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Judaïsme: origine, livre saint, croyances

Découvrez comment le judaïsme est né, quelles sont ses doctrines, les livres sacrés, etc.

L’origine du judaisme

Elle remonte à Abraham. Cet homme qui vivait en Mésopotamie environ 2000 ans avant Jésus-Christ était monothéiste (contrairement à tous les gens de son époque) et il reçut un appel de Dieu pour partir de son pays idolâtre pour aller ailleurs. Dieu lui promet une descendance nombreuse qui héritera pour toujours d’un pays promis. Cette promesse est confirmée par Dieu à son fils Isaac et au fils de celui-ci, Jacob. Jacob recevra plus tard de Dieu le nom d’Israël, nom qu’il transmettra à sa descendance : le peuple Juif.

Cette promesse est en fait une alliance, d’abord personnelle envers les « patriarches » (les trois ancêtres) puis générale envers tout le peuple : Dieu a choisi ce peuple d’entre tous les autres pour s’allier à lui, le bénir, lui donner un pays et en faire une grande nation, à condition que tous lui obéissent et suivent ses lois. L’alliance envers le peuple est perpétrée par Moïse, lors de la sortie d’Egypte, où les Hébreux étaient en esclavage. Dieu leur donnera Sa loi à accomplir : ce sont les dix commandements. Nous sommes aux environs de –1450 avant J.C..

Le pays de Canaan (l’Israël de l’époque) est alors conquis et les Hébreux s’y installent. Le roi David (celui qui vainquit le géant Goliath) fera de la ville de Jérusalem la capitale d’Israël vers l’an 1000 avant J.C et son fils, le roi Salomon, y construira un temple à Yahvé. L’obéissance à Dieu n’est pas seulement valable pour la vie religieuse. Elle concerne et régit toute la vie quotidienne. Être Juif, c’est plus qu’une nationalité : c’est une identité très profonde, marquée dans la chair depuis la naissance (la circoncision), liée à une appartenance au peuple choisi par Dieu, lié à une terre donnée par Dieu.

Les Hébreux occuperont leur pays jusqu’en –686, date à laquelle le roi de Babylone, Nabuchodonosor, en train de conquérir la région, envahit la contrée, pille Jérusalem et rase le temple. Une grande partie de la population juive sera déportée et dispersée dans le Moyen Orient. C’est la diaspora. Une partie du peuple reviendra plusieurs années après et reconstruira ce qu’on appelle le second temple, qui restera en place jusqu’en 70 de notre ère. Mais depuis cette époque, les Hébreux seront assujettis aux différents conquérants occupant ces régions (les Perses, puis les Grecs et les Romains, et enfin les Chrétiens et les Arabes). À cause de la destruction du temple, les pratiques religieuses changent. Des lieux de culte sont créés là où résident les Juifs à travers le monde : les synagogues. Les sacrifices d’animaux, qui avaient une énorme importance vis-à-vis de Dieu, sont abolis et remplacés par des symboles (le pain et le vin).

Ce n’est qu’en 1948 que les Juifs retrouveront l’autonomie de leur terre et ce n’est qu’en 1967 qu’ils pourront faire de nouveau de Jérusalem leur capitale. Seule l’esplanade du temple ne leur appartient pas encore, puisqu’elle est la propriété des Arabes, qui y ont bâti un mausolée et une mosquée en 690 et 717 après J.C..

Les croyances des Juifs

La foi juive repose sur la Révélation que Dieu leur a donnée. Le credo juif (confession de foi) commence comme cela : « Israël écoute, l’Eternel est notre Dieu, l’Eternel est Un ». Ce Dieu s’appelle Yahvé, mais on ne prononce jamais son nom. On s’adresse à lui en disant : Seigneur, Eternel. Il est créateur de tout l’univers et de tout ce qui vit. Il est tout-puissant, saint (c’est-à-dire sans présence du mal en lui) et juste. Il jugera les hommes à la fin du monde. Mais il est aussi « miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité » (Exode 34 : 6). C’est un Dieu qui voit tout, entend tout, et parle à ses créatures. Il donne son Esprit-Saint aux hommes qu’il choisit pour des missions spéciales, aux prophètes et aux rois notamment.

L’Israëlite considère que l’homme, créé à l’image de Dieu (Genèse 1:27), est fondamentalement bon. Contrairement au Christianisme, le Judaïsme ne croit pas au « péché originel », l’indépendance de l’homme envers Dieu, qui aurait entraîné la présence du mal en l’homme. Toutefois, le péché existe dans cette religion, mais il est considéré comme étant de nature extérieure à l’homme. L’homme est tenté par lui et il peut y succomber, ce qui l’amène à mal se conduire. La colère de Dieu s’enflamme alors contre le pécheur, qui sera condamné et qui pourra ne pas aller au Paradis (selon la gravité de ses fautes).

Le salut est proposé à l’homme par le moyen de l’obéissance à la loi et (anciennement) grâce aux sacrifices d’animaux qui lui assurent le pardon de ses péchés. Quatre sacrifices étaient prescrits par la loi, selon le type d’offense commise envers Dieu ou le prochain. Actuellement ils sont remplacés par la lecture de la Thora et diverses pénitences. Si l’on accomplit parfaitement les ordonnances que prescrit la loi, que l’on fasse régulièrement des pénitences pour le pardon de ses péchés et que l’on respecte la pratique des fêtes saintes (7 au total dans l’année), alors le salut est possible. Toutefois le Juif ne peut en avoir l’assurance car Dieu seul est juge.

Le paradis est un lieu de félicité dans la présence de Dieu. Il est réservé aux êtres humains que Dieu trouvera méritants pour cela. A contrario, le méchant ne peut qu’envisager l’enfer : lieu de tourments où il brûlera sans se consumer.

Les textes sacrés Juifs

Le Tanakh est la Bible juive (Ancien Testament des Chrétiens), qui  comprend la loi (c’est-à-dire les cinq livres écrits par Moïse, et incluant la loi donnée par Dieu au mont Sinaï), les prophètes et les autres écrits (récits de l’histoire du peuple depuis la sortie d’Egypte jusqu’à l’exil).

Le Talmud est une compilation des traditions relatives à l’observance de la loi. Il comprend le Misdrasch (l’interprétation par les rabbins de la loi au niveau pratique) et la Haggada (interprétation de la loi au niveau historique). C’est lui qui réglemente les moindres faits et gestes de la vie courante (chose à faire, à manger ou à porter pour être un Juif pieux). Si l’Ancien Testament a été rédigé entre –1500 et –500 avant J.C., la composition finale du Talmud a été faite au IVème siècle après J.C.. Les deux textes sont considérés comme inspirés par Dieu pour leur rédaction, même si la Torah est plus « sacrée » que le Talmud.

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