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La Mimouna

Envoyé par André 
Re: la mimouna
08 mai 2004, 08:19
Confitures suite : orange, soly expliquera le reste



Modifié 1 fois. Dernière modification le 11/02/2007 07:31 par clementine.
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01confitures2.jpg
Re: la mimouna
08 mai 2004, 08:21
La mimouna a Ashdod chez l'amie de Soly.
Vous remarquerez que la porte est ouverte pour que tout le monde puisse rentrer.
ASLAMA BAROUH ABA BIKOUM!!!!!



Modifié 1 fois. Dernière modification le 11/02/2007 07:31 par clementine.
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01latable.jpg
Re: la mimouna
09 mai 2004, 06:02
MERCI MA DAFOUINEUSE CHERIE.
LA PHOTO DU HAUT C'EST , LA CONFITURE DE COINGS A GAUCHE, LETOUARIO DE MOSTO EN HAKETIA.
A DROITE C'EST LA CONFITURE DE PAMELLE,
LETOUARIO DE POMELO.

LA 2 EME PHOTO:
C'EST: A GAUCHE LA CONFITURE DE CAROTTE RAPEE, AVEC DES NOIX.LETOUARIO DE KHIZO Y NOUEZEZ. EN HAKETIA.
A DROITE IL Y A LA CONFITURE DE MANDARINE LES RONDES ET LES QUARTIER C'EST LA CONFITURE D'ORANGE.
LETOUARIO DE MANDARINAS ( POUR LES MANDARINES)EN HAKETIA.
LETOUARIO DE LECHINAS POUR LES ORANGES EN HAKETIA.

ANDRE SE SONT DES RECETTES DE LARACHE ET TETOUAN.
BIENTOT JE METTRAIS TOUTES LES RECETTES AVEC TOUTES LES CONFITURES ENSEMBLE, COMME IL Y EN A BEAUCOUP ET QUE JE PHOTOGRAPHIE A FUR ET A MESURE QUE JE LES PREPARE, J'AI PEU DE TEMPS A ECRIRE, MAIS PAROLE DE LA FILLE DE LA MER TOUT SERA ECRIT, SI D. VEUT.
LA MAISON DE LA MIMONA C'EST MON AMIE MARCELLE OVADIA DE CASABLANCA ELLE HABITE ASHDOD.
IL Y A LA PORTE OUVERTE ET TOUT CE DONT J'AVAIS ECRIT EN HAUT SUR LA TABLE............




Modifié 1 fois. Dernière modification le 11/02/2007 07:32 par clementine.
Re: la mimouna
29 avril 2005, 05:15
TREBHOU OU TSA'ADOU AMEN !! Bonne fête de Mimona à tous !!

Dans la famille de ma mère (tangéroise) je me souviens qu'un de mes grands-oncles chantait quelque chose comme ça :

Ya Mimon Ya Shalom !!
Ya Baba Terbah !!

Qui connaîtrait la suite ?

Et toutes nos pensées à nos compatriotes musulmans qui ont partagé la joie de la Mimona avec nous en nous apportant des fleurs et des épis de blé.

Bonne fête.


Claudine Obadia Pilo
Re: la mimouna
02 mai 2005, 00:23

Sbah el kheir di mimouna, bravo Soly, bravo à tous pour tous les envois de Pessah et Mimouna,

TERBHOU,

Voici la petite chanson de mazagan :

Ya l'hid, ya hnini
tendrab el ketra oul'houd
sevdnak beslama
ouazina bel hlama

joie santé et bonheur à tous

tita

tita
Re: la mimouna
03 mai 2005, 11:15
la Attarcha s'appelle aussi citronnelle, j'en ai plein sur ma terrasse, elle empêche les moustiques de venir

tita

tita



Modifié 1 fois. Dernière modification le 11/02/2007 07:32 par clementine.
Re: la mimouna
04 mai 2005, 14:35
HAMID DE OUEZZANE



Meilleures vœux pour tous nos juifs du Maroc à l’occasion de LALLA MIMOUNA……
On ne vous a pas oublié parce qu’on vous aime trop vous êtes une partie de notre patrie éternel qu’on le garde tous dans nos cœur…….


