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L e zellige marocain s’internationalise

L e zellige marocain s’internationalise

Trophée de la meilleure marque du terroir au Morocco Awards

Un procédé breveté et patenté

 

QUAND le zellige marocain se distingue à l’international, c’est automatiquement le nom d’Aït Manos qui vient à l’esprit. Primé au concours Morocco Awards 2011, Aït Manos, «la tribu qui façonne à la main», a reçu le trophée de la meilleure marque du terroir.
Une distinction qui revient à l’aptitude de l’exportateur à sauvegarder des techniques ancestrales du patrimoine artisanal du Maroc, tout en adaptant le produit aux exigences des chantiers d’aujourd’hui. «Ce prix nous permet de fidéliser nos clients à l’international et renforcer leur confiance. Sachant que pour un Américain par exemple, bien davantage que pour nous Marocains, la symbolique du «Award» est extrêmement forte, car elle souligne l’effort que toute l’entreprise déploie pour son développement», explique Ghalia Sebti, cogérante d’Aït Manos. D’ailleurs, il ne s’agit pas de la première distinction de l’entreprise. Cette dernière a été récemment récompensée par le trophée de l’export 2010 et le trophée couleurs et patrimoine de Riad Art Expo 2010.
L’histoire d’Aït Manos remonte à sa création en 1995, lorsque Ghalia Sebti et Tawfik Bennani se sont fixés pour objectif de répondre à la demande d’une clientèle internationale recourant au zellige dans ses projets. «Les techniques de la mosaïque de terre-cuite marocaine de Fès (ou zellige) sont uniques au monde, mais inaccessibles au grand public. Jusqu’à aujourd’hui, les artisans zelligeurs taillent, assemblent et posent les pièces de zellige une à une, créant le motif directement sur le chantier», explique Ghalia Sebti. Autre particularité, le zellige d’Aït Manos est présenté sous forme de plaques préassemblées de différentes tailles, façonnées en atelier selon les méthodes traditionnelles. Fort de son originalité, le procédé «Aït Manos Thinset Zillij» a été breveté et patenté en 2007. Cet artisan moderne a associé son nom à plusieurs projets d’envergure. Les derniers en date, ceux de l’aéroport Corisco en Guinée, le Sofitel de Marrakech, la résidence privée de l’Emir du Qatar à Marrakech ou encore la résidence privée du Roi de Bahreïn à Rabat.
Pour l’année en cours, Aït Manos mise d’abord sur la consolidation des marchés existants au Maroc ainsi qu’à l’international, à travers l’accompagnement des cabinets de décoration dans la réalisation de travaux sur-mesure, mais aussi par la création de lignes à exposer notamment en France, Belgique, Suisse, Russie ou encore en Australie. «Il va falloir multiplier les efforts également sur le marché américain, car la crise a fait muter le marché, ce qui a fait émerger de nouveaux distributeurs», tient à préciser Sebti. Autre projet programmé, le développement des débouchés qui passe par le renforcement des outils de production. Sur ce registre, Aït Manos a lancé l’extension de ses ateliers sur 7.000 m² en périphérie de Casablanca.
L’entreprise, constituée d’une équipe de 60 personnes, a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de 10 millions de DH dont 50% à l’export.

Intissar BENCHEKROUN

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