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Souvenirs

Lorsqu’un de ses fils ou sa fille l‘appelait autrefois, elle laissait tout tomber pour écouter la voix de l’enfant chéri, pour avoir des nouvelles de chacun de nous, pour se sentir soutenue, protégée par notre force, notre amour, pour nous rassurer, nous bénir, nous complimenter, nous rabrouer aussi au besoin !

Les traces d'une présence phénicienne (Tyriens) au Maroc et d'une présence juive dans le comptoir phénicien de Liksos (Larache) remonteraient au XIIe siècle avant J.-C.

Une chanson de l'Album La poésie à fleur de mots

Chaque famille avait son tour, jour où la terrasse lui appartenait en propre. Personne d’autre ne pouvait  laver, étendre, sécher son linge, à part celui qui en avait  le droit exclusif ce jour là et ce jour-là seulement!

Ah ! Mes’ouda ! la Bienheureuse ! de mémoire bénie, celle-là même qui tenait l’Atlantic Hôtel ! Dans l’impasse de l’ancienne église franciscaine, en vieille casbah, du côté de la scala, dans les années 50 et 60, à une époque où un riad passait pour un palace et où l’on en comptait une petite poignée. 

Du plus lointain de mes souvenirs, ma mère avait l'habitude de faire ses courses au marché de "Bab Marrakech", à Casablanca. De tous ceux qui existaient dans la ville, qu'ils soient plus ou moins proches de notre habitation, c'est là qu'elle avait choisi de se rendre régulièrement, une fois par semaine.

Tmima quittait son mellah tous les jours, de son pas nonchalant, un panier en osier qu'elle balançait d'une main pour récolter son salaire, l'équivalent d'une théière remplie de blé, tandis que de l'autre, elle tenait son petit dernier. Elle ondoyait son corps altier aux seins lourds, la tête couverte, drapée dans son izaar retenu par un losange en argent parfaitement ciselé, une ceinture épaisse à la taille enserrant une large jupe qui claquait au vent dans ces petites ruelles poussiéreuses des villages marocains.

Mon père l’adorait Elle ressemblait trait pour trait à sa mère dont elle portait le prénom: “Myriam” en hébreu.

Tu étais né le 20 janvier 1924 à Marrakech dans une famille bourgeoise de propriétaires terriens et tu étais le cinquième d’une fratrie de neuf enfants dont deux sœurs.

De Tanger à Rabat, de Casablanca à Marrakech un voyage dans le passé ! 

Cette vidéo nous expose en photos, à travers le Maroc et à travers le temps des visages, des personnages, ces gens qui furent notre passé, notre présence judéo - marocaine.

Dès 1920, la bourgeoisie et la classe moyenne française qui s’installent définitivement à Casablanca réclament une plage équipée, sûre et proche de la ville.

L’étude historique de la population juive d’Outat se heurte aux problèmes de sources. Les juifs autochtones, que nous avons pu questionner, ne savent pas dans quelles conditions leurs ancêtres étaient arrivés dans les ksour d’Athmane Ou Moussa, Bouzmella et Ait Ouafella 

Si tu es prêt à passer une nuit nu dans le Lac de Galilée, dans l’eau froide trempé jusqu’au cou, depuis le coucher jusqu’au lever du soleil et si tu réussis, je te paierai une somme honorable, mille pièces en or.

Dans les journaux de mon enfance, y'avait Buck John et Blek le Roc
Tintin et l'Capitaine Haddock et les héros du Tour de France

La rue Lusitania bourdonnait d'activité comme d'habitude. Après les devoirs faits à la hâte, on retrouvait les copains pour refaire le monde, pour parler sans avoir rien a dire, pour rire pour n’importe quoi pourvu que le rire soit au bout du chemin.

Les démons étaient partout. Dans les bâtisses en ruines bien sûr. Les maisons malheureuses qui avaient été le théâtre de drames et qui en étaient désormais les monuments. Les abords des fontaines et des égouts. Ils s’insinuaient partout. 

Tout Casablancais vous le dira : «à voir l'état  du Bd Mohammed V, j'ai l'impression qu'une partie de mon enfance m'a été dérobée». Bien sûr, nous parlons de ceux qui ont connu cette artère du temps de sa superbe, à l'époque où cette voie était digne de porter un nom aussi chargé de sens et d'histoire.

Un vieux mendiant aveugle était assis tous les jours à la même place, pas loin du chemin qui menait au palais du roi. Ainsi il espérait être vu par les riches qui se rendaient souvent au palais. 

J’empruntais l’impasse Bouhenna et marchais bien au milieu de la ruelle puisqu’il n’y avait pas de trottoir, esquivais pierres et quolibets de quelques arabes, aidais à freiner quelques forcenés à bicyclette, essuyais des remarques dans le style de “ sale porc” et “ sale juif ” et débouchais gaiement sur le boulevard Moulay Youssef

À l’approche des fêtes de Noël et du Nouvel An, l'école nous distribuait des livres de contes, illustrés de photos du Père Noël et de ses merveilleux cadeaux. Nos maîtresses d'école nous avaient même appris à chanter en classe un joli refrain sur ce fameux petit bonhomme venant du pôle nord avec son traîneau débordant de jouets pour tous les enfants du monde.

De 1971 à nos jours, traces d'une communauté juive marocaine, entre absence et présence, entre exode et retour.

Parmi les histoires presque oubliées de la période de la Shoa il y a celle d’Hélène Cazes-Benattar qui durant la Seconde Guerre mondiale devint à elle-seule une véritable institution de sauvetage de ses frères juifs européens réfugiés au Maroc. Née Cazes en 1900 à Tanger, elle « émigra » à Casablanca et épousa Moshé Benattar.

Cinq heures, la cloche a sonné, l’école vient de finir. -Caliente ! Caliente ! Le marchand de jaban, celui des beignets, la charrette du marchand de cacahuètes ; tout le monde est au rendez-vous.

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