Ha hia jat....

Ha hia jat lalla Mimouna…..
Ha hia jat mbarka messouda
Yfrah liha lkbir ou sghir …..
Mimouna jayba lkhir lktir ……..
Ha lhaloua……ha chfenj……ha lkissane lmlyana…..
Ha sahha ou tol laamar …..ha lfraha ou lhana
Ya lalla Mimouna lghalia
Chemsek bahia ou daouia…..
Ajina koul aam zina ou dahka…..
Ajina koul aam jayba ou mbarka…..


Hallilou ya….. Hallilou ya…. Hallilou ya…...

HAMID QUI VOUS AIME














Re: la mimouna
06 mai 2005, 01:43
CHERSAMI(E)S

HIER ON A FETER MIMOUNA A AMSTERDAM.
DES GENS COMME MR BERDUGO MR CHTRIT MR COHEN MR LANCRY BOTBOL MADAME IZZA GENINI ON PARTICIPER A CETTE BELLE JOUR

Les juifs marocains célèbrent la fête de la Mimouna à Amsterdam
le 04/05/2005
De nombreux juifs marocains venant du Maroc et de différents pays d'Europe ont célébré, mardi dans le prestigieux cadre du théâtre des tropiques d'Amsterdam (Tropentheater), la fête juive de la Mimouna, en présence de plusieurs personnalités néerlandaises et de nombreux membres de la communauté marocaine installée aux Pays Bas.

La fête de la Mimouna, devenue un symbole de la coexistence entre juifs et musulmans au Maroc, a été célébrée à Amsterdam, à la manière typiquement marocaine, avec l'offrande de mets et de gâteaux variés, de thé à la menthe au son de la musique gharnatie, servie par une troupe venue spécialement du Maroc, le tout dans l'ambiance festive qui caractérise cette cérémonie.

A travers cette fête, célébrée dans une ville européenne où vit une importante communauté marocaine, les organisateurs ont voulu transmettre un témoignage de l'harmonie qui a toujours marqué la coexistence entre juifs et musulmans du Maroc, a expliqué Nadir Majid, secrétaire général de l'Association Maïmoun Patrimoine culturel judéo-marocain et professeur à l'université d'Amsterdam.

Portant djellaba et tarbouch, Sami Kaspi, juif marocain établi de longue date aux Pays-Bas et responsable de cette association, a confié, pour sa part, avoir retrouvé dans cette cérémonie le "goût et les souvenirs inoubliables de sa jeunesse dans le mellah".

La cérémonie de la Mimouna, qui perpétue une tradition juive conçue en terre d'Islam, au cours de laquelle les musulmans marocains apportent la nourriture à leurs voisins juifs au terme de la pâque juive, symbolise la relation harmonieuse entretenue par les deux communautés des siècles durant, a expliqué M. Serge Berdugo, secrétaire général du Conseil des communautés israélites du Maroc.

Le "destin des juifs du Maroc a toujours été meilleur qu'ailleurs", a-t-il souligné, estimant que l'expérience marocaine est l'exemple qui dément l'opposition supposée irrémédiable entre arabes et juifs.

Pour lui, cette cérémonie renforce les efforts déployés par diverses parties pour renforcer la compréhension entre la communauté marocaine et son pays d'accueil et pour lever les préjugés et les idées simplistes.

La même volonté de réduire les incompréhensions et les crispations communautaires a été exprimée par le maire d'Amsterdam Job Cohen, qui a insisté sur la nécessité d'oeuvrer ensemble pour renforcer la coexistence et le respect mutuel.

