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La confrerie des GNAWAS, GNAOUAS

La confrerie des GNAWAS, GNAOUAS
07 janvier 2004, 13:43
LES GNAWAS, SERAIENT LES DESCENDANTS D'ESCLAVES SOUDANAIS QUI SERAIENT VENUS TRAVAILLER DANS LES PLANTATIONS DU SOUSS, DANS LES SUCRERIES DE MOGADOR ET DANS LE HAOUZ DE MARRAKECH SOUS LE REIGNE DU ROI AHMED EL MANSOUR ET AUSSI DES GUINEES QUI AU 17 EME SIECLE FAISAIENT PARTIE DE LA GARDE DE SA MAJESTEE MOULAY ISMAIL.
AU 18 EME SIECLE LE ROI MOHAMED BEN ABDALLAH , FILS DE SA MAJESTEE MOULAY ABDALLAH ET PETIT FILS DE MOULAY ISMAIL, FIT VENIR DU SOUDAN POUR LA CONSTRUCTION DE LA VILLE DE MOGADOR DES CENTAINES DE SOUDANAIS. ׂ CETTE HISTOIRE EST POUR TOUS MAIS SPECIAL POUR LES MOGADORIEN .........
ON PEUT VOIR CES FAMEUX GNAWA, QUE J'ADORE , A MARRAKECH SUR LA FAMEUSE PLACE DE JEEMA EL FNA ET J'ESPERE QUE YASSAR VA NOUS LES PHOTOGRAPHIER BIENTOT.ET AU MOIS DE JUIN C'EST LE FESTIVAL ANNUEL A MOGADOR, J'AI EU LA CHANCE DE VOIR LE PROGRAMME IL Y A UN MOIS SUR LA CHAINE MAROCAINE UN VRAIS REGAL.
ILS UTILISES DES CASTANETTES EN FER GENRE CUILLER DE SOUPE RONDES DES 2 COTES QUARAKEB ET CROTALES POUR ATTIRER DES SPECTATEURS ILS FONT DES CABRIOLES ET SAUTENT COMME SI ILS ETAIENT ACROBATES DANS UN CIRQUE ׂ JE ME RAPPELE D'EUX SUR LA PLACE DE BAB MARRAKECH A CASA ET ON LES APPELAIT AUSSI HMIDA MOUSSA .
LA VILLE DE MOGADOR EST LA VILLE DES GNAWA, ILS RESSEMBLENT A DES SALTIMBANQUES AVEC LEURS HABITS ROUGE ET VERT .
ILS SONT ORIGINAIRES DES REGIONS DU SUD TIZNIT ET TAFRAOUT.
IL Y A 7 ANS J'AI EU LA JOIE DE LES REVOIR CHEZ MOI A ASHDOD , AU CIRQUE MEDERANO ET J'AI PARLER AVEC EUX EN FRANCAIS ET ARABE. IL ONT DONNES UN SPECTACLE DE REVE ET JE LES AI PHOTOGRAPHIER EN PLEIN SPECTACLE, ILS FAISAIENT DES CABRIOLES DE SUPER PROFESSIONEL. J'ETAIS TRES EMU DE VOIR , LE SPECTACLE DE MON ENFANCE A BAB MARRAKECH
SOLY



Message modifié (12-08-2004 20:53)



Modifié 1 fois.
Re: LES GNAWA
07 janvier 2004, 22:06
a la fille de la mer hma di moussa ne son pas des gnawa ce son des acrobats je croir que les gnawa vient du nom gana car leur musique me raplle de lavoir ecoute au nigeria oux j'est travail avec des ganean
Re: LES GNAWA
08 janvier 2004, 08:09
Tu as raison eli, oulad sidi hmed ou moussa n'ont rien a voir avec les gnaouas. Beaucoup plus clairs de peau.
Reste a savoir pourquoi se rite pour eux de faire des cabrioles et des pyramides humaines? Pour un saint "Sidi Hmed ou moussa"? Qui en sait plus?
Re: LES GNAWA
08 janvier 2004, 20:52
hama di moussa n'est pas une secte qui dant le temp enlever des enfants pour en fair des acrobats et il les presenter dan les hlka pour ce faire de largent qui conner la secte de moulay yakoub qui se fraper la poitrine comme les shihits mait pas avec des chaines
Re: LES GNAWA
08 janvier 2004, 23:01
voici une photo de gnawa
Pièces jointes:
gnawa.jpg
Re: LES GNAWA
08 janvier 2004, 23:07
Mariage de la compagnie Zigrolling avec les acrobates de Oulad Sidi Hmad ou Moussa

