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Le tremblement de terre d?Agadir

Envoyé par André 
Re: Le tremblement de terre d?Agadir
29 février 2004, 11:32
Bonjour Andre,
Je n'ens doute pas de tes efforts et je t'ens remercie!

Bien amicalement, Emeraude.
Re: Le tremblement de terre d?Agadir
29 février 2004, 15:23
Merci a toi Andre de nous avoir rappele ce jour de catastrophe ou plusieurs d'entre nous ont perdus des proches




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Orna Baziz
Re: Le tremblement de terre d?Agadir
10 mars 2004, 17:01
Bonjour
Mes mains tremblent d'emotion en vous ecrivant.
Je suis rescapee de cette catastrophe. je vis a Jerusalem depuis 1962.
j'ai fait mon doctorat sur "L'image de la femme selon la vision Lourianique dans l'oeuvre de david Shahar". Louria - Rabbi Itshak Louria- est le precurseur de la mystique juive (1536-1574) Haari Hakadosh.
David shahar est le proust israelien, auteur de "Le palais des vases brises", prix medicis 1981.
Bref aujourd'hui apres avoir consacre dix ans d'etudes a "la brisure des vases" mystique, apres avoir publie une monographie sur la vie et l'oeuvre de david shahar, je m'occupe de la mienne personnelle. celle de mon enfance. Vous pouvez lire mon temoignage sur le site agadir1960.com.
Cela fait deja deux que je m'entete a commemorer en israel le souvenir de nos chers disparus. J'ai cree un organisme qui reunit tous les gadiris d'Israel (280 adresses). J'ai organise des rencontres et la plus belle: J'ai reussi a planter une foret en souvenir des disparus d'Agadir en plein jerusalem. vous etes tous inviter a la visiter et a planter ou faire planter des plants d'arbres.
Cette annee, le 26.2.04, nous avons celebre la "Azkara" et plantation en presence du grand rabbin d"Israel, rav Moshe Amar. Exceptionnel souvenir d'emotion!
j'ai deja commence mes recherches et je m'apprete a ecrire un livre qui se nommera"HAGADAT AGADIR".
je lance un appel a tous ceux qui veulent participer a cette entreprise, pour moi vitale, et je les invite a me contacter. je voudrais edifier la liste complete des disparus. elle n'existe pas encore. Donnez moi le plus de noms possibles, nom, prenom, fils de, age.
Et surtout, je suis a la recherche d'un/de sponsors . Malheureusement en israel impossible d'interesser quique ce soit a mon projet. je suis convaincue que c'est a la communaute juive (peut etre gadirie) de s'en occuper.
j'attends vos appels:
Orna Baziz
Rehov Elkahi 32/3
Jerusalem 93807
Tel/fax: 972-2-6719353
Cel: 972-51-743637
baziz@macam.ac.il



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Re: Le tremblement de terre d?Agadir
10 mars 2004, 21:31
Chere Orna,
Bienvenue sur ce site.
Ton message m'a touche et j'espere que ce forum te permettra de creer des liens avec des rescapes d'agadir et de faire aboutir ton projet.
Moi meme je ferai passer le message autours de moi pour que les gens te contactent.
Si tu veux en raconter plus sur cette catastrophe ici meme, ce sera tres interressant pour nous tous.
Re: Le tremblement de terre d?Agadir
27 mars 2004, 12:14
CADEAU ORNA : AGADIR 1999
Reconstitution de l'ancienne Medina...(j'ai trouve un peu kitch, mais enfin...)




Pièces jointes:
Ancienne MEDINA.jpg
Re: Le tremblement de terre d?Agadir
27 mars 2004, 12:18
AGADIR 1999.

