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Bob Or

mai 17, 2020

Près de Mogador, devant la ville, près des remparts et du port, se trouve une île: l’île-aux-faucons. Ce n’est pas vraiment une île, c’est un rocher que la mer fracasse, érode ou caresse suivant le temps et son humeur.

LES FAUCONS DE MOGADOR, par Bob Oré Abitbol

 

 

Près de Mogador, devant la ville, près des remparts et du port, se trouve une île: l’île-aux-faucons. Ce n’est pas vraiment une île, c’est un rocher que la mer fracasse, érode ou caresse suivant le temps et son humeur.

avril 26, 2020

Je n’avais que dix ans et des poussières, le plus jeune éclaireur du Maroc et, à ce titre,  la mascotte officielle de la troupe Edmond Fleg des Eclaireurs Israelites de France.

Premier Camp Scout : Ras-el-Maa

 

 

-Serval, Serval! Berger, Berger!

 

avril 5, 2020

Aouïcha, le porteur de dafinas, était célèbre dans tout Casablanca. Il arrivait à porter des marmites  pleines à ras bord de ce plat traditionnel de chez nous, sans  en verser  une goutte, sans  qu’aucune d’entre elles ne se renverse, sans qu’aucun incident n’arrive jamais!

 

Aouïcha, le porteur de dafinas

 

De Bob Oré Abitbol

 

Aouïcha, le porteur de dafinas, était célèbre dans tout Casablanca. Il arrivait à porter des marmites  pleines à ras bord de ce plat traditionnel de chez nous, sans  en verser  une goutte, sans  qu’aucune d’entre elles ne se renverse, sans qu’aucun incident n’arrive jamais!

mars 11, 2020

Ma grand-mère vivait au Mellah comme presque tous les Juifs. Promise à sept ans, mariée à treize à un homme de grande sagesse, Abraham, qui allait devenir sa raison d’être, elle s’organisait.

La Foi, par Bob Oré Abitbol

 

La crise faisait rage, les temps étaient durs, les gens vivaient à moitié : C’était la guerre. Ce n’était pas la guerre atroce que vivaient les Français, les Anglais contre les Allemands, mais c’étaient les rationnements, les couvre-feux, la disette, le froid, la misère. C’était également le temps de la débrouille, du troc, des combines et du marché noir.

février 9, 2020

Au mois de mai, nous célébrons les grands saints au Maroc. De partout, les gens affluent. Ils renouent ainsi avec leur passé.Ils retrouvent pour quelques jours l’ambiance de leur jeunesse, la beauté de leur pays et la force de leur foi.

L’ALBINOS DE BEN AHMED

 

 

Au mois de mai, nous célébrons les grands saints au Maroc. De partout, les gens affluent. Ils renouent ainsi avec leur passé.Ils retrouvent pour quelques jours l’ambiance de leur jeunesse, la beauté de leur pays et la force de leur foi.

janvier 7, 2020

Quelques jours avant les fêtes de Pâques juives, un couple, Mr et Mme Cohen emménagèrent en face de notre appartement, dans le petit immeuble où nous vivions alors, rue Lusitania, à Casablanca, au Maroc. Je venais d’avoir 13 ans.

LES AMOURS INTERDITES
DE MME COHEN

 

Quelques jours avant les fêtes de Pâques juives, un couple, Mr et Mme Cohen emménagèrent en face de notre appartement, dans le petit immeuble où nous vivions alors, rue Lusitania, à Casablanca, au Maroc. Je venais d’avoir 13 ans.

septembre 17, 2019

Le samedi et le dimanche étaient des jours sacrés pour tous les enfants que nous étions. C’étaient en effet des jours de plage et de piscine. Mireille, visage rond et sympathique, plutôt boulotte, cheveux à l’artichaut c’est la monde, munie comme chacun de nous d’un petit sac Air France bleu, se prépare.

JOUR DE PLAGE A ANFA

Le samedi et le dimanche étaient des jours sacrés pour tous les enfants que nous étions. C’étaient en effet des jours de plage et de piscine. Mireille, visage rond et sympathique, plutôt boulotte, cheveux à l’artichaut c’est la monde, munie comme chacun de nous d’un petit sac Air France bleu, se prépare.

août 25, 2019

Le petit-déjeuner a toujours été pour moi un moment privilégié de ma journée. Pour le préparer convenablement je parcours littéralement des dizaines de kilomètres pour avoir tous les éléments et tous les ingrédients nécessaires.