Créée en 1990 à Lyon par le Chorégraphe Tony Vighetto, la compagnie Zigrolling s’est distinguée par son concept original et ses prestations nomades. Inspiré de la machine de Polibolus, son initiateur a conçu deux machines en aluminium en forme de croissant, appelées les «Zigs», afin de se déplacer en zigzagant. L’esthétique s’appuie sur une mise en scène des corps et des machines reposant sur l’harmonie des mouvements en empruntant à différents arts de la scène. Un spectacle pluri-artistique qui permet au corps d’être en harmonie avec la machine et d’épouser son mouvement avec adresse et souplesse.
Composée actuellement de huit artistes, deux hommes et six femmes, tous diplômés des Conservatoires Français et de formation classique, la compagnie Zigrolling s’est déplacée à travers le monde pour offrir des spectacles de grande qualité. Elle était présente à l’ouverture des Jeux Olympiques d’hiver d’Alberville, en 1992, à l’île Maurice en 2000, à Disney World, en Floride, et à la Biennale de la danse de Lyon pendant 6 ans.
Au Festival des Musiques Populaires et Nomades d’Agadir, la compagnie Zigrolling a apporté une touche occidentale et contemporaine avec ses machines roulantes et sa nouvelle création, «Cubes fresques». Leur passage au Maroc a été l’occasion de s’ouvrir au métissage des cultures. En effet, leur prestation avec six acrobates de Oulad Sidi H’mad ou Moussa leur a permis de marier la danse contemporaine avec la danse acrobatique. Leur défilé à travers la ville d’Agadir le 10 juillet a été très remarqué, mais c’est le 11 juillet, au théâtre municipal, que leur collaboration naissante a pris toute son ampleur . Il est en projet de continuer sur cette voie en laissant un Zig et un Zig’o à Agadir pour monter un spectacle avec les acrobates et ainsi poursuivre cette collaboration prometteuse.
BE.L
la music fusione? avec du gnawi
09 janvier 2004, 10:22
salut la fille de la mer et du soleil moi je vais vous parler de gnawa diffusion le groupe qui bombarde les scenes mondiale je n'oublirai jamais leur concert a essawira cette anneé au festival gnawa ouuuuu

GNAWA DIFFUSION


Le métissage n'a jamais pris un sens aussi fort que lorsqu'on aborde la petite histoire de Gnawa Diffusion. Emmenée par Amezigh Kateb, cette bande de copains est originaire de Grenoble dans le sud-est de la France.





Les membres du groupe sont issus de différents horizons, un peu plus loin au large de la Méditerranée. Rap, ragga, reggae, jazz, raï, on trouve de tout chez Gnawa Diffusion. Gnawa comme le peuple du Soudan Occidental déporté en Afrique du Nord au XVIème siècle par des seigneurs de Fès et d'Alger. S'ils ont été islamisés, ils n'en ont pas moins gardé leur croyance dans leurs dieux africains.



Combatif


Cette épopée est le reflet symbolique de ce que les immigrés en France ont vécu. C'est Amazigh lui-même qui le déclare et le clame. Il se sent proche de ces hommes déracinés. Fils du célèbre écrivain algérien Kateb Yacine, débarqué en 88 en France à l'âge de seize ans, il développe très vite une philosophie de combatif voir de contestataire. La situation doit changer et les inégalités disparaître. Gnawa Diffusion est le moteur indispensable pour faire passer le message de la contestation.

Le groupe existe depuis 1992. Les textes sont écrits et chantés par Amazigh en trois langues, l'arabe, le français et l'anglais. Côté disque, c'est en 93 que sort un CD cinq titres intitulé "Légitime différence" qui leur permet de se lancer sur scène. Commence alors une série de concerts en France avec des artistes comme FFF, Zebda, Massilia Sound System ou Princess Erika.


Ombre-elle

Remarqué parmi les nouveaux groupes qui allient musique métissée et revendications hexagonales, Gnawa sort un véritable album en 97 en même temps que sa popularité grandit. Avec "Algéria" chez GDO Records et le simple "Ombre-elle", la critique et le public sont au rendez-vous.

Entre acoustique et électrique, le voyage musical prend toute son ampleur avec la prestation du groupe sur scène, comme son passage de pendant deux jours à la grande Halle de la Villette à Paris dans le cadre des "Rencontres des Cultures Urbaines" en novembre 97. Et pour se faire connaître et reconnaître, rien ne vaut les tournées : l'année 98 est réservée à ça avec la tournée "Chibani Tour" qui rend hommage aux cultures passées. Avec un sens de la fête certain, le groupe réunit 5000 personnes chez eux à Grenoble au printemps 98.

C'est en janvier 99 que Gnawa se lance dans l'enregistrement d'un second album qui voit le jour en mai sous le nom de "Bab El Oued-Kingston". Toujours habité par le métissage des cultures, leur travail puise cette fois très loin dans les racines. Preuve en est ce titre, "Chara'Allah", vieux de trois siècles.
Dès la sortie du disque, démarre à Toulouse une tournée qui les mènera en Europe, au Moyen Orient, en Afrique et sur innombrables festivals estivaux pour se terminer fin 99.

On les retrouve en juin 2000 avec un nouvel album, "Bab El Oued 2". Cette année-là, ils tournent en Algérie en fin d'année avant d'y revenir en 2001 pour une série de concerts.

De cette épopée algérienne, ils graveront un double disque live Live DZ, premier disque live enregistré lors d'une tournée en Algérie.


Souk System

Quatre musiciens sont partis et d'autres ont intégré le groupe. Gnawa Diffusion se compose dorénavant de Pierre et Philippe Bonnet (batterie et basse), Pierre Feugier (guitare), Mohamed Abdenour (banjo, mandole), Abdel Aziz Maysour (guembri), Salah Meguiba (clavier et percus) et toujours Amazigh Kateb.

Le nouvel opus des Grenoblois, "Souk System" sort en juin 2003. Chantés en français, anglais, arabe, les textes semblent plus politiques que dans les précédents albums. Ils font référence en grande partie à l'actualité internationale, entre dénonciation et satire. La recette musicale elle, est toujours plus ou moins la même, reggae, ragga, châabi et musique gnawa



steph association carrefour jeunesse ( promotion des arts et des artistes)
Pièces jointes:
04.jpg
Re: LES GNAWA
09 janvier 2004, 12:33
merci lagrou pour la belle photo des gnawa je viens de l'enregistrer .
et merci pour l'explication sur les oulad sidi h'mad ou moussa.

soly
Re: LES GNAWA
10 janvier 2004, 18:17
et toi soly est ce que t'es une fan de cette music ou c'st juste un objet de recherche steph



steph association carrefour jeunesse ( promotion des arts et des artistes)
Re: LES GNAWA
11 janvier 2004, 09:44
salut steph , je suis fan de cette musique elle fait partie de mon enfance et de mes racines marocaines.........
merci pour la photo .


Depuis sa création en 1998, le festival d'Essaouira s'est imposé comme un événement culturel majeur, et a acquis ses lettres de noblesse auprès de musiciens internationaux et d'un public d'amateurs toujours plus nombreux.

De 20 000 à ses débuts, il a attiré plus de 200 000 festivaliers lors de la dernière édition, dont plus de 10 000 visiteurs venus de l'étranger.

Carrefour d'échange et de dialogue, le festival accueille tous les courants d'expression musicale autour des musiciens magiciens d'Essaouira.

Dans cet extraordinaire laboratoire de fusions musicales, les maîtres Gnaoua invitent des musiciens issus du mouvement jazz, pop, rock ou de la world music contemporaine, à explorer de nouvelles voies.

Rencontres incandescentes entre les héritiers d'une tradition séculaire et des artistes issus d'horizons divers, découverte des cultures respectives, comme un retour aux sources pour certains…



Message modifié (10-08-2004 09:29)
pas de quoi soly
11 janvier 2004, 20:18
ya pas de quoi soly moi aussi j'aime bien cette music c'est un truc qui me fais planer meme si 'jutilise pas de drogue ha ha ha mais quand je suis a essaouirra ou a mekness j'iame bien les ecouter mais du live car j'aime pas trop sur cd ou autre (j'ai un peut mes contactes ) .....

je suis tres tres heureux de faire ta connaissance soly ....
steph association carrefour jeunesse casablanca



steph association carrefour jeunesse ( promotion des arts et des artistes)
Re: pas de quoi soly
13 janvier 2004, 13:43
lagrou ta photo des gnawa a donne de la lumiere avec ses couleurs a la page d'accueil.
soly
Re: LES GNAWA
10 août 2004, 06:31
REDARDEZ LES COULEURS
Pièces jointes:
GNAWA.jpg
Re: LES GNAWA
10 août 2004, 06:33
SUITE......................
Pièces jointes:
GNAWA 2.jpg
Re: LES GNAWAS
10 août 2004, 10:43
LEXIQUE

Gnaoua : pluriel de gnaoui. Terme générique qui inclut les membres de la confrérie comme les maîtres musiciens, les joueurs de crotales, les voyantes-thérapeutes et les adeptes affiliés à la confrérie.
Maâlem : maître de cérémonie
Moqadma : prêtresses
Tallaâtes, chouwafates ou arifates : voyantes - thérapeuthes
Mlouk : entités surnaturelles

Guembri ou Hajhouj : luth-tambour à trois cordes
Aouicha : petit guembri
Qarqabates ou qraqech : crotales
Tbel : tambour

Ftouh errahba : début du répertoire mlouk
Derdeba ou Lila : cérémonie du rite de possession
Hal ou jedba : transe
Koyo : répertoire musical antéislamique
omar
Re: LES GNAWAS................suite
14 août 2004, 10:57
gnawa vient du agnaw en berbere. Agnaw c'est quelqu'un qui ne sais pas parler les anciens dans le souss disent qu'il parlent "Tagnaout". Moi j'ai connu que des gnawas qui chantent en tagnaout et en berbere.
l'histoire des gnawas
27 juillet 2004, 20:54
Les Gnawa du Maroc sont les descendants des esclaves, ils ont été amenés au Maroc en tant qu'esclaves noirs déportés des pays de l'Afrique occidentale subsaharienne (Mauritanie, Sénégal, Mali, Niger, Guinée). Leur saint patron est Sidi Bilai, c'est le premier esclave qui fut libéré par le prophète Mahomet pour devenir le premier muezzin (celui qui fait l'appel à la prière) de l'Islam. Ils se sont ensuite métissés à la population locale et se sont formés en confrérie pour créer un culte original mélangeant des apports africains et arabo-berbères.

On dit des Gnawa qu'ils sont "africains par la sève et maghrébins par la greffe". Les Gnawa pratiquent un rite de possession appelé derdeba et qui se déroule la nuit (lila) d'où son appellation de lila de derdeba. Ce rite rassemble les chefs de culte et les adeptes l:1ui vont s'adonner à la pratique des danses de possession et à la transe.

Lors du rite de possession, les musiciens, après avoir effectué leur répertoire de divertissement (koyyou), vont jouer le répertoire sacré (mluk) où les adeptes et les danseurs vont être sujet à des phénomènes de transe. Le maître musicien va enchaîner. de minuit à sept heures du matin, une série de devises chantées, accompagnées par son guembri et par les joueurs de qraqeb.

Chaque devise chantée fera référence à un djinn ou à un mluk (génie, esprit) bien déterminé.

Les entités invoquées peuvent être des entités purement surnaturelles ou des saints ayant réellement existé. Il y a sept cohortes de mluk et chacune d'entre elles possède à sa tête un ou plusieurs esprits dominants. Les mluks ont chacun une devise chantée, un encens particulier (que l'on brûle quand l'esprit prend possession d'un adepte), une couleur On distingue les mlouk de la mer (moussaouiyin) auxquels on attribue le bleu clair ; les célestiels (samaouiyin) ont pour couleur le bleu foncé ; les mlouk de la forêt, (rijal al ghaba) originaires d'Afrique ont pour couleur le noir tout comme les mlouk appartenant à la cohorte de Sidi Mimoun ; enfin les mlouk rouges (al houmar), liés au sang et qui hantent les abattoirs. Le blanc et le vert sont réservés aux saints invoqués, notamment Moulay Abdelkader Jilali et les chorfa. La couleur jaune est attribuée à l'esprit féminin Lala Mira.

Le Coran précise aussi que les djinns sont crées à partir de feu clair sans fumée et se différencient des anges qui sont crées de lumière. Les djinns sont encore décrits comme des êtres plus subtils que les êtres humains. Ils possèdent leurs principales fonctions psychologiques et physiologiques ; ils mangent, boivent, se marient, engendrent et meurent. Ils ont même une constitution sociale calquée sur celle des hommes. Autant que les hommes, ils sont doués d'intelligence et responsables de leurs actes. L'activité des djinns se déroule la nuit et se termine avant l'aube, lorsque le muezzin appelle à la prière.

