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Il etait une fois le Maroc : LES BERBÈRES, par David Bensoussan

Il etait une fois le Maroc : LES BERBÈRES, par David Bensoussan

 

 

Pourrait-on faire une digression et discuter de l'identité et de l'origine des Berbères?

L'Afrique du Nord ou Maghreb se compose du Maroc, de l'Algérie, de la Tunisie ainsi que de la Libye : tous ces pays ont été peuplés à l'origine par des tribus berbères et ont subi l'influence de colonisations diverses : carthaginoise sur le littoral maghrébin, grecque en Cyrénaïque, romaine, vandale et byzantine dans toute la partie Nord de l'Afrique jusqu'à l'Atlantique et enfin l'arabe jusqu'au Sahara. Rarement la Berbérie a été unie : des guerres tribales incessantes ainsi qu'un esprit d'indépendance farouche ont fait que les tribus berbères se sont laissé dominer par d'autres puissances tout en maintenant leur autonomie dans les régions intérieures; seule l'invasion arabe parviendra à assimiler graduellement les Berbères, quoiqu'incomplètement.

Que sait-on sur leur origine?

De nombreux historiens berbères et arabes (Ibn Khurdabhbih et Ibn Abd Al-Hakam au IXe siècle, Al-Tabari et Ibn Hawqal au Xe siècle, Idrissi au XIIe siècle et Ibn Khaldoune au XIVe siècle) attribuent aux Berbères une ascendance cananéenne. Les Berbères seraient venus en Afrique du Nord après que David eut vaincu Goliath. Une hypothèse plus ancienne avancée par Moïse de Corène et Procope voudrait que les habitants du Canaan fussent arrivés en Afrique du Nord après la conquête du Canaan par Josué.
Ceci rejoint une hypothèse talmudique similaire et encore plus ancienne selon laquelle des peuplades cananéennes auraient émigré en Berbérie après la conquête du Canaan par les Hébreux (Sanhedrin 94-71, Lévitique Rabba 17, Tossefta Shabbat 18, Yebamot 63-2, etc.). Certains situent les Berbères au sein de la généalogie biblique : ils descendraient des Kaslouhim, fils de Mitsraïm fils de Cham fils de Noé (Al-Souli Xe siècle).
D'autres (Ibn A-Kalbi, IXe siècle) ont attribué aux branches des Ketama et des Sanhadja une origine yéménite et il est probable que cette hypothèse ait germé dans l'esprit de ceux pour qui la légitimité du pouvoir ne pouvait être accordée qu'à une lignée de nobles. En Espagne médiévale, des historiens arabes (dont Ibn Hazm du XIe siècle) rejetèrent cette dernière hypothèse. Ce débat se tint à l'époque où Arabes et Berbères étaient en conflit. Toutes ces théories sont nourries par des légendes locales qu'il est difficile de corroborer avec un degré de certitude satisfaisant.

Qu'en est-il des grandes familles berbères?

Il faut préciser que dans les recueils historiques, il n'y a pas de filiation unique sur laquelle il y ait unanimité. Il faut donc avancer avec précaution dans ce domaine. L'hypothèse la plus courante est que les Botr nomades et les Beranès sédentaires descendraient d'un ancêtre commun Berr. Aux Botr se rattacheraient entre autres tribus les Zenata, les Nefoussa, les Miknaça, les Mediouna, les Louata et les Maghraoua. Aux Beranès se relieraient les Masmouda, les Auréba, les Ketama, les Sanhadja, les Aurigha, les Mesrata et les Lemta. Ceci est une présentation très simpliste de la généalogie berbère, car son traitement dans ces pages serait exhaustif. Contentons-nous de cette première classification pour l'instant.

Qu'en est-il de la langue berbère?

De façon générale, on établit la différence entre trois regroupements linguistiques : celui du Rif (tarifit) dans le Nord, celui du Haut et Moyen Atlas ou tamazigh (tamazight) ainsi que celui de l'Anti-Atlas et du Sous, le chleuh (tachelhit). Ceux qui ont tenté de faire des rapprochements entre les langues berbères (kabyle, rifain, tamazigh, chleuh ou targui) et les autres grands groupements linguistiques indo-européens, sémitiques ou chamitiques, n'ont jamais pu aboutir à une conclusion satisfaisante. En fait, la formation de la langue berbère constitue une énigme non résolue.