VUE DU HAUT DES RUINES DE LA KASBAH

CHARLY CHICHPORTICHE (SHILON)




Pièces jointes:
Vue des ruines de la kasbah.jpg
Re: Le tremblement de terre d?Agadir
23 mai 2004, 07:02
Sur le site Agadir 1960, [perso.wanadoo.fr]

ce témoignage très émouvant:

Je m'appelle Albert Ohayon, à l'âge de 11 ans et demi le séisme frappe ma petite ville. Mes parents tenaient un bain maure, une petite synagogue et des appartements qu'ils louaient, tout cela faisait partie de ma maison a Talborjt. Notre maison se trouvait au numéro 17 rue Karachi au Talborjt, juste en face de la Kasbah d'où on avait la vue de Founty et du port. J'étudiais à l'Alliance Israélite d'Agadir. Mon père travaillait à la SATAS ( société anonyme des transports automobiles du Souss). Le récit que je vous envoie fait partie du livre sur ma vie avant et après le tremblement de terre.

Soudainement, le 29 février 1960 vers minuit, la terre commence à trembler. Je suis dans mon lit et je rêve que le jour d'après je vais à la pêche. D'un coup j'aperçois que les tapis qui étaient accrochés sur les murs me tombent dessus et je vois des grosses pierres tomber dans ma direction, puis un bruit de tonnerre qui ne s'arrête pas. La terre continue a trembler et le grondement ne cesse pas. Je me demande si je rêve encore, mais lorsque je rêvais je me préparais pour la pêche, maintenant ce sont les murs de ma chambre qui tombent. Le plafond est déjà parti parce que je commence à voir de la poussière et plus tard les étoiles. Le ciel d'Agadir était toujours bleu de journée et très noir de nuit.

D'un seul coup tout s'arrête, pas un bruit, rien ne bouge. Je me trouve coincé entre le tapis et les grosses pierres, je n'arrive pas à bouger. Je sens que j'ai reçu des coups sur le visage mais je ne les ai pas senti pendant le grondement. Peut-être que je pensais que ce était qu'un rêve et dans les rêves on ne sent pas la douleur. Par contre je sentais la grande peur de me réveiller et de voir que je ne rêvais plus. Toujours coincé, j'essaie de bouger mes mains, mes pieds, ma tête. J'essaye de parler, mais je n'arrive pas. Il y a trop de poussière et ma gorge est sèche.

Je commence à appeler mon père et ma mère, mais c'est ma petite soeur Thérèse qui me répond. Elle me dit qu'elle aussi est coincée et ne peut pas bouger. Pendant longtemps on attend et finalement mes parents arrivent et commencent à nous parler. Jusqu'à présent, je n'avais aucune idée que ma petite ville venait d'être entièrement détruite. Mes parents, je les entendais, mais j'étais loin sous les décombres. Je leur dis que j'avais des bougies pas loin de moi, mais que je ne pouvais pas bouger. Ma mère commence à me dire que tout le monde est vivant dans la maison, sauf Maurice, mon frère qui était allé voir un film de Gozilla en Ville Nouvelle. Lui on ne sait pas se qui lui est arrivé. Sylvia, elle, se lève de son lit sans égratignure. Rosa était un peu coincée, mais vite libérée. Jacques, lui était dans une chambre d'où il a pu s'échapper sans dommages.

Finalement, mes parents avec l'aide de quelques voisins réussirent à nous sortir des décombres. Il faisait encore nuit et après le long silence qui suivait le tremblement, maintenant c'était le grand chaos, les cris de gens qui souffraient sous les immeubles effondrés, les feux qui brûlaient. Les gens qui courraient dans la rue en cherchant les leurs. On s'était réuni au bord du ravin en face de chez nous. On demandait à tous les passants s'ils n'avaient pas vu notre frère Maurice. Personne ne l'avait vu. Comme j'étais bien placé, je ne reconnaissais plus la rue Karrachi, notre maison qui avait 2 étages ne ressemblait maintenant qu'à un tas de pierres, il n'y avait plus ce grand portail à côté où il y avait le Garage de Paris, plus loin à droite un immeuble de trois étages où habitaient nos voisins les Tardis, rien ne restait de l'immeuble. A gauche où habitaient les Liamani , rien ne restait.

