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Hanouka

Envoyé par Arielle 
Re: Hannouka
16 décembre 2003, 13:21
Genial ta recette Soly, enfin une coutume que je ne connaissais absolument pas.
Bon j'essaye de les faire pendant hanouka.
Dis moi les pommes de terres doivent etre comme une puree lisse ou un peu grossier?
Re: Hannouka
16 décembre 2003, 13:44
non pas trop lisse les pommes de terre.ni trop grossier.
rires.......
soly
chansons de hanuka en phonetique
16 décembre 2003, 14:30
hanerot hallalu:

Haneirot Hallalu anu madlikin,
Al hanisim v'al hanifla-ot
V'al hat'shu-ot v' al hamilchamot
Sheh-asitah la'votei-nu
Bayamim ha-heim ba-z'man ha-zeh.

Al yidei ko-hanecha hak'do-shim
V'chol shmo-nat y'mei chanukah.
Haneirot hallalu, kodesh heim
V'ein lanu re-shoot l'hishtameish bahem
Elah lir'otam bil-vad.

K'dei l'hodot ul'hallel lishim-chah ha-gadol
Al niseh-chah v'al nif'li-otechah v'al y'shu'ateh-chah.
soly



Message modifié (16-12-2003 11:26)
chants de hanouka en phonetioque
16 décembre 2003, 14:34
yemey hanuka.

YEMEY HAHANUKA HANUKAT MIGDASHEINU
BEGIL UBESIMCHA MEMALIM ET LIBEINU
LAILA VAYOM SVIVONEINU YISOV
SUVGANIOTH NOCHAL GAM LAROV
HAIRU HADLIKU NEROTH HANUKA RABIM
AL HA NISSIM VE AL HANIFLAOTH
ASHER HOLELU HA MAKABIM
AL HA NISSIM VE AL HANIFLAOTH
ASHER HOLELU HA MAKABIM.


SOLY
Re: chants de ha nouka en haketia
16 décembre 2003, 14:46


Hanukah linda sta aki, ocho kandelas para mi,
hanouka belle est ici , 8 flammes pour moi.


Hanukah Linda sta aki, ocho kandelas para mi. O...
hanouka belle est ici , 8 flammes pour moi.


Una kandelika, dos kandelikas, tres kandelikas,
kuatro kandelikas, sintyu kandelikas,
sej kandelikas, siete kandelikas, ocho kandelas para
mi.
une flamme , 2 flammes,3 flammes,4 flammes,5 flammes,6 flammes, 7 flammes,8 flammes pour moi.


Muchas fiestas vo fazer, con alegrias i plazer.
plusieurs fetes je vais feter, avec joie et plaisir.
Muchas fiestas vo fazer, con alegrias i plazer. O...
plusieurs fetes je vais feter avec joie et plaisirs.


Una kandelika, dos kandelikas, tres kandelikas,
kuatro kandelikas, sintyu kandelikas,
sej kandelikas, siete kandelikas, ocho kandelas para
mi.
1 flamme, 2 flammes,3 flammes,4 flammes,5 flammes, 6 flammes,7 flammes, 8 flammes pour moi.


Los pastelikos vo kumer, con almendrikas i la myel
les pastelitos je vais manger, avec des amandes et du miel.


Los pastelikos vo kumer, con almendrikas i la myel. O...
les pastelitos je vais manger , avec des amandes et du miel.



Una kandelika, dos kandelikas, tres kandelikas, kuatro kandelikas,
sintyu kandelikas, sej kandelikas, siete kandelikas, ocho
kandelas para mi.
1 flamme, 2 flammes, 3 flammes, 4 flammes, 5 flammes, 6 flammes. 7 flammes ,8 flammes pour moi.

c'est une chanson en judeo-espagnol de hanouka .
j'ai interprete lettre par lettre.
soly
chants de hanouka
16 décembre 2003, 14:52


sevivon sov sov sov.


Svivon sov sov sov
Hanukah hu hag tov
Hanukah hu hag tov
Svivon sov sov sov
Hag sim ha hu la'am
Nes gadol hayah sham
Nes gadol hayah sham
Hag sim ha hu la'am

Dredyl spin spin spin spin
Hanukah welcome in
Hanukah welcome in
little dredyl spin spin spin
festal lights now behold
and be joyful young and old
and be joyful young and old
as the miracle is told
soly
Re: Hannouka
17 décembre 2003, 15:49
!!!!!!!!!!!!!!!!! Tbarkala alik Soly !!!!!!!!!!!!!