Les danseurs-possédés entretiennent tous une relation plus ou moins proche avec un esprit cité précédemment. Pendant le rite de possession (lila de derdeba), lorsque le maâlem commence à jouer le thème et la devise d'un génie, le possédé qui se rattache à cet esprit entrera en transe et s'identifiera à lui. Cette danse de possession sera souvent effectuée avec des objets rituels qui révèlent les attributs du génie possesseur: danse avec des poignards pour Sidi Hammou, le maître des abattoirs, , avec un bol d'eau sur la tête pour Sidi Moussa (Moïse ).

Quand le danseur entre en transe, la voyante le couvre d'un voile de la couleur attribuée à l'esprit qui le possède, elle brûlera également un encens adapté à cet esprit.

Les adeptes du culte sont généralement des malades en quête de guérison et le culte de possession fonctionne comme une cure. Toutefois, la possession n'est pas qu'exorcisation, la puissance curative n'est pas la seule dimension du culte. Le rituel des Gnawa consiste en une sorte "d'initiation dont le point de départ aura été la maladie" car nombre de possédés restent dans la confrérie et poursuivent l'initiation une fois l'équilibre retrouvé. Il y a une hiérarchie dans la possession: du possédé frappé au possédé qui maîtrise l'esprit qui l'a au départ tourmenté(celui-ci deviendra parfois maâlem ou chef de culte). Le culte de possession fonctionne pour les Gnawa comme une voie (tarique) conduisant à découvrir la lumière intérieure.

Les pressions extérieures exercées sur les Gnawa sont aujourd'hui très fortes. Elles viennent d'une part des fondamentalistes musulmans qui vont tenter de diaboliser leurs pratiques.

D'autre part, de certains modernistes pour lesquels l'idée d'une communication directe avec la surnature s'avère incompatible avec une certaine idée de progrès et de civilisation. Ceux-ci tenteront de folkloriser leurs pratiques en mettant en valeur simplement la musique et les danses mais en occultant totalement la finalité des rituels.

De plus en plus de maêlem se dirigent vers des activités strictement musicales, plus lucratives que les activités traditionnelles, et fortement demandées au Maroc comme à l'étranger.

Toutefois, lors du mois de chabaâne (avant le ramadan) une foule toujours aussi dense se presse pour assister aux lila des Gnawa dans de nombreuses villes du Maroc.


Les pratiques rituelles. initiatiques et thérapeutiques des Gnawa sont animées et conduites par deux types d'intervenants : les maîtres musiciens (maâlem) et leurs troupes, d'autre part les voyantes thérapeutes. Ils sont les principaux membres de la confrérie et agiront soit de concert, soit séparément selon l'activité envisagée.

Les musiciens gnawa se divisent en deux catégories : Les maîtres musiciens et la troupe qui est sous leur direction. Le maître musicien est appelé maâlem (plur. : maâlmin), il est le garant du culte et de la tradition musicale. Au Maroc, ce terme désigne toute personne ayant une maîtrise ou un savoir-faire dans une activité donnée, qu'elle soit technique ou intellectuelle. On trouvera des maâlmin, par exemple, dans l'artisanat. Pour obtenir ce statut, l'apprenti devra être reconnu officiellement par les membres de sa corporation et par les maâlmin qui l'ont précédé.

L'instrument de musique principal chez les Gnawa qui animent la lila de derdeba, le rite de possession, se nomme le guembri. Cet instrument est joué par le maître musicien (le maâlem). Le maâlem est également le chanteur principal de la troupe. Les autres musiciens de la troupe jouent les qarqabu, sorte de castagnettes en métal, et exécutent les danses. Ils sont généralement les disciples du maâlem et aspirent à devenir maître à leur tour. Ils réalisent également le contre-chant en répétant en coeur les devises chantées par le maître. Toutefois, il arrive que le maître jouant le guembri soit trop fatigué pour chanter et confie cette tâche à un de ses disciples.

Le guembri est un luth tambour à trois cordes et à registre bas. Il est constitué d'une caisse de résonance et d'un manche en bois. Le bois utilisé peut être du noyer ou de l'acajou, mais les anciens maîtres préfèrent le bois de peuplier qui donne une meilleure résonance. La caisse du guembri mesure soixante centimètres de long, vingt centimètres de large et quinze de profondeur. Elle est traversée par un manche d'environ un mètre. Les guembri qui servent à l'apprentissage sont appelés "aouicha" et sont plus petits. La caisse de résonance du guembri est recouverte par une peau de dromadaire séchée et tannée. La partie utilisée est le cou du dromadaire. C'est cette peau qui, frappée par la main droite du musicien en même temps que les cordes, donnera au guembri un son de percussion. Le guembri possède trois cordes. Deux cordes remontent jusqu'en haut du manche, celle du milieu s'arrête à la moitié du manche, elle est jouée à vide par le maâlem. Les cordes sont faites à partir des intestins d'un bouc bien gras pour qu'elles ne cassent pas au moment de la préparation. La confection de chaque corde du guembri demande un nombre précis d'intestins. Les intestins servant à fabriquer les cordes viennent toujours d'un animal sacrifié rituellement selon les usages des Gnawa. Un sistre métallique, la "sersèra", vient s'encastrer
à l'extrémité du manche du guembri, il est mis en résonance par les mouvements de l'instrument et les vibrations des cordes.

Les qarqabus, aussi appelés crotales ou qraquech, sont utilisés par la troupe qui est au service du maâlem. Ce sont deux cupules en fer, identiques, de treize centimètres de diamètre, reliées par une tige métallique de neuf centimètres sur trois de large. Le musicien tient dans chaque main deux de ces claquettes et les entrechoquent. les parties concaves symétriques se faisant face. Un lacet en cuir de vache fixe les cupules intérieures par une extrémité perforée. Un autre lacet, passé par deux trous le long de la tige métallique, permet de glisser le pouce dans le qarqabu supérieur et les quatre doigts dans l'autre.

Lors de l'introduction de la partie sacrée du rite de possession, les Gnawa utilisent deux tambours appelés "tbel". Le tbel est maintenu sur le coté gauche du musicien, maintenu par une bandoulière et frappé par deux baguettes dont l'une est courbée et l'autre droite. Le tbel est utilisé par paire et accompagné de quatre paires de qarqabus.



histoire des gnawas
28 juillet 2004, 07:28
Les Gnaoua (ou Gnawa) sont pour la plupart les descendants des premiers esclaves en provenance du mythique Soudan Sub-Saharien. Ces Gnaoua qui se sont constitués en confréries à travers le Maroc sont des maîtres musiciens, des joueurs de crotales, des voyantes, des médiums et des adeptes. Ils pratiquent un rite de possession syncrétique, où se mêlent à la fois des apports africains, arabo-berbères et musulmans
Re: festival gnawa au mois de juin
28 juillet 2004, 07:33
À Essaouira, charmante ville marocaine nichée sur la côte atlantique, la place Moulay-Hassan devient noire de monde dès que le soleil commence à décliner. Quelque dix mille mélomanes et curieux s’y donnent rendez-vous tous les jours, pendant le festival gnaoua, organisé par quatre jeunes femmes efficaces (Neïla, Soundouss, Isabelle et Lynda, de la société A3 Communication) avec le soutien d’André Azoulay, natif d’Essaouira et conseiller du roi Mohamed VI. Cette 3e édition qui a eu lieu début juin (du 8 au 11 juin) s’avère, de l’avis général, un succès total. Si d’aucuns continuent de ne pas voir d’un bon oil la musique et la danse s’exhiber en public, il n’empêche que la plupart des réticences cèdent peu à peu face au pouvoir de conviction qu’impose la qualité artistique. Quel étonnant mélange forme cette foule, à l’instar des musiciens qu’elle vient écouter ! Jeunes filles en blue-jean, hommes en djellaba, lascars vêtus façon hip-hop, femmes au visage couvert d’un voile, gosses courant joyeusement : une superbe mosaïque de tolérance.Sur la gigantesque scène, mais aussi dans des lieux plus intimes, la rencontre constitue le moteur du festival. Une démarche qui s’inscrit naturellement dans l’histoire de " la bien dessinée " (traduction d’Essaouira, ou plutôt de Souira). Le port, dès le XVIIIe siècle, développa des échanges commerciaux et culturels avec des contrées de la planète entière.
Re: festival gnawa au mois de juin
28 juillet 2004, 08:35

J'ai l'impression que les Gnawas de la photo sont des nouvelles versions modernes buziness, ils n'ont vraiment pas des têtes de gnawa !

Au fait, AGNAW, en berbère (tamazight) signifie quelqu'un qui bégaie ou qui est muet. Par extension il a été appliqué en sobriquet aux Noirs dont on ne comprenait pas la langue.

Arabisé,cela a donné GNAWA.


D'autres disent que le mot vient de GHANA (j'y crois moins).
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