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Charles de Foucauld (1858 - 1916)
05 mars 2004, 04:06
(séjour en Asie Mineure, dans la Trappe d'Akbès).

A l'âge de 6 ans en 1864, Charles et sa soeur Marie, devenus orphelins, sont confiés à leur grand-père maternel, M de Morlet. La guerre franco-allemande de 1870 les chasse de Strasbourg, et M. Morlet opte au nom des deux enfants, pour la nationalité française.
Après des études à Nancy et à Paris chez les pères Jésuites de la rue des postes où il prépare le concours d'entrée à St-Cyr, il perd la foi vers 1875. L'année suivante, il est admis à St-Cyr (82e sur 412).
Sous lieutenant à Saumur, il même une vie de désordre et d'excentricités. Charles fait plusieurs escapades, en 1878 on le retrouve déguisé en clochard et mendiant son pain dans un village du Maine-et-Loire.

En 1880, son régiment, le 4e hussards, est envoyé à Sétif (Algérie), c'est son premier contact avec l'Afrique. Au bout d'un an, il est mis en congé par retrait d'emploi pour "indiscipline doublée d'inconduite notoire", il se retire à Evian et y vit "avec l'inquiétude vague d'une conscience mauvaise qui, tout endormie qu'elle est, n'est pas toute à fait morte".
Réintégré sur sa demande dans la même année, lors de la révolte de Bou Amama dans le Sud-Oranais, il participe aux huit mois de campagne. "Les Arabes avaient produit sur lui une profonde impression. L'inssurrection terminée, il demande un congé pour partir en voyage dans le Sud et les étudier. N'ayant pu obtenir ce congé, il donne sa démission et vient s'installer à Alger pour préparer son grand voyage au Maroc.

Entre 1883 et 1884, il apprend l'arabe et l'hébreu, et entreprend à 25 ans, un voyage de reconnaissance au Maroc. En avril 1885, il reçoit la médaille d'or de la Société Française de Géographie. Après cinq mois de reconnaissance dans le Sud Algérien, il s'installe à Paris pour y préparer son ouvrage : "Reconnaissance au Maroc" qui sera édité en 1888. Pas de lit dans son appartement. Charles de Foucauld dort sur un tapis, enroulé dans un burnous. Son âme aspire à trouver Dieu.


Deux ans plus tard, en 1888, il part en pèlerinage en Terre Sainte pendant quatre mois. Il visite tous les Lieux Saints et séjourne deux fois à Nazareth.

Le 16 janvier 1890, il entre à la Trappe de Notre-Dame-des-Neiges et prend le nom de Frère Marie-Albéric. "Prie pour moi, je prierai pour toi, pour les tiens, écrit-il à sa soeur Marie. On ne s'oublie pas en se rapprochant de Dieu."


En 1892 Frère Albéric prononce ses voeux et reçoit la tonsure. Il commence à se demander s'il peut réaliser à la Trappe son idéal de pauvreté, d'abjection et de pénitence. "Si on me parle d'études, j'exposerai que j'ai un goût très vif pour demeurer jusqu'au cou dans le blé et dans le bois et une répugnance extrême pour tout ce qui tendrait à m'éloigner de cette dernière place que je suis venu chercher dans cette abjection dans laquelle je désire m'enfoncer toujours plus à la suite de Notre-Seigneur... et puis, en fin de compte, j'obéirai.".

Huit mois plus tard, dans sa correspondance, il formule pour la première fois l'idée d'une congrégation nouvelle de moines vivant uniquement du travail de leurs mains et menant effectivement la vie de Notre-Seigneur à Nazareth. Et en 1896, Charles de Foucauld rédige son premier projet de Congréation religieuse. Quatre mois plus tard, il est envoyé à Rome où il doit étudier en principe pendant trois années. Après trois mois, le Révérend Père Général lui accorde dispense de ses voeux et le laisse libre de suivre la vocation particulière qui lui paraît être la sienne.
En février 1897, il prononce entre les mains de son confesseur les deux voeux de chasteté et de pauvreté perpétuels, puis s'embarque à Brindisi pour la Terre Sainte. Là, il s'engage incognito comme domestique des Clarisses à Nazareth. Un an après, Charles de Foucauld accomplit deux voyages à pied à Jerusalem.
En 1900, Fr. Marie-Albéric veut acheter le Mont des Béatitudes pour s'y installer comme prêtre-ermite. Le projet n'aboutissant pas, il rentre en France et se décide à se préparer au sacerdoce.