Avec tout ca on a tout pour passer un magnifique Hanouka : les prieres en phonetiques, les chansons, les recettes et meme les chansons en judeo Espagnol.
Souvent les gens veulent faire mais ne savent pas comment ou n'osent pas demander ou ne trouvent pas ces prieres en phonetiques. Je suis sure que grace a toi certains allumeront la hanoukia pour la premiere fois depuis des annees.
Quand a moi je vais essayer de reussir Sfenj "de chez nous" cette annee, d'habitude je fais plutot un genre de souvganiots.
Bisous et hag sameah.
Re: Hannouka
18 décembre 2003, 14:38
a non c'est grace a toi , grace a tous nous avons chacun de nous mis son grand de sel, et les recettes de esther et les hanoukiotes de andre.
moi j'ai mis les chansons et les berakhotes.............
n'oubliez pas c'est demain les enfants avant l'entre du shabat.
hag sameah.
soly
Re: Hannouka
18 décembre 2003, 20:13
Un petit commentaire sur Hanouka de la part de William qui n'est arrive ni a s'identifier ni a se reinscrire :

Le midrach enseigne que la raison pour laquelle l'huile de la ménora à été impurifiée, vient du fait que les juifs de l'époque se sont négligés spirituellement. En effet à l'époque du temple les gens vivaient sur des acquis , dans une espéce de "routine religieuse". La meilleure maniére de les restimuler fut de les destabiliser dans leur esprit.
Un des messages de hannouka est cette prise de conscience qu'il est necessaire de ne pas vivre dans l'autosuffisance spirituelle au risque de perdre ce que l'on croit posséder. Mais aussi avoir le soucis constant de progression. C'est pourquoi nous allumons la ménora dans un ordre croissant.

joyeuses fêtes de hanouka!
William
Re: Hannouka
18 décembre 2003, 20:29
De la part de Soly, des toupies pour hanouka
Pièces jointes:
SEVIVON.jpg
Re: Hannouka
01 décembre 2004, 17:20
Comme dit Soly, je ressort la hannoukia de la rima.
Racontez nous vos coutumes, vos souvenirs de hannouka et surtout si vous avez des hannoukiots du Maroc n'hesitez pas a nous les montrer
Re: Hannouka
07 décembre 2004, 21:58
Fiat lux à vous tous pour cette première nuit de Hannouka.
La lumière a surgi entre Maria et Michel ce soir à Marseille.
La vie est donc si belle ? Oui puisque la lumière est ce qu'il y a de plus précieux maintenant pour nous deux.

La lumière est indispensable à la vie, comment pourrait-on vivre sans lumière conjuguée.

Maria et Michel
Re: Hannouka
11 décembre 2004, 13:25
Texte de Jo Gabbay, publié par le quotidien montréalais Le Devoir :
(Tous mes remerciements a David Bensoussan qui m'a transmis ce texte)

Pendant huit jours consécutifs, les communautés juives allumeront chaque soir une
bougie supplémentaire à leur chandelier de Hanouka. Un observateur attentif
remarquera que le premier soir, ce sont deux bougies qu'on allume, et non une, et
que le chandelier à huit branches en compte en fait neuf.

Cette bougie supplémentaire -- qu'on appelle le chamach en hébreu -- est celle qui
sert à allumer les autres. Non seulement elle a sa place sur la hanoukia, le
chandelier à neuf branches, mais, selon la tradition juive, c'est elle qui éclaire.
Autrement dit, les autres bougies ne diffuseraient pas de lumière ! Qu'est-ce qui se
cache derrière ce symbolisme ?

Une lumière qui éclaire sans éclairer

[...] La lumière dissipe l'obscurité en provoquant la clarté. Cette lumière est
indispensable à la vie. C'est pourquoi, selon le récit biblique, la création du
monde, c'est d'abord le fiat lux. Le champ sémantique des termes comme «lumière»,
«clarté», «obscurité», «vision», etc., dépasse la dimension physique de la lumière
comme phénomène nécessaire à l'exercice du sens de la vue. Ne dit-on pas «faire la
lumière sur une affaire» ou «jeter un nouvel éclairage sur un problème» ? Combien de
fois avons-nous dit : «Je ne vois pas très bien où vous voulez en venir, soyez plus
clair» ? La lumière est donc ce qui éclaire aussi l'esprit, ce qui permet d'avoir
des idées claires. Claires comme synonyme de cohérentes, de logiques, de précises,
d'intellectuellement satisfaisantes.