Que sait-on de la Kahéna?

Avant l'arrivée des Arabes, de nombreuses populations berbères étaient christianisées et d'autres judaïsées. Tout d'abord, les tribus christianisées dirigées par Koceila s'opposèrent à l'invasion arabe puis ce fut au tour des tribus judaïsées dirigées par la reine judéo-berbère connue sous le nom de Kahéna (prêtresse) de continuer la lutte contre l'envahisseur arabe. Il est possible que l'indifférence des tribus christianisées envers les lois antijuives décrétées par les Byzantins ait empêché la formation d'un front uni avec les Juifs judaïsés. La révolte berbère fut longue et ardue. Les Arabes étaient sur le point de se replier lorsqu'une ultime victoire leur permit de conquérir l'Afrique du Nord, puis l'Espagne des Visigoths mais cette fois-ci, avec l'appui des Berbères et des Juifs. Plus que tout autre, la Kahéna a incarné l'affirmation berbère et elle continue encore de représenter un symbole identitaire des Berbères qui veulent faire reconnaître officiellement leur langue dans le contexte de plus en plus arabisé de l'Afrique du Nord d'aujourd'hui. On peut trouver dans les écrits du linguiste et historien kabyle Boulifa Si Amar-ou-Saïd (1865-1931) dont les notes de voyage au Maroc en 1904 ont été préservées, une lecture berbère de l'histoire de l'Afrique du Nord. Cette dernière contraste tant avec les simplifications et les condescendances des voyageurs et des écrivains français du tournant du XXe siècle qu'avec le discours islamo-arabisant qui a été celui de nombreux nationalistes nord-africains après la Seconde Guerre mondiale.

Y a-t-il eu amalgame entre islamisation et arabisation?

Bien qu'en théorie, être musulman ne signifie pas être arabe ou même arabisé, dans le cas de l'Afrique du Nord, l'arabisation fut très importante considérant que le nombre d'envahisseurs arabes ne dépassa pas quelques dizaines de milliers et que la population berbère comptait plusieurs millions.

Du temps des Romains, il y avait une société latinisée à l'intérieur du limes. L'influence des Byzantins ne fut pas aussi grande, parce qu'elle fut centrée sur Carthage et qu'elle fut diminuée suite au schisme donatiste et à l'invasion des Vandales en 429. Les Arabes défirent les Byzantins, puis le chef des tribus christianisées Koceila et enfin la reine des tribus judaïsées, la Kahéna. Les Berbères se rallièrent aux Arabes pour conquérir l'Espagne. La conversion était aisée car elle consistait à répéter une formule de foi qui par ailleurs, exemptait les populations de la taxe de la jiziya imposée aux non-Musulmans. La conversion des Berbères fut peut-être facilitée par le retour des otages islamisés et arabisés que les Arabes prirent parmi les princes berbères.
Mais ce processus de conversion connut plusieurs soubresauts. L'historien Ibn Khaldoune affirme que les Berbères abjurèrent l'islam douze fois avant de se convertir définitivement. On pourrait voir dans la révolution kharidjite du VIIIe siècle, laquelle soutenait qu'il n'était pas nécessaire d'être descendant du Prophète pour devenir Calife une forme d'affirmation berbère. Précisons que l'arabisation de l'Espagne aurait pu jouer un rôle important dans l'arabisation des Berbères et que l'invasion des tribus hilaliennes au XIe siècle y contribua sensiblement, notamment au sein des tribus nomades. En outre, les croyances antéislamiques s'accommodèrent fort bien d'une version islamique du maraboutisme.