Le 9 juin 1901, il est ordonné prêtre au Grand Séminaire de Vivier et y demeure comme "prêtre libre". Il est autorisé à vivre seul dans le diocèse de Viviers, ou avec d'autres, dans le diocèse du Sahara. Il choisit d'aller s'installer vers le Sud de l'Oranie, à proximité de la frontière marocaine, dans le but de préparer l'évangélisation du Maroc. le 20 octobre 1901, Fr. Charles de Jésus célèbre pour la première fois la messe à Béni-Abbès et achète un terrain sur lequel il construit une fraternité.

Le 9 janvier 1902, il rachète son premier esclave qu'il appelle Joseph du Sacré-Coeur. Toute une partie de l'année 1902 est consacrée à un échange de correspondance avec Mgr Guérin, préfet Apostolique du Sahara au sujet de l'esclavage. L'année suivante, le père de Foucauld songe à accomplir des voyages au Maroc et à y installer une Fraternité. Il voudrait être rejoint par des compagnons auxquels il demanderait trois choses : "être prêts à avoir la tête coupée - être prêts à mourir de faim - à lui obéir malgré son indignité".


Entre 1904 et 1905, il commence ses tournées d'approvisionnement. Accompagnant des colonnes de militaires qui nomadisent à travers le désert, il prend contact avec les populations du sud ou du Sahara central. Son périple le mène de Béni-Abbès à Adrar, In Salah, Aoulef, el Goléra, et Ghardaïa. Durant les marches il apprend le tamachek (idiome des Touareg) et entreprend une traduction de l'Evangile en cette langue. Au cours de l'année 1905, il achève la rédacion des ses Méditations sur les Saints Evangiles, et est autorisé par l'abbé Huveline et Mgr Guérin à participer à une tournée de nomadisation vers le Hoggar. A In Ouzzel, sur la route de Tamanrasset, il fait connaissance de Moussa Ag Amastane, amenokal de la tribu des Ahaggar. La mission arrive à Tamanrasset en août 1905. Le Père de Foucauld commence par vivre dans une "Zériba". Puis il se construit une maison en pierre et terre séchée. Il décide de s'y installer pour quelques mois et de passer chaque année trois mois à Béni Abbès; six mois à Tamanrasset; trois mois à aller et venir.

(9 dec 1905, loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat).
Lors de son retour de Béni-Abbès en septembre 1906, le Général Lyautey vient lui rendre visite.


En décembre 1908, et sur demande de sa famille, il fait un premier séjour en France pendant quatre mois. Mgr Bonnet, évêque de Viviers et Mgr Livinhac, Supérieur Général des Pères Blancs approuvent ses statuts de 'l'Union des Frères et Soeurs du Sacré-Coeur", "pieuse union" pour l'évangélisation des colonies. Lors du voyage retour en mars 1909, il s'arrête à El-Abiodh Sidi Cheikh. C'est là que sera fondée la première Fraternité en mars 1933.

Juin 1909-janv 1911, troisième séjour à Tamanrasset.
En 1910, il apprend la mort de Mgr Guérin âgé de 37 ans. Commentaire : "Hélas oui, c'est une grande perte pour moi; mais il ne faut pas être égoïste; il est juste que les saints reçoivent leur récompense...". Deux mois plus tard, alors qu'il est en pleine construction d'un ermitage à l'Askrem, à 2.804 mètre d'altitude, il apprend la mort de l'abbé Huvelin.

Janv-mai 1911, deuxième voyage en France où il séjourne. Il passe les deux mois suivants à un quatrième séjour à Tamanrasset. Il continue ses travaux de lexique.

Séjournant à l'Asekrem, il rédige en décembre 1911, son testament : "Je désire être enterré au lieu même où je mourrai et y reposer jusqu'à la résurrection. J'interdis qu'on transporte mon corps, qu'on l'enlève du lieu où le bon Dieu m'aura fait achever mon pèlerinage.

En septembre 1914, à la nouvelle de la déclaration de guerre en Europe, le Père écrit à Mme de Bondy après de multiples débats de conscience : "Vous sentez qu'il m'en coûte d'être si loin de nos soldats et de la frontière : mais mon devoir est, avec évidence, de rester ici pour aider à y tenir la population dans le calme".