PETIT DEJEUNER AVEC MIREILLE

 

 

 

Le petit-déjeuner a toujours été pour moi un moment privilégié de ma journée. Pour le préparer convenablement je parcours littéralement des dizaines de kilomètres pour avoir tous les éléments et tous les ingrédients nécessaires.

 

août 18, 2019

Léon Azoulay était un employé modèle, ponctuel, travailleur, net, précis, honnête et intègre. Un père et un mari exemplaire. Petit, énergique, toujours de bonne humeur, cheveux frisés, yeux noirs brillant. Une dentition parfaite rehaussée de deux dents d'or qui brillaient chaque fois qu'il souriait.

 

 L'invitation

 

 

Léon Azoulay était un employé modèle, ponctuel, travailleur, net, précis, honnête et intègre. Un père et un mari exemplaire. Petit, énergique, toujours de bonne humeur, cheveux frisés, yeux noirs brillant. Une dentition parfaite rehaussée de deux dents d'or qui brillaient chaque fois qu'il souriait.

C'était un des ouvriers favoris de mon oncle Haïm.

août 11, 2019

C’était l’époque de Tutti Frutti de Little Richard, d’Only You des Platters, de «Diana» de Paul Anka, des robes sacs et des chignons pièces montées. Celles des baisers et des pommes volées dans le jardin, près de la place Bel Air où nous nous retrouvions toute la bande. Celle des amis maintenant oubliés, éparpillés, diasporisés encore une fois aux quatre coins du monde. Charlie Amiel qui sortait avec Suzie. Tu sais de qui je veux parler, son père avait la villa Boulevard de Bordeaux, ingénieur à Beauvais. Jojo Benzaquine, à Paris.

PREMIER AMOUR

-Alors? Tu les aimes mes histoires de quatre sous, mes historiettes de rien du tout moitié-rire moitié-pleur moitié-soupir moitié bonheur.-Oui, j’aime, j’aime, raconte Bob ! Ça me rappelle ma propre jeunesse, les couleurs, les odeurs et l’atmosphère de ce temps-là. Chaque fois que tu écris, c’est moi-même qui écris, et tu évoques nos souvenirs communs.

Alors, ne te fais pas prier davantage et raconte !

juillet 31, 2019

Au cours de mes voyages, j’en ai vu des valises, énormes panses ventrues remplies du strict nécessaire, maisons que l’on emporte avec soi ainsi que des escargots.

 

LES VALISES

 

Aéroport, 22 décembre. Gare centrale, 2 janvier. Navires glissant sur l’océan, n’importe quand.

Valises, valises de toutes les couleurs, de toutes les formes,

Petites valises, grandes valises, baluchons de misère et malles de grand luxe.

Au cours de mes voyages, j’en ai vu des valises, énormes panses ventrues remplies du strict nécessaire, maisons que l’on emporte avec soi ainsi que des escargots.

juin 27, 2019

Etranger parmi les étrangers sommes nous encore plus étrangers que d’autres étrangers  parce qu’à la fois Marocains, Juifs, Français, Israéliens, Canadiens, Américains ?

 

Le bonsaï et l’arbre de vie

 

Bob Oré Abitbol

 

 

 

 

A quiconque a perdu ce qui ne se retrouve

 Jamais, jamais !

Baudelaire

 

 

Peut-on, doit-on tout oublier ?

 

juin 16, 2019

Dans notre quartier en perpétuel mouvement, chaque arrivée, chaque départ constituait un événement de la plus haute importance. Selon son statut, la famille qui emménageait, qui déménageait, devenait le sujet de conversation favori, sinon unique, pendant des jours et même des semaines. D’où venaient-ils ? Qui connaissait leur famille ?

 

LE CORDONNIER PHILOSOPHE

 

juin 11, 2019

Si on pouvait personnifier le rire, on le nommerait Armand.  Avec Jeannot, Julien, Egon, Saussé, aussi surnommé Ventempoupe, il avait formé un clan d’une telle solidité que ni le temps ni l’espace ne sont parvenus à le dissoudre.

 

DES CHANSONS PLEIN LES POCHES

 

juin 2, 2019

Dans notre quartier où vivaient en majorité des familles juives, un personnage, musulman, s'était installé : Le Khalife. Un homme au passé trouble et mystérieux qui, d'après les rumeurs avait été un redoutable terroriste pendant la lutte pour l'indépendance du Maroc. 

Le nez du Khalife, par Bob Oré Abitbol

 

 

mai 16, 2019

J’aime les Québécois, mélange de candeur et de bonté, j’aime mes amis juifs, d’origine marocaine et ma famille qui s’y trouvent et j’aime la facilité que j’éprouve dans tout, pour tout!