Par ailleurs, il est fort possible que l'influence chrétienne au Maroc se limitât aux régions citadines avant l'arrivée des Arabes. La trace des Chrétiens se perd suite aux persécutions perpétrées par l'intolérante dynastie des Almohades au XIIe siècle et la langue latine ne fut plus utilisée au Maroc. Quant aux Juifs, certains étaient latinisés, d'autres hellénisés et ce groupe comprenait les nombreux réfugiés venus de Cyrénaïque suite aux massacres de l'Empereur Hadrien au début du deuxième siècle. L'araméen et l'hébreu étaient cependant les langues traditionnelles héritées de la Judée antique. Ce fut vers le IXe siècle que l'araméen fut abandonné au profit de l'arabe. De fait, le chercheur Haïm Zafrani a souligné que la syntaxe de la langue judéo-arabe d'Afrique du Nord semble avoir été calquée sur celle de la langue hébraïque. Par ailleurs, une grande partie de la population juive fut décimée par les Almohades au XIIe siècle. Dans les faits, l'hébreu continua d'être la langue sacrée et l'araméen la langue de l'exégèse, le judéo-arabe et le judéo-berbère constituant la langue parlée par les Juifs au quotidien.

Qu'en était-il des allégeances tribales au sein du Maroc ?

Plusieurs autres classifications peuvent être faites : il y a des nomades et des sédentaires, des Berbères et des Arabes, des Musulmans et des Juifs. Par ailleurs, il existe des divisions administratives du Makhzen qui s'appuient sur des provinces historiques: le Rif, le Gharb, le Sous, le Tafilalet, le Draa. Abordons la dimension berbère:

Il est remarquable de noter que, tout comme d'autres minorités ont su préserver leur identité suite à la conquête arabe en se repliant sur les hauteurs, l'Aurès, la Kabylie, le Rif et l'Atlas marocain ont conservé leur langue et leurs coutumes berbères. De la même façon, les Maronites au Liban, les Druzes du Moyen-Orient et les Zaydites du Yémen ont préféré installer leurs villages sur des hauteurs en en faisant des montagnes-refuges. Pour revenir à la spécificité berbère, mentionnons la Jahiliya qui est l'ancien code juridique qui existait avant la pénétration de l'islam et qui a continué de prévaloir. Cette coutume avait parfois force de loi, ce qui horripilait les tenants de l'orthodoxie islamique.

Trouver une description de la société berbère qui soit uniforme constituerait une tâche fort ardue car les groupements et regroupements des clans se sont faits selon une dynamique qui a varié selon les circonstances. Les chercheurs ne sont pas arrivés à s'entendre sur une codification uniforme. À la base de la société berbère, il y avait la famille ou Ikh. Venaient ensuite le clan (Farqa, Jama'a ou Douar), la faction puis la tribu. Le canton ou Toqbilt était un regroupement avec une vie communautaire, une mosquée et un magasin-grenier. Une tribu était formée par un regroupement de 3 à 12 Toqbilt. Les factions et les tribus pouvaient être ralliées dans un Leff. La chefferie était morcelée : le Muqaddam était bien présent dans la vie communautaire, l'Amghar était une autorité locale impliquée dans les alliances intertribales du Leff, mais le caïd représentait le Makhzen. Il arriva que l'Amghar et le caïd prirent tous deux des cadis qui furent leurs adjoints, ce qui sous-tend selon toute probabilité une tension latente entre ces autorités.

On a souvent mis en opposition Bled El-Makhzen et Bled El-Siba

L'autonomie relative des tribus berbères fit que le Makhzen dût composer constamment avec les forces locales. Lorsque le peuple souffrait de sa condition difficile, l'autorité locale de la Siba permettait de manifester sa frustration, souvent sous forme de révoltes contre le pouvoir central et échapper ainsi à la lourde pression fiscale. Du point de vue du Makhzen, les contrées berbères de l'intérieur vivaient dans un état semi-anarchique. Le Makhzen pouvait avoir recours à la force, chercher un compromis avec les leaders locaux ou encore ignorer les régions insoumises. Des Moqadem pouvaient demander à être reconnus par le Makhzen et se voir confier des tâches d'administration de fondations religieuses, tels les Habous et les Foutouhat. Ces dahirs chérifiens étaient renouvelés lors de l'avènement d'un nouveau sultan.