En avril 1916, investi par un rezzou venu de Lybie, le fort français de Djanet tombe : "Après ce succès, les Senoussistes ont la route libre pour venir ici". Le capitaine de la Roche fait édifier à Tamanrasset un fortin de 16 mètres de côté pour protéger la population touareg en cas d'attaque. Le Père s'y installe en Juin. Il meurt assassiné le 1er décembre 1916.

histoire de charles foucauld.

soly
Re: Charles de Foucauld (1858 - 1916)
05 mars 2004, 04:37
je je connet bien l'histoir du pere charles de foucauld je recherche une photo de l'ecole a casa apre l'ospital militaire je ne peu partage vos souvenir vue la diferance d'age
Re: Charles de Foucauld (1858 - 1916)
09 mars 2004, 02:25
A PROPOS DE CHARLES DE FOUCAULD,

LORS DE SES VOYAGES DE RECONNAISSANCE , IL A ETE AIDE PAR LE RABIN MORDEHAI ABI SERROR QUI HABITAIT A TOMBOUCTOU.
IL ETAIT TRES DANGEREUX DE PENETRER DANS LES VILLAGES ET LE RABIN L'A AIDE GRACE A LA LANGUE ARABE, ILS SE SONT HABILLES EN DJELLABA ET LE RABIN A PARLE EN ARABE .

IL A FAIT AVEC LUI BEAUCOUP DE CHEMIN , C'ETAIT UN GRAND TSADIK, J'AI UN TEXTE PARU DANS UN NUMERO DE L'ARCHE, IL Y A QUELQUES ANNEES.

MALHEUREUSEMENT , CE RABIN NE PARAIT PAS DANS LES ECRITS DE CHARLES DE FOUCAULD.

JE VOUS ENVERRAI LE TEXTE EN QUESTION DES QUE POSSIBLE.



marcella
Re: Charles de Foucauld (1858 - 1916)
10 octobre 2004, 22:58
Charles de Foucauld est né à Strasbourg le 15 septembre 1858. Son père, le vicomte de Foucauld de Ponbriand, meurt en 1864 ; sa mère le suit quelques mois plus tard. Orphelins, Charles et sa jeune sœur Marie sont alors recueillis et élevés par leur grand-père maternel.

Au terme d’études secondaires au lycée , Charles de Foucault passe avec succès son baccalauréat. Le jeune homme se détache de la religion. Il intègre bientôt l’école de Saint-Cyr et cultive un genre de vie dissolue en compagnie de ses camarades de promotion. Reçu en 1876, Charles de Foucauld se dirige alors vers l’école de cavalerie de Saumur. L’héritage dont il bénéficie lui permet cependant de disposer désormais de revenus confortables qu’il s’emploie bientôt à dépenser lors de soirées agitées...

Reçu à l’école de Saumur, Charles de Foucault est nommé en Algérie où il intègre son régiment, le 4e Dragons (qui deviendra le 4e Chasseurs d’Afrique). Cantonné à Sétif, sa conduite fait scandale. Il entre en conflit avec sa hiérarchie au sujet de la compagnie d’une maîtresse avec laquelle il s’affiche. Rayé des cadres de l’armée pour indiscipline en février 1881, il est cependant réintégré sur sa demande quelques mois plus tard. Il part ensuite en Algérie, à Mascara. La monotonie de son existence l’incite à trouver une occupation dans l’étude de l’arabe et de l’Islam. C’est une révélation.

Désireux d’entrer plus avant en contact avec la civilisation arabe, Charles de Foucauld demande alors un congé. Celui-ci lui est refusé. Il démissionne. Après avoir vécu à Alger une année entière, il entreprend un voyage au Maroc, parcourant le désert du mois de juin 1883 au mois de mai 1884. Il doit alors se déguiser . Charles de Foucauld racontera par la suite son périple dans un ouvrage, Reconnaissance au Maroc, publié en 1885. La masse considérable de renseignements ethnologiques accumulés lui vaudra à cette occasion la médaille de la Société de Géographie de Paris. Le voyageur est de retour en France. Mais la vie parisienne l’ennuie. Il repart à Alger où il s’éprend d’une jeune femme . Cependant un nouveau périple dans le désert maghrébin décide de sa vie sentimentale : il choisit de façon définitive le célibat.



Re: Charles de Foucauld (1858 - 1916)
10 octobre 2004, 23:08
C'EST POUR TOI CETTE HISTOIRE ELIE DATHEY, TOI QUI A ETUDIE A L'ECOLE CHARLES DE FOUCAULD.

Très tôt, le moine est désireux de s’affranchir de l’existence collective pour une expérience érémitique. Il se voit opposer un refus et doit gagner le monastère de Staouéli en Algérie. Puis il part pour Rome afin de suivre des cours de théologie. Cependant, l’abbé général des Trappistes est bientôt convaincu de la vocation personnelle de Charles de Foucault. Il le dispense de ses vœux le 23 janvier 1897.

