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A la découverte des Khazars...

A la découverte des Khazars...

 

 

Les Khazars remportèrent plusieurs séries de succès militaires sur les Sassanides. Ils luttèrent aussi victorieusement contre le Califat, établi en deçà de la Ciscaucasie, empêchant ainsi toute invasion arabo-islamique du sud de la Russie. Ils s'allièrent à l'Empire byzantin contre les Sassanides et la Rus' de Kiev. Lorsque le Khaganat devint une des principales puissances régionales, les Byzantins rompirent leur alliance et se rallièrent aux Rus' et Petchenègues contre les Khazars. Vers la fin du Xe siècle, l'Empire Khazar s'éteignit progressivement et devint l'un des sujets de la Rus' de Kiev. S'ensuivirent des déplacements de populations rythmées par les invasions successives des Rus', des Coumans et probablement de la Horde d'Or mongole. Les Khazars disparurent alors de l'histoire n'étant plus mentionnés dans aucun récit historique.

Crimée, territoire byzantin, mais occupé par les Goths.

La domination khazare sur les différentes populations slavesou turques des rives de la mer Caspienneconnut sa plus grande expansion au IXesiècle, sa fortune étant liée à son importance stratégique sur le commerce de la route de la soie. Initialement dans le Caucase, leur capitale fut transférée vers 750à Itilou Atil, à l'embouchure de la Volga.
 

Les Khazars sont notamment connus pour avoir adopté le judaïsme comme religion officielle, sous le règne du bek Bulan en 838, peut-être au contact des Juifs persécutés par les empereurs byzantins.

Les Byzantins ménagèrent l'empire khazar qui les protégeait des envahisseurs Vikingset Arabes, si bien que leur empereur Constantin Vépousa une princesse khazare, dont le fils Léon IVfut surnommé Léon le Khazar.
 

On a retrouvé une correspondanceentre Hasdaï ben Shatprut, vizir juif du califede CordoueAbd al-Rahman III, et Joseph, souverain des Khazars.

En adoptant le judaïsme, les Khazars restèrent très tolérants sur le plan religieux, et laissèrent leurs sujets slaves professer le christianisme ou l’islam en toute liberté. Bien que la religion officielle fût le judaïsme, leur grand prince (khâgan) et leur roi tenaient un conseil qui réunissait les représentants des trois grandes religions monothéistes.
 

Oubliés de l’Histoire, seuls Juifs non-sémite, les Khazars subsistent pourtant dans certaines régions reculées d’Asie centrale, comme au Kazakhstan où ils sont surnommés les « Juifs de la montagne ». Ces petites communautés ne parlent ni Hébreu, ni Yiddish, mais une autre langue juive en voie de disparition, le Karaïm.
 

Aujourd’hui, la Siberian Dragon Association, parrainée par l’Imperial end Royal Ashina Clan of Kazars présidé par le Prince Alfred Krupa de Tarnawa, entend redécouvrir l’histoire et la culture du peuple khazar, et sauvegarder le patrimoine religieux, culturel et linguistique des dernières communautés juives khazares du Kazakhstan et d’Asie centrale. Cette association est appuyée dans sa démarche par une centaine de personnalités politiques, religieuses, des historiens (Rabbi Gershon Winkler, Rabbi Sarah Etz Alon, Jonah Gabriel Lissner PhD scientific researcher and author, Prince Hashel Al Kubaisi -Al Kubaisi Tribe of Qatar-, Meir Kasirer Assistant head of the Political Studies dept. at Bar-Ilan university, Israel, etc).

Commentaires

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Les juifs de montagnes vivent plutôt au Dagestan et en Azerbaidjan qu'au Kazakhstan!

Ils parlent un judeo-persan appelé tat plutôt que le karaim (turc). Dommage que de telles coquilles se soient glissées dans l'article.

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