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Litterature

Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir,
Ma mère m'enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.

Cette semaine, nous donnons la parole à Pol Serge Kakon pour son roman « Rouge coquelicot« , devoir de mémoire sans pathos, où l’amour filial de filiation biologique ou adoptive, l’emporte sur la médiocrité des hommes sans foi ni loi, les collaborateurs.

C’est l’histoire étonnante et attachante d’un adolescent juif marseillais qui a décidé, un beau jour, de rejeter la religion de ses ancêtres et d’envoyer promener au diable sa kippa.

Moïse Rahmani explique crûment que d’un côté l’opinion publique n’ignore rien du drame des réfugiés palestiniens maintenus volontairement dans cet état de précarité et de misère tant par les régimes arabes que par une Autorité palestinienne corrompue, tandis que le sort des réfugiés juifs des pays arabes a été occulté durant plus de cinquante ans.

Parmi les nombreux exemples qu’il nous proposait alors, il rapprochait l’hébreu « Qorban » ( Sacrifice) du français « Carbonisation », le mot « Messer » ( Message) au français « Messager » ou encore le patronyme « Tordjman » au « Targoum » biblique et au vocable français 

1492, cette année charnière marque la fin de la « Convivencia », la coexistence entre les trois groupes religieux en Espagne. Les juifs vivaient dans le sud du pays avec le statut de « tolérés » de la Dhimma musulmane, c’est à dire le plus souvent discriminés et humiliés.

En décembre 1863, Moses Montefiore, l’éminent philanthrope, homme d’État et défenseur autoproclamé du judaïsme mondial, est venu au Maroc. Comme il l’a fait lors de plusieurs voyages précédents dans le monde musulman, sa visite actuelle a été motivée par des informations faisant état de mauvais traitements graves infligés à ses coreligionnaires. Dans ce cas, trois Juifs de la ville côtière de Safi avaient été faussement accusés d’avoir conspiré au meurtre d’un percepteur d’impôts espagnol.

Marcel Benabou dans le Meknès des années 50, rappelle, 70 ans après son départ du Maroc, que l’exil peut être un choix heureux. Jean Lévy, dans un autre témoignage, fait le diagnostic de l’exil dans la métropole de Casablanca des années 1980 à aujourd’hui, évoquant par images saccadées les vagues successives de migrants de tout bord qui continuent de marquer la ville.

Les auteurs Judith Cohen Solal et Jonathan Hayoun ont abordé la publication de leur ouvrage "Les Adieux au Général" paru aux éditions Robert Laffont.

Sous la direction de Nadia Sabri, ce beau livre porte sur la mémoire du judaïsme marocain à travers des récits autobiographiques, des témoignages, des expériences artistiques et des écrits critiques qui les éclairent, indique un communiqué des éditions Le Fennec

L’injustice, la fugacité, la mort se manifestent dans l’histoire. En les repoussant, on repousse l’histoire elle-même. Certes, le révolté ne nie pas l’histoire qui l’entoure, c’est en elle qu’il essaye de s’affirmer. Mais il se trouve devant elle comme l’artiste devant le réel, il la repousse sans s’y dérober. 

Concernant la Kahéna, il ne s’agit pas là d’un personnage « virtuel » mais ayant bel et bien existé au VIIe siècle (époque de l’invasion arabe) et qu’Ibn-Khaldoun, grand historien arabe, a fait revivre dans ses prolégomènes : « Histoire des Berbères ».

Né en 1971, Eshkol Nevo vit et travaille près de Tel Aviv avec sa femme et ses enfants. Publié par les plus grands éditeurs dans le monde entier, acclamé par la critique et le grand public dans son pays, il est aujourd'hui considéré comme l'une des voix les plus originales de la scène littéraire internationale.

‘’Difficulte d’etre juif qui se confond avec la difficulte d’ecrire; car le Judaisme et l’ecriture ne sont qu’une meme attente, un meme espoir, une meme usure.”
Comme dans la dialectique talmudique, tout commence par une question, d’ou la multitude de voix qui chez Jabes et dans le Talmud posent la question de l’ecriture comme ‘’ brisure des vases’’.

Yéhoshoua Kenaz était un amoureux de la langue et de la culture française." Claude Sitbon revient sur la disparition d'un grand écrivain israélien et traducteur des classiques français en Hébreu.

Les textes qui sont réunis dans cette Anthologie des écrivains sépharades du Québec témoignent avec force d’une créativité propre à toutes les générations d’une communauté juive que l’on découvre dans sa diversité. 

Si des milliers d’écrits ont été produits en France depuis l’invention de la psychanalyse, c’est étonnamment la première exposition consacrée à son créateur. Une « exposition » sur (de ?) Freud pourrait-elle éclairer un nouvel aspect de l’œuvre et nous permettre une meilleure connaissance de l’homme ? 

Tout ce que vous avez toujours eu envie de savoir sur Maïmonide sans jamais oser le demander. Le docteur Ariel Toledano vous l’offre dans son nouveau livre. Comme on l’apprend dès le début de l’ouvrage grâce aux repères biographiques proposés, Moïse Maïmonide fils d’un juge rabbinique et dirigeant communautaire, est né à Cordoue le 28 mars 1138. 

Né à Milan, en 1926, au sein d’une famille juive originaire d’Edirne, Iderné, en Thrace, le docteur Isaac Papo a fondé et dirigé pendant quarante ans le département de neurochirurgie de l’hôpital d’Ancone. En marge de son activité professionnelle, il a consacré une grande partie de son temps de loisirs à étudier l’histoire des Juifs sépharades.

Dans l'oeuvre de Camus, l'absurde naît d'une confrontation entre l'appel humain et le silence du monde, deux forces s'opposent : l'appel humain à connaître sa raison d'être et l'absence de réponse du milieu où il se trouve, l'homme vivant dans un monde dont il ne comprend pas le sens, dont il ignore tout, jusqu'à sa raison d'être.

Hadj Amine Mohammed Al-Husseini, le sinistre Grand mufti de Jérusalem, antisémite notoire et admirateur d’Hitler qu’il avait rencontré à Berlin le 28 novembre 1941 et du nazisme, ami de Rudolif Höss et d’Adolf Eichmann, a été, dans la fin des années vingt et dans les années trente, à la pointe du combat contre les pionniers de l’État juif en gestation

«Humour, c’est amour; ironie, c’est mépris», écrivait Dominique Noguez. Comme bon nombre d’auteurs arabes, Yassin Adnan a recours à l’humour et à la dérision pour dénoncer avec verve ce qu’il appelle ‘La Comédie animale’ qui se déroule dans les quartiers misérables de Marrakech, cette ville rouge légendaire, par ailleurs paradis de la ‘High Society’ européenne.

Quand l’humour du Schtetl s’invite dans le terroir, la résistance cite le talmud, l’âme slave rencontre l’Andalousie et les Justes réparent le monde.

 Comme chaque année à la fin du mois de juillet, mon père tient à organiser lui-même nos vacances estivales et familiales. Cette fois, le choix tombe sur Montpellier, une des villes ensoleillées du midi de la France. Deux événements y auront sans doute été le point de départ d’une part de mon rêve d’Alyah et d’autre part de mon retour progressif vers un judaïsme plus authentiquement vécu.

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