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Le Mellah, l’ancien quartier juif de Marrakech

Le Mellah, l’ancien quartier juif de Marrakech

 

 

Ce nom, donné à tous les quartiers du Maroc où sont installés les résidents juifs, vient du mot sel en arabe. Car selon la légende, certains juifs conservaient dans du sel les têtes tranchées des rebelles avant leur exposition en place publique.

De tout temps et partout dans le Royaume, les personnes de confession juive possédaient leur propre quartier, ce qui leur a permis de préserver leur propre identité, tout en participant librement à la vie du pays et de tous ses habitants.

A l’origine de Marrakech, en 1062, les juifs vivaient à une quarantaine de kilomètres au sud-est de la ville. Mais c’est après leur expulsion d’Espagne en 1425, qu’une importante communauté espagnole a pu trouver refuge dans le quartier Mouassine.

C’est une rumeur transformée en scandale qui a séparé les deux communautés. Une musulmane avait alors injustement accusé un habitant juif de maltraitance. Cet épisode les a obligés à quitter le centre ville, pour s’installer en 1557, dans le Mellah.

Pour assurer leur sécurité, le quartier, cerné par de hautes murailles, ne possédait que deux portes, une qui donnait sur le reste de la ville et l’autre sur le cimetière. On reconnaît aujourd’hui cette enceinte de protection et certaines architectures. A l’époque en effet, ce vaste quartier possédait de belles maisons et de nombreux jardins, les artisans juifs étant particulièrement appréciés pour leur savoir-faire et leur talent. Le Mellah n’a cessé depuis de changer de visage, avec le nouveau Mellah Jdid, qui fût édifié à la fin du XIXè siècle, sur un ancien terrain vague, pour avancer encore un peu plus vers la médina en 1935.

Au recensement du 1er mars 1947, la population juive de Marrakech, la plus importante au Maroc, était de 50.307 habitants. Après des départs en masse vers Israël, l’Europe, le Canada … il ne reste qu’une centaine de juifs dans la ville ocre. Aujourd’hui, le Mellah est en grande partie habité par des musulmans, et pourtant l’empreinte juive est toujours là.

Le long des quatre longues rues principales, entrecoupées de quelques transversales, de nombreux commerces animent le quartier. C’est le lieu de rendez-vous pour les bonnes affaires.

Tout commence tôt le matin, pour la criée aux épices. Ce souk, le plus important du quartier, est un festival de couleurs et de senteurs, où l’on trouve également tous les produits naturels de beauté. A 16 heures 30, c’est au tour du souk des bijoux de lancer ses plus beaux produits aux meilleurs prix. Même vaste choix au souk des tissus, avec toutes ses boutiques d’accessoires où se pressent tous les tailleurs de la ville.

Le quartier du Mellah dispose encore de la synagogue Alzama, que l’on peut visiter pour quelques pièces. Difficile à repérer, le mieux est de demander sa route aux habitants. On peut y admirer les zelliges d’époque en bleu et blanc et des inscriptions en hébreu.

Le Mellah n’est pas le quartier le plus sûr de la ville ocre. Une mauvaise réputation le précède toujours. Pourtant, ce lieu d’une incroyable énergie vaut le détour. A quelques pas de la place Jemaa El Fna, on trouve également à proximité la place des ferblantiers, le palais Badii ou Bahia. Mille bonnes raisons nous y conduisent.

Commentaires

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Dans les années 42,3 et 4 le mellah de Casablanca était l'endroit des trois T : Trachome, teigne et tuberculose. Ma grand mère offrait tous les vendredi un couscous aux mendiants (nombreux à l'époque)
Les aveugles étaient conduits par des enfants...

Nous sommes loin du tableau idyllique brossé par l'article.

Espérant que mes souvenirs se révèlent construits...

Très cordialement

Encore un article non signé et cela devient intolérable. En effet, j'observe d'énormes imperfections et de dissonances dans cet article et je ne peux même pas y répondre. Alors que le webmaster fasse son travail en trackant ceux qui balancent n'importe quoi sur ce site.

La fois passée, j'avais également découvert un article sur les berbères (d'obédience juive) qui a été subtilisé à son auteur

Où est le code de déontologie qui protège les auteurs ?

Bien sincèrement

Arrik Delouya

  

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