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 Lois concernant les prières de Roch Hachana et le Tashlikh 

Lois concernant les prières de Roch Hachana et le Tashlikh 

 

1)      [2–ג-א] C’est une sainte obligation, pour les responsables de Synagogues d’être vigilant (méticuleux) dans le choix d’un l’officiant convenable qui officiera pour les prières des « jours redoutables ». En particulier , il faut qu’il soit grand dans la Torah et les bonnes actions, qu’il connaisse bien son « travail » c’est à dire qu’il sache prier comme il faut, bien prononcer les mots avec une bonne élocution et qu’elle soit juste (la prononciation), qu’il soit marié et chargé de famille, qu’il n’ait pas de Parnassa (d’activité lucrative), une vie sans tâche, qu’il n’ait jamais eu un mauvais renom dans sa jeunesse, qu’il soit modeste et humble, qu’il ait une voix mélodieuse et plaisante et qu’il soit accepté par la communauté. Il est bon que l’officiant soit âgé de plus de trente ans.

 

Si on ne trouve pas un officiant ayant toutes ces qualités, il faudra particulièrement veiller à trouver un officiant grand en Torah et en bonnes actions. S’il y a deux candidats, un âgé de plus de trente ans et marié etc… mais n’est pas un érudit en Torah et le second, célibataire âgé de moins de trente ans mais érudit en Torah et sans activité professionnelle autre que la Torah, il faut préférer la personne érudite. Il faut procéder de même dans le choix de celui qui va sonner du shofar.

 

De toute manière, tout Juif est Casher, à condition d’être accepté par la communauté, craindre D.ieu et respecter les Mitsvoth. Par contre, quelqu’un qui transgresse des lois de la Torah, comme ne pas respecter le Shabbath ou se raser avec une lame, ou autre cas qui ressemble, n’a pas le droit de s’occuper d’activités sacrées et d’être choisi pour être officiant. De même, quelqu’un qui envoie ses enfants dans une école laïque où on ne respecte pas la Torah et les Mitsvoth est exclu pour  s’occuper d’activités sacrées et pour être choisi pour officier.

 

2)       [2–ג-ב] Il est impératif que l’officiant révise les prières des jours redoutables afin qu’elles soient « fluides dans sa bouche » pendant les jours redoutables. Les décisionnaires ont écrit qu’il est préférable de rémunérer un officiant plutôt que le prendre gratuitement, ceci afin de barrer l’accès à cette fonction à des gens qui ne sont pas convenables qui veulent être les premiers. De plus, par cela, l’officiant sera responsabilisé et fera attention à sa prière et tout ce qui y est rattaché. Le Minhagh s’est rependu de permettre de rémunérer l’officiant et la personne qui sonne du Shofar pendant les jours redoutables, et on ne craint pas dans ces conditions l’interdit de payer quelqu’un pour son activité [son travail] de Shabbat ou de jour de fête.

 

 

3)      [2–ג-ג] L’habitude des Séfaradim est de commencer la prière de Ârvith le premier soir de Rosh Hashana par le poème liturgique  אחות קטנה dans lequel il est mentionné « que s’achève cette année avec ses malédictions » comme l’enseignent les sages (Talmoud Méghilla 31b) et ce poème se termine par « que débute cette année avec ses bénédictions ». On dit ensuite le psaume 81 לַמְנַצֵּחַ עַל-הַגִּתִּית לְאָסָף car il y est écrit (V. 4)

תִּקְעוּ בַחֹדֶשׁ שׁוֹפָר; בַּכֵּסֶהלְיוֹם חַגֵּנוּ.

sonnez le Chofar à la nouvelle lune, au jour fixé pour notre solennité.

verset que les sages ont attribué Rosh Hashana (Voir Talmoud Rosh Hashana 8a).

Si Rosh Hashana tombe un Shabbath, on débute par Qabbalath Shabbath [Nota Bene : certaines communautés commencent par לכו נרננה et d’autres par מזמור לדוד] avant de dire le poème mentionné ci-dessus ; on ne dit pas les Mishnayoth de Shabbath dites habituellement במה מדליקין.

