROC
12 octobre 2004, 11:26
LA FILLE CHERE AMIE
ou vas tu chercher toutes ces etudes .j imagine l effort que tu deploies pour notre culture
BRAVO BRAVO BRAVO ET MERCI CHOUKRAN QUE DIEU TE GARDE
HASSAN DE MARRAKECH

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