Nina Pieters, une réalisatrice néerlandaise présente à cette fête, figure parmi les nombreux acteurs qui oeuvrent à ce rapprochement. Elle vient de réaliser un documentaire au Maroc sur la vie de familles juives marocaines à Casablanca, Marrakech, mais aussi aux Pays-Bas.

Nina Pieters a tenu à associer un groupe de jeunes et d'adolescents néerlandais à son travail qui sera présenté dans les écoles hollandaises à partir de la rentrée prochaine.

Outre la présence de juifs marocains de Belgique, des Pays Bas et du Maroc notamment, cette fête de la Mimouna s'est déroulée en présence également de diplomates marocains et de nombreuses personnalités néerlandaises.

Source : MAP

Re: la mimouna
19 novembre 2005, 08:54
SOLY J'AI OUI DIRE QUE L'ORIGINE DE MIMOUNA VIENS DU MOT MA'MO'NAM
EL KHER




Modifié 1 fois. Dernière modification le 20/11/2005 01:11 par Dafouineuse.
Re: la mimouna
04 décembre 2005, 06:23
De la part de Pichou:
ma table de Mimouna
Pièces jointes:
3MIMOUNA.JPG
Re: la mimouna
28 avril 2006, 23:35
Auteur: clementine
Date: 20 avril 2006, 15:58


Chez les juifs de Sefrou, en plus du rituel de fin de Mimouna repandu dans tout le maroc (empreint de legeres variations), les peres de famille reunissent toute la famille et a tour de role, chaque membre de la famille s'installe sur une chaise alors que le pere de famille trempe une branche de menthe dans un bol de lait et arrose delicatement (ou moins delicatement, pour rire bien sur) le visage de la personne assise en chantant :

OREKH YAMIM VE MINA VE SHALOM, YOSSEFOLA, KI BE YIRBOU YAMEKHA etc..
(ce texte est ce dont je me souviens, si qq a le texte exact, je le remercie d'avance de le poster).

Apres avoir ete asperge (et que le maquillage des femmes ne soit plus qu'a refaire), on recoit de gre ou de force dans le palais ouvert une datte fourree au beurre.
Re: la mimouna
10 mai 2006, 09:43
Chanson de la mimouna, de la part de David Benaami : [dafina.net]





Modifié 3 fois. Dernière modification le 08/04/2007 00:16 par Dafouineuse.
Re: la mimouna
30 janvier 2007, 19:59
Auteur: caluptus
Date: 6 juillet 2005, 05:14


j ai meme bien lu mais de toute faàon il parle de mimouna o ssafii zaama lalla mimouna la sainte


Mais commençons par nous plonger quelque peu dans les méandres étymologiques du mot Mimouna : nous avons mamon (biens), mazal (fortune), emouna (foi, mais aussi confiance), rabbi Moché ben Maimon (Maïmonide), Mimoun, prince-souverain des démons, Mimouna, son homologue féminine, Lalla Mimouna aussi, sainte femme de l'islam, sans parler de Timimouna, qui fut, avant d'être rayée de la face du monde, la petite Jérusalem des franges du désert saharien. Et puis la mouna, cette brioche de Pâque que l'on consomme dans les champs ou au bord de l'eau ; cette « nuit de la chance » qui veille sur la fiancée, la 'arousa toute fraîche... Sans parler du pèlerinage, la hiloula, qui marque l'espérance printanière de prospérité et de fécondité. Une nuit aussi de badinages, de rires, d'apaisement des démons et autres mauvais esprits, de processions, de rites au bord des rivières ou de la mer, la fête de la mise en gerbe des céréales et du culte des saints.

Les préparatifs épuisants qui précèdent la Pâque mettent un terme heureux à l'hiver morne et glacial que Dieu donne aux juifs depuis les jours austères qui clôturent l'été jusqu'à la célébration du renouveau, du printemps. Comme pour la paix entre les hommes, le chemin du bonheur est semé d'embûches... Dans les foyers, le territoire autorisé se fait de plus en plus exigu, les friandises de plus en plus rares ; pièce après pièce, armoire après armoire, tout devient inaccessible. Les parents sont sur les nerfs, les enfants marchent sur la pointe des pieds dans des espaces réservés, le père nous fait subir des exercices de haute voltige, de ceux que les adjudants imposent aux jeunes recrues, nous secoue les tiffes, nous fait retourner nos poches, les revers de nos pantalons dès que nos pieds nous ont portés dans les zones purifiées du logis, des fois que, Dieu préserve, une miette de hamets s'y serait subrepticement glissée. (« Ce n'était pas pour le principe, affirme papa aujourd'hui en souriant... mais pour votre éducation, pour la beauté de la chose en somme... », il faut dire que pour lui les deux termes sont quasiment synonymes). Nous, les enfants, nous étions en vacances scolaires à cette période. Enfin, en vacances, c'est une façon de parler, parce que nous passions notre temps à dépoussiérer les livres, à vérifier à la loupe, des heures durant, si quelque insecte ne se serait pas introduit dans les feuilles de laitue, à réviser les grands et multiples commandements du rite de Pessah, la Pâque juive...

Le soir du Séder se résume à une série longue et minutieuse de préceptes plus rigoristes les uns que les autres. Une fête, certes, mais quelle fête austère, quelle intolérable tension pour le commun des mortels, même si elle fait au croyant sa part de plaisir terrestre. Avec tout le respect que je voue à l'existentialisme de Soloveitchik et au rationalisme de Leibovitz, je ne peux m'empêcher de voir là une expression névrotique de la psyché de mes coreligionnaires. Dans les réalités sociales où évoluaient les juifs marocains, la peur de l'assimilation était permanente (les famines surtout se soldaient par leur lot de conversions à l'islam, des communautés entières disparurent ainsi). D'où l'importance « identitaire » qui était attribuée aux particularismes de la Pâque : aux pains azymes en général, à l'afikoman* en particulier, connu et reconnu pour ses vertus d'apaisement des tempêtes en haute mer et que tous gardaient précieusement pour le jour du grand voyage vers Erets-Israël.

Du coup, après ces sept jours, il ne nous était pas facile de nous libérer du joug de tant de prohibitions et de potentiels péchés. Et c'est là qu'entrait en jeu l'élément incontournable de la Mimouna : seul le goy, le musulman en l'occurrence, pouvait procéder à l'entrée du hamets, tabou de la Pâque, dans les foyers juifs. Les sept jours de pains azymes s'achèvent sur des bénédictions, des témoignages sonores d'amitié, avec, à la clef, l'évocation et l'invocation de tous les démons et saints du répertoire local, d'abord et avant tout Lalla Mimouna, cette sainte musulmane vertueuse qui est même parvenue à s'assurer une place de choix dans notre conscience collective nébuleuse de juifs marocains. Une femme haute en couleurs, Lalla Mimouna, lourdement fardée, qui mâchonne de la menthe fraîche, répand des fèves, donne du lait, se meut librement et généreusement, et reste ambiguë sur la question de savoir ce qui en elle est juif, et ce qui est arabe. Ils viennent, ces voisins arabes, nous dire en connaisseurs que, de toute éternité, nos rites sont les leurs, et nous demandent de rester encore un peu, de ne pas nous faire de souci, car voilà le printemps, tout va s'arranger, vous allez voir la fécondité, le bonheur, la joie, « Prospérez et réjouissez-vous (tirbah u-tessad), nous disent-ils, Lalla Mimouna, la sainte musulmane y veillera ! »

« Vous avez sept jours durant fait abstinence de froment et de levure ? Eh bien, en voilà. Ne sont-ils pas plus savoureux que jamais la mafleta, le baklava, le berkoche, ce couscous au beurre et à la crème... Et tandis que dès l'après-midi nos femmes s'emploient à emprunter à leurs amies arabes leurs plus beaux caftans, les amis arabes de mon père entrent avec un poisson frais pêché - gage de fécondité - disposé dans un panier fleuri. Et puis arrivent la farine, le beurre et le lait qu'apportent des voisins arabes, pas fâchés de prendre part à la fête.

Ceux qui sont vénérés comme des saints par les musulmans sont pour les juifs des démons, et vice-versa. C'est dans ce lien mutuel et antinomique que réside le secret. Il arrive même que le démon libère le saint de sa torpeur, comme cela est arrivé à rabbi Yaacov Ouazzana d'heureuse mémoire, dont l'épouse, diablesse avérée, provoqua ce que personne n'appelle une conversion à l'islam mais qui se traduisit quand même chez lui par cinq prières quotidiennes... Et c'est ainsi que le juif qui a cultivé la différence pendant toute une semaine, va revêtir caftan et tarbouche, verser des seaux d'eau sur le pas de sa porte, tremper ses cinq doigts dans la farine pour sceller la bonne fortune (hemsa) sur le couvre-chef de ses coreligionnaires. Et le lendemain va se rendre dans la nature sur le tombeau d'un saint vénéré aussi par ses voisins musulmans, et gommer ses particularismes.

Parallèlement, chez les Berbères de l'Atlas, de suite après l'Aïd el-Kbir, la fête du sacrifice austère de l'islam qui a des relents de notre Pessah à nous, s'annoncent les réjouissances carnavalesques du « Bilmoun », démon mi-homme mi-bouc, sorte de métempsychose de Mimoun, le dieu des démons, où le rabbin juif et ses disciples jouent le rôle de satyres, qui sont apparemment l'antithèse de la fête du sacrifice qui les a précédés. Mimouna ici, Mimoun là, un couple de démons conviviaux qui survolent les lieux et s'efforcent tant bien que mal d'enfreindre les lois de la ségrégation.

Je n'ai jamais été convaincu par le mythe de la pérennité des relations amicales entre juifs et Arabes au Maghreb, mais une chose est certaine : elles étaient beaucoup plus harmonieuses que partout ailleurs. Si j'ai choisi l'occurence de la Mimouna, c'est précisément en réaction contre cette tendance si répandue de judaïser à tout prix cette fête, somme toute celle du printemps, apogée des moissons pour les agriculteurs arabes dont les juifs négociaient les récoltes. Ce lien fondé sur l'espoir de prospérité, qui unissait tous les habitants du Maghreb n'existe pas aujourd'hui au Proche-Orient, comme sont absents en Israël de cette fête de la coexistence, les voisins arabes.... Les juifs marocains d'Israël savent le triste sort qui fut réservé à Lalla Mimouna depuis son irruption en Terre sainte, avant même qu'elle ne fût contrainte de se prostituer à la culture agressive locale, de se laisser phagocyter par des responsables politiques méprisants, outrés par la nostalgie de tous ces juifs-là pour leur « là-bas », tous ces juifs qui se rencontraient pour comptabiliser leur nostalgie, cet ensemble de coutumes et de rites soudain parés de l'auréole du souvenir - terni par les vicissitudes de l'heure et le mépris ambiant.

Autre élément indissociable de la Mimouna qui unit le juif marocain à son compagnon de fortune culturelle orientale : la relation magique, éminemment païenne, à la nature. La nature, c'est le domaine réservé et intouchable de Allah. Pas de carte ni d'herbier chez les campagnards du Maghreb. La nature, c'est un lieu saint, un point c'est tout. Pourquoi ? Parce que tel @#$%& a choisi d'être enterré là précisément. Cette colline là-bas ? Elle retentit du vacarme de démons qu'il faut combler. D'ailleurs, les chênes qui y poussent sont sacrés. Dans ce vallon, se trouve un acacia frisé sur lequel sont suspendus des lambeaux de tissu qui sont des remèdes à tous les maux. Au tournant du chemin, on a vu autrefois deux pierres sautant l'une sur l'autre. Tel parcelle de terrain devient en l'espace d'une nuit un lieu sacré. Pourquoi ? c'est comme ça, il ne faut pas chercher à comprendre. D'ailleurs, depuis quand est-il donné à l'homme de tout comprendre ?

Ces gens incultes dont toute la culture se résume à critiquer les cultures ont dénaturé ce jour d'escapade dans la nature pour en faire un gigantesque pique-nique, grillades à l'appui. Mais c'est là une version altérée, israélienne de ce culte de la nature. Car tous ceux qui vont dans la nature ce jour-là ne fêtent pas la Mimouna, de même que l'Arabe israélien qui pique-nique le jour de l'Indépendance de l'Etat d'Israël ne le fait pas nécessairement pour apporter sa contribution personnelle et patriotique à la fête nationale. Si la démocratie permet toutes ces expressions, fussent-elles antinomiques, le fait culturel, lui, exigerait un regard plus perspicace.

Soulignons, pour finir, cette niche de féminisme dans ce judaïsme rigoriste qu'est la Mimouna : c'est une fête féminine par excellence, généreuse, chaloupée, droit venue des civilisations matriarcales. Rien dans Mimouna de cette symbolique fondamentalement austère que le patriarcat a répandu : rites cultuels contraignants, obéissance au Tout-puissant, repentir et jugement dernier, culte du patriotisme et de l'héroïsme. Mimouna, c'est une fête gratuite, juste pour le plaisir, où l'on exprime sans retenue ses sentiments et ses passions.

Comme de juste, une des coutumes les plus conviviales de la Mimouna consiste à parvenir à une bonne petite entente à finalité matrimoniale. Une de celles - parmi les plus remarquables de l'histoire juive - qui est en train de se tramer entre nous et les Palestiniens, et nos voisins arabes en général. Le jour où nous serons en mesure de fixer une fête internationale de la paix entre nous, pourquoi ne pas choisir alors le jour de la Mimouna précisément. Du coup, les musulmans viendront en masse péleriner sur la tombe de Baba Salé, et toutes les juives candidates au mariage des agences matrimoniales locales iront conjurer le mauvais sort auprès d'un @#$%& de Gaza. Inch'Allah !

*Afikoman : morceau de pain azyme dissimulé au début du Séder, distribué après le repas à tous les convives et consommé en souvenir du dernier repas pris avant la sortie d'Egypte.






Modifié 1 fois. Dernière modification le 11/02/2007 07:24 par clementine.
Re: la mimouna
07 avril 2007, 22:29
MIMOUNA : The Night That Blew Me Away

by David Suissa

Go back a few centuries and picture yourself on a small street in a Jewish
neighborhood in

Casablanca, Morocco, as the sun is starting to set.

You¹ve just finished the late afternoon prayers on the last day of Passover,
and as you head home, you see Arab grocers setting up shop and laying out
butter, milk, honey and, most importantly, flour and yeast. They are doing
what their ancestors did for generations: helping the Jews of Morocco
prepare for the ancient tradition of Mimouna, a night when the Jews
celebrated the end of Passover by opening the doors of their homes to their
neighborhood.

After sundown, Jewish men would rush to gather all the supplies ‹ either by
purchasing them or receiving them as gestures of good will from local Arabs
‹ and bring them home, where the women would prepare elaborate sweet tables.

These tables were laden with delicacies, but the star of the show was a
thin, mouth-watering Moroccan crepe called the moufleta, which you would
roll up with soft butter and honey. Please trust me when I tell you that to
this day, few things in life are as perfect as a couple of hot, sweet,
tender moufletas ‹ right after you¹ve come off a strict eight-day diet of
dry matzahs.

Moufletas were not the only sweet things floating in the Arabian moonlight
on the night of Mimouna. According to folklore, Mimouna was known as the
ideal night to meet your sweetheart. It was a night when doors and hearts
were open, and young men and women, dressed in their finest, would move and
mingle like butterflies from one party and sweet table to another. (I know,
it sounds a lot more romantic than speed dating.)

The free-flowing and joyful atmosphere that made you feel the promise of
finding love was not a coincidence. The night of Mimouna was all about
bringing good fortune into your life. After eight days of prohibitions,
Mimouna was the night you broke free, the night anything was possible.

For the Jews of Morocco, Mimouna was the Jewish holiday that celebrated
optimism.

All night long, people would give the same greeting over and over again:
'Terbach,' an Arab word that roughly means, "May you win and be fortunate."

The word ³mimouna² itself combines the Hebrew/Aramaic root 'mammon,' which
means riches, with the Hebrew word 'emunah,' which means faith. Have faith
in your good fortune: If Mimouna ever becomes a big deal in California, I
bet the California Lottery would salivate to sponsor Mimouna parties.

As many of you know, the mainstreaming of Mimouna has already happened in
Israel. The tradition has morphed from magical nights among neighbors to
loud daytime barbecues in public parks, where politicians of all stripes
come to sell their wares. I¹m guessing the politicians want in on the good
Mimouna vibes, which might explain why they¹ve made it a national holiday.

From what I hear, the rabbis in Israel also got involved. They were afraid
that people would rush out to buy their moufleta ingredients before the
holiday was officially over, so they nudged Mimouna into the bright sun of
the next day.

These rabbis obviously have no feel for romance ‹ Mimouna is for the moon,
not the sun. My memories of Mimouna nights in Casablanca can never mesh with
the notion of an afternoon barbecue in a public park. Even though I was only
a child, I recall feeling this mysterious, nighttime magic in the air. Even
the nervous rush after sundown to gather the goods and prepare the sweet
tables were part of the excitement.

But the magic of Mimouna was not just the sweet tables and the Arabian
nights. There was something else.

When I talk to Sephardic Jews today who spent a big part of their lives in
Morocco, they go on and on about Mimouna. It¹s like they¹re talking about an
ex-girlfriend they were madly in love with and wish they had married.
There¹s a sense of nostalgia, yes, but also of loss ‹ a loss of what that
one night represented.

It¹s true that they have tried to take Mimouna with them. In Montreal, where
I grew up and where there is a large Moroccan Jewish community, people drive
to fancy Mimouna parties all over town until the early morning hours. Even
here in Los Angeles, there are Mimouna parties sprinkled all over the area,
especially in Moroccan Jewish homes.

But everyone knows there¹s something missing. You could serve the world¹s
greatest moufletas (my mother¹s), wear a gold-laced caftan and have a live
Middle Eastern band, and there would still be something missing.

It¹s the neighborhood.

Mimouna represented the love and intimacy of a neighborhood. There¹s nothing
like popping in to see 10, 20, 30 different neighbors on the same night,
most of whom you see all the time ‹ especially when you know your
great-great-great-grandparents probably did the same thing in the same
place.

According to tradition, Mimouna itself came out of a neighborhood need.
Because many Jewish families in Morocco each had their own Passover customs,
Passover week was the one time of the year when families would usually not
eat in each other¹s homes.

Mimouna was a way for the neighborhood to dramatically make up for this week
of limited hospitality ‹ a night when things got back to normal, and
everyone invited everyone.

If Passover was the holiday that drew you in ‹ toward yourself, your home,
your family ‹ Mimouna was the holiday that blew you away, back to the
neighbors, your friends, your freedom, your dreams, maybe even your future
love.

Many years later, I find myself living again in a Jewish neighborhood, and I
can¹t help wondering if my moving here had something to do with my memories
of another neighborhood.

Especially on that one magical night of the year, when the moufletas were
hot, the doors were open and everything was possible.

David Suissa, an advertising executive, is a weekly columnist for the Jewish Journal, founder of OLAM magazine and Meals4Israel.com. He can be reached at dsuissa@olam.org.

Re: la mimouna
12 avril 2007, 22:23
Magnifique photo de la part de aazran.
Date: 11 avril 2007, 20:58


Mimona 1965 a CASABLANCA
Mon pere Z"L MEYER AZRAN.




Modifié 1 fois. Dernière modification le 12/04/2007 22:26 par Dafouineuse.
Pièces jointes:
Mimouna azran.jpg
Re: la mimouna
12 avril 2007, 22:46
De la part de Mariouma

Date: 9 avril 2007, 13:32

la mimouna est fetee comme une fete nationale deouis quelques bonnes annees en israel. mais cette fete purement marocaine provoque encore des reactions de rejet chez certains israeliens ashkenaze qui ne comprennent pas qu on leur impose cette fete qui n est pas la leur...

Pièces jointes:
mimouna netivot.jpg
Re: la mimouna
12 avril 2007, 23:56
De la part de Ould-Kabla

Date: 9 mars 2007, 14:46


Bonjour les amis

La préparation des "Mouflétass", avec le sourire de Madame Elbaz zal, de Madame Bensimon zal.

Pièces jointes:
Mimouna Mazagan .jpg
Re: la mimouna
13 avril 2007, 14:19
Fin des annees 1950's dans mon ancien Rabat avec ma maman encore toute jeune , mes soeurs , freres et amis si pleins de vie; mais surtout le parfum de ces epis de ble, verts et printaniers que mon pere diligemment achetait tous les Mimounas a l'entree du Mellah de Rabat, d'ailleurs pas loin du cafe de M.Ruimy, la ou tous nos bons fellahs marocains avaient leurs stands pour cette occasion mimouna_iesque et nous offrait de si bonnes choses pour cette fete qui etait si marocaine!





Modifié 1 fois. Dernière modification le 13/04/2007 23:22 par Dafouineuse.
Pièces jointes:
Raphy, Charles, Esther Encaoua , Bellehsen, Maman, Georgette et Maurice, Rabat Mimouna.jpg
Re: la mimouna
13 avril 2007, 14:25
Et bien sur cette nuit la etait differente de toutes les autres nuits, n'est-ce pas?
Pourquoi la nuit de la mimouna etait differente des autres soirees de tournee des Grands Ducs?
Parcequ'ils y avaient les mouflettas, et les jabanes, et la mahia et le the a la menthe et les gateaux , les confitures, mais bien plus que ca..

Parce que cette nuit la appartenait toute entiere aux juifs marocains et que dans toute cette belle planete qui est la notre , ce n'etait que dans les maisons juives du beau Maroc que la mimouna battait son plein et que tout le monde etait gai et l'envie de vivre et de s'amuser etait a son paroxysme.
Voila pourquoi la Mimouna n'est pas seulement une celebration de fin de fete mais une celebration d'identite unique aux juifs du Maroc, un signe qui nous differe de toutes les autres communautes juives et qui nous rappelle que, malgre cette union de Pessah qui nous rattache a notre peuple entier , nous avons encore le besoin de conserver ce qui fait et a toujours fait partie de notre etre, de notre essence de Juif Marocain.

A vous tous Tirb'hou et que, ou vous soyez, rappelez vous de notre Maroc, de nos adotes, de nos racines... Nos enfants en auront besoin, en ont besoin.

elie




Modifié 1 fois. Dernière modification le 13/04/2007 23:23 par Dafouineuse.
Pièces jointes:
Bellehsen, Charles ,Jacques cohen, esther,soeur encaoua,parents Encaoua-Raphy Cohen,  Bebert Encaoua, mimouna Rabat famEncaoua.jpg
Re: la mimouna
24 avril 2008, 16:52
LES MAROCAINS EN ISRAEL FETENT LA MIMOUNA



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