 

Ensuite on fait la prière de Ârvith avec concentration, soumission et supplications, comme le disent les sages dans le Talmoud (Rosh Hashana 16b) « toute année dont le début est « pauvre » est riche à sa fin » [Nota Bene : en d’autres termes si je m’abaisse à son début je serai haut à sa fin] comme il est écrit (Deutéronome Ch. 11 v 12)

 

אֶרֶץ, אֲשֶׁר-ה״אֱלֹקיךָ דֹּרֵשׁ אֹתָהּ:  תָּמִיד, עֵינֵי ה״אֱלֹקֶיךָ בָּהּ–מֵרֵשִׁית הַשָּׁנָה, וְעַד אַחֲרִית שָׁנָה.

un pays sur lequel veille l’Éternel, ton Dieu, et qui est constamment sous l’œil du Seigneur, depuis le commencement de l’année jusqu’à la fin [de l’année].

 

[Le Talmoud remarque en réalité une « faute d’orthographe » dans le verset, la bonne orthographe de « depuis le commencement » est מראשית avec un Aleph ; l’orthographe utilisée (sans א) vient de la racine רש qui signifie pauvre, misérable d’où l’interprétation du Talmoud donnée plus haut].

 

La Talmoud poursuit en expliquant ce que signifie וְעַד אַחֲרִית שָׁנָה « jusqu’à la fin [de l’année]. » : que signifie אַחֲרִית ? (le mot סוף aurait pu être utilisé) cela signifie « une fin qui a un avenir heureux ». Rashi nous explique ce passage du Talmoud : une année avec un début « pauvre », c’est à dire que les juifs se considèrent eux mêmes comme des pauvres pour faire des supplications et des prières, selon les propos du verset (Proverbes Ch. 18)

תַּחֲנוּנִים יְדַבֶּר-רָשׁ

Le pauvre parle en suppliant,

Certains ont l’habitude de prier, à Rosh Hashana et Kippour avec les genoux pliés et le tronc courbé ; cependant ces personnes doivent redresser leur corps lorsqu’elles arrivent à la fin d’une bénédiction et rester droites jusqu’après avoir dit quelques mots de la bénédiction suivante, car on ne peut se courber en début et fin de bénédiction qu’aux endroits où les sages ont instauré un tel comportement [Nota Bene et la vraie soumission c’est bien celle de suivre ce que les sages nous ont transmis de génération en génération et non d’en faire que selon sa propre volonté] (De même il faut être redressé à tout endroit où on prononce le nom D.ivin, et ce même si on est au milieu d’une bénédiction).

 

 

4)      [2–ג-ד] Il faut prier à Rosh Hashana avec joie, « une sainte harmonie » et avec beaucoup de concentration (kawana) car une prière sans kawana (concentration/intention) est comme un corps sans âme. Un individu ne doit pas s’amener à pleurer [intentionnellement] pendant les prières de Rosh Hashana. Malgré tout, un individu qui ressent les pleurs [naturellement] et prie avec « des pleurs triplés », il n’y a lieu de craindre aucun interdit en cela et qu’il reçoive la bénédiction.

 

 

5)      [2–ג-ה] Certains ont l’habitude de faire la Âmida (prière debout en solitaire et à voix basse habituellement) à Rosh Hashana et Yom Kippour à voix haute. A priori, il ne faut pas procéder ainsi à moins qu’ils ne puissent prier avec la concentration nécessaire sans élever la voix. Par contre, s’ils peuvent se concentrer pendant la Âmida sans élever la voix, il ne faut pas l ‘élever. Tel est l’usage dans la majorité des communautés.

 

Cependant, lorsqu’on fait la Âmida, il faut entendre ce que nous disons, pendant les prières des jours redoutables comme pendant le reste de l’année [Nota Bene : et ne jamais faire une prière uniquement mentalement ou juste du bout des lèvres, il faut entendre sans se faire entendre].