Charles de Foucauld repart alors en Palestine et y mène de mars 1897 à mars 1900 une vie d’ermite. Installé dans une modeste cabane chez les Clarisses de Nazareth, il s’emploie comme domestique. Ses méditations le conduisent alors vers une nouvelle orientation dans sa vie spirituelle : l’apostolat


Le 1er décembre 1916, le Père Charles de Foucauld est assassiné par un groupe de pilleurs touaregs. Il avait 58 ans.

Les Touareg descendent de tribus berbères refoulées dans le désert par les invasions des Beni Maqil du XIe siècle.




Pièces jointes:
CHARLES DE FOUCAULD.jpg
Re: Charles de Foucauld (1858 - 1916)
11 octobre 2004, 05:54
LA FILLE
je suis ravi a chaque fois que vous mettaz un sujet en ligne.charles de foucault j ai tous les livres qu il a ecrit sur son voyage au maroc et j en mettrai volontier des extraits sur DAFINA a condition que ca interesse les gens et qu on me le demande
voici une de ses photos rares et appreciees
amitiees hassan de marrakech


Pièces jointes:
pere de foucauld INVITE A DAR SOLTANE.jpg
Re: Charles de Foucauld (1858 - 1916)
03 septembre 2009, 13:22
CHARLES DE FOUCAULD DEGUISE EN JUIF

Bonsoir,

J'eus aimé qu'on ne torpille pas le thème que nous apportaient les premières photos déposées par Quamefil dans le forum sur le ''Mellah de Fès'' et que j'ai voulu prolonger sur le nouveau thème de : FOUCAULD DEGUISE EN JUIF.

Car la vie de Charles de Foucauld au Maroc c'est son voyage sous le costume d'un Rabbin. Cela dure onze mois. Point.

Avant, c'est ailleurs, après, c'est ailleurs !

Si vous voulez qu'on évoque le militaire ou l'ermite, etc... Quel rapport avec le Maroc ? Quel rapport avec les Juifs ?

On peut évidemment vouloir prendre le dictionnaire ou Wikipédia pour raconter la vie de Charles de Foucauld. Je n'y trouve pas grand intérêt sur ce site qui est tout particulièrement destiné aux Juifs du Maroc.

Et ce d'autant, que la vie de Charles de Foucauld ne se déroule pas au Maroc. Mais c'est ce voyage, cet épisode qui le rendra célèbre.

J'y vois personnellement un acte de grand courage et plutôt un acte militaire qu'un parcours initiatique.

Maintenant, si on mélange la vie de Charles de Foucauld, sa foi, l'ermite et autres parties de sa vie, nous n'aurons pas de Juifs, nous n'aurons pas de Maroc.

Je trouve que mon titre de forum avait un sens, presque une publicité : CHARLES DE FOUCAULD DEGUISE EN JUIF.
C'est une invite à déposer des photos, des noms de Juifs de cette période, de vos ancêtres et arrières grands-parents.

Je pense que vous n'avez pas du tout jeté un oeil sur le parcours de Charles de Foucauld au Maroc que vous ne connaissez sans doute pas. Personne ne ferait aujourd'hui un tel parcours. Et il rencontre des Juifs partout sur une exploration assez difficile, même aujourd'hui.

Regardez le parcours et vous aurez une autre vision de la population juive au Maroc.

C'est cette idée que Quaméfil, en déposant ses photos du Mellah de Fès, m'avait apportée.

Maintenant que le titre est torpillé, nous n'aurons plus rien sur cette idée : ''à la rencontre des Juifs du Maroc, mes anciens vivant en 1883-1884''.

Il est déguisé en Rabbin, accompagné d'un Rabbin. Il s'appelle alors Joseph ALEMAN.

Jean-François
Re: Charles de Foucauld (1858 - 1916)
03 septembre 2009, 14:34
CHARLES DE FOUCAULD DEGUISE EN RABBIN

Le site Dafina apporte surtout une possibilité d'échanges, qui permettent aux souvenirs du Maroc de rejaillir ou de sourdre de nos mémoires.

Je me délecte lorsque je peux lire des propos du genre : ''Au troisième, habitaient les Timsit, au second,Isabelle.., au rez-de-chaussée,... ou bien des questions qui aident à comprendre.