Plusieurs historiens ont établi la distinction entre Bled Al-Siba qui est une région intérieure généralement non soumise, voire même rebelle, et Bled Al-Makhzen qui est la région solidement contrôlée par l'autorité royale. Certains rattachent la Siba au statut de sa'iba, qui est celui d'un esclave affranchi et livré à lui-même. Elle représenterait donc la cassure du lien qui rattache au sultan et la dissidence. Dans de telles contrées non assujetties aveuglément au sultan ni même à la religion, il n'était pas garanti que la loi coutumière berbère ou 'urf ne remplaçât la loi islamique ou shari'a, ce qui ne signifiait pas que cette dernière était abolie. Il n'en demeure pas moins que les dynasties, citadines pour la plupart, s'appuyèrent aussi sur des populations montagnardes ou
nomades.

Au début du XXe siècle, le chercheur Michaux-Bellaire considérait que seulement un cinquième du territoire marocain faisait partie de Bled Al-Makhzen. Le reste du territoire aurait fait partie de Bled Al-Siba.
Ajoutons que certains territoires étaient considérés comme des territoires conquis ou territoires de capitulations Blad Al-Anoua tandis que d'autres du nom de Blad Aç Çolha étaient restés propriété des anciens maîtres du sol qui s'étaient converti à l'islam pour conserver leurs biens fonciers.

Que sait-on sur les Juifs berbères?

Les Juifs de l'Atlas et du Sud du Maroc constituent un segment distinct du judaïsme marocain, dispersé dans plus de 150 villages. Ils ont quitté le Maroc pour se rendre en Israël après y avoir vécu plus de vingt siècles. Nous devons à l'ethnographe Pierre Flamand la description des communautés du Sud de l'Atlas et des oasis du Maroc dans son ouvrage Diaspora juive en Terre d'Islam. Nahum Slouschz visita les Juifs de l'Atlas au début du XXe siècle et rapporta ses impressions dans l'ouvrage Travels in North Africa.
Élias Harrus a laissé une magnifique collection de photos : Juifs parmi les Berbères. Haïm Zafrani s'est penché sur les traditions judéo-berbères et a publié entre autres Une version berbère de la Haggadah de Pessah qui est le récit traditionnel de la Pâque juive. Daniel Schroeter et Joseph Chetrit qui ont publié tous deux de nombreuses études sur le judaïsme marocain se sont également penchés sur la culture des Juifs berbères.

Ajoutons que beaucoup d'artisans juifs ont été joailliers, y compris au sein des populations berbères. Les Juifs furent longtemps les seuls à travailler l'or, l'argent, les bijoux et les fils d'or et d'argent.
Yédidia Stillman a fait une étude sur la profession du joaillier juif au Maroc dans le numéro 17 de la collection Péamim publiée par l'institut Yad Ben Zvi en Israël.

Quant à l'époque la plus reculée de la présence des Juifs au Maghreb, l'ouvrage de Didier Nebot intitulé Les tribus oubliées d'Israël constitue une excellente source de références sur le passé judéo-berbère en Afrique du Nord. Les ouvrages d'érudition de Nahum Slouzch Hébraeo-Phéniciens et Judéo-Berbères ainsi que Judéo-Hellènes et Judéo-Berbères dévoilent un passé historique fort riche mais trop souvent méconnu.

Y eut-il des Juifs sahariens?

Les sources historiques relativement à la présence de Juifs au Sahara sont nombreuses tout comme en témoignent celles de : Al-Bekri, Idrissi, Ibn Batouta, Al-Zukri, le génois Malfante, le voyageur Mordekhaï Abi Serour et Nahum Slouchz. Les légendes relatives à d'anciens royaumes juifs (Touat, Sijilmassa, Draa, etc.) sont nombreuses. Les Daggatoum furent des Juifs nomades. Les forgerons de Maurétanie auraient été surnommés Yohoud (Juifs). Soulignons qu'au plan archéologique, il reste encore au Touat des traces des travaux d'irrigation remarquables. Une inscription hébraïque datant de 1326 y a été retrouvée. La reconstitution de l'histoire des Juifs sahariens et des Juifs de l'Afrique subsaharienne en est à ses débuts. Les travaux de Jacob Oliel et de Michel Abitbol traitent de ce sujet fascinant.