RETOUR A MONTREAL

 

 

Je viens de passer un mois à Montréal. J’y ai vécu plus de 20 ans.  Je me suis exilé ensuite au Mexique et aujourd’hui, sans trop savoir ni pourquoi ni comment, je me suis retrouvé en Californie entre palmiers et autoroutes.

Montréal est une ville que j’aime et qui m’aime ! Il y a entre nous des affinités que ni le temps ni la distance n’ont pu conjurer ou atténuer !

avril 4, 2019

Une sourde rivalité se tramait entre la maison des Sibony où j’étais l’animateur incontesté et celle des joyeux célibataires de la maison des Benarosh and Co. Trop extravertis et bruyants à leur goût, nous venions empiéter sur leur terrain.  

PARTIE  DE FOOT  A STE ADELE

 

 

mars 3, 2019

Chaque famille avait son tour, jour où la terrasse lui appartenait en propre. Personne d’autre ne pouvait  laver, étendre, sécher son linge, à part celui qui en avait  le droit exclusif ce jour là et ce jour-là seulement!

 

Jour De Lessive

de Bob Oré Abitbol

 

janvier 20, 2019

Dans mon quartier se retrouvaient toutes sortes de mendiants : Des jeunes, des vieux, des hommes, des femmes, des aveugles, des borgnes, des édentés, des faux et des vrais rabbins, des estropiés, des manchots, des culs-de-jatte et des unijambistes accompagnés d’enfants handicapés ou non !

 

Les Mendiants de Casablanca

De Bob Oré Abitbol

 

janvier 10, 2019

La rue Lusitania bourdonnait d'activité comme d'habitude. Après les devoirs faits à la hâte, on retrouvait les copains pour refaire le monde, pour parler sans avoir rien a dire, pour rire pour n’importe quoi pourvu que le rire soit au bout du chemin.

Le pari

 

 

La rue Lusitania bourdonnait d'activité comme d'habitude. Après les devoirs faits à la hâte, on retrouvait les copains pour refaire le monde, pour parler sans avoir rien a dire, pour rire pour n’importe quoi pourvu que le rire soit au bout du chemin.

décembre 9, 2018

Je vais vous dire pourquoi le départ des juifs du Maroc  était inexorable et qu’effectivement, vu les circonstances, nous n’avions pas le choix.

 

Chère Nouzha

 

Je vais vous dire pourquoi le départ des juifs du Maroc  était inexorable et qu’effectivement, vu les circonstances, nous n’avions pas le choix.

Pardonnez moi d’être technique plutôt que poète mais je suppose que c’est la réponse que vous attendez de moi

 

1)      LA CREATION DE L’ETAT D‘ISRAEL :

décembre 6, 2018

Cinq heures, la cloche a sonné, l’école vient de finir. -Caliente ! Caliente ! Le marchand de jaban, celui des beignets, la charrette du marchand de cacahuètes ; tout le monde est au rendez-vous.

LE GOUT DES CONFITURES

 

 

-David ! David ! EIie! Elie! Où courent-ils ainsi, leurs cheveux frisés, mouillés, collés sur leur visages vifs, désordonnés ?

Cinq heures, la cloche a sonné, l’école vient de finir. -Caliente ! Caliente ! Le marchand de jaban, celui des beignets, la charrette du marchand de cacahuètes ; tout le monde est au rendez-vous.

février 7, 2018

Je ne vous le cache pas, j’aurais aimé être grand, six pieds et des poussières, marcher d’un pas nonchalant et tranquille, l’œil allègre, la main légère, le sourire en coin, un petit cigare aux lèvres, la chemise blanche ouverte sur un corps bronzé (retour d’un voyage aux îles) athlétique, sûr de moi: beau et grand, quoi

LE MONDE EST PETIT

 

 

août 14, 2017

La mer nous la sentions bien avant de la voir. C’était un parfum de sel,  de soleil et de sable aussi. Un mix  enivrant de vacances, de rencontres, de farniente, de frites, de calamars, de poissons frais et aussi plus tard  dans la journée de beignets chauds à la confitures.

Jours d’été à Casablanca

 

 

La mer nous la sentions bien avant de la voir.

 

C’était un parfum de sel,  de soleil et de sable aussi. Un mix  enivrant de vacances, de rencontres, de farniente, de frites, de calamars, de poissons frais et aussi plus tard  dans la journée de beignets chauds à la confitures.

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