Je préfère la vie de l'épicier berbère et les souvenirs que nous pouvons avoir de sa boutique, à une 'ressucée'' sur 3 pages de la vie de Mendès-France, par exemple, parce qu'il a été arrêté au Maroc par le régime de Vichy. Son enfance, sa vie, son oeuvre.

Je préfère le vécu, le témoignage, à la recopie.
Re: Charles de Foucauld (1858 - 1916)
03 septembre 2009, 20:09
la fille de la mer et du soleil a écrit:
-------------------------------------------------------
> (séjour en Asie Mineure, dans la Trappe d'Akbès).
>
> A l'âge de 6 ans en 1864, Charles et sa soeur
> Marie, devenus orphelins, sont confiés à leur
> grand-père maternel, M de Morlet. La guerre
> franco-allemande de 1870 les chasse de Strasbourg,
> et M. Morlet opte au nom des deux enfants, pour la
> nationalité française.
> Après des études à Nancy et à Paris chez les pères
> Jésuites de la rue des postes où il prépare le
> concours d'entrée à St-Cyr, il perd la foi vers
> 1875. L'année suivante, il est admis à St-Cyr (82e
> sur 412).
> Sous lieutenant à Saumur, il même une vie de
> désordre et d'excentricités. Charles fait
> plusieurs escapades, en 1878 on le retrouve
> déguisé en clochard et mendiant son pain dans un
> village du Maine-et-Loire.
>
> En 1880, son régiment, le 4e hussards, est envoyé
> à Sétif (Algérie), c'est son premier contact avec
> l'Afrique. Au bout d'un an, il est mis en congé
> par retrait d'emploi pour "indiscipline doublée
> d'inconduite notoire", il se retire à Evian et y
> vit "avec l'inquiétude vague d'une conscience
> mauvaise qui, tout endormie qu'elle est, n'est pas
> toute à fait morte".
> Réintégré sur sa demande dans la même année, lors
> de la révolte de Bou Amama dans le Sud-Oranais, il
> participe aux huit mois de campagne. "Les Arabes
> avaient produit sur lui une profonde impression.
> L'inssurrection terminée, il demande un congé pour
> partir en voyage dans le Sud et les étudier.
> N'ayant pu obtenir ce congé, il donne sa démission
> et vient s'installer à Alger pour préparer son
> grand voyage au Maroc.
>
> Entre 1883 et 1884, il apprend l'arabe et
> l'hébreu, et entreprend à 25 ans, un voyage de
> reconnaissance au Maroc. En avril 1885, il reçoit
> la médaille d'or de la Société Française de
> Géographie. Après cinq mois de reconnaissance dans
> le Sud Algérien, il s'installe à Paris pour y
> préparer son ouvrage : "Reconnaissance au Maroc"
> qui sera édité en 1888. Pas de lit dans son
> appartement. Charles de Foucauld dort sur un
> tapis, enroulé dans un burnous. Son âme aspire à
> trouver Dieu.
>
>
> Deux ans plus tard, en 1888, il part en pèlerinage
> en Terre Sainte pendant quatre mois. Il visite
> tous les Lieux Saints et séjourne deux fois à
> Nazareth.
>
> Le 16 janvier 1890, il entre à la Trappe de
> Notre-Dame-des-Neiges et prend le nom de Frère
> Marie-Albéric. "Prie pour moi, je prierai pour
> toi, pour les tiens, écrit-il à sa soeur Marie. On
> ne s'oublie pas en se rapprochant de Dieu."
>
>
> En 1892 Frère Albéric prononce ses voeux et reçoit
> la tonsure. Il commence à se demander s'il peut
> réaliser à la Trappe son idéal de pauvreté,
> d'abjection et de pénitence. "Si on me parle
> d'études, j'exposerai que j'ai un goût très vif
> pour demeurer jusqu'au cou dans le blé et dans le
> bois et une répugnance extrême pour tout ce qui
> tendrait à m'éloigner de cette dernière place que
> je suis venu chercher dans cette abjection dans
> laquelle je désire m'enfoncer toujours plus à la
> suite de Notre-Seigneur... et puis, en fin de
> compte, j'obéirai.".
>
> Huit mois plus tard, dans sa correspondance, il
> formule pour la première fois l'idée d'une
> congrégation nouvelle de moines vivant uniquement
> du travail de leurs mains et menant effectivement
> la vie de Notre-Seigneur à Nazareth. Et en 1896,
> Charles de Foucauld rédige son premier projet de
> Congréation religieuse. Quatre mois plus tard, il
> est envoyé à Rome où il doit étudier en principe
> pendant trois années. Après trois mois, le
> Révérend Père Général lui accorde dispense de ses
> voeux et le laisse libre de suivre la vocation
> particulière qui lui paraît être la sienne.
> En février 1897, il prononce entre les mains de
> son confesseur les deux voeux de chasteté et de
> pauvreté perpétuels, puis s'embarque à Brindisi
> pour la Terre Sainte. Là, il s'engage incognito
> comme domestique des Clarisses à Nazareth. Un an
> après, Charles de Foucauld accomplit deux voyages
> à pied à Jerusalem.
> En 1900, Fr. Marie-Albéric veut acheter le Mont
> des Béatitudes pour s'y installer comme