 

6)      [2–ג-ו] Dans la bénédiction אתה קדוש (Nota Bene la troisième : Tu es Saint), pendant les prières (Âmida) de Rosh Hashana et des dix jours de pénitence, il faut terminer cette bénédiction par המלך הקדוש (Le Roi Saint) et non par הקל הקדוש (Le Dieu Saint). Celui qui s’est trompé et a dit הקל הקדוש, s’il n’a pas débuté la bénédiction suivante (le premier mot suivant אתה) et s’est rendu compte de son erreur dans un temps inférieur à celui pour dire של־ום עליך רבּי (qui est un temps très court) et dit immédiatement המלך הקדוש : il est quitte (de la prière et ne doit pas recommencer). Par contre s’il s’en est rendu compte après (c’est à dire soit il a déjà dit un mot de la suite, soit il s’est rendu compte de son erreur dans un temps supérieur à celui pour dire של־ום עליך רבּי) il doit reprendre toute la Âmida à son commencement.

 

Il n’y a pas de différence, dans ce qui a été énoncé ci-dessus, entre la prière du soir (Ârvith) ou les autres prières.

 

Si quelqu’un a un doute, à Rosh Hashana, s’il a dit הקל הקדוש ou bien המלך הקדוש :

  • s’il lui est clair qu’il a dit dans la partie אתה קדושle passage qu’on rajoute (à Rosh Hashana et Kippour) לדור ודור המליכו, on considère que, dans l’ordre des choses il a conclut la bénédiction comme il se doit par המלך הקדוש [et ne doit donc pas recommencer la Âmida].
  •  s’il a un doute, même dans le fait d’avoir dit  לדור ודור המליכו ou pas, on considère que dans l’ordre des choses [selon toute probabilité] il a fait comme pendant le reste de l’année et a dit הקל הקדושet il doit reprendre au début de la prière (Âmida).

 

Si quelqu’un s’est trompé et n’a pas dit זכרנו לחיים ou bien מי כמוך ou bien וכתוב לחיים ou bien ובספר  חיים, s’il a dit ברוך אתה  ה׳ qui est à la fin de la bénédiction correspondante, il ne revient pas en arrière dans la Âmida (et poursuit normalement) (ces Halakhot seront revues en détail au Ch. 6, avec l’aide de D.).

 

 

7)      [2–ג-ז] Si Rosh Hashana a lieu un Shabbath [Nota Bene seul le premier jour peut être un Shabbath] il faut dire dans la Âmida את יום השבת הזה [en ce jour de Shabbath] et également rappeler le souvenir du Shofar (puisqu’on ne sonne pas de Shofar Shabbath) זכרון תרועה באהבה מקרא קודש, et si quelqu’un se trompe et dit  יום תרועה (« jour de la sonnerie », sans mentionner que c’est uniquement un souvenir) il est quitte de la Âmida.

 

Il n’y a pas besoin de mentionner « Rosh ‘Hodesh » dans les prières de Rosh Hashana, car à propos de Rosh Hodesh il est mentionné le terme  זכרון comme il est écrit (Nombres Ch. 10, v10)

וּבְיוֹם שִׂמְחַתְכֶם וּבְמוֹעֲדֵיכֶם, וּבְרָאשֵׁיחָדְשֵׁיכֶם—וּתְקַעְתֶּם בַּחֲצֹצְרֹת עַל עֹלתֵֹיכֶם, וְעַל זִבְחֵי שַׁלְמֵיכֶם; וְהָיוּ לָכֶםלְזִכָּרוֹן לִפְנֵי אֱלהֵֹיכֶם, אֲנִי ה׳ אֱלקיכֶם

Et au jour de votre allégresse, dans vos solennités et vos néoménies [Rosh Hodesh], vous sonnerez des trompettes pour accompagner vos holocaustes et vos sacrifices rémunératoires; et elles vous serviront de mémorial  [souvenir] devant votre Dieu. Je suis l’Éternel votre Dieu.

