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Souvenirs

Mbarek Abouzia était plus qu’un maâlem d’arar ou un menuisier, c’était un homme magique. Comme pour les boîtes magiques qu’il fabriquait et dont il ne dévoilait pas toujours le secret même à leurs acquéreurs, nul ne savait où trouver la clé de son personnage qu’il cachait derrière une dissipation délurée qui intriguait et amusait. 

Lorsqu’on lui demandait : Où est ton oreille, Djeha ? il passait son bras droit par-dessus la tête et, touchant son oreille gauche, disait : - la voilà !

Ma mère avait une manière singulière  de nous éduquer. Elle nous frappait  tous systématiquement  sans exception à la babouche que nous soyons fautifs ou pas!

Fondée en 1926, la revue L’Avenir Illustré a sondé onze années durant la vie de la communauté israélite au Maroc. Lumière sur le premier organe de presse juif du royaume.  

Maroc, Afrique du Nord. Film amateur à la nudité surprenante (en pays islamique). Les points importants à garder à l’esprit ici sont le regard détaillé sur l’architecture mauresque et  les bazars du marché, qui ont tous deux une place de choix. Un homme au chapeau de fez répare la chaussure d'un âne.

Il est 13h30, rue "Moulay Ismail" à Rabat. Esther Peretz, une vieille dame de 80 ans est assise toute seule dans un coin sur les marches de la plus grande synagogue de Rabat, "Talmud Torah".

Cette histoire s'est passée au Maroc, Meknès, un jour de Kippour. Les magasins tenus par des Juifs étaient fermés et toute la communauté était rassemblée dans les différentes synagogues de la ville. En plein milieu de la prière du matin, l'un des gardes du gouverneur entra dans une synagogue, afin de chercher une personne.

Ma grand-mère vivait au Mellah comme presque tous les Juifs. Promise à sept ans, mariée à treize à un homme de grande sagesse, Abraham, qui allait devenir sa raison d’être, elle s’organisait.

Aouïcha, le porteur de dafinas, était célèbre dans tout Casablanca. Il arrivait à porter des marmites  pleines à ras bord de ce plat traditionnel de chez nous, sans  en verser  une goutte, sans  qu’aucune d’entre elles ne se renverse, sans qu’aucun incident n’arrive jamais!

Tétouan (anciennement Tamuda), détruite par les Espagnols en 1399, est reconstruite à la fin du 15è siècle grâce à l'arrivée de juifs et de musulmans fuyant l'Inquisition. La communauté juive de la ville a donc la particularité d'être entièrement séfarade et hispanophone - comme en témoignent la majorité des grandes familles de Tétouan: Abudaraham, Almosnino, Bendelac, Bibas, Cazès, Coriat, Crudo, Falcon, Hadida, Nahon, Taurel...

Au mois de mai, nous célébrons les grands saints au Maroc. De partout, les gens affluent. Ils renouent ainsi avec leur passé.Ils retrouvent pour quelques jours l’ambiance de leur jeunesse, la beauté de leur pays et la force de leur foi.

Ce documentaire de Robert Satloff retrace l'histoire des Juifs d'Afrique du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie…) lorsqu'ils y avaient la Shoah en présence Allemande.

Dans les années quarante du siècle dernier, sur 3 000 habitants de la ville le tiers était juif. Le mellah, les deux saints, Rabi David Draa et Sidi Mhasser, le cimetière hébraïque... la ville a été marquée par la culture juive.

Une des plus belle vidéo que j'ai jamais vu de Casablanca, et j'ai galéré pour l'avoir. Mais ça vaut la peine ;) Enjoy

La seule Mahia que nous pouvions boire au Maroc vers les années 50 et 60 était faite "illegalement" par les juifs des mellahs.

Une collection de vieilles photos representant la vie des Juifs au Maroc.

Photos des classes de l'Alliance Israelite a Mazagan 

C’était l’époque de Tutti Frutti de Little Richard, d’Only You des Platters, de «Diana» de Paul Anka, des robes sacs et des chignons pièces montées. Celles des baisers et des pommes volées dans le jardin, près de la place Bel Air où nous nous retrouvions toute la bande. Celle des amis maintenant oubliés, éparpillés, diasporisés encore une fois aux quatre coins du monde. Charlie Amiel qui sortait avec Suzie. Tu sais de qui je veux parler, son père avait la villa Boulevard de Bordeaux, ingénieur à Beauvais. Jojo Benzaquine, à Paris.

Lors d’une belle soirée qui a eu lieu en juillet à Tel-Aviv dans un grand hôtel sur le front de mer, la famille Assayah a organisé une fête pour célébrer l’anniversaire d’un des 5 frères. Durant la soirée des discours ont été prononcés. 

Pour cette communauté dont la riche histoire s’est brutalement interrompue, le souci de conserver des traces pérennes des lieux et des modes de vie pourtant séculaires ne s’est pas imposé.

Ce jour-là, au 114 Boulevard de Montmartre, l’ascenseur était en panne, et Edmond Amran El Maleh m’attendait en haut de la rampe d’escalier. Il me parut alors si vieux et sage que je ne l’imaginais pas quittant son domicile et remontant tous ces étages. 

Notre couchina (cuisine), n'en avait que le nom. C'était plutôt une sorte de débarras oublié par le temps, mais où des couches successives de poussière se sont installées comme base pour divers morceaux de vieux meubles, constituant à leur tour un soutien pour le tissage des araignées. 

A part sa beaute legendaire, la biodiversité de la mer est unique. Elle regorge de ressources explorées par la cosmétique, pour le plus grand bonheur de notre peau.

Ma mère, de son prénom, Habiba, est née à l‘avant dernier siècle, dans une forteresse, un ksar altier au sein d’une nature en majesté dans la région de Marrakech. Elle n’a pas connu l’école, encore moins l’écriture et la lecture. Pas plus que ses trois premières filles nées dans le village en pisé de Oulad Moumen.
 

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