Au fur et à mesure que le jour se levait, on commençait à voir la dévastation de notre petit quartier du Talborjt, rien ne tenait debout, tout était écroulé. Les gens commençaient à retirer les survivants et les morts commençaient à être mis dehors, des fois couverts des fois sans rien du tout. Jusqu'à ce jour-là, je n'avais encore jamais vu une personne morte. Je ne comprenais pas pourquoi cela était arrivé et si on était les seuls sur la terre entière où le tremblement avait fait ce ravage. Je m'étais dit que peut être c'était la fin du monde et qu'on n'était pas les seuls avec ce malheur. On avait décidé d'aller voir si nos voisins et cousins étaient encore en vie. Toute la famille de notre voisin Liamani était morte, sauf le mari qui ne faisait que prononcer des mots coraniques, "Achadou Lilah, Mohamed Rassou Lilah". Il pleurait comme un enfant. Dans ces moments horribles, on ne peut rien faire.

Il y a juste quelques heures toute la ville dormait tranquillement et d'un coup tout est bouleversé. Pour certain, c'était la mort, pour d'autre un chemin très long à remonter. Je me posais la question , pourquoi Agadir et pas une autre ville dans un pays très lointain? Qu'est-ce qu'on avait fait pour mériter ce sort? Je me souviens que des marins français étaient venus retirer les gens des décombres, mais il y avait tellement de gens a sauver qu'ils ne pouvaient pas tout faire. Il fallait des grosses machines pour essayer de bouger ces tonnes et tonnes de débris. Quelle catastrophe! Avec mes parents, on continuait a essayer de retrouver la rue où mes cousins habitaient.

La Grand-mère Freha, la petite cousine Thérèse et ma tante Blida étaient mortes. Albert, le petit cousin qu'on appelle Tito, avait reçu des pierres sur son crâne et on le croyait mort. On l'a tout de suite envoyé a Casablanca avec son frère Baba, qui avait reçu de graves blessures sur ses reins. Baba a succombé, mais Albert a survécu. Haim, leur frère, était au cinéma avec mon frère Maurice et notre autre cousin Maurice Abitbol, on ne connaissait pas encore leur sort Chez mes autres cousins, les Abitbol, une famille de huit personnes, un seul a survécu: Maurice qui a eu la chance d'aller au cinéma cette nuit-là... De mes copains, ils sont tous morts à part quelques uns qui eux ont perdu leur famille entière. La situation devenait intolérable, plus le temps passait plus l'agonie montait. Les gens désespéraient. Ceux qui étaient encore ensevelis n'avaient pas de chance de s'en sortir vivants. Je passais devant le cinéma Rex de Talborjt et là je reconnais un vendeur de bonbons avec pas loin son étalage, avec des bonbons partout, il y avait même des paquets intacts de cacahouètes trempées au sucre. Le café Rex était fréquenté par les joueurs de poker et comme c'était le mois du Ramadan, il y avait une centaine de personnes ensevelies sous le bâtiment. Plus loin dans la même rue, je passais devant un bijoutier et dans la vitrine, il y avait encore des bijoux. Plus tard j'ai appris que des voleurs étaient venus voler les gens. J'ai même entendu que certains voleurs coupaient les doigts des gens pour leur enlever leurs bijoux. Apparemment l'armée a commencé à leur tirer dessus.

Dans tout ce chaos, on se met à marcher vers l'aéroport, qui était l'endroit où les vivres devaient arriver et comme c'était la plaine, il y avait moins de danger en cas d'un autre tremblement. Car la terre continuera à trembler de temps à autre, ce qui rendait la situation encore plus dangereuse. Je me souviens qu'on portait un petit garçon enveloppé dans un drap. Il était mort, et ses parents attendaient le moment pour l'enterrer. Je dormais a quelques mètres de lui et j'étais tenté de voir qui était ce pauvre petit gars.