 

comme on dit את יום הזכרון הזה en ce jour-ci de souvenir, un הזכרון « souvenir » fonctionne à la fois à Rosh Hashana et à Rosh Hodesh.

 

Lorsque Rosh Hashana tombe Shabbath, certains ont l’habitude de dire אלוקינו ואלוקי אבותינו רצה נא במנוחתינו et ensuite קדשינו במצותיך etc. ; et certains ont l’habitude de débuter systématiquement par קדשינו במצותיך même lorsque Rosh Hashana tombe Shabbath. Nous avons l’habitude de dire אלוקינו ואלוקי אבותינו רצה נא במנוחתינו lorsque Rosh Hashana tombe Shabbath.

 

On ne dit pas à Rosh Hashana מועדים לשׁמחה « les fêtes dans la joie » et de même on ne dit pas והשׁיאנו(Apporte-nous) car il n’y a lieu de dire ces mots là [qui évoquent la fête] que pour les trois fêtes de pèlerinage [Souccoth, Pessa’h et Shavouôth] (si le second jour de Rosh Hashana est à la sortie de Shabbath (« dimanche ») on dit  ותודיענו [qui donne la Havdallah dans la prière] dans la bénédiction du milieu de la Âmida).

 

Avant la fin de la bénédiction du milieu (de la Âmida) on dit ודברך מלכנו אמת וקים לעד et on conclut la bénédiction par

ברוך אתה ה’ מלך על כל הארץ מקדש (השבת ו)  ישׁראל ויום הזכרון

Source de bénédiction, tu es D.ieu, qui règne sur tout le monde, sanctifie (le Shabbath) et Israël et le jour du souvenir

 

Si quelqu’un a sauté מלך על כל הארץ [Qui règne sur toute la terre] il est quitte (de la Âmida). Par contre, si quelqu’un termine la bénédiction par מקדש ישׁראל והזמנים (Qui sanctifie Israël [d’entre les Nations] et les temps) (comme pour les trois fêtes de pèlerinage), au lieu de dire, יום הזכרון, il n’est pas quitte.

 

 

8)       [2–ג-ח] Pendant la prière du matin de Rosh Hashana ainsi que pendant les dix jours de pénitence, on dit deux fois « Hashem Hou Haéloqim  – Hashem Hou Haéloqim» (L’éternel est D.ieu, L’Eternel est D.ieu) avant de dire « Hashem Mélekh ». Après la bénédiction « Yshtaba’h » on dit à Rosh Hashana et pendant les dix jours de pénitence le psaume 130

שִׁיר הַמַּעֲלוֹת:מִמַּעֲמַקִּים קְרָאתִיךָ  ה׳.

Cantique des degrés. Des profondeurs de l’abîme, je t’invoque, ô Eternel!

 

A la fin de la Âmida à Rosh Hashana et pendant les dix jours de pénitence on dit עושׂה « השׁלום » במרומיו.

 

De même il faut dire עושׂה « השׁלום » במרומיו à la fin du Qaddish Titqabbal qui se trouve après la répétition de la Âmida par l’officiant.

 

Par contre dans les autres Qaddish il n’y a pas besoin de dire עושׂה « השׁלום »  mais on dit עושׂה « שׁלום »  comme les autres jours de l’année.

 

Les Ashkénazim ont l’habitude de dire לעילא ולעילא mais les Séfaradim ont l’habitude de ne dire qu’une seule fois לעילא comme tous les autres jours de l’année.

 

9)      [2–ג-ט] Il ne faut pas s’interrompre par des Piyoutim (poèmes liturgiques) après avoir commencé « Baroukh Shéamar » et jusqu’à la fin de la Âmida. On dira les Piyoutim à la fin de Sha’harith, après le Qaddish Titqabal qui est dit après la répétition de la Âmida.