> prêtre-ermite. Le projet n'aboutissant pas, il
> rentre en France et se décide à se préparer au
> sacerdoce.
>
> Le 9 juin 1901, il est ordonné prêtre au Grand
> Séminaire de Vivier et y demeure comme "prêtre
> libre". Il est autorisé à vivre seul dans le
> diocèse de Viviers, ou avec d'autres, dans le
> diocèse du Sahara. Il choisit d'aller s'installer
> vers le Sud de l'Oranie, à proximité de la
> frontière marocaine, dans le but de préparer
> l'évangélisation du Maroc. le 20 octobre 1901, Fr.
> Charles de Jésus célèbre pour la première fois la
> messe à Béni-Abbès et achète un terrain sur lequel
> il construit une fraternité.
>
> Le 9 janvier 1902, il rachète son premier esclave
> qu'il appelle Joseph du Sacré-Coeur. Toute une
> partie de l'année 1902 est consacrée à un échange
> de correspondance avec Mgr Guérin, préfet
> Apostolique du Sahara au sujet de l'esclavage.
> L'année suivante, le père de Foucauld songe à
> accomplir des voyages au Maroc et à y installer
> une Fraternité. Il voudrait être rejoint par des
> compagnons auxquels il demanderait trois choses :
> "être prêts à avoir la tête coupée - être prêts à
> mourir de faim - à lui obéir malgré son
> indignité".
>
>
> Entre 1904 et 1905, il commence ses tournées
> d'approvisionnement. Accompagnant des colonnes de
> militaires qui nomadisent à travers le désert, il
> prend contact avec les populations du sud ou du
> Sahara central. Son périple le mène de Béni-Abbès
> à Adrar, In Salah, Aoulef, el Goléra, et Ghardaïa.
> Durant les marches il apprend le tamachek (idiome
> des Touareg) et entreprend une traduction de
> l'Evangile en cette langue. Au cours de l'année
> 1905, il achève la rédacion des ses Méditations
> sur les Saints Evangiles, et est autorisé par
> l'abbé Huveline et Mgr Guérin à participer à une
> tournée de nomadisation vers le Hoggar. A In
> Ouzzel, sur la route de Tamanrasset, il fait
> connaissance de Moussa Ag Amastane, amenokal de la
> tribu des Ahaggar. La mission arrive à Tamanrasset
> en août 1905. Le Père de Foucauld commence par
> vivre dans une "Zériba". Puis il se construit une
> maison en pierre et terre séchée. Il décide de s'y
> installer pour quelques mois et de passer chaque
> année trois mois à Béni Abbès; six mois à
> Tamanrasset; trois mois à aller et venir.
>
> (9 dec 1905, loi de séparation de l'Eglise et de
> l'Etat).
> Lors de son retour de Béni-Abbès en septembre
> 1906, le Général Lyautey vient lui rendre visite.
>
>
> En décembre 1908, et sur demande de sa famille, il
> fait un premier séjour en France pendant quatre
> mois. Mgr Bonnet, évêque de Viviers et Mgr
> Livinhac, Supérieur Général des Pères Blancs
> approuvent ses statuts de 'l'Union des Frères et
> Soeurs du Sacré-Coeur", "pieuse union" pour
> l'évangélisation des colonies. Lors du voyage
> retour en mars 1909, il s'arrête à El-Abiodh Sidi
> Cheikh. C'est là que sera fondée la première
> Fraternité en mars 1933.
>
> Juin 1909-janv 1911, troisième séjour à
> Tamanrasset.
> En 1910, il apprend la mort de Mgr Guérin âgé de
> 37 ans. Commentaire : "Hélas oui, c'est une grande
> perte pour moi; mais il ne faut pas être égoïste;
> il est juste que les saints reçoivent leur
> récompense...". Deux mois plus tard, alors qu'il
> est en pleine construction d'un ermitage à
> l'Askrem, à 2.804 mètre d'altitude, il apprend la
> mort de l'abbé Huvelin.
>
> Janv-mai 1911, deuxième voyage en France où il
> séjourne. Il passe les deux mois suivants à un
> quatrième séjour à Tamanrasset. Il continue ses
> travaux de lexique.
>
> Séjournant à l'Asekrem, il rédige en décembre
> 1911, son testament : "Je désire être enterré au
> lieu même où je mourrai et y reposer jusqu'à la
> résurrection. J'interdis qu'on transporte mon
> corps, qu'on l'enlève du lieu où le bon Dieu
> m'aura fait achever mon pèlerinage.
>
> En septembre 1914, à la nouvelle de la déclaration
> de guerre en Europe, le Père écrit à Mme de Bondy
> après de multiples débats de conscience : "Vous
> sentez qu'il m'en coûte d'être si loin de nos
> soldats et de la frontière : mais mon devoir est,
> avec évidence, de rester ici pour aider à y tenir
> la population dans le calme".
>
>
> En avril 1916, investi par un rezzou venu de
> Lybie, le fort français de Djanet tombe : "Après
> ce succès, les Senoussistes ont la route libre
> pour venir ici". Le capitaine de la Roche fait
> édifier à Tamanrasset un fortin de 16 mètres de
> côté pour protéger la population touareg en cas
> d'attaque. Le Père s'y installe en Juin. Il meurt
> assassiné le 1er décembre 1916.
>
> histoire de charles foucauld.
>
> soly