On voit donc qu'il y a un type de lumière qui dissipe l'obscurité et un autre type
de lumière qui combat l'obscurantisme [...]. Cela nous fait comprendre le rôle de la
neuvième bougie : elle éclaire du point de vue physique, sa fonction est comparable
à celle du soleil, d'où son nom, chamah, mot qui a la même racine que chémèch, le
soleil.

Les huit autres bougies diffuseraient une lumière qui n'éclaire pas le monde des
objets mais l'esprit, une lumière qui interpelle. Et si elles sont au nombre de
huit, c'est que ce chiffre indique, pour la tradition juive, ce qui est au-delà de
la nature, représentée, elle, par le chiffre 7.


L'héritage grec

Nous connaissons l'apport de la Grèce à l'art et à l'esthétique : il n'est pas
nécessaire d'énumérer les chefs-d'oeuvre qu'elle a produits ni de rappeler que ce
sont les Grecs qui ont établi nos canons de la beauté. Nous n'ignorons pas qu'elle a
créé la philosophie. Nous savons aussi l'importance de son rôle dans l'édification
de notre connaissance du fonctionnement des lois de la nature : elle a forgé les
instruments et les concepts qui ont permis l'exploration de la matière et du monde
physique. La science ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui si la Grèce n'avait
pas illuminé l'esprit des scientifiques. Mais, poussés par l'esprit de système, bon
nombre de ses héritiers ont appliqué indûment ces lois et principes, qui régissent
l'impersonnel du monde de la nature, à l'être humain, ignorant ainsi sa spécificité
radicale.

Vouloir ramener l'humain à une équation, nier l'existence de l'âme, refuser de
reconnaître que chaque homme a quelque chose d'unique, c'est cela même que la
tradition juive nomme l'obscurantisme lorsqu'elle interprète le deuxième verset de
la Genèse («et les ténèbres étaient sur la surface de l'abîme») en commentant : les
ténèbres, c'est le temps de la Grèce, qui a obscurci les yeux d'Israël par ses
décrets.

Les célébrations de Hanouka marquent l'inauguration du temple de Jérusalem après sa
désacralisation par les armées d'Antiochus Épiphane, vaincues plus tard par Judah
Maccabi. Lorsque, au IIe siècle avant notre ère, les Séleucides, dynastie syrienne
hellénistique, occupèrent la Judée, ils décrétèrent son hellénisation et imposèrent
aux Juifs des cultes païens, et ce, jusque dans le temple de Jérusalem. Non
seulement les pratiques religieuses étaient interdites aux Juifs, les livres de la
Loi recherchés, déchirés et brûlés, mais quiconque était surpris à l'étudier était
condamné à mort pour antihellénisme, ce qui provoqua la révolte victorieuse des
Maccabées.

En occupant la Judée, les Séleucides furent confrontés à la société d'Israël, qui
incarnait la négation de leur monde idéologique. Et pour les Juifs, ils incarnaient,
eux, la Grèce, cette Grèce attachée à la représentation objective du monde, qui
renvoie à l'ordre du déterminisme rigoureux des phénomènes, réduit la personne
humaine à des structures impersonnelles et introduit, par là même, le désespoir et
l'obscurité d'un univers tragique -- alors que l'âme hébraïque s'attache à la
reconnaissance des valeurs morales, qui impliquent le principe de la liberté du
comportement humain et qui ont donné au monde les certitudes messianiques des
prophètes.

Histoire et nature

Il faut savoir que toutes les célébrations inscrites au calendrier d'Israël rendent
compte à la fois d'un événement historique et du contexte «saisonnier» de la
célébration. Par exemple, Pâque doit être célébrée au printemps, moment où la terre
se libère du gel hivernal. Ce temps de la renaissance observé dans la nature
correspond à la célébration pascale, qui marque la renaissance du peuple hébreu,
libéré de l'esclavage égyptien.

De la même manière, la liturgie de Hanouka, qui célèbre la victoire de l'espoir sur
le tragique, qui marque la chute de l'obscurantisme, se situe au solstice d'hiver,
époque où les journées commencent à être plus longues, comme pour célébrer la
victoire de la lumière, qui gagne progressivement du terrain sur l'obscurité. La
date hébraïque de Hanouka est le 25 du mois de kislev, et certains ont vu une
analogie avec Noël, célébré le 25 décembre. Cette similitude des dates est renforcée
par l'abondance des lumières qui entourent aussi les célébrations de Noël qui, pour
la tradition chrétienne, marque la naissance de la lumière du monde.

Il est significatif que les sages de la tradition juive se soient refusé d'inclure
dans le canon biblique les livres des Maccabées. Plusieurs raisons, historiques ou
théologiques, sont invoquées pour justifier une telle décision. Nous retiendrons
celle qui nous semble essentielle : si l'histoire du combat des Maccabées n'est pas
écrite, c'est que ce combat n'est pas encore terminé.