 

Certains ont l’habitude de dire le poème liturgique ה׳ שמעך יראתי entre la Âmida en solitaire et la  répétition de la Âmida ; telle est l’habitude à Jérusalem et ils ont des décisionnaires sur qui s’appuyer. Certains ont l’habitude de ne pas dire ce poème à la prière de Sha’harith mais uniquement à la prière de Moussaf, entre la Âmida en solitaire et la répétition de la Âmida. Certains ont l’habitude de ne pas dire du tout ce poème mais débutent immédiatement par אתנו לחלות פּניך ; certains ont l’habitude de ne pas dire même אתנו לחלות פּניך et démarrent immédiatement la répétition de la Âmida. Chaque endroit fera selon son habitude.

 

 

10)  [2–ג-י] Certains ont l’habitude suivante : lorsque l’officiant fait la répétition de la Âmida à voix haute, l’assemblée dit à voix pleurante et basse toute la Âmida en disant le nom de D.ieu, et ils ont des décisionnaires sur qui s’appuyer ; cependant il faut faire attention à ne pas dire avec l’officiant la fin des bénédictions [ברוך אתה ה »] car sinon il y aurait une bénédiction en vain. En conséquence, lorsque l’officiant arrive à la fin de la bénédiction, l’assemblée se tait et répond « Baroukh Hou Ouvaroukh Shémo »  et « Amen ».

 

 

11)  [2–ג-יא] Après la répétition de la Âmida, on dit le Qaddish Titqabbal on dit « Avinou Malkénou » (notre Père, notre Roi). Lorsque Rosh Hashana tombe Shabbath, certains ont l’habitude de ne pas dire « Avinou Malkénou » et certains ont l’habitude de le dire et telle est l’habitude de la communauté (de Kabbalistes) Beth Qel à Jérusalem, et tel est l’usage dans la majorité des synagogues Séfarades et des juifs orientaux à Jérusalem (qu’elle soit reconstruite rapidement) ; simplement ils sautent ce qui se rapporte à la faute et au péché comme par exemple אבינו מלכנו חטאנו לפניך [Notre Père, notre Roi nous avons fauté devant Toi] et de même אבינו מלכנו םחול וסלח לכל עוונותנו [Notre Père, notre Roi pardonne et absous tous nos péchés] ou ce qui y ressemble ; et c’est ainsi qu’il convient de faire. Cependant, s’il y a un Minhagh clair en un lieu donné de ne pas dire אבינו מלכנו pendant Shabbath, ces personnes peuvent poursuivre leur usage. Telle est l’habitude des Ashkénazim de ne pas dire אבינו מלכנו pendant Rosh Hashana qui tombe Shabbath.

 

 

12)  [2–ג-יב] Il est permis de vendre, à Rosh Hashana, les montées à la Torah, l’ouverture du Tabernacle et le fait de montrer la Torah, ces ventes étant aux enchères (ventes en public) (il en est de même à Yom Kippour, pour les Shabbath de l’année et les jours de fête). Il n’y a aucune crainte à avoir dans ces ventes de transgresser l’interdit de faire du commerce (Achat/vente) pendant Shabbath parce que c’est fait pour le besoin d’une Mitsva.

 

Il faut être attentif, pendant les ventes, à ne pas tenir de propos futiles. Il est bon d’étudier la Torah ou lire des Téhilim (psaumes) au moment des ventes. Il convient de ne pas allonger les ventes plus que nécessaire, et dans ce cas on fait un « jeu de mot » à partir d’un verset du livre de Ruth

וַיֹּאמֶר לַקּוֹצְרִים, ה׳עִמָּכֶם

il dit aux moissonneurs:  » Que le Seigneur soit avec vous! »

le mot לַקּוֹצְרִים peut se traduire également par « ceux qui raccourcissent » et le verset devient il dit à ceux qui raccourcissent  [les ventes]:  » Que le Seigneur soit avec vous! »

 

 

13)  [2–ג-יג] On a l’habitude de dire à l’ouverture du tabernacle pendant les jours redoutables les « treize attributs de D.ieu » trois fois et ensuite le « Yéhi Ratson » (comme écrit dans les livres de prières). On dit ensuite le verset (Psaumes Ch. 119 v. 89) douze fois consécutives,

לְעוֹלָם ה׳    דְּבָרְךָ, נִצָּב בַּשָּׁמָיִם.