QUELLE DIFFERENCE AVEC CE SITE ?

Jean-François
Pièces jointes:
SURSUM-CORDA.jpg
Re: Charles de Foucauld (1858 - 1916)
03 septembre 2009, 20:25
LA HIJA DEL MAR Y DEL SOL a écrit:
-------------------------------------------------------
> Charles de Foucauld est né à Strasbourg le 15
> septembre 1858. Son père, le vicomte de Foucauld
> de Ponbriand, meurt en 1864 ; sa mère le suit
> quelques mois plus tard. Orphelins, Charles et sa
> jeune sœur Marie sont alors recueillis et
> élevés par leur grand-père maternel.
>
> Au terme d’études secondaires au lycée ,
> Charles de Foucault passe avec succès son
> baccalauréat. Le jeune homme se détache de la
> religion. Il intègre bientôt l’école de
> Saint-Cyr et cultive un genre de vie dissolue en
> compagnie de ses camarades de promotion. Reçu en
> 1876, Charles de Foucauld se dirige alors vers
> l’école de cavalerie de Saumur.
> L’héritage dont il bénéficie lui permet
> cependant de disposer désormais de revenus
> confortables qu’il s’emploie bientôt à
> dépenser lors de soirées agitées...
>
> Reçu à l’école de Saumur, Charles de
> Foucault est nommé en Algérie où il intègre son
> régiment, le 4e Dragons (qui deviendra le 4e
> Chasseurs d’Afrique). Cantonné à Sétif, sa
> conduite fait scandale. Il entre en conflit avec
> sa hiérarchie au sujet de la compagnie d’une
> maîtresse avec laquelle il s’affiche. Rayé
> des cadres de l’armée pour indiscipline en
> février 1881, il est cependant réintégré sur sa
> demande quelques mois plus tard. Il part ensuite
> en Algérie, à Mascara. La monotonie de son
> existence l’incite à trouver une occupation
> dans l’étude de l’arabe et de
> l’Islam. C’est une révélation.
>
> Désireux d’entrer plus avant en contact
> avec la civilisation arabe, Charles de Foucauld
> demande alors un congé. Celui-ci lui est refusé.
> Il démissionne. Après avoir vécu à Alger une année
> entière, il entreprend un voyage au Maroc,
> parcourant le désert du mois de juin 1883 au mois
> de mai 1884. Il doit alors se déguiser . Charles
> de Foucauld racontera par la suite son périple
> dans un ouvrage, Reconnaissance au Maroc, publié
> en 1885. La masse considérable de renseignements
> ethnologiques accumulés lui vaudra à cette
> occasion la médaille de la Société de Géographie
> de Paris. Le voyageur est de retour en France.
> Mais la vie parisienne l’ennuie. Il repart à
> Alger où il s’éprend d’une jeune femme
> . Cependant un nouveau périple dans le désert
> maghrébin décide de sa vie sentimentale : il
> choisit de façon définitive le célibat.
>
>
C'EST ENCORE UN EMPRUNT INTEGRAL !
CETTE FOIS DU SITE DE MORHAND DJEMILI FREE FR