Soudainement, mon frère Maurice apparaît, il nous dit :" j'ai pensé que vous étiez tous morts, après avoir vu l'état de notre maison". On devait être la seule famille qui n'avait pas perdu un seul des siens. Mais la perte de tous nos cousins et nos amis nous avait beaucoup frappé. Le jour après la catastrophe, il n'y avait rien a faire que de rester ensemble et écouter ce que nos parents allaient faire pour nous. Je ne me souviens même pas si il y avait à manger. De toute façon, on oublie la faim, le froid, la chaleur, et les blessures; on essaye de comprendre l'amplitude de ce qu'on vit. Il n'y a vraiment rien à comprendre. On ne sait même pas ce qui se passe autour de nous Une chose était certaine, c'est qu'il y avait des avions qui atterrissaient et décollaient pendant toute la semaine pour apporter de l'aide et des vivres, des médicaments et rapatrier les blessés.

Je ne m'attendais pas à ce bouleversement de ma vie. C'est une chose, si je faisais partie des morts, mais non, il va falloir se refaire sa vie.

Personne ne savait encore combien de personnes étaient mortes. Certains disaient 10.000, d'autres 15.000, mais en fin de compte personne ne saura jamais. J'apprendrai plus tard que sur 800 jeunes juifs qui étudiaient a notre Yeshivah (école hébraïque), seulement une douzaine d'eux survivront, ils seront tous enterrés dans une fosse commune dans le cimetière juif à Yahchach. Tous les quartiers avaient été touchés, Talborjt et Yachach étaient l'épicentre. La Kasbah, Founti et Anza eux étaient rasés parce qu'ils étaient construits sur les collines, tout avait dégringolé: maisons sur maisons, on ne reconnaissait plus rien. La ville nouvelle était touchée, mais comme les structures étaient mieux bâties, il y eut moins de dégâts, sauf pour les immeubles de plus de 3 étages. Il y a en avait un de 7 étages qui était effondré comme si un géant était assis sur le toit et l'aplatissait comme une galette de Pâques. Plus loin, le quartier industriel n'avait pas eu beaucoup de dommages. Plus on s'éloignait de l'épicentre, moins les dommages étaient importants. Les écoles n'avaient pas eu de dégâts, mais comme le tremblement s'est passé a minuit, tous les étudiants étaient chez eux. Si cela était arrivé a midi, il y aurait eu des milliers d'écoliers vivants.

Le roi du Maroc, Mohamed V et ses fils, D. les bénisse, sont venus tout de suite voir ce séisme pour nous réconforter et nous assurer que la ville serait reconstruite. Tout cela c'était bien, mais pour l'instant, on ne savait que faire. Il fallait à tout prix retrouver un sens à la nouvelle vie. Où aller? Quoi faire? Et l'école? Les leçons d'hébreux? Et Mohamed, notre employé, où est -il?

Personne ne s'attendait a cette calamité, donc personne n'avait rien prévu. C'était une situation grave, et dans ma petite tête, je ne voyais pas comment les choses allaient se dérouler. Combien de temps va-t-il falloir pour se retrouver dans un chez soi? Reconstruire toute une ville, combien de temps cela va prendre, et combien de temps pour construire une école ? Oui, on peut tout reconstruire mais mes cousins qui sont morts, comment les revoir? Est-ce que on aura au moins une de leurs photos? Je ne pensais pas à quoi tout cela aboutirait, des milliers de questions passaient par ma tête. J'écoutais les grands parler, j'essayais de voir le moment où on allait tous être regroupés, pour enfin aller quelque part et faire semblant de se refaire une vie. D'un côté, c'était une grande occasion pour ne pas être à école, mais je savais au fond de moi-même que ce sujet allait me passer par la tête. J'aurais préfèré être en cours d'hébreux à réciter mes cours tous les jours au lieu d'être dans cette situation sans issue. Pendant très longtemps dans ma vie je me poserai la même question : S'il n'y avait pas eu de tremblement de terre à Agadir, quel aurait été mon destin ? Et le destins de tant d'autres Gadiris? J'apprendrai au fur et a mesure, qu'on ne choisit pas son destin, que c'est écrit, et qu'il faut s'adapter à ce que nous réserve la vie.

Je serai toujours reconnaissant aux jeunes soldats marocains et aux marins français qui ont tellement contribué à aider tous les gens d'Agadir.