Les manifestations d'extrémisme qui sévissent à travers le monde nous mettent aux
prises chaque jour avec l'intolérance, une intolérance qui va jusqu'à la volonté de
destruction de tout ce qui peut véhiculer les valeurs de démocratie et de liberté.
Force est de constater que l'humanité n'a pas encore achevé de forger le langage des
sciences humaines pour se doter d'institutions qui seraient celles d'une
civilisation ayant enfin accédé aux valeurs de la moralité vraie.

De ce point de vue, la détermination des sociétés à combattre le terrorisme et
l'intégrisme qui le nourrit s'inscrit dans le prolongement de la révolte des
Maccabées. Il nous faut espérer, en ces jours de solstice d'hiver, une victoire des
forces de la lumière contre toutes les formes d'obscurantisme, victoire qui, la paix
retrouvée, permettra d'allumer les bougies de la Hanouka des lumières du monde.

Re: Hannouka
15 décembre 2004, 17:09
Allumage des bougies a l'occasion du mariage de ma niece le 12/12/04



Charly
Pièces jointes:
614.jpg
Re: Hannouka
15 décembre 2004, 17:10
.



Charly
Pièces jointes:
615.jpg
Re: Hannouka
17 décembre 2005, 11:53
Hanouka approche, si vous avez des hanoukiots du Maroc, mettez vos photos ici.

Pour les voeux de hanouka, veuillez mettre vos messages dans la rubrique DARKOUM

Bonnes fetes a tous
Re: Hannouka
18 décembre 2005, 09:35
bonjour mes chers amis,"ces hanoukiotes" ont plus d'1 siecle,elles apartiennent a mes amis Yohanan et Redoua Tetouani de Sefrou,la famille Tetouani habite Ashdod,Redoua est la plus grande sculptrice marocaine d'Israel.
au mois de juin ,j'ai photographie ces hanoukiotes "qui ont une grande valeur sentimentale",
tout le jardin de la famille Tetouani,est plein de hanoukiotes,

"LES HANOUKIOTES DE SEFROU"

joyeuses fetes de lumiere
soly



Modifié 1 fois.
Pièces jointes:
55.JPG
Re: Hannouka
18 décembre 2005, 21:29
Bonjour et Hag Samea'h , Hanoucca 5766,

Vvoici quelques informations glanees ca et la pour bien celebrer Hanoucca cette annee.


Guide de Hannoucah 5766
du Dimanche soir 25 décembre 2005 au Lundi après midi 2 Janvier 2006.
A partir d'une brochure du
CENTRE COMMUNAUTAIRE DE NEUILLY Beth 'Habad-Lubavitch
21, rue Louis Philippe à Neuilly sur Seine
Tél. : 01 46 24 70 70 - Fax : 01 46 24 43 45
[www.loubavitch-neuilly.com]
Un organisme sous l'égide du Bureau européen du Rabbi de Lubavitch

Machia'h arrive ! Soyons prêts à l'accueillir !

L'allumage

La Ménorah doit avoir huit branches ou supports disposés en ligne droite et de la même hauteur. Il y a aussi un emplacement pour le Chamache - le "serviteur" - qui sert à allumer les autres flammes, et qui est décalé par rapport à elles.
Il est préférable d'utiliser de l'huile d'olive pour les lumières de la Ménorah afin de souligner le rôle que celle-ci joua dans le miracle de 'Hanouccah, mais des bougies conviennent également. Une coutume répandue est d'utiliser une bougie de cire d'abeille pour le Chamache.
Une Ménorah électrique ne peut pas être utilisée pour s'acquitter du devoir d'allumer les lumières de 'Hanouccah.

Pour le nombre de bougies à allumer et l'ordre de l'allumage,
On allume les lumières de 'Hanouccah avec la flamme du Chamache plutôt qu'avec une allumette. Le premier soir de 'Hanouccah, on allume une flamme à l'extrémité droite de la Ménorah. Chacune des nuits suivantes, on ajoute une bougie à gauche de celles allumées précédemment. On allume d'abord la nouvelle bougie, suivie de celle immédiatement à sa droite et ainsi de suite. On reproduit ce schéma chaque jour jusqu'à ce que, le huitième soir, les huit bougies brûlent ensemble.
On allume les lumières au coucher du soleil ou à la tombée de la nuit, selon les coutumes. Dans tous les cas, les bougies devront continuer à brûler pendant une demi-heure après la tombée de la nuit.
Le Chamache ayant été allumé au préalable, avant d'allumer les bougies de Hannoucah, récitez les bénédictions appropriées et, après l'allumage, récitez le "Hanérote Halalou".

