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UN NOUVEL ESPOIR POUR ENRICO MACIAS FACE À LA LANDSBANKI, par THOMAS ROMANACCE

UN NOUVEL ESPOIR POUR ENRICO MACIAS FACE À LA LANDSBANKI, par THOMAS ROMANACCE  

“Ils peuvent prendre ma maison, je m’en fous. Je ne vais pas me laisser faire !”, avait clamé le 28 août 2017 à l'AFP, Enrico Macias après avoir été débouté dans son procès pour escroquerie contre la banque Landsbanki Luxembourg. Près de deux ans après, le chanteur attend désormais beaucoup d’un nouveau procès en appel qui s’ouvre ce jeudi. Pour bien comprendre, revenons aux origines de cette drôle d’histoire.

L’artiste avait emprunté en 2007 la somme de 35 millions d’euros auprès de l’établissement pour rénover sa villa à Saint-Tropez. Mais entre-temps, la banque avait fait faillite en 2008, sur fond de crise financière et de nationalisation de sa maison-mère en Islande. Les liquidateurs de la banque avaient alors demandé à la célébrité de rembourser 30 millions d’euros.

Après la faillite de Landsbanki, une centaine de clients dont Enrico Macias avaient intenté une action en justice en France pour escroquerie. Ces derniers reprochaient notamment à l’établissement de les avoir parallèlement contraints à investir dans un contrat d’assurance-vie adossé à un fonds d’investissement. Les emprunteurs pouvaient ainsi obtenir un prêt d’un montant égal à 90 % de leurs biens immobiliers, dont 25 % étaient mis à leur disposition et 75 % placés, les intérêts étant censés rembourser la dette. Un schéma qui s’est écroulé en 2008.

Mais le 28 août 2017, le tribunal correctionnel de Paris a estimé que les emprunteurs n’avaient pas été victimes de manoeuvres frauduleuses. Les dirigeants de la banque Landsbanki ont été relaxés. Et Enrico Macias a été contraint à rembourser les 30 millions d’euros de son prêt.

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L’artiste et d’autres plaignants ont donc fait appel de cette décision et le nouveau procès devant la cour d’appel de Paris commence ce jeudi 9 mai. Comme le souligne Mediapart, le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke estime cette fois que la banque Landsbanki s’est livrée à des manœuvres frauduleuses destinées à faire croire que sa situation était florissante, alors qu’elle était difficile. Tout cela pour tromper les souscripteurs. Pour le magistrat, le consentement des clients a été vicié par des informations mensongères au sujet de la solvabilité de la banque.

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