Albert Ohayon
Marie José Chaveca
Re: Le tremblement de terre d?Agadir
23 mai 2004, 10:53
Très émouvant ton récit GP, de ce que tu as vécu en février 1960 à Agadir !
personnellement, j'étais en France en pension. J'en avais entendu parler mais les enfants, on ne leur racontait rien à cette époque, et pourtant j'avais 13 ans !
Mes parents m'en ont parlé quand je suis revenue en juillet 60, et ils m'avaient dit avoir dormi plusieurs nuits Place Mohamed V (place de France) avec de nombreuse autres personnes. La Place était remplie de monde, surtout la nuit.
Ne connaissant pas Agadir, je n'avais aucune idée de la gravité de cette catastrophe.
Merci à vous tous de m'avoir donné la possibilité de connaître tout cela.
Et je comprends mieux l'horreur que vous avez du vivre..
Heureusement la vie continue !

michel abenhaim
Re: Le tremblement de terre d?Agadir
17 juillet 2004, 17:36
ton texte sur le tremblement de terre d'agadir m'a bouleversé . Moi même j'avais à l'époque dix ans et au cous de ce séisme j'ai perdu toute ma famille Elmoznino et Abenhaim.
J'ai subi un traumatisme qui s'est estompé avec le temps.
Le déces de ma grand mére maternelle a obligé toute ma famille de venir de mogador où nous habitions pour tenir le deuil, ce qui fut le cas dans cette maison de talborj ou 23 personnes périrent , mon pére , ma mére, mon frée et ma soeur ainsie que des oncles, tantes , cous isn et cousines .
JE NE SAIS PAR QUEL MIRACLE DEUX DE MES ONCLES ONT PU SURVIVRE ET MOI SURVECU APRES TROIS ANNEES D'OPERATIONS ET DE CHIRURGIE;
je ne peux empêcher mon émotion en écrivant ces lignes qui m'ont trasporté 44 années en arriére
michel abenhaim



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Re: Le tremblement de terre d?Agadir
17 juillet 2004, 18:07
J'etais parmi les jeunes volontaires a casablanca qui ont recu les premiers rescapes juifs, du seisme a agadir. nous les avons recu a Talmud Torah,Avenue des regiments coloniaux. tres emouvant le texte .



Charly
Re: Le tremblement de terre d?Agadir
17 juillet 2004, 20:36
Shangay

Talmud Torah? Etait-ce la grande école, à étages, boulevard (actuel) Ziraoui dans son troçon finaal vers la rue fayolle et lécole Sonsol.

Si c'est le cas, j'ai apporté des vivres donnés par nos voisins et par ma famille. Et nous leur rendions visite sur notre chemin pour l'école Charcot.

knafo philippe
Re: Le tremblement de terre d?Agadir
29 juillet 2004, 21:24
bonjour,
mon e-mail va bientot changer ( d'ici au 31 juillet ), mais en montrant votre recit à mon pere ( Joseph Knafo ), il vous a tout de suite reconnu !! Je crois que vous etes un ami de mon oncle Roger ( riri ) Knafo.
Si c bien ça confirmez moi ça rapidement, je reprendrez contact avec vous apres les vacances .
A bientot.
Philippe Knafo
Re: Le tremblement de terre d?Agadir
06 août 2004, 10:32
J'ai fait partie des secours au cours de ce terrible séisme,j'avais 20ans et j'étais étudiant en Fac des Sciences à Rabat.Aprés toutes ces années je n'ose même pas décrire l'horreur de cette catastrophe....J'avais découvert parmi les blessés un gamin de quelques mois qui était-il cet enfant sans nom?En désespoir de cause voyant qu'il était circoncis je lui accroché une étiquette autour du cou avec écrit : MOÏSE...et il est parti sur l'hopital de RABAT........j'en ai encore la chair de poule! r karsenti



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Re: Le tremblement de terre d?Agadir
06 août 2004, 12:49
karsenti,
Ton histoire m'a bouleversee
omar
Re: Le tremblement de terre d?Agadir
14 août 2004, 11:40
bouleversant, tpute ma famille est a agadir la terre a encore bougé il y a un an.