Pour l’éternité, Seigneur, ta parole demeure immuable dans les cieux.

puis « Bérikh Shémeh » [béni soit le nom].

 

On sort deux rouleaux de la Torah (Séfer Torah = Rouleau de la Torah). Au premier Séfer Torah on fait monter cinq personnes ; on débute la lecture à וַה״ פָּקַד אֶת-שָׂרָה (Genèse Ch. 21, v1) et on termine au verset 34 וַיָּגָר אַבְרָהָם. Si Rosh Hashana tombe un Shabbat, il faut faire monter 7 personnes. Après la lecture de la Torah on dit le demi-Qaddish, puis celui qui va lire la Haftara (lecture des prophètes faite à la suite de la lecture du second Séfer Torah) monte à la lecture du second Séfer Torah dans lequel on lit dans la Parasha Piné’has, Nombres Chapitre 29 du verset 1 au verset 6 ; puis celui-ci dit le demi-Qaddish et lit la Haftara dans le livre de Samuel du chapitre 1 verset 1 au chapitre 2 verset 10.

 

Certains ont l’habitude de faire monter à la Torah la personne qui sonne le Shofar ; de même certains ont l’habitude de faire monter à la Torah l’officiant. Bien qu’il soit permis, par la loi stricto-sensu, de faire monter à la Torah plus de personnes que ce qui est obligatoire à Rosh Hashana [5 un jour de semaine et 7 un Shabbath] malgré tout il faut veiller à ne pas faire monter trop de personnes afin de ne pas déranger la communauté et entraîner que les gens aient des conversations futiles au moment de la lecture de la Torah.

 

Le second jour de Rosh Hashana on fait monter à la Torah cinq personnes pour lire la partie narrant le « sacrifice d’Isaac » dans le livre de la Genèse Chapitre 22 du verset 1 au verset 24 puis à la fin de la lecture on fait le demi-Qaddish ; celui qui fait la Haftara monte à la Torah dans laquelle on lit dans la Parasha Piné’has puis on fait le demi-Qaddish, comme pour le premier jour, et on lit la Haftara dans le livre de Jérémie Chapitre 31 du verset 2 au verset 20.

 

 

14)  [2–ג-יד] On ne dit pas le Hallel [partie des Psaumes représentant des chants de louanges envers l’Eternel] à Rosh Hashana ni à Yom Kippour car les livres de la vie et de la mort sont ouverts pendant ces jours là devant le Tout Puissant, et il n’est pas convenable de dire un chant à ce moment (où il y a jugement) comme l’enseigne le Talmoud (Rosh Hashana 32b). Même si nous avons confiance que nous allons sortir acquitté [méritant] du jugement, malgré tout nous devons avoir peur et être anxieux  par la crainte du  jugement.

 

Celui qui dit les Téhilim (psaumes) à Rosh Hashana et arrive aux chapitres qui sont dans le Hallel a le droit de les lire.

 

 

15)  [2–ג- טו] Dans la prière du Moussaf de Rosh Hashana [cette prière vient en relation avec le sacrifice supplémentaire fait en ces jours], il faut dire מוספי [les Moussaf faits en ce jour, c’est un pluriel] afin d’inclure les deux Moussaf : celui de Rosh Hashana et celui de Rosh Hodesh [puisque Rosh Hashana est le début du mois de Tishré] ; il faut dire מוספי le premier et le second jour de Rosh Hashana.

 

Si quelqu’un s’est trompé et a dit מוסף (au singulier) il est quitte de sa prière que ce soit le premier jour ou le second jour de Rosh Hashana.

 

Si Rosh Hashana tombe Shabbath et quelqu’un oublie de mentionner le Moussaf du Shabbath et dit את מוסף יום הזכרון [sans mentionner le Moussaf de Shabbath]; si cette personne s’en rend compte avant la fin de la bénédiction, il doit revenir en arrière et dire את מוספי יום השבּת הזה ויום הזכרון הזה ; si la personne s’en rend compte après avoir fini la bénédiction מקדש השבּת וי שׂראל ויום הזכרון, elle est quitte a postériori (et n’a pas à revenir en arrière dans la prière).

 

 

16)  [2–ג-טז] Dans la prière de Moussaf, lorsque Rosh Hashana tombe Shabbath, dans la bénédiction des Shofaroth on termine par שמע קול תרועת עמו ישׁאל בּרחמים (qui écoute la voix « du shofar » de son peuple avec miséricorde) et on ne dit pas היום בּרחמים (en ce jour avec miséricorde ; puisqu’on ne sonne pas du shofar)

 

Note du traducteur (adapté du livre AVODAT HATFILAH ROCH HACHANA) : dans la prière de Moussaf de Rosh Hashana les sages ont institué trois bénédictions spécifiques à ce jour, précédées de versets du Tanakh (le « canon biblique » juif):

  • Les Malkhouyoth, c’est à dire « Règnes ». Non prenons sur nous Sa Régence. Le but des Malkhouyoth est de faire régner D.ieu sur nous. Il est très important de penser aux versets cités dans cette partie.
  • Les Zikhronoth, c’est à dire « Souvenirs ». D.ieu se souvient de tous les actes et de l’alliance avec les Pères à notre égard.
  • Les Shofaroth, c’est à dire « sons du Shofar ». L’énoncé des Shofaroth sert à ce que les prières s’élèvent avec le rappel des versets des Shofaroth [Ritva sur Talmoud Rosh Hashana 16a].

 

 

17)  [2–ג-יז] Les dames peuvent faire la prière du Moussaf de Rosh Hashana car cette prière inclut de nombreux versets de demande de miséricorde et de supplications (pour les autres prières de Moussaf comme celles de Shabbath ou de Rosh Hodesh il est bon qu’elles écoutent cette prière faite par l’officiant ; malgré tout, il ne faut pas empêcher les dames qui font le Moussaf le Shabbat ou à Rosh Hodesh de le faire).

 

Certains disent que les dames sont obligées de faire la prière de Moussaf à Rosh Hashana et à Yom Kippour (et de même sont obligées de faire la prière de la Néîla [clôture] à Yom Kippour car elle contient de très nombreuses demandes de miséricordes et des supplications).

 

18)  [2–ג-יח] Lorsque Rosh Hashana tombe Shabbath l’habitude de la majorité des communautés Séfarades est de dire  צדקתך(Ta justice) lors de la prière de l’après midi (Min’ha), l’habitude des Ashkénazim est de ne pas le dire, c’est également le cas de nombre de communautés Séfarades. Chaque endroit fera comme son Minhagh.

 

 

19)   [2–ג-יט] Après la prière de Min’ha (après midi) du premier jour de Rosh Hashana on a l’habitude d’aller au bord de la mer ou au bord d’un fleuve ou d’une source d’eau ou d’un puits pour y procéder à la cérémonie du « Tashlikh ».

[cette expression vient de Michée Ch. 7 v19 :

וְתַשְׁלִיךְ בִּמְצֻלוֹת יָם, כָּל-חַטֹּאותָם.

Tu plongeras tous nos péchés dans les profondeurs de la mer.]

 

Nous avons cette habitude selon l’enseignement du Midrash qui dit que lorsque Avraham notre patriarche est allé au mont Moriah pour y faire le sacrifice d’Isaac comme l’Eternel le lui avait ordonné, le Satan les a précédé sur le chemin et a commencé à essayer de détourner Avraham et Isaac de l’ordre reçu du Tout Puissant et de les empêcher d’accomplir l’ordre Divin.