Extrait de l'ouvrage IL ÉTAIT UNE FOIS LE MAROC, par David Bensoussan www.editionsdulys.com

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« LA KAHENA »

« Jeanne d’Arc berbère »

“Un des caractères particuliers de nos romans, écrivaient les Goncourt en janvier 1861, ce sera d’être les romans les plus historiques de ce temps-ci, les romans qui fourniront le plus de faits et de vérité vraies à l’histoire morale du siècle ».
Ils ont affirmé, à maintes reprises, que leur roman était une œuvre d’observation et que « l’idéal du roman, c’est de donner avec l’art la plus vive impression du vrai humain quel qu’il soit ».
C’est cette conception du roman qui m’a incité en 1982 avec « Les larmes de la passion » puis, en 1990 avec « Afin que nul n’oublie » à écrire, sous cette forme, l’Histoire de l’Algérie française en incorporant aux faits et aux événements, rigoureusement réels, des personnages de fiction.
En 1984, j’avais également fait paraître un roman historique « La Princesse berbère » (La Kahéna) qui contait à travers des faits réels la fabuleuse épopée de cette reine berbère qui s’opposa avec grandeur, au VIIème siècle, à l’invasion arabe de l’Afrique du Nord. Cet ouvrage obtint le prix « Mare Nostrum » et connut un vif succès auprès de la communauté berbère de France et celle des Français originaires d’AFN, passionnés qu’ils sont par l’histoire de ce pays qu’ils ont aimé au-delà de la raison…
Vite épuisé puis réédité à trois reprises, de nouvelles réalisations ne permirent pas de tirages supplémentaires… jusqu’en 2017.
De nos jours, ce personnage hors du commun occulté par les livres d’histoire, vagabonde toujours dans les esprits rêveurs…
Le sectarisme et l’exclusion à l’égard de la culture berbère dès l’indépendance des pays du Maghreb (les chaires universitaires ont disparu en 1956 à Rabat et en 1962 à Alger), la désinformation des livres scolaires, les atteintes perpétuelles au patrimoine et à la mémoire, la mise sous séquestre du potentiel culturel, artistique et intellectuel n’ont jamais permis aux Berbères de se réaliser… d’où certaines similitudes avec la diaspora des Français d’AFN toujours en quête de reconnaissance…
Aujourd’hui, ils revendiquent leur appartenance à cette race fière, noble et libre « Imochagh » qui caractérisait leurs ancêtres et, en quête permanente de leurs racines, se penchent avec nostalgie sur leur histoire.
Cet ouvrage consacré à la kahéna : « La Princesse berbère » est venu les réconforter. C’est un plaidoyer, une œuvre de mémoire qui répond à l’attente des uns et des autres... Et à travers ces lignes imprégnées de poésie, de couleur, de vérité et de vie, ensemble, ils s’imaginent participer à la fabuleuse aventure de cette reine qui marqua d’une empreinte indélébile la résistance berbère en AFN.
Concernant la Kahéna, il ne s’agit pas là d’un personnage « virtuel » mais ayant bel et bien existé au VIIe siècle (époque de l’invasion arabe) et qu’Ibn-Khaldoun, grand historien arabe, a fait revivre dans ses prolégomènes : « Histoire des Berbères ».

… Quinze ans après la mort du Prophète Mahomet, les armées arabes abordaient l’Afrique du Nord. Ce pays, jadis transformé par la civilisation romaine, conquis à la foi judéo-chrétienne, va entrer dans l’ensemble, de jour en jour agrandi du monde musulman. C’est alors, que pour faire face à l’envahisseur, une femme va organiser la résistance berbère, réaliser la difficile unité du Maghreb et infliger aux cavaliers arabes de cuisantes défaites. Celle-ci, connue dans l’histoire sous le nom de la Kahéna, avait un caractère sacré. Il signifiait, la sorcière, la prêtresse, la devineresse. Dihia (Deya Bent Nifak Cohen) –c’était elle- possédait en effet un don prophétique et était vénérée de son peuple. Mