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Mouvement HABONIM DROR

Envoyé par CharlyDeJerusalem 
Re: Mouvement HABONIM DROR
07 août 2019, 12:14
J’ ai une piste (?) mon téléphone est le 058 7998553 . ( Tel Aviv) Mon amie Viviane Botbol pourrait vous renseigner car elle a fait son alya via la zone de Toulouse et tout ça..
Re: MOUVEMENT DROR- GARIN KATSIR
07 août 2019, 12:33
Shalom, je peux vous mettre en contact avec mon amie Viviane ( une rouquine), qui a fait son alya de Casa vers 1967-68, via Toulouse (/une ferme école dans cette région)
Appelez moi au 058 7998553 ( je suis à Tel Aviv ) . Cordialement,
Re: Mouvement HABONIM DROR
06 mai 2026, 08:32
Bonjour à vous tous qui êtes anciens du DROR, je tombe sur ce blog suite à des recherches que je fais après avoir recueilli le témoignage de David B. qui est passé comme vous dans cette maison Bezole du côté de Gimont... Je vous mets ici une partie de son récit, un peu comme une bouteille à la mer. Mais qui sait, peut-être quelqu'un se reconnaitra ?

" À cette époque, nous vivions toujours très modestement. Mon oncle Édouard avait aidé à louer un petit logement à Toulon. Il n’y avait qu’un salon, un coin pour se laver et une petite cuisine. Ma mère dormait avec ma sœur dans un lit. Moi, je dormais par terre sur mon matelas pneumatique.
Je ne savais jamais si le lendemain il y aurait de quoi manger. Ma mère, qui n’avait jamais vraiment travaillé, allait faire des ménages chez les gens. Ma sœur aussi cherchait sa voie. Moi, avec le Dror, je sentais que j’avais une possibilité d’avenir.
Quand j’ai voulu partir en Israël, il fallait des autorisations. Ma mère ne voulait pas signer. Mon tuteur devait être mon oncle Maurice. Je suis allé le voir. Il m’a dit :
« Mon fils, moi je ne suis pas ton interlocuteur. C’est une histoire de famille. Mais tu veux vraiment aller en Israël ? Qu’est-ce que tu vas faire là-bas ? »
Un autre oncle avait tenté de me décourager :
« Là-bas, il n’y a rien à manger. »
On voulait me faire peur.
Maurice m’a même emmené voir un ami à lui, officier de police, pour que celui-ci me dissuade. Mais l’homme a réagi exactement à l’inverse. Il m’a dit :
« Félicitations ! Ce que tu fais est grand. Nous aussi, bientôt, nous serons tous là-bas. »
Maurice est resté bouche bée.
Il fallait ensuite faire les papiers, les vaccins, passer par le camp d’Arénas à Marseille. C’était un ancien camp, entouré de barbelés. On y voyait beaucoup de familles marocaines en attente de départ pour Israël. Les drapeaux français et israélien flottaient là. Les familles attendaient parfois des mois, parce qu’un vieil oncle, une grand-mère ou un enfant était malade et qu’on ne voulait pas partir sans lui.
Certains me montraient la misère du camp en me disant :
« Tu vois ? C’est ça, Israël. Regarde comment ils vivent. »
Ils voulaient me décourager. Mais j’avais décidé.
Avant le départ, on m’a habillé de la tête aux pieds. On m’a donné des chemises, des slips, des pantalons, une valise pleine de linge. Puis je suis allé à Gimont, près de Toulouse, dans une grande ferme achetée par l’Agence juive.La maison Bezole ( Pas cher en hébreu !) C’était comme un kibboutz de préparation. On y formait les jeunes avant de les envoyer en Israël. On apprenait à vivre en groupe, à travailler la terre, à se préparer au kibboutz.
Nous étions une cinquantaine. On a décidé d’envoyer d’abord la moitié du groupe. J’ai été mis dans le premier départ, notamment à cause de l’armée. Certains jeunes étaient même partis contre l’avis de leurs parents. À l’époque, partir en Israël était une décision immense.
Je suis donc reparti de Marseille, avec ma valise, mes vêtements neufs, et vingt-cinq jeunes du groupe.

À peine arrivé au kibboutz, j’ai reçu un choc : des miradors, encore des barbelés. Après tout ce que j’avais connu, ces images m’ont saisi. Mais très vite, une autre réalité est apparue.
On nous a accueillis. On a dansé. On m’a donné une douche, un lit à moi, une armoire à moi. Il y avait de quoi faire du café, des fruits, des vêtements de travail neufs. À Toulon, je ne savais pas toujours si j’allais manger le lendemain. Là, j’avais un lit, des chaussures, des habits, des repas réguliers."

Voila il y a tout un récit, si jamais cela vous interesse, je serais heureux de pouvoir vous remettre en contact avec David B.
Chalom
Yves TOLILA
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