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Bons points et gratitude

Bons points et gratitude

Pessa'h est un moment privilégié de l’année pour nous de faire un « nettoyage de printemps spirituel » ; nous nettoyons nos cœurs et nos cerveaux de l'ingratitude, d'émotions négatives et de toutes les autres toxines émotionnelles…

Par: le Rav Shalom Arush
 
 

Pessa'h est un moment privilégié de l’année pour nous de faire un « nettoyage de printemps spirituel » ; nous nettoyons nos cœurs et nos cerveaux de l'ingratitude, d'émotions négatives et de toutes les autres toxines émotionnelles…

Pessa'h est un moment privilégié de l’année pour nous de faire un « nettoyage de printemps spirituel ». Cela signifie que nous nettoyons notre cœur et notre cerveau d'ingratitude, d'auto-persécution, d'émotions négatives et de toutes les autres toxines qui prévalent dans le monde et qui n'ont pas encore appris la Emouna.

A partir du moment où nous reconnaissons notre but ultime et prenons conscience des dons spirituels qu’Hachem nous a donnés, nous réalisons que nous devons remercier D.ieu. Sans Ses dons spirituels, il ne serait pas pertinent de dire que nous sommes obligés de Le remercier, puisque rien ne restera de la partie physique de nos vies. Si toute l'abondance que D.ieu donne à une personne était strictement matérielle et pertinente pour ce monde, nous le remercierions un peu pour notre soutien quotidien. Tout comme il existe une différence majeure entre un gobelet jetable et un verre en argent provenant d’un héritage, nous sommes obligés de remercier beaucoup plus Hachem pour notre âme et pour le côté spirituel de notre vie que pour le côté matériel de notre vie, qui est toujours temporaire comme un gobelet en plastique.

Chaque succès dans ce monde est une frivolité. Prenez les plus grands personnages de ce monde, comme un homme d'État renommé, un génie célèbre ou un magnat des entreprises extrêmement riche - dès que leur temps est écoulé, ils ne valent pas mieux qu'un gobelet en plastique jetable. Il n'en restera rien.

Combien de personnes se souviennent de l'anniversaire de la mort des dirigeants nationaux ? Quelqu'un allume-t-il une bougie pour eux, prie-t-il sur leur tombe ou les mentionne-t-il ? Au contraire, nous nous souvenons encore et nous languissons des Tsadikim. Après des centaines voire des milliers d'années, ils sont toujours en vie - encore plus que lorsqu'ils étaient en chair et en os. Le saint Zohar écrit qu'après sa mort, un tsadik est davantage impliqué dans ce monde que lorsqu'il était physiquement vivant. Le Talmud indique également que les tsadikim sont plus grands après leur mort que lorsqu'ils étaient en vie.

J'étais au Maroc sur les tombes d'anciens Tsadikim. Les gens continuent de fréquenter régulièrement leurs lieux de repos et s’occupent bien d’eux. Ils sentent la présence du tsadik sur son lieu de sépulture, et ils prient et apprennent les enseignements de la Torah du tsadik. On répond à leurs prières - pas seulement à l'anniversaire de la mort du tsadik, mais toute l'année.

En regardant les beaux dons spirituels dans ce monde, nous réalisons que nous avons tant pour quoi vivre et pour quoi être reconnaissants. Notre obligation de remercier Hachem est donc bien plus qu’une histoire de bonnes manières.

Un jeune homme marié qui vivait dans une communauté non-pratiquante est venu me demander conseil. Il était envahi par la tristesse. Il m'a demandé : « Que puis-je faire pour changer ma vie ? »

« Tout d'abord, travaille à être heureux », lui dis-je. Quand j'ai vu l'expression étonnée sur son visage, j'ai compris qu'il ne croyait pas pouvoir être heureux dans sa situation. Je lui ai donc montré quelques-uns des points positifs sur lesquels il pouvait se réjouir : « Grace à D.ieu, tu fais Chabat et tu ne manges pas de H’amets (produits au levain) à Pessa'h. Tu as construit une Soukka cette année, et tu as mis tes Téfilines ce matin, tu devrais sauter de joie ! » Chaque minuscule mitsva, chaque minuscule effort spirituel, chaque syllabe de la Torah apprise et même un seul mot de prière sont une raison de se réjouir, surtout quand on considère les récompenses inimaginables que de tels efforts spirituels rapportent. Ainsi, nous sommes vraiment obligés de remercier D.ieu pour les merveilleuses opportunités qu'Il nous donne de Le servir et de perfectionner nos âmes par le biais de la Torah et des mitsvotes.

Dans leurs prières, les Sépharades ajoutent également : « Nous sommes obligés de chanter des louanges devant Toi ». Nous sommes obligés de chanter à D.ieu ! Ce n'est pas une nuance, car chaque Chabat, nous récitons tous la prière émouvante de Nichmat Kol H’aï, qui dit : « Car il est du devoir de l'être créé de chanter des louanges devant Toi. » Cela nous rappelle que nous ne faisons pas une faveur à Hachem en disant « merci », comme s'il s'agissait d'un acte de dévotion ou de piété particulière de notre part. En effet, la gratitude est le remboursement minimum de la myriade de bénédictions dont nous jouissons à chaque instant.

Cela nous amène à une nouvelle idée que nous devons pleinement intérioriser : Rabbi Nah’man écrit (Likoutey Moharan, I: 282) qu’une personne doit identifier ses points positifs et s’en réjouir. Elle doit rechercher chaque acte méritoire qu’elle a accompli et en être heureux.

Dans la prière de Nichmat, nous disons : « Car tous les êtres créés devant Toi sont tenus de te rendre grâce. » Il existe une obligation de remercier, de louer et de glorifier D.ieu. Ainsi, le conseil de Rabbi Nah’man de rechercher nos propres points positifs est plus qu’une simple recommandation. C’est aussi une obligation. Nous devrions réaliser que chaque acte méritoire que nous avons accompli est un cadeau de D.ieu ! Nous sommes donc obligés de Le remercier et de nous réjouir de la bonne action qu’Il nous a permis de faire. Pessah’ est un moment privilégié pour les nouveaux commencements, alors remercions Hachem et réjouissons-nous tout de suite : Joyeux Pessah’ !  

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