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Histoire de Mogador-Essaouira

 

Histoire de Mogador

 

Histoire ancienne

Essaouira, ce mouillage utilisé par le navigateur carthaginois Hannon en 500 av. J-C, protégé des alizés et riche en eau potable, servit pendant plusieurs siècles de poste avancé sur la route du Cap-Vert et de l'Équateur.
Le site fut conquis ensuite par les Romains, lors de la Troisième guerre punique en 146 av. J-C Ceux-ci placèrent comme vassal, à l'époque d'Auguste, le roi de Maurétanie, Juba II. Le bâtisseur de Volubilis favorisa l'installation de son équipage et le développement de l'industrie des salaisons et de la pourpre.

C'est cette seconde activité (production de teinture à partir d'un coquillage : le murex) qui explique la renommée des iles purpuraires jusqu'à la fin de l'Empire romain. Cette couleur, chez les Anciens, était synonyme d'un rang social élevé.

 

Ville nouvelle

Mogador: nom d'hier, aux origines à la fois phéniciennes, portugaises et marocaines évoquant tous l'idée d'une Forteresse ou d'un lieu fortifié.

Née en 1765, de la volonté d’un souverain ambitieux, elle devient, jusqu'au début du siècle, le port européen le plus important du Maroc.

Mogador a toujours été un comptoir commercial très prisé, qui connu de nombreuses invasions successives.

Nommée Mogador, du nom d'un sultan que les Portugais défirent au seizième siècle. Ceux-ci y bâtirent une forteresse, toujours présente; mais les habitants les décourageront à rester !

En 1626, les Français essaient de s'installer sur l'île faisant face mais renoncent, car elle est trop inhospitalière. Mais c'est seulement un siècle plus tard que le sultan Alaouite Sidi Mohammed Ben Abdallah fonde véritablement Mogador.

Ce Sultan demanda alors à un Français, Nicolas Théodore CORNUT, qui habitait Gibraltar et avait travaillé pour le roi Louis XV, de lui dessiner une ville magnifique : Théodore CORNUT s'inspira donc de Saint-Malo pour faire Mogador !

Avec son plan très régulier, la ville mérite bien son nom actuel d'Es Saouira, qui signifie « la Bien-Dessinée ». L'importance d'Essaouira n'a cessé de croître jusqu'à la première moitié du XIXe siècle, et la ville connut une formidable prospérité grâce à l'importante communauté juive. On y compta jusqu'à 17 000 juifs pour à peine 10 000 musulmans. La bourgeoisie marocaine accourait y acheter des bijoux.

Mais la plupart des juifs partirent après la guerre des Six Jours. Aujourd'hui, il ne subsisterait que quelques familles juives dans la ville. Pendant des années, ce fut le seul port marocain ouvert au commerce extérieur.

Mogador possède également un port très actif, qui faisait de la ville le premier port sardinier du Monde : on le surnomme encore le « Royaume de Dame Sardine » !

Aujourd’hui, jumelée avec Saint Malo, en France, elle présente le même type d’architecture, car elle fut également construite en grande partie, non par Vauban, mais par un de ses disciples Théodore Cornut architecte français.

Des fortifications et remparts enserrent les trois quartiers de la ville: la casbah, le port et les vieux remparts, la Scala et la médina, le mellah et les remparts actuels.

La Casbah, le port, la Scala et les remparts justifient pleinement étymologie du premier nom de la ville « Mogador ou petite forteresse » .
Mais cette architecture d’origne militaire, assez rectiligne et sévère, se révèle en réalité d’une étonnante poésie. Et malgré la présence des canons, des créneaux des remparts et des tours de garde, qui rythment cette architecture, tout n’est que légèreté, pouvoir d’évocations et lieu de ressourcement.

Essaouira-Mogador,la ville aux trois couleurs; blanc des maisons, des terrasses, bleu des volets, et de la mer, ocre rouge des remparts.

Mogador, une ville construite en trois temps, entourée de trois remparts successifs délimitant trois quartiers pour trois communautés. et entre ces trois quartiers, une libre circulation et un libre échange.

Essaouira ne s'appelle ainsi que depuis l'indépendance du Maroc.nom actuel, issu de « Essouira », qui signifie « petite image »

Essaouira-Mogador: un modèle de tolérance : trois peuples trois religions, mais un respect réciproque et une amitié mutuelle.

 

Le protectorat français

 Le Protectorat : 1912 - 1956

En 1909, l'Espagne débute la conquête militaire du croissant rifain, ensuite, deux ans après, le Sultan Moulay Hafid appellera l'armée française pour libérer Fès, cernée par des tributs factieuses. Suite à la pénétration française, le Sultan sera acculé à accepter un traité de protectorat signé le 30 mars 1912; une zone d'influence sera confiée à l'Espagne.

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