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Litterature

Né en 1943 au Maroc, Michel Abitbol a fait une carrière universitaire en Israël. Il a dirigé l'Institut Ben Zvi de Jérusalem de 1978 à 1981, puis de 1987 à 1994. 

Membre de l’Académie Française depuis 2014, dans un petit ouvrage dédié à Milan Kundera, il a décidé de dire ses quatre vérités à ceux qui le traitent de réactionnaire. « Parce que, malgré mes efforts pour ralentir le galop du temps, j’avance irrémédiablement en âge et aussi, je l’avoue, parce que je souffre des épithètes inamicales parfois accolées à mon nom, le moment m’a semblé venu de faire le point et de retracer mon parcours sans faux-fuyant ni complaisance ».

SI HERZL REVENAIT AUJOURD’HUI, IL NE SERAIT PAS DÉPAYSÉ CAR IL RETROUVERAIT LES INGRÉDIENTS D’UN PAYS QU’IL AVAIT IMAGINÉ AU PLUS PROFOND DU DÉSESPOIR JUIF. UN ROMAN À DÉCOUVRIR OU À REDÉCOUVRIR

Voici un livre extraordinaire. Extraordinaire parce qu’il a le courage et le culot de traiter d’un sujet qu’on pourrait considérer comme intouchable et iconoclaste, celui de la grossesse de la « Sainte Vierge ». Extraordinaire parce que, ce faisant, l’auteure humanise en quelque sorte Marie alors qu’on a tendance à la mettre sur un piédestal divin.

Si la déclinaison de très nombreux termes techniques : malouf, nouba, sanaa, msaddar, dardj, btâybi, inçirâf, khlas, hawzi, aroubi, melboun, chaabi, matrouz et tutti quanti, est parfois fastidieuse, la partie la plus intéressante de ce livre est constituée par les biographies des artistes qui ont fait la musique et la chanson juives du Maghreb.

– L’amour après de Marceline Loridan : peut-on aimer après la Shoah ?

– La passeuse de Michael Prazan : Jusqu’où peut-on faire confiance ?

– Peurs, phobies, angoisses de Rodolphe Oppenheimer, pour aider ceux et celles qui en éprouvent et....

La plupart des Juifs de Mogador, ville de judéité affirmée, murs imprégnés d'une atmosphère hébraïque malgré l'abandon et la dispersion, avaient commencé à quitter le Mellah après l'indépendance du Maroc en 1956.

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

Dans ce dossier de la revue Expressions Maghrébines, coordonné par Guy Dugas – le critique qui a ouvert la voie des études sur la littérature judéo-maghrébine – et Sonia Zlitni Fitouri, les auteurs font le bilan de l’évolution de cette littérature des années 80 à 2013.

Originaire de Tunisie et donc séfarade bien qu’il ait déniché une grand-mère de sa grand-mère anglaise et dès lors achkénaze, Gilles Pin’has Uzzan, né le 8 novembre 1962, a baigné, dès l’enfance, dans une ambiance traditionaliste. Son grand-père, lisait le Talmud et était considéré comme un Sage.

Cela fait plusieurs années, à présent, que le dessinateur Joann Sfar a lancé son personnage fétiche, le chat du rabbin. Après « La Bar-Mitsva », « Le Malka des Lions », « L’exode », « Le Paradis terrestre », « Jérusalem d’Afrique », « Tu n’auras pas d’autre dieu que moi », « La Tour de Bab-El-Oued », « Petit panier aux amandes », voici « La Reine de Shabbat »

Les choses humaines, nous dit Karine Tuil, ce sont les relations humaines qui semblent vouées à la trahison et à l’échec. Dans ce beau roman où les destinées de plusieurs personnes s’entrecroisent et s’entrechoquent, un procès pour viol occupe une part importante du récit. 

 «J'avais à cœur de faire connaître les multiples richesses et facettes du Maroc», déclare Nina Banon, l'auteure de l'ouvrage. Une volonté qui s'accompagne aussi et surtout d'une ambition d'historienne, puisque Nina Banon a souhaité à travers ce guide faire découvrir le véritable legs de la communauté juive au Maroc et rappeler la présence millénaire des juifs au Maroc, dont les apports culturels et patrimoniaux sont incontestables pour le Royaume.

Quinze ans après la mort du Prophète Mahomet, les armées arabes abordaient l’Afrique du Nord. Ce pays, jadis transformé par la civilisation romaine, conquis à la foi judéo-chrétienne, va entrer dans l’ensemble, de jour en jour agrandi du monde musulman. C’est alors, que pour faire face à l’envahisseur, une femme va organiser la résistance berbère, réaliser la difficile unité du Maghreb et infliger aux cavaliers arabes de cuisantes défaites.

Voilà Josef, tendre, hérissé, traduisant ses émotions par des rires, des rugissements ou des jurons, comme si les piments si forts qu’il avait l’habitude de croquer, entrecoupés d’eau de vie ressortaient de sa bouche en mots enflammés.

Il n'a voulu, en aucune façon, changer la Loi. Il portait les franges à son vêtement comme tous ses coreligionnaires. Il connaissait l'hébreu et l'araméen, et fréquentait les synagogues. Il citait la Loi et les prophètes, et les interprétait comme les maîtres traditionnels. 

Natif de Lyon, en juillet 1967, peu après la Guerre des Six Jours, l’auteur, fils d’un Juif marocain, Prosper Dray, coiffeur, entre autres, natif de Berkane et d’une Juive algérienne, Renée Bouaziz, bijoutière, née à Nedroma, raconte les pérégrinations de la famille, à Vénissieux, les parents, les amis, les voisins,

Darius, fils unique d’un couple juif, est un enfant féru des livres peuplant la librairie de son père. Les litanies s’élevant de la synagogue l’effraient un peu. Pourquoi tant de douleur s’échappe-t-elle de l’histoire de son peuple ?

C’était hier à Marrakech retrace l'histoire de la ville, depuis l’arrivée des Français en 1912 jusqu’aux années 80, quand elle devint l’une des destinations touristiques mondiales les plus prisées, avec ses lieux prestigieux que sont la Mamounia et le Casino.

Une histoire de frères.. ennemis ? pas si sur.... a lire et a mediter ...

En moins de trente ans, la communauté juive la plus nombreuse du Maghreb s'est disloquée à la suite de l'émigration de la presque totalité de ses membres. Le départ de ces trois cent mille personnes du Maroc est d'autant plus frappant qu'aucune répression ouverte ne les a obligées à partir.

alors que le président Félix Faure agonise, sa « connaissance » s’est sauvée par l’escalier de service. Cette mort en épectase va changer le cours de l’affaire Dreyfus et bouleverser le destin de celle que l’on surnomme depuis la « pompe funèbre »

Ce livre, édité en 2017 à Casablanca par les "Éditions du Patrimoine", relate les évènements qui se sont produits durant le règne du Sultan Moulay Abd el Hafid. Cette époque charnière durant laquelle le Maroc va s'ouvrir au monde après le siège de Fès en 1911

Saragosse, 1485. Tandis que Torquemada tente d’asseoir sa terreur, un homme aux manières frustes pénètre le mi­lieu des conversos qui bruisse de l’urgence de fuir. Plus en­core que l’argent qui lui brûle les doigts, cette brute aux ongles sales et aux appétits de brigand aime les visages et les images.

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