Jean-François RABATI
Pièces jointes:
MORHAND-DJEMILI.jpg
Re: Charles de Foucauld (1858 - 1916)
03 septembre 2009, 20:40
LA HIJA DEL MAR Y DEL SOL a écrit:
-------------------------------------------------------
> C'EST POUR TOI CETTE HISTOIRE ELIE DATHEY, TOI QUI
> A ETUDIE A L'ECOLE CHARLES DE FOUCAULD.
>
> Très tôt, le moine est désireux de
> s’affranchir de l’existence collective
> pour une expérience érémitique. Il se voit opposer
> un refus et doit gagner le monastère de Staouéli
> en Algérie. Puis il part pour Rome afin de suivre
> des cours de théologie. Cependant, l’abbé
> général des Trappistes est bientôt convaincu de la
> vocation personnelle de Charles de Foucault. Il le
> dispense de ses vœux le 23 janvier 1897.
>
> Charles de Foucauld repart alors en Palestine et y
> mène de mars 1897 à mars 1900 une vie
> d’ermite. Installé dans une modeste cabane
> chez les Clarisses de Nazareth, il s’emploie
> comme domestique. Ses méditations le conduisent
> alors vers une nouvelle orientation dans sa vie
> spirituelle : l’apostolat
>
>
> Le 1er décembre 1916, le Père Charles de Foucauld
> est assassiné par un groupe de pilleurs touaregs.
> Il avait 58 ans.
>
> Les Touareg descendent de tribus berbères
> refoulées dans le désert par les invasions des
> Beni Maqil du XIe siècle.
>
>
ENCORE UNE COPIE INTEGRALE !
TOUJOURS A PARTIR DU SITE DE MORHAND DJEMILI FREE FR
Pièces jointes:
MORHAND-DJEMILI--2.jpg
Re: Charles de Foucauld (1858 - 1916)
03 septembre 2009, 21:25
COPIE, RECOPIE, PLAGIAT :

Je préfère lire SOLY lorsqu'elle raconte par le menu toute la semaine de la famille où chaque jour on pense et on prépare, on achète les ingrédients du repas, on fait quelque chose pour le Shabat.

Là, je me régale !


Sinon le reste, copier ce n'est pas sérieux !

Quel est l'apport ? Quelle morale ?

Apportez nous du vécu !

Pourquoi pas un compte rendu de lecture ? Mais pas une copie servile d'un site Internet, sans même indiquer d'où le texte provient !

Je vous invite à acheter et lire le livre de Charles de Foucauld où il raconte son voyage de reconnaissance au Maroc en 1883-1884. Et à nous en parler ensuite, si vous le voulez.

Ce qui a été fait là, sur le site Dafina, en mettant sa photo personnelle (pas celle de Charles) à chaque fois sur des plagiats sans citation et en torpillant le thème que j'avais choisi de CHARLES DE FOUCAULD DEGUISE EN JUIF qui permettait plus facilement de parler et de citer les Juifs et les lieux du Maroc du périple de Charles de Foucauld déguisé en Rabbin, va à l'encontre de l'intérêt commun du site Dafina.

L'égo c'est bien, mais point trop n'en faut, surtout de cette manière !

Donc, si on peut laisser les choses comme elles étaient au début, c'est-à-dire que Soly avait commencé un CHARLES DE FOUCAULD (1858-1916) et que j'avais ouvert un autre thème de CHARLES DE FOUCAULD DEGUISE EN JUIF.

Merci à celle ou celui qui considérera qu'il vaut mieux un sujet qui nous permette d'échanger sur le Maroc et les Juifs qu'un truc ''pompé'' intégralement sur la vie d'un Catholique, même de la qualité de Charles de Foucauld.

Petite parenthèse, si on veut évoquer la vie de Charles de Foucauld dans son intégralité, il me semble indispensable de mentionner l'origine noble, de longue lignée, de sa famille qui s'était investi dans les Croisades. C'est tout naturel pour la noblesse de cette époque et il est assez logique que Charles, courageux, chevaleresque, ait pu s'engager dans un acte de préparation à la pénétration militaire du Maroc et ensuite dans une vie religieuse qui se déroulera essentiellement dans le désert saharien. C'est un Croisé.

Mais cela est plutôt une histoire catholique !

J'aime bien aussi ces histoires, mais sur Dafina je préfère la vie des personnes qui ont vécu au Maroc, de toutes religions ou agnostiques, mais de la vie ! Des histoires vécues !

Jean-François RABATI
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