 

Lorsque l’espérance du Satan a été déçue et qu’Avraham et Isaac ont refusé d’écouter sa demande, le Satan a avancé et s’est transformé en grand fleuve afin qu’ils ne puissent pas le traverser. Avraham et Isaac n’y prêtèrent pas attention et pénétrèrent dans l’eau jusqu’au cou ; à ce moment Avraham a levé les yeux « vers les hauteurs » pour prier l’Eternel et a dit « sauve nous Tout Puissant car les eaux sont venues jusqu’à nous prendre l’âme » ; immédiatement l’Eternel a « réprimandé » le Satan et l’a fait partir.

 

Dans le Zohar Haqqadosh il est enseigné que le « sacrifice d’Isaac » a eu lieu à Rosh Hashana. De ce fait nous avons l’habitude d’aller au bord d’un fleuve pour y procéder à la cérémonie du Tashlikh afin de rappeler le mérite d’Avraham notre Père. On a l’habitude dans la cérémonie du Tashlikh de dire un passage du Zohar Haqqadosh [parasha Nasso page 130b] et les versets מי קל כמוך ; et la prière instaurée par notre Maître le ‘Hida dans son livre Âvodath Haqodesh (Tsiporen Shamir Cahpitre 12); tout ceci est imprimé dans les livres de prière de Rosh Hashana.

 

20)  [2–ג-כ] Lorsque Rosh Hashana tombe un Shabbath [le premier jour peut être un Shabbath, jamais le second], s’il n’y a pas de עירובErouv (procédé qui permet de faire comme si la ville était entourée de murailles permettant ainsi de porter dans cette ville, ce procédé n’existe que très rarement en France, il me semble qu’il existe à Strasbourg) ou bien si la source d’eau est en dehors des limites du עירובErouv, il ne faut pas dire le Tashlikh pendant Shabbath afin de ne pas provoquer que l’assemblée en arrive à transgresser le Shabbath en transportant les livres de prière du domaine privé au domaine public ou porter ce livre sur quatre Amoth (coudées) dans le domaine public (disons deux mètres pour simplifier). une année où le premier jour de Rosh Hashana est un Shabbath on dira Tashlikh le second jour de Rosh Hashana (dimanche).

 

Si le Tashlikh est fait à l’intérieur du עירוב on peut dire Tashlikh Shabbath. Même ceux qui sont plus stricts et ne s’appuient pas sur la permission de porter donnée par le  êrouv עירוב et ne portent pas du tout dans le domaine privé Shabbath même s’il y a cet êrouv עירוב ont le droit de dire le Tashlikh Shabbath (le premier jour de Rosh Hashana) et ils donneront à porter le livre de prière à un enfant qui n’est pas arrivé à l’âge des Mitsvoth (12 ans révolus pour une fille et 13 ans révolus pour un garçon).

 

Certains ont l’habitude de reporter systématiquement le Tashlikh au second jour de Rosh Hashana lorsque le premier jour de Rosh Hashana est Shabbath. S’il y a un עירוב en ce lieu, il est préférable de faire systématiquement le Tashlikh le premier jour de Rosh Hashana même si celui-ci est Shabbath.

 

Si quelqu’un n’a pas dit le Tashlikh le premier jour de Rosh Hashana il le dira le second jour après la prière du Moussaf.

 

21)  [2–ג-כא] Les femmes ne sont pas tenues de faire le Tashlikh, et au contraire il vaut mieux qu’elles s’en abstiennent.

 

22)  [2–ג-כב] Le second soir de Rosh Hashana on dit avant la prière du soir le poème liturgique חון תאחון et le psaume 81, לַמְנַצֵּחַ עַל-הַגִּתִּית לְאָסָףet on prie comme le premier soir ; si c’est à la sortie de Shabbath on dit ותודיענו.

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