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Hiloula de Ribbi Haim ben Attar ha Qadoch, le 15 du mois de Tamouz

Envoyé par cohenelie 
Hiloula de Ribbi Haim ben Attar ha Qadoch, le 15 du mois de Tamouz
11 juillet 2006, 12:55
Aujourd'hui mardi 11 Juillet 2006, 15 du mois de Tamouz 5766 du calendrier juif, nous celebrons la Hiloula, anniversaire du deces comme montee en gloire,de grand Hakham, Rabbin, Tsadik Le Rav 'Hayim ben Attar,dit le Or ha 'Hayim ha Qadoche.

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rabbinmarocLL2.jpg
Re: Hiloula de Ribbi Haim ben Attar ha Qadoch, le 15 du mois de Tamouz
11 juillet 2006, 12:58
De Modia, par le rabbin Yehoushua Rahamim Dufour:

Jour de sa hiloula (15 Tamouz ou 11 juillet 2006), Jérusalem.

Ribbi 'Hayim ben Moché Ibn Attar (1696-1743) est né à Salé au Maroc d'une famille de commerçants (so'harim) aisés qui étaient tous en même temps des grands talmidé 'hakhamim (élèves des sages, titre donné à des connaisseurs de la Torah de niveau élevé) qui soutenaient de leurs ressources les étudiants et enseignants de la Torah et les actions pour diffuser la Torah (léafits éte ha Torah, léarbits éte ha Torah).
Son père était Ribbi Moché, un très grand en Torah, fils de Ribbi Hayim, roch-yéchiva à Salé (directeur de la yeshiva). Un des élèves de Ribbi 'Hayim fut Ribbi Chémouel d'Avila, né à Meknes, de famille de type identique, qui épousa sa soeur et écrivit le livre Kétér Torah et Ozén Chémouel. Ribbi 'Hayim et Ribbi Chémouel étudière dans la yeshiva du grand-père.
Il épousa sa petite cousine Padonia, petite-fille de Ribbi Moché, un frère de son grand père.C'était également une famille du même style et, en particulier, elle contribuait à l'impression des livres des rabbins et assurait le salaire de rabbins pour qu'ils puissent enseigner. Ribbi 'Hayim profita lui-même de ces conditions.
Tout cela pour changer l'image fausse de communauté pauvre sur tous les plans que l'on projette sur les Juifs marocains à partir de préjugés négatifs qui ne qualifient que leurs auteurs.
On le voit, la conception de ces étudiants en Torah était d'organiser leur vie afin de pouvoir enseigner la Torah autour d'eux et non d'en profiter pour eux-mêmes, d'où les livres qu'ils écrivaient également, et le ton pédagogique qu'ils y mettaient et qui a fait le succès de ces ouvrages.

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Re: Hiloula de Ribbi Haim ben Attar ha Qadoch, le 15 du mois de Tamouz
11 juillet 2006, 13:01
De Modia, par le rabbin Yehoushua Rahamim Dufour:

Ribbi 'Hayim écrivit en particulier son livre le plus célèbre: Or ha'hayim, commentaire de la Torah
qui lui vaut le titre très rare de Qadoche, saint. Dans ce livre transparait la qualité de 'hassid qu'il tenait de son grand-père. Cela se dit de quelqu'un comme (selon son témoignage dans l'introduction de 'Héfets Hachém, le désir de Hachem) le grand-père qui aimait tellement la Torah au point de ne guère dormir plus d'une demi-nuit afin de l'étudier, de faire dans les larmes le tiqqoune 'hatsone, la prière de minuit sur la destruction du Temple.
Alors que chez les Achkénazes on ne donne pas généralement au petit-fils le nom du grand-père de son vivant, on le fait chez les Sépharades comme un hommage. Le grand-père était alors nommé Ribbi 'Hayim ha zaqén, l'ancien.
Ce livre est basé sur l'enseignement qu'il donnait chaque jour aux Juifs qui n'étudiaient pas yeshiva et aux pauvres. Et il organisait des équipes en ce sens, spécialement de rabbins compétents qui le feraient avec le respect nécessaire. Comme les rabbins d'Afrique du Nord, il ne se contentait pas d'être un étudiant ou même un enseignant mais il assurait les tâches de mohél et de cho'héte et distribuait chaque semaine aux étudiants et aux pauvres la viande nécessaire pour la semaine et le Chabbate.
Comme cela se produisait épisodiquement dans toutes les communautés juives vivaant en terre d'Islam, les bons jours furent brefs et des impots impossibles à assumer tombèrent sur la communauté avec emprisonnement des chefs (le Chla vécut cela aussi à Jérusalem). Son beau-père fut de ceux-là, en souffrit et décéda en 1725. La persécution financière tomba alors sur Ribbi 'Hayim. Son père tenta de l'aider mais en vain. Il décrit ce supplice qui veut enlever la nourriture, le vêtement, l'argent et même ce que l'on n'a pas, jusqu'à la mort, et il décrit cet acharnement comme une gouloute (dispersion) parmi les Isamaélites pire que celle d'Egypte.
Voici ce texte dans son commentaire de Vayiqra 6,2:
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vayiqra6-2.jpg
Re: Hiloula de Ribbi Haim ben Attar ha Qadoch, le 15 du mois de Tamouz
11 juillet 2006, 13:04
De Modia, par le rabbin Yehoushua Rahamim Dufour:

Il dut fuir Salé, fut recueilli par les grands rabbins Moché et Yéhouda de la famille Berdugo mais fut encore poursuivi et alla à Fez où il reçu la nomination de juge rabbinique (dayane) et de roch yeschiva pas le Rav Chémouel Elbaz. (Pour toutes ces dernières précisions, je me base sur un article du Rav Moché Amar dans le fascicule Vé hayou êinékha raote éte morékha, guédolé rabbané maroco vé algéria, du ministère des cultes, 1981). Il développa grandement le nombre des élèves et la renommée de cette yeshiva.
En 1738, une grande famine sévit sur toutes les populations du Maroc, et la communauté de Fez se dispersa.Il approfondit encore le sens des douleurs du peuple d'Israël dans la galoute. Il alla à Tétouan. Il chercha et découvrit un sens à cela: que nous n'avons pas d'autre terre que la terre d'Israël. Et il savait pourtant combien le voyage et l'arrivée là-bas seraient un vrai péril et non pas un transport facile comme aujourd'hui. Cela incita ou facilita le départ de Ribbi Hayim vers la terre d'Israël. Quelle erreur font ceux qui parlent de la première alyah sioniste à la fin du 19e siècle.Quel exemple pour ceux qui, aujourd'hui encore dans de nombreux pays de la dispersion ont souffert, souffrent, doivent quitter et ne cherchent pas le sens qui nous est ainsi proposé par le Ciel.Ou ceux qui prennent les difficultés en Israël comme des obstacles réels.
Il faut lire ses termes précis qu'il ne place pas n'importe où mais dans son Introduction à son fameux Or ha'hayim: "et Hachem a éclairé les yeux de ma réflexion, qu'il n'y avait rien d'autre à faire que de se lever et de monter vers le lieu auquel j'avais pensé, le lieu de la Chékhina". Ne trouvez-vous pas là la seule conception de la terre d'Israël dont je parle sans cesse comme étant ce qu'en dit la Torah? Il continue: "vers la ville du Très-Haut, la ville chérie du D.ieu du monde et des gouvernements du mon d'En-haut et d'en-bas... J'ai affronté des dangers considérables, je suis passé par le désert... et Hachém m'a fait monté ainsi vers la terre que je désirais... Et j'ai trouvé des gens de grande valeur, ceux que Hachém désire, des gens qui ont choisi la vie. Cela, c'est aimer, c'est respecter, c'est aider, c'est réaliser, chers fils de Sion... que vos années se prolongent, des années de vie et de paix pour toujours"... C'est exactement ce que nous essayons de vivre, vous voyez que c'est la Torah, et c'est cette Torah là que vous trouvez sur Modia comme le dit le nom: "faire savoir le dessin de D.ieu dans la Torah". Cela n'a aucun contact avec les politiques et idéologies de droite ou gauche ou autres. Pour certifier cela, réalisez bien que Ribbi 'Hayim ben Attar est l'un des rares (7-8 peut-être qui ont reçu de la part de toutes les communautés le titre de "saint, Qaddoche". Ce n'est donc pas un texte particulier que j'aurais déniché pour les besoins de la cause. C'est l'un des grands. Et, vous comprenez ce que sont ces maîtres qui donnent ce ton chaleureux que vous aimez souvent sur Modia: c'est la Torah de vie.
Egalement chez Rachi, j'ai trouvé 95 fois un commentaire sur l'expression "érets Israël", la terre d'Israël dans son commentaire sur le Tanakh, cela vous montre cette passion chez ces connaisseurs,... et chez Celui qui nous donne la Torah.
Voici le texte:

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orhahayim-intro.jpg
Re: Hiloula de Ribbi Haim ben Attar ha Qadoch, le 15 du mois de Tamouz
11 juillet 2006, 13:09
De Modia, par le rabbin Yehoushua Rahamim Dufour:

Il partit de là en 1739 pour la terre d'Israël, passant par Alger puis l'Italie et préchant la téchouva sur son parcours et suscitant de nombreux retours au judaïsme fervent et pratiquant. A Alger, il reçut de Ribbi Yits'haq Chouraqui, de Ribbi Avraham Yapel et de Ribbi Yéhouda Ayache les approbations sur Or ha Hayim et sur Péri toar. A Livourne, il laisse entendre dans on introduction citée qu'en Italie on ne se comporte pas envers les Juifs comme au Maroc et qu'il est donc préférable d'être dans une galoute (dispersion) des descendants d'Esav, Esaü (les chrétiens et l'Occident) que sous le régime des descendants d'Ismael, les musulmans et Arabes. Mais l'avenir n'a pas confirmé cette impression qui n'était pas de la Torah car cette civilisation a produit Auchwitz.
Livourne était le grand centre d'impression et les livres d'Afrique du Nord y étaient imprimés, ses deux ouvrages le furent et pris en charge financièrement par des Juifs marocains installés là-bas et des grands rabbins d'autres villes d'Italie et même d'Amsterdam, autre grand centre de l'imprimerie ajoutèrent des amlatsotes, des approbations. C'est important d'avoir une vue très vivante de cette époque où la communication était aussi forte que maintenant.

photo de Modia :tombeau du Tsadik Or Hayim, Rav Haim Benattar zatsal a Jerusalem

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benatar2Voici la sienne.jpg
Re: Hiloula de Ribbi Haim ben Attar ha Qadoch, le 15 du mois de Tamouz
11 juillet 2006, 13:14
De Modia, par le rabbin Yehoushua Rahamim Dufour:

Il surveilla l'impression de ses livres et prépara sérieusement son alyah (il le faut) en recueillant des dons pour établir sa yeshiva sur la terre d'Israël. Cela dura deux et demi. Il faut être sérieux, nous apprenons cela de lui pour la alyah, voyez tout le parcours de préparation, et cela chez un grand Sage. Il a un peu plus que quarante ans, donc actif et va construire comme projet, non pas pour simplement goûter la terre d'Israël ou y vivre de rentes, mais essayer de construire. Et réalisons bien qu'à cette époque, il n'y avait pas les équipements médicaux, sociaux, les assurances, retraites, etc. et que la vie était déjà très avancée à cet âge. Il fallait donc un courage considérable. Et un esprit d'entreprise. Et il n'avait plus derrière lui de famille riche pouvant le soutenir. Et, une fois sur place, les donateurs d'Italie seraient inaccessibles.
Il organise même, ce que je pense encore aujourd'hui comme étant la meilleure formule, une alyah de groupe en réunissant autour de lui des étudiants et familles qui feront partie de sa yeshiva et de son yeshouv (implantation). (Je le pense car il y a alors une solidarité, une économie par les dons et les compétences diverses qui se cumulent).
A la fin de l'automne 1742, il quitte Livourne pour la terre d'Israël. Bienvenue! Le bonheur réalisé.
Il fait son évolution avec les autres, faisant profiter les communautés et les autres personnes des dons qu'il a reçus, et, de même, une fois arrivé sur la terre d'Israël il manifesta toujours un grand amour pour l'ensemble du peuple juif: par exemple, à Jérusalem, ses étudiants priaient constamment pour ceux de la diaspora, jour et nuit. Magnifique.

Il est important pour nous de voir ce qu'il a fait sur la terre d'Israël, car cela est bâtie selon le sens de la Torah. Il alla d'abord avec tout son groupe dans le Galil (la Galilée) où sont les tombes des grands Sages. Vous le voyez, également cela vous est proposé sur Modia, nous n'avons donc pas fait erreur. Car il retrouve là l'esprit, l'inspiration, l'exemple et les prières de ces immenses Sages qui ont sû, en allant eux aussi vivre sur la terrre d'Israël que c'est le lieu de réalisation de la Torah dans sa plénitude et dans son essence même. Les grands comme Hillel, le Ari, R. Yossef Caro du Chouk'han Aroukh, le Rambam, le Chla, etc. Il fut particulièrement impressionné de pouvoir s'approcher de la tombe de Ribbi Chéméone bar Yo'hai et crait en montant à pied: "comment, moi, rien du tout, puis-je donc entrer sou la tente de Ribbi Chéméone bar Yo'hai!"

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Re: Hiloula de Ribbi Haim ben Attar ha Qadoch, le 15 du mois de Tamouz
11 juillet 2006, 13:18
Du rav Rahamim Dufour, site web Modia:

Partout, il était déjà connu et célèbre et on voulait le retenir pour qu'il fixe là sa yeshiva, surtout à Tibériade où Ribbi 'Hayim Aboulafia voulait lui remttre la direction de toute la communauté car il était vieux. Mais, comme pour le Rambane ou pour le Chla, l'objectif était Jérusalem.
Il y a encore beaucoup à faire pour que la dimension de sainteté et de pureté et de joie de Jérusalem soit sensible, il faut d'abord une éducation pour cela.
Il est très fructueux pour nous tous de découvrir les difficultés qui se présentèrent depuis une direction imprévue. Il n'y a pas d'alyah sans conflits car plus on s'approche de la sainteté, plus les écorces (klipotes) et forces contraires s'activent et se défendent pour ne pas perdre leur domination. Le conflit douloureux est donc une étape normale. Ce fut le grand Sage Ribbi 'Hayim Aboulafia qui voulut retenir Ribbi 'Hayim et tout son groupe à Tibériade et alla jusqu'à écrire aux donateurs d'Italie qui avaient soutenu pour une yeshiva à Yérouchalauim, pour leur demander de transférer ce projet à Tibériade sous de multiples prétexte: le nombre de Sages qui ont voulu vivre là-bas, le fait que le Messie viendrait du Galil, etc. Finalement, Ribbi 'Hayim parvint à tenir malgré le respect qu'il voulait témoigner.

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Re: Hiloula de Ribbi Haim ben Attar ha Qadoch, le 15 du mois de Tamouz
11 juillet 2006, 13:22
De Modia, par le rabbin Yehoushua Rahamim Dufour:

Il établit donc sa Yeshiva Knéssét Yisrael et l'ouvrit en deux sections, une classique et une pour le nistar ou la caballa ouverte seulement aux plus avancés et ayant prouvé les qualités nécessaires. Ses élèves étudiaient systématiquement la Torah, la michna, puis la guémara, la halakha et le Zohar. Et la nuit après le Chabbate, il la passait dans l'étude toute le nuit. Les donateurs d'Italie continuèrent à soutenir la yeshiva. Et il leur avait promis qu'il prierait pour eux près du Kotel, lieu de la présence de la Chékhina qu'il affectionnait particulièrement. Il poursuivit sa réflexion constamment sur la question de parvenir à réussir la chute de la Chékhina dans la galoute, la dispersion pour que le peuple d'Israël soit sauvé et vive en plénitude.
Pièces jointes:
kotel6big.A.jpg
Re: Hiloula de Ribbi Haim ben Attar ha Qadoch, le 15 du mois de Tamouz
11 juillet 2006, 13:24
De Modia, par le rabbin Yehoushua Rahamim Dufour:

Comme d'autres célèbres. il mourut environ un an et demi après son arrivée en Israël, le 15 Tamouz 1743, Chabbat de la paracha Pin'has.
On ne peut que se remémorer la mort de Moché hors de la terre d'Israël comme celle de Ribbi Yaâqov Abou'hatséra qui s'éteint avant l'arrivée, la mort presque immédiate du Ram'hal, celle du Chla qui ne prit pas longtemps. Celle de Ribbi 'Hayim correspond à sa passion pour la question de la complétude de la Chékhina: quand il arriva au Kotel, il pleura sur la destruction du Temple, la galoute; et il vit une femme en noir devant lui, lui disant qu'elle le poursuit; elle était la concrétisation des forces qui se rebellent à l'approche du mariage complet; cette lutte se termina par la mort de Ribbi 'Hayim. Mais la mort n'est qu'un passage. Ribbi 'Hayim Aboulafia fut averti par une communication divine à l'instant de la mort de Ribbi 'Hayim ben Attar et se recueillit puis dit: "je l'ai accompagné jusqu'au Gan Eden".Le Baâl Chem Tov fut également avertit ainsi soudainement. On dit que Israël Baâl Chem Tov avait voulu monter en Israël pour étudier auprès de lui.

Sa yeshiva semble encore ouverte 15 ans plus tard.

Son livre Or hah'ayim fut très apprécié dans toute l'Europe immédiatement et le continua dans toutes les communautés depuis, sans interuption. D'excellentes éditions de grande qualité graphique avec références existent aujourd'hui.

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benatardateIci, le nom et la date de la hiloula.jpg
Re: Hiloula de Ribbi Haim ben Attar ha Qadoch, le 15 du mois de Tamouz
11 juillet 2006, 13:27
De Modia, par le rabbin Yehoushua Rahamim Dufour:

Le pélerinage sur sa tombe est constant à Jérusalem et le jour de sa hiloula (15 Tamouz) ce sont des milliers de personnes qui se dirigent de tous côtés vers le lieu de sa sépulture en bas des murailles. Ce qui est particulièrement remarquable, c'est de voir que toutes les communautés sont également représentées parmi cette foule et cela donne une sensation extraordinaire de l'unité du peuple juif se nourrissant aux mêmes sources, et de l'amour qu'il y a pour tous parmi les différentes communautés.
Il faut souligner qu'il est originaire de la communauté des Juifs du Maroc et l'on comprend d'autant moins la discrimination qui s'est produite contre eux, il faut le reconnaitre: de la part de courants qui n'avaient pas de culture en Torah, et qui s'en estimaient fiers. Il serait temps de donner à cette communauté sa véritable image qui est tout autre qu'une fête folklorique annuelle: un haut niveau dans la Torah et les Sages comme la famille Abou'hatseira, Berdugo, Messas, etc. Voyez la page sur cette communauté dont l'un des membres est d'ailleurs le Grand Rabbin d'Israël.

Son nom signifie: fils du parfumeur ou de l'épicier, en arabe. Voir la page sur le sens des noms.
Voici sa tombe, à Jérusalem. Il est important de comprendre le sens de ces visites car une part du néphéch, de l'esprit du Sage réside encore en ce lieu jusqu'à la résurrection, et on vient y bénéficier de ces qualités et se remettre dans sa ligne avec comme première condition de faire téchouva.
Re: Hiloula de Ribbi Haim ben Attar ha Qadoch, le 15 du mois de Tamouz
11 juillet 2006, 13:34
Recit de Aharon
www.milah.fr
Traduction:
Traduit par Feiga Lubecki


La roue de la fortune avait malheureusement tourné pour Avraham, un Juif autrefois aisé de la ville marocaine de Rabat. Il fut forcé de quitter sa maison et d’errer de ville en ville pour rechercher un travail qui lui permettrait de nourrir honorablement la grande famille qui dépendait de lui. Il avait confiance en D.ieu; cependant il s’avérait difficile de "fabriquer le récipient" qui recueillerait la bénédiction divine. Enfin, au bout de plusieurs essais infructueux, Avraham finit par amasser une confortable somme d’argent. Maintenant il pouvait rentrer chez lui.
En route, il passa par la ville de Sali, non loin de Rabat. C’était vendredi après-midi, il pensa donc qu’il valait mieux passer Chabbat à Sali. Il se souvenait y avoir un bon ami d’enfance qui l’accueillerait certainement de bon cœur.
Effectivement, dès que son ami l’aperçut, il invita avec joie cet hôte inattendu. Fatigué, le voyageur accepta et, avant l'entrée de Chabbat, il confia au maître de maison sa bourse pour qu’il la mette en lieu sûr. Samedi soir, Avraham voulut se remettre en route et demanda à son hôte de lui rendre sa bourse.
- "De quoi parles-tu? Tu ne m’as jamais confié d’argent!" répondit-il.
Stupéfait, Avraham faillit s’évanouir. Quand il retrouva ses esprits, il supplia son (ex) ami de lui rendre l’argent pour lequel il avait travaillé dur et dont dépendait l’avenir de sa grande famille. L’hôte s’énerva: "Quel toupet! N’as-tu pas honte? Tu as mangé à ma table, tu as dormi dans ma maison et maintenant tu m’accuses d’un tel forfait!"
En voyant l’indignation de son hôte, Avraham comprit que jamais celui-ci ne reconnaîtrait l’avoir volé.
Il ne lui restait plus qu’à porter plainte auprès d’un tribunal rabbinique. Le Rav de Sali, à l’époque, était le célèbre Ohr Ha’haïm, Rabbi ‘Haïm ben Moché Benattar. (1696 - 1743).

Pièces jointes:
Sale, carte ancienne.jpg
Re: Hiloula de Ribbi Haim ben Attar ha Qadoch, le 15 du mois de Tamouz
11 juillet 2006, 13:43
Recit de Aharon,suite et fin..
www.milah.fr
Traduction:
Traduit par Feiga Lubecki :

Les deux hommes se rendirent chez lui et chacun exposa sa version des faits. Rabbi ‘Haïm demanda à Avraham: "Y avait il un témoin présent quand vous lui avez confié l’argent?" Comprenant qu’il avait été imprudent, Avraham admit qu’il n’avait pas pensé, juste avant Chabbat, à rechercher un témoin pour assister à la transaction. "Non, il n’y avait personne, c’était juste avant Chabbat, nous étions assis sous un arbre quand j’ai confié cette bourse à mon ami".
"Sous un arbre? Très bien! dit joyeusement Rabbi ‘Haïm. Retournez là-bas et demandez à l’arbre d’être témoin!"
Avraham n’en croyait pas ses oreilles mais il avait trop entendu parler du Ohr Ha’haïm comme d’un faiseur de miracles: il se leva et fit exactement ce que le Rav lui avait dit. Quelques minutes plus tard, Rabbi ‘Haïm remarqua, en passant, que certainement Avraham avait déjà dû atteindre l’arbre.
"Vous n’y pensez pas, Rabbi!" s’écria spontanément l’homme qui avait accueilli Avraham à Sali. "L’arbre se trouve assez loin d’ici!"
En regardant l’homme droit dans les yeux, Rabbi ‘Haïm ordonna: "Rendez immédiatement à ce Juif l’argent que vous lui avez volé!" En voyant l’homme face à lui, incrédule, le Rav s’exclama: "Si vous n’aviez pas reçu l’argent sous cet arbre, comment auriez-vous pu savoir où était situé cet arbre?" L’homme pâlit. Sans dire un mot, il rentra chez lui, retrouva comme par enchantement l’argent contesté et le remit à Avraham en présence de Rabbi ‘Haïm.

Traduit par Feiga Lubecki

photo:Arche de la synagogue Yohanane Ben Zakaye a la vieille ville de Jerusalem, quartier juif avec arbre dominant..



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Arche de la synagogue Ben Zakaye a la vieille ville de Jerusalem, quartier juif avec arbre dominant.jpg
Re: Hiloula de Ribbi Haim ben Attar ha Qadoch, le 15 du mois de Tamouz
01 mars 2007, 02:05
S'agit-il d'une photo de Ribbi Haim ben Attar ha Qadoch
Re: Hiloula de Ribbi Haim ben Attar ha Qadoch, le 15 du mois de Tamouz
06 mars 2007, 06:20
Salut Charles,

j'ai fait des recherches et n'ai pu decouvrir si tel etait le "veritable" portrait de ce Tsadik , communement appele "Or Hayim" ou la"lumiere de la vie".

Cela dit il est courant de voir des "portraits" de grands Tsadikim tels Rabbi Chimone Bar Yohaye et Rabbi Meir Baal Haness se vendant sur les etalages a l'exterieur de leurs mausoles..de l'enceinte permetrique de leurs tombeaux saints.
J'avais pose la question a des vendeurs assez instruits en ces matieres metaphysiques, et la reponse qu'ils m'ont donnee etait que " quand bien meme des siecles, voir des millenaires se sont ecoules depuis leur disparition, la description de ces grands rabbins dans leurs ecrits ou dans les oeuvres qui parlent d'eux, ont permis a certains artistes et disciples de se les representer dans leur imagination ou vision " et d'en composer ces portraits qui circulent de nos jours.
Je ne peux porter jugement de ces faits mais ma foi , ces dessins de visages de Tsadikim se vendent assez bien et sont imprimes sur des verres de Ner Nechama, de tableaux des "portraits" de Tsadikim etc.a Tiberiade , peut etre meme a Safed.
Nous pouvons discuter de ces methodes de propagation des pensees de tels grands hommes. Il suffit de savoir aussi que ce marketing permet a plusieurs familles vivant autour de ces caveaux saints, de vivre une vie decente et juive.

Amities,

elie
Pièces jointes:
Gaon de Vilna.jpg
Re: Hiloula de Ribbi Haim ben Attar ha Qadoch, le 15 du mois de Tamouz
06 mars 2007, 07:24
Merci beaucoup Monsieur Elie,

Est-ce que vous connaitriez la descendance de rabbi Haim ben Attar ha Qadoch ? je cherche à retracer mon arbre généalogique et je crois que je descend de ce grand Tsadik.

Merci beaucoup pour votre aide.

Charles
Re: Hiloula de Ribbi Haim ben Attar ha Qadoch, le 15 du mois de Tamouz
26 mai 2009, 11:58
Bonsoir,

Je vous écris suite à un message posté sur "dafina" de 2007, au sujet de la descendance de Rabbi Haim Ben Attar

moi aussi je serais d'après mon grand pere un descendant de Rabbi Haim Ben Attar, avez vous eu plus de renseignements sur ses descendants depuis ?


Cordialement

Emmanuel Zaoui
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