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Souvenirs

Demandez bonbons, caramels, esquimaux, chocolats glacés, criait la vendeuse avec sa corbeille en osier tandis que sur l’écran défilaient des films publicitaires pour : Les esquimaux MIKO la vedette de l’entracte ; les bonbons KREMA avec le chef d’orchestre ; NOCHOLINI de BAHLSEN

David Elmoznino est né à Mogador-Essuira en 1944, il fit son Alya en Israêl à l'âge de dix ans. Dans ces récits, il évoque son enfance au Maroc et son Alya par petites tranches délicates.

Ma grand-mère vivait au Mellah comme presque tous les Juifs. Promise à sept ans, mariée à treize à un homme de grande sagesse, Abraham, qui allait devenir sa raison d’être, elle s’organisait.

Parti en France à l’âge de 15 ans en 1967, Simon Haim Skira est actuellement le secrétaire général de la Fédération française du judaïsme marocain. En parlant de Casablanca, il éprouve beaucoup de nostalgie pour cette ville dont il garde les meilleurs souvenirs.

Les filles de Tonton Simon, le frère de ma mère, étaient belles. Mes sœurs aussi. Mais les plus belles étaient, sans conteste, les filles de Tata Simi, la sœur de ma mère. Solange, qui ressemblait à Elizabeth Taylor, Suzanne, Jacqueline, Viviane, Stella.

Décédée le 19 Février à la suite d’un terrible accident qui a vu la voiture dans laquelle elle était passagère et qui était sur le pont d’un Ferry boat, plonger dans l’océan et couler à pic.. il est difficile d’imaginer les dernières minutes mais j’aimerai penser que si elle le pouvait elle nous enverrait ce message.

Tétouan (anciennement Tamuda), détruite par les Espagnols en 1399, est reconstruite à la fin du 15è siècle grâce à l'arrivée de juifs et de musulmans fuyant l'Inquisition. La communauté juive de la ville a donc la particularité d'être entièrement séfarade et hispanophone - comme en témoignent la majorité des grandes familles de Tétouan: Abudaraham, Almosnino, Bendelac, Bibas, Cazès, Coriat, Crudo, Falcon, Hadida, Nahon, Taurel...

Ce documentaire de Robert Satloff retrace l'histoire des Juifs d'Afrique du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie…) lorsqu'ils y avaient la Shoah en présence Allemande.

Une des plus belle vidéo que j'ai jamais vu de Casablanca, et j'ai galéré pour l'avoir. Mais ça vaut la peine ;) Enjoy

Au mois de mai, nous célébrons les grands saints au Maroc. De partout, les gens affluent. Ils renouent ainsi avec leur passé.Ils retrouvent pour quelques jours l’ambiance de leur jeunesse, la beauté de leur pays et la force de leur foi.

Photos des classes de l'Alliance Israelite a Mazagan 

La seule Mahia que nous pouvions boire au Maroc vers les années 50 et 60 était faite "illegalement" par les juifs des mellahs.

Lors d’une belle soirée qui a eu lieu en juillet à Tel-Aviv dans un grand hôtel sur le front de mer, la famille Assayah a organisé une fête pour célébrer l’anniversaire d’un des 5 frères. Durant la soirée des discours ont été prononcés. 

Le mercedi 11 janvier 1961, le bateau Egoz etait sur le point de faire pour la treizieme fois la traversee clandestine vers Gibraltar. C’etait un vieux bateau qui avait servi pendant la  2eme guerre mondiale, une ancienne vedette de l’armee britanique reconvertie en bateau de contrebande.

Quelques jours avant les fêtes de Pâques juives, un couple, Mr et Mme Cohen emménagèrent en face de notre appartement, dans le petit immeuble où nous vivions alors, rue Lusitania, à Casablanca, au Maroc. Je venais d’avoir 13 ans.

Ce jour-là, au 114 Boulevard de Montmartre, l’ascenseur était en panne, et Edmond Amran El Maleh m’attendait en haut de la rampe d’escalier. Il me parut alors si vieux et sage que je ne l’imaginais pas quittant son domicile et remontant tous ces étages. 

À l’approche des fêtes de Noël et du Nouvel An, l'école nous distribuait des livres de contes, illustrés de photos du Père Noël et de ses merveilleux cadeaux. Nos maîtresses d'école nous avaient même appris à chanter en classe un joli refrain sur ce fameux petit bonhomme venant du pôle nord avec son traîneau débordant de jouets pour tous les enfants du monde.

Parmi sa clientèle, figurait un juif de la ville de Sefrou. Ce client assidu et bon payeur, venait régulièrement s'approvisionner a dar sel3a de Haj Boubker. Il honorait régulièrement et sans délais ses approvisionnements et Haj Boubker lui témoignait son entière confiance. 

Notre couchina (cuisine), n'en avait que le nom. C'était plutôt une sorte de débarras oublié par le temps, mais où des couches successives de poussière se sont installées comme base pour divers morceaux de vieux meubles, constituant à leur tour un soutien pour le tissage des araignées. 

Un beau jour, la ville se réveilla avec une pelleteuse dans le mellah. C’était une belle et rutilante machine, comme seule les grandes entreprises de travaux publics et les compagnies internationales de construction peuvent s’en permettre.

Les Mellahs, quartiers des Juifs, qui étaient répandus dans diverses villes du Maroc, ont contribué pendant de nombreuses années à la préservation de la mémoire et du patrimoine juifs. Mais, abandonnés par leurs propriétaires à partir des années 1950, ces espaces ont sombré dans le délabrement.

C'était un homme si haut qu'il était légèrement voûté et n'avait pas toujours besoin d'une échelle pour détruire les belles toiles d'araignées qui dentelaient les plafonds dans la maison lézardée qui donnait sur le Mechouar, l’horloge et le quai des calèches.

Yeshoua était une institution au mellah. Il était ouvert tous les jours, à l'exception du samedi et les jours de fête. Il n'avait que deux tables et comme l'on se pressait vingt-quatre heures sur vingt-quatre on devait attendre douze heures pour se présenter à nouveau. 

Les fêtes juives débutaient avec la fin de la longue saison d’été. Rosh Hashanah, le Nouvel An juif, d’abord, Yom Kippour, le Grand Pardon, ensuite, suivi par Sukkoth, la fête des Tabernacles, avec ses cabanes en roseaux ou en tissus fleurissant partout sous les cieux, à côté des maisons ou dans les cours intérieures. 

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