Il y a maintenant des constructions jusqu'au port

Lah IHFD en berbere Ikil ouglid Mkourn
OHAYON ALICE
Re: Le tremblement de terre d?Agadir
17 août 2004, 05:56
J AVAIS 12 ANS PENDANT LE TREMBLEMENT DE TERRE.
MA FAMILLE HABITE INEZGANE; UN VILLAGE PAS LPIN D AGADIR; QUI AS SUBI DES MORTS ET DES DEGATS AUSSI. MES PARENTS ONT PERDUS DE LA FAMILLE A AGADIR.

JE ME RAPPELLE QUE PENDANT DES NOUS AVIONS COUCHES DANS DES TENTES DANS LA RUE' PAR PEUR ENCORE UNE FOIS DE TREMBLEMENT.

NOUS HABITONS ISRAEL DEPUIS 1962.

MON FRERE DAVID A PUBLIE 2 LIVRES SUR LE MAROC ET AUSSI SUR LE TREMBLEMENT A AGADIR.

A PROPOS PEUT ETRE QUE NOUS SOMMES DA LA MEME FAMILLE.

A BIENTOT


ALICE (ALIZA)
omar
Re: Le tremblement de terre d?Agadir
17 août 2004, 12:26
salut Alice

je suis né et j ai grandit a Inezgane ce n'est plus un villge c'est devenu une grande ville.

mais je suis a paris depuis 15 ans j y retourne chaque année


amicalement
OHAYON ALICE
Re: Le tremblement de terre d?Agadir
19 août 2004, 05:43
SALUT OMAR

TU AS RAISON ; IL PARRAIT QU'INEZGANE EST DEVENUE UNE GRANDE VILLE. MES FRERES ONS VISITE LE MAROC ET INEZGANE EGALEMENT.
MOI J'E N 'AI PAS EU ENCORE L'OCCASION DE VISITER, MAIS CI DIEU VEUT JE LE FERAIS PROCHAINEMENT.

BONNE JOURNEE

ALICE
OHAYON ALICE
Re: Le tremblement de terre d?Agadir
22 août 2004, 08:44
SALUT CHARLY

MA FAMILLE ET MOI NOUS ETIONS PARMI LES RESCAPES QUI SONT ARRIVES A TALMUD TORAH A CASABLANCA.
J'ATAIS UNE FILLETE ET JE ME RAPELLE DES JEUNES VOLANTAIRES. J'E ME RAPPELLE D'UN CERTAIN NOM CLAUDE.
JE ME RAPPELLE QU'ILS ONTS FAIS LEUR POSSIBLE POUR NOUS AIDER ET JE PENSE QU'IL N'EST PAS TROT TARD POUR REMERCIER.
IL Y A SEULEMENT QUELQUES JOURS QUE J'AI FAIS LA CONNAISSNACE DE 'DAFINA' ET JE VOUS ASSURE QUE JE SUIS
EMUE CAR TOUE MON ENFANCE AU MAROC PASSE DEVANT MOI.
MA FAMIILE ET MOI NOUS HABITONS ISRAEL DEPUIS 1962 .
MON FRERE A ECRIS UN LIVRE SUR LE MAROC ET AUSSI SUR LE TREMBLEMENT DE TERRE A AGADIR.

LE BONJOUR A TOUS.


ALICE
Re: Le tremblement de terre d?Agadir
07 novembre 2004, 22:39
Je suis egalement un rescape d'agadir
J'ai encore des souvenirs de cette epoque ou j'avais 10 ans
Cela fait bien longtemps que je n'avais pas entendu parlesr d'Albert Ohayon car nous etions de bons copains
Qu'es tu devenu?
Pour ma part je suis medecin à bordeaux et retourne tous les ans à Agadir ou mes parents vivent encore et ou j'ai egalement eu l'occasion de croiser tes freres Jacques et Maurice
Ton recit me rapelle mon vecu
Au plaisir de te lire





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