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Litterature

Ce livre, édité en 2017 à Casablanca par les "Éditions du Patrimoine", relate les évènements qui se sont produits durant le règne du Sultan Moulay Abd el Hafid. Cette époque charnière durant laquelle le Maroc va s'ouvrir au monde après le siège de Fès en 1911

Saragosse, 1485. Tandis que Torquemada tente d’asseoir sa terreur, un homme aux manières frustes pénètre le mi­lieu des conversos qui bruisse de l’urgence de fuir. Plus en­core que l’argent qui lui brûle les doigts, cette brute aux ongles sales et aux appétits de brigand aime les visages et les images.

Ce livre abonde en réprimandes et en prophéties de malheur envers le peuple d’Israël, mais fait aussi état de la prophétie de retour d’exil, de la paix et de l’espoir messianique. Le vocabulaire est riche et la verve percutante. Les images fortes se succèdent à grand rythme avec grande intelligence.

Le Troisième Temple, c’est celui qui doit être reconstruit à la fin des temps, quand le Messie arrivera, que les morts ressus­citeront et que la paix la plus absolue régnera sur le monde. Telle est la croyance traditionnelle juive : un horizon d’uto­pie, un messianisme sous forme d’attente et de promesse.

Soudain un chant , une complainte presque un murmure m'enchanta
Il venait de ce rocher point d'interrogation d'ou se dirigeât une raie manta

L’histoire nous rappelle que la présence des juifs au Maroc remontait déjà aux temps du roi Salomon, avant la destruction du temple de Jérusalem et bien avant l’Hégire. Le Maroc, comme la plupart des pays d’Afrique du Nord, abritait des nomades, des juifs, des berbères qui vivaient de l’artisanat, de l’élevage du bétail, de l’agriculture et du commerce.

Plusieurs situations vécues ces dix dernières années m’ont conduit à vouloir coucher sur le papier mes réflexions sur la question troublante des relations étranges et troublées entre les communautés sépharade et ashkénaze en France.

Comment lutter contre la radicalisation ? L’écrivain, psychologue et ethnopsychiatre, Tobie Nathan signe « Les âmes errantes » aux éditions L'Iconoclaste. Un essai rare, poignant, sur l’importante et épineuse question de la radicalisation des jeunes, qu’il a intimement côtoyés pendant trois ans.

C’est l’histoire d’Adolphe Goldstein, « fils unique de parents juifs ashkénazes cachés par une famille corse durant la Seconde Guerre mondiale ». Adolphe, un drôle de prénom pour un Juif ! Adolphe, trente-neuf ans et toutes ses dents pour mordre avec avidité dans la vie. Et se lancer dans une activité professionnelle réussie. Pour cela, il faut viser les nouveaux marchés. Et, en ces temps pour le moins troublés, quel meilleur vecteur que la mort, les pompes funèbres ! 

Quel destin fantastique que celui de Rabbi Méïr! Nous ne connaissons ni sa date de naissance (vers 110), ni le lieu de naissance, ni sa date de décès (vers 175). Il n’y a aucune certitude sur son lieu de décès, Assia, et certains doutent de la réalité de son tombeau au sud de Tibériade… 

Très jeune, Philippe Val est confronté au problème de l’antisémitisme. À travers Zola, précisément et l’affaire Dreyfus. « Et Philippe a compris que Zola et ses amis, en défendant Dreyfus, parce qu’il était innocent, défendaient également l’idée que l’antisémitisme n’était pas une opinion  parmi d’autres ». 

Pendant des siècles, dans les villes comme les campagnes, le sens artistique juif s’est épanoui au Maroc : métaux précieux ou non, manuscrits, tissus variés, cuir, bois, etc. Dans bien des occasions il a donné naissance à des pièces exceptionnelles où s’expriment l’originalité et les dons de créateurs d’artisans le plus souvent anonymes.

Romain Gary reste, à mon humble avis, l'un des grands écrivains du siècle dernier; j'ai lu presque tous ses livres  et au cours d'une relecture récente, j'ai trouvé quelques perles et remarques que je vous livre ici.

Dans ce récit véritablement autobiographique, l’auteur raconte la tragédie vécue par ses parents, par sa famille et, au-delà, par la communauté juive de Salonique, aux heures sombres de la Shoah, des dizaines de milliers de Juifs disparus dans les camps de la mort et dont on a, relativement, moins gardé le souvenir.

À compter de l’année 5300 de la Création (1540 de l’ère commune), la Cour céleste ordonna que l’étude du Zohar soit rendue licite et que vieux et jeunes s’y consacrent afin que vienne le Roi Messie.

Tes amis qui n’auront pas cultivé leur mémoire auront juste vécu une seule vie, la leur.

Pour nous les enfants du Mellah, la structure étriquée et dotée de nombreuses ruelles exiguës et obscures, stimulait notre imagination et suscitait des rencontres avec le bizarre, l’inconnu, l’intrigant, la superstition

Le philosophe de la joie et de la béatitude est souvent dépeint comme solitaire, austère et coupé du monde. Une erreur, pour Maxime Rovere qui, dans «le Clan Spinoza», le montre plein de vie.

C’est le récit de différentes expériences autant sociologiques qu’affectives. Succès et échecs mêlés, traités de manière dérisoire, iconoclaste et drolatique, mais sans concession, vécus par une personne de confession juive issue de l’émigration des années 60, qui essaye de manière compulsive d’accéder au standard de la réussite socio-économique française, sans jamais y parvenir de façon sereine. 

En pleine Seconde Guerre mondiale, un train qui mène vers l'enfer, une petite fille recueillie par un couple de bûcherons... Le décor est planté. Au-delà de l'horreur, un merveilleux message d'espoir et d'amour.

La joie, la tristesse, des corps comme des zones de turbulences. Prendre le temps de ralentir, de moitié voire plus, écouter et observer réellement ce qui (se) passe, altérer les corps, créer un dialogue. "Y a pas de pouvoir joyeux."

L’auteur de « La promesse de l’aube » ne se revendiquait pas comme juif, bien que dans ses écrits, sa judéité se fait ressentir. Eliana Gurfinkiel vous parle ce matin de ce grand auteur, Romain Gary

L’éthique de Spinoza est fondée sur ce qu’il appelle en latin le conatus (« l’effort ») que fait chaque humain pour persévérer et grandir dans son être. Nous aspirons tous à grandir selon notre nature, et cet accroissement de notre puissance d’être et d’agir produit de la joie. Le but de l’existence, c’est de nous accomplir en augmentant notre puissance vitale et la joie qui l’accompagne

Pour son 11ème livre, Joseph Tolédano, spécialiste de l'histoire et de la culture des Juifs d'Afrique du Nord, dresse le portait en trois dimensions de la communauté de Meknès. 

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