Bénédictions de l'allumage:

Chaque soir:


Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou melekh haolam acher kidechanou bemitsvotav vetsivanou lehadlik ner 'hannoucah.

Baroukh Ata Ado-naï elo-hénou melekh haolam ché-assa nissim la-avoténou bayamim hahem bizman hazé.
Cette bénédiction ne sera dite que lors du premier allumage:


Baroukh Ata Ado-naï elo-hénou melekh haolam chee’heyanou vekiyemanou vehiguianou lizmane hazé.


Il est d'usage que tous les membres de la famille soient présents lors de l'allumage des bougies de 'Hanouccah.
Pour diffuser le miracle de 'Hanouccah, on allume les bougies devant une fenêtre donnant sur la rue ou mieux sur le pas de la porte.

Le vendredi après-midi, on allume les lumières de 'Hanouccah avant les bougies de Chabbat. Les bougies de Hannoucah devront donc être allumées quelques minutes avant 16h40, et les bougies de Chabbat avant 16h43. (Heures pour Paris!)
Depuis l'allumage de ces dernières jusqu'à la sortie de Chabbat (et la récitation de la Havdala), la Ménorah ne doit pas être rallumée, déplacée ni préparée. Après la sortie de Chabbat (18 heures) et la Havdala, on allume les lumières du septième soir de Hannoucah, samedi soir.


Quelques citations:

"Les lumières de 'Hanouccah nous rappellent que l'illumination commence chez soi, en ajoutant de la lumière de la Torah et des Mitsvot dans sa vie quotidienne, de même que le nombre des bougies de 'Hanouccah que nous allumons croît jour après jour. Mais bien que l'éclairage commence dans le foyer, il ne s'arrête pas là. La nature de la lumière est telle que lorsque quelqu'un allume un luminaire pour ses propres besoins, cela profite à tous ceux qui l'entourent. Ainsi les lumières de 'Hanouccah sont-elles destinées à illuminer "l'extérieur", en référence au devoir d'apporter la lumière à ceux qui, pour une raison ou pour une autre, errent encore dans l'obscurité." (Le Rabbi de Lubavitch)
"La fête de 'Hanouccah fut établie pour commémorer la victoire sur les Grecs, cependant l'intervention divine fut moins visible lors de la victoire militaire. Ainsi, à 'Hanouccah, met-on en avant le miracle des lumières de la Ménorah, pour montrer clairement que tous les événements liés à cette fête furent de vrais miracles accomplis par D-ieu." (Rabbi Yéhouda Loew – le Maharal – de Prague, 16ème siècle)
"Les mots du verset "Des ténèbres couvraient la face de l'abîme" (Genèse I, 2) se rapportent à la Grèce, qui assombrit le visage d'Israël. En conséquence D-ieu commanda "Que la lumière soit" (verset 3) – la lumière de la Rédemption Messianique." (Le Zohar, 2ème siècle)

"Pendant 'Hanouccah – terme qui signifie également "éducation" –, 36 bougies sont allumées au total. Ceci vient nous "éduquer" et nous préparer à la Rédemption ultime, lorsque la "lumière cachée" qui prévalait durant les 36 premières heures suivant la création d'Adam sera à nouveau dévoilée dans toute sa gloire. C'est cette même lumière ("car la Mitsva est une lampe et la Torah, une lumière" [Proverbes VI, 23]) que les Grecs cherchèrent à éteindre." (Rabbi Eliézer de Worms, 12ème siècle)
La Ménorah du Rambam:
Un croquis de la main de Maïmonide datant du 12ème siècle indiquant les particularités de la Ménorah du Temple. Dans ce dessin, les sept branches de la Ménorah s'étendent en diagonale, en lignes droites, plutôt qu'en arcs de cercle.
L'histoire:

En 164 avant l'ère vulgaire, Antiochus IV acquit la domination des territoires syriens de l'empire Grec, territoires qui incluaient la Terre d'Israël. Antiochus qui était un tyran d'une exceptionnelle cruauté, entrepris de forcer tous les peuples de son empire à adopter les mœurs et coutumes de la civilisation grecque. Son but en cela était de les amener à une totale soumission à sa loi.
Une à une, les nations de l'Antiquité troquèrent leurs idoles contre celles du panthéon grec. La "conversion" à la culture grecque – l'hellénisme – n'impliquait pas seulement l'acceptation des dieux païens, mais aussi celle de la philosophie grecque. La pensée grecque était caractérisée par la foi en l'éternelle fiabilité de la raison humaine et l'idéal de l'esthétique comme une fin en soi. L'esprit humain, avec sa logique, et le corps humain, avec la perfection potentielle de ses formes, étaient les objets de l'idéal hellénistique.
Au regard de la loi grecque, la Torah en tant qu'œuvre de grande sagesse et d'une grande beauté – en tant que littérature, philosophie, histoire ou morale – pouvait être certes admirée, mais non pas considérée sacrée.
Les Juifs qui sympathisèrent avec la mouvance helléniste gagnèrent pouvoir et honneurs, les dirigeants grecs les élevant aux plus hautes fonctions du gouvernement juif et de la vie religieuse. Cette élite puissante était composée de Juifs qui prirent des noms grecs, adoptèrent un accoutrement grec et une pensée grecque et qui se prosternaient devant des idoles grecques qui représentaient l'antithèse de leur propre foi.
Cependant, dans les maquis et les campagnes, le peuple demeura fidèle à la Torah. Furieux, Antiochus envoya ses soldats pour éradiquer ces pratiques "démodées" et obstinées. Des mesures sévères furent adoptées pour faire disparaître la religion juive. Les décrets grecs interdirent l'étude de la Torah et les enfants juifs jouaient à la toupie pour masquer leur étude à l'approche des patrouilles grecques. Nombre de martyrs juifs défièrent la prohibition de Mitsvot telles que la Brith Mila et le Chabbat, souvent au prix de la torture et de la mort. Parmi ces actes d'héroïsme figurent ceux de 'Hanna et de ses sept fils qui préférèrent périr plutôt que de se prosterner devant une idole grecque, et ceux du vieux prêtre Eliézer qui fut exécuté pour avoir refusé de manger de la nourriture non-cachère.
Ce fut alors que dans la ville de Modiin, le vieux Cohen Matitiahou et ses cinq fils commencèrent la rébellion qui conduisit à l'expulsion de toute l'armée grecque. Ils se faisaient appeler les Maccabis.
"Maccabi" rassemble les initiales des mots du verset : Mi Kamokha Baeilim Hachem, "Qui est comme Toi parmi les forts, Ô Eternel !"
La petite armée, avec un courage et une foi exemplaires, se battit contre la formidable puissance de l'arsenal grec et finit par l'emporter. Une courageuse héroïne, Yéhoudit, a aidé à assurer la victoire en tuant Holopherne, un cruel général grec. En lui donnant du fromage salé, puis du vin fort pour épancher sa soif, elle le fit sombrer dans un profond sommeil. Elle s'empara alors de son épée et le tua. Ses soldats s'enfuirent dans la confusion et la panique.
Les Maccabis se tournèrent alors vers le centre de la vie juive, le Saint Temple à Jérusalem. Lorsqu'ils entrèrent dans le Beth Hamikdache pour restaurer ce qui avait été pillé et saccagé, les Maccabis cherchèrent de l'huile sacrée pour allumer la Ménorah, un des devoirs primordiaux du service quotidien du Temple. Une recherche minutieuse ne permit de mettre à jour qu'une petite fiole d'huile qui n'avait pas été profanée par les soldats grecs. L'huile qu'elle contenait (quelques 2 litres) ne pouvait servir à allumer les sept lampes de la Ménorah qu'une seule journée. Miraculeusement, l'huile brûla pendant huit jours, jusqu'à ce qu'une nouvelle huile soit produite.
La Ménorah que nous allumons rappelle la Ménorah à sept branches du Temple, magnifiquement taillée dans un seul bloc d'or. Notre Ménorah – la 'Hanoukiah – a huit branches, plus un neuvième emplacement pour le Chamache.
Nos sages soulignent l'importance de faire connaître le miracle de 'Hanouccah, c'est pourquoi nous allumons la Ménorah là où tous peuvent la voir. Souvent, des Ménorah sont placées bien en évidence dans des lieux publics à cet effet.
La Ménorah est un symbole de libération, non seulement d'un tyran d'une autre époque mais aussi d'une obscurité spirituelle qui n'est pas limitée aux temps anciens. Une petite fiole d'huile, à l'instar de la petite étincelle de judaïsme dans chaque âme juive, suffit à éclairer la voie vers un renouveau total de la vie juive.
Les forces de l'assimilation, comme jadis, ne peuvent éteindre la lumière de la Torah.
A l'époque du Temple, les flammes de la Ménorah diffusaient une lumière sainte au monde entier.
A la différence de la Ménorah du Temple qui comprenait sept flammes, celle que nous allumons aujourd'hui à 'Hanouccah en comprend huit. De plus, la Ménorah du Temple était placée à l'intérieur de ce dernier, tandis que la Ménorah de 'Hanouccah doit être placée "sur le seuil extérieur de la porte", ou devant une fenêtre bien visible de la rue.

La Ménorah

Les sept flammes de la Ménorah font référence à la perfection telle qu'elle se décline dans l'ordre naturel, illustrée par les sept jours de la semaine et les sept attributs de la nature humaine: Au sein de la très diversifiée communauté des humains, certains brillent par leur 'Hessed (amour, bonté), d'autres par leur Guevourah (rigueur, crainte de D-ieu); d'autres encore personnifieront Tiferet (harmonie, compassion), Netsa'h (ambition), Hod (humilité, dévotion), Yessod (communication) ou Malkhout (royauté, réceptivité).
La Ménorah du Temple fut ciselée à partir d'un seul bloc d'or, à l’instar des âmes qui proviennent toutes d'une seule et même source. Les flammes étaient tournées vers le centre de la Ménorah, tout comme les âmes restent orientées vers leur unique source, aspirant toutes au même but ultime. Toutes sont pareillement "une parcelle du divin d'En-Haut", chacune avec sa propre personnalité.
A l'époque du Saint Temple, quand la Divinité était dévoilée, les sept lampes constituaient une illumination suffisante.
Toutefois, les lumières de 'Hanouccah qui repoussent l'obscurité de l'exil doivent transcender les limites de l'ordre de la nature. Une telle lumière est produite par les huit bougies que nous allumons à 'Hanouccah. Car le chiffre huit désigne une lumière qui transcende toute limite.
L'Huile

L'huile symbolise l'essence d'une chose. Elle est distincte et séparée, pourtant elle infiltre tout ce qui l'entoure : l'huile flottera à la surface de tous les autres liquides, mais, alors que les autres liquides restent en place une fois répandus, l'huile, comme l'âme, pénètre tout, s'infiltre au plus profond de tout. En souillant l'huile sacrée de la Ménorah, les Grecs tentèrent de détruire l'essence de l'âme juive.

La Mèche

Une mèche sans huile ne produit qu'une faible lumière. Une vie sans Torah et Mitsvot – bien que brûlant du désir de se lier à D-ieu – est incapable d'entretenir sa flamme. Elle peut éprouver d'intenses moments d'extase spirituelle, mais, manquant de l'huile essentielle de la substance du divin, elle s'éteint bien vite, ne réussissant pas à amener une lumière durable dans le monde. Mais lorsque la mèche est trempée dans l'huile puis allumée, elle se fait le vecteur de cette huile et la transforme en une lumière régulée et stable.

Les Flammes

Les lumières de 'Hanouccah sont sacrées. Nous n'avons pas le droit d'en faire un quelconque usage, autre que les regarder. Ainsi affirmons-nous la suprématie de la lumière divine sur nos capacités limitées.
L'effort de la vie est de canaliser la lumière du jour pour qu'elle illumine la nuit : nous nous efforçons de cultiver tout ce qui est bon et divin, et de diriger ces ressources positives pour surmonter et transformer les aspects négatifs du "coté obscur" de la création. Ce processus était symbolisé par l'allumage de la Ménorah du Temple : allumée avant la fin du jour est placée dans le Sanctuaire, la Ménorah irradiait son éclat divin par delà les murs du Temple vers le monde obscur au dehors.
Il y a des fois où l'obscurité envahit le Temple comme une marée noire submergeant un phare, éteignant la Ménorah et souillant son huile sainte. Des circonstances où nous ne pouvons plus puiser dans le jour pour éclairer la nuit.
Dans des moments pareils, nous devons chercher la "petite fiole d'huile pure" là où elle se cache, l'essence de la création qui est intacte et inaltérable. Nous devons dépasser les dimensions apparentes du "jour" et de la "nuit" afin de dévoiler la particularité originelle de la lumière et des ténèbres.
Placée en un endroit d'où elle peut être vue de la rue, la Ménorah de 'Hanouccah nous enseigne que nous devons diffuser la lumière de la Torah à tout notre entourage.
Allumée après la tombée de la nuit, la Ménorah de 'Hanouccah nous rappelle que même dans nos moments les plus sombres, la lumière de la connaissance peut briller intensément; alors la délivrance et le Machia'h seront à notre portée si nous décidons d’allumer aujourd’hui ne serait ce qu'une autre petite flamme.

Le Chant: Maoz Tsour.

Chant traditionnel de Hannoucah dans certaines communautés.

Maoz tsour yéchouati
Lé'ha naé léchabéa'h
Tikone beit téfilati
Véchame toda nézabéa'h
Lé-ète ta'hine matbéa'h
Mivtsar ham'nabéa'h
Az egmor béchir mizmor
'Hanoucat hamizbéa'h Rocher de ma délivrance
Dire Ta louange est un délice.
Restaure ma maison de prière
Et nous y offrirons des actions de grâce.
Lorsque Tu prépareras la victoire
Sur Tes ennemis aux abois
J'achèverai par un chant de louange
L'inauguration de l'Autel.



Les beignets

Pour commémorer le miracle qui est arrivé avec de l'huile, il est de coutume de manger des aliments frits dans de l'huile. Les grands standards sont les 'Latkes' (beignets de pommes de terre) et les 'Soufganiot' (beignets sucrés). Des mets lactés, comme des Latkes au fromage, sont également consommés en souvenir des actions héroïques de Yéhoudit.
Parmi les plats qui ont le plus de succès, voici la fameuse recette des Latkes aux pommes de terre.

5 grandes pommes de terre épluchées
1grand oignon
4 œufs
1/3 de verre de farine de matsa
1 cuiller à café de sel
une pincée de poivre
1/3 de verre d'huile pour friture
Râpez les pommes de terre et l'oignon avec la râpe fine du robot, ou dans un mixer avec un peu d'eau. Ajoutez les œufs et mélangez. Ajoutez ensuite la farine de matsa et le reste des ingrédients et mélangez bien le tout. Faites chaffer l'huile dans une poêle et faites-y frire le mélange, une cuiller à la fois. Lorsque le premier côté est doré, retournez les Latkes.
Ingrédients:
500 g de farine
3 cuillèrées à soupe de sucre
2 Cuillèrées à soupe d'huile
1 carré de levure de bière
3 verres à moutarde de bière, jus de fruit
Dans une terrine, verser la farine. Ajouter le sucre et les jaunes d'oeuf, puis délayer le liquide et la levure de bière jusqu'à ce que celà forme une pâte nappant. Ajouter l'huile, incorporer les blancs d'oeuf battus en neige. Verser les cuillères de pâte dans de l'huile chaude mais non fumante. Faire dorer les beignets, les égoutter dans une passoire, saupoudrer de sucre semoule et servir sur une serviette de papier absorbant. Bonne fête.



Des cadeaux de Hannoucah?

Il est de coutume à 'Hanouccah de donner aux enfants le Déméi 'Hanouccah, un peu d'argent de poche. Cette tradition augmente grandement la joie des enfants et leur participation à l'esprit de la fête. En outre, cela procure une occasion d'encourager les enfants à toujours s'améliorer (dans l'assiduité à l'étude, dans les bonnes actions, etc.). A cet effet on n'omet pas de leur rappeler de verser la dîme (Maasser) de ce qu'ils auront reçu durant la fête.


Le jeu

Les Grecs avaient décrété que l'étude de la Torah serait interdite et constituait un crime passible de mort. Mais les enfants juifs continuèrent à étudier en secret et, à l'approche des patrouilles grecques, faisaient semblant de jouer à la toupie. D'où l'usage des enfants de de jouer à la toupie les soirs de Hannoucah.
La toupie nous rappelle également que tout ce qui s'est passé à cette époque est mû par la main invisible de D.ieu, (la main a quitté l'objet que nous voyons tourner).
Sur chacune des quatre facettes de la toupie de 'Hanouccah est inscrit une lettre hébraïque : "Noun", "Guimel", "Hé", "Chin". Ces lettres renvoient à la phrase "Ness Gadol Haya Cham – Un grand miracle est arrivé là-bas."



Mise à jour le 20 Novembre 2005
Aharon Altabé
www.milah.fr

Pièces jointes:
beignet01c.jpg
Re: Hannouka
18 décembre 2005, 22:04
Aujourd'hui la nouvelle ville de Modiin se situe pres de l'endroit de l'ancienne ville.

Makkabim a gauche et Modiin a droite,
Pièces jointes:
Makkabim,gauche,Modiin droite.jpg
Re: Hannouka
18 décembre 2005, 22:10
Ruines de l'ancienne ville de Modiin, bastion des Anciens Maccabis..

...fondateurs de la dynastie des Hashmonaim, futurs rois d'Israel ..

...dynastie detruite par le roi Herod apres la conquete du royaume de Judee par l'ancienne Rome.
Pièces jointes:
Hasmoneanstones1.jpg
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