Share |

Emile Zrihan & l’Orchestre Arabo-Andalou de Fès

Emile Zrihan & l’Orchestre Arabo-Andalou de Fès

Soirée d’ouverture du Festival des cultures juives

Fleuron de la musique arabo-andalouse du Maroc, l’Orchestre arabo-andalou de Fès, dirigé par Mohammed Briouel, est considéré comme le groupe le plus ancien et le plus important de musique andalouse marocaine. Héritier de l’ensemble de musique andalouse existant à Fès depuis 1912, il est l’un des trois orchestres officiels du Maroc. Tout en assurant la continuité de cet art, l’orchestre s’est donné pour objectif artistique de restituer cette musique dans son cadre traditionnel et dans sa forme historique. Seuls les instruments traditionnels à cordes font ainsi partie de son instrumentation. Dans une recherche permanente de l’authenticité de l’interprétation, l’Orchestre participe à des expériences de croisements culturels. Pour le Festival des Cultures Juives et pour la première fois Salle Gaveau, il se produit avec le contre-ténor israélo-marocain de renommée internationale Emile Zrihan, surnommé « le rossignol marocain », qui excelle dans de nombreux registres musicaux, à la fois sacrés ou profanes. Ensemble, ils explorent les répertoires arabe, arabo-andalous et judéo-arabes et nous invitent à un voyage au cœur de cet héritage musical, prônant ouverture et tolérance.

Distribution :

Mohammed BRIOUEL, alto

Mostafa AMRI, alto

Salim AMRI, alto
Mohammed ARABI GHARNATE, violon
Abdelmalek OTMANI, violoncelle
Driss BERRADA, luth
Aziz ALAMI, taar
Abdesselam AMRI, derbouka

Emile ZRIHAN, chant

Mohammed Briouel

De même qu’on ne peut dissocier le nom de Hadj Abdelkrim Rais de celui de son maître Lebrihi, on ne peut séparer le nom Hadj Abdelkrim Rais de celui de son disciple préféré, Mohammed Briouel.

Mohammed Briouel débute sa carrière aux côtés de son maître et prend une part de plus en plus prépondérante dans l’activité de l’Orchestre à mesure qu’Hadj Abdelkrim Rais avançe en âge. Né en 1954 dans la région de Fès, Mohammed Briouel étudie la musique arabo-andalouse dès 1963 avec Hadj Abdelkrim Rais, qui est depuis 1960 directeur du Conservatoire de Fès. Il étudie parallèlement le violon classique occidental et le solfège au Conservatoire National Supérieur du Maroc, à Rabat.

Premier marocain à recevoir le Premier Prix de solfège et le Prix d’Honneur en musique andalouse, il enseigne aujourd’hui le solfège au Conservatoire de Fès où il occupe également le poste de directeur. En 1986, Mohammed Briouel obtint le Prix du Maroc pour la publication de son ouvrage Musique Andalouse Marocaine : Nawba Gharibat – Al Husayn.

Sur une période de plus de dix ans, il réalise la monumentale transcription en notation occidentale des onze noubas, véritable trésor culturel national constituant l’essence de la musique arabo-andalouse marocaine et qui étaient depuis des siècles transmises uniquement par oral de maître en disciple. Monumentale est bien le mot, chacune de ces onze noubas pouvant représenter jusqu’à huit heures de musique. Entre mai 1989 et février 1992, le Ministère de la Culture marocain a coproduit, en partenariat avec la Maison des Cultures du Monde à Paris, l’Anthologie « al ala » :
73 disques compacts totalisant plus de 81 heures de musique et de chant et couvrant la totalité du répertoire connu des 11 noubas, enregistré en grande partie par l’Orchestre arabo-andalou de Fès.

Emile Zrihan, « le rossignol marocain »

Né à Rabat au Maroc en 1952, Emile Zrihan (parfois écrit « Zrihen ») s’initie très jeune au chant liturgique juif et à la musique populaire marocaine. Il émigre en Israël avec sa famille en 1963 et continue ses études de hazanout (chant synagogal), en apprenant entre autres la musique des piyoutim auprès du rabbin Shlomo Ouanounou.  Il montre des talents précoces pour le chant et se produit pour la première fois en concert à l’âge de 13 ans. Dès lors, il sera programmé régulièrement pendant plusieurs années dans l’émission télévisée « Folklore de l’Orient ».

Doté d’une voix de contre-ténor d’une remarquable puissance, il remue intensément le public lors d’offices religieux, en particulier dans la grande synagogue d’Ashkelon, dont il est le chantre attitré. Fin connaisseur de la musique arabo-andalouse et orientale, il chante dans plusieurs registres musicaux, qu’ils soient sacrés ou profanes et interprète les répertoires arabes, arabo-andalous et judéo-arabes. Il excelle notamment dans l’art du Mawwâl (improvisations chantées, et portant généralement sur la thématique amoureuse).

Son talent a été révélé au monde entier lors de la World Music Expo en 1997 à Berlin. Chanteur soliste au sein de l’Orchestre Andalou d’Israël, Emile Zrihan, a fait de nombreux concerts en Europe, en Amérique du Nord et en Israël. Parmi les nombreux albums sur lesquels il figure, mettons en lumière Ashkelon sorti en 1998 sous le label allemand Piranha, Andalousiya sous le label Koliphone, ou les trois volumes de ses Chants Judéo-Marocains sous le label NMC.

Commentaires

Publier un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
CAPTCHA
Cette question permet de s'assurer que vous êtes un utilisateur humain et non un logiciel automatisé de pollupostage (spam).
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.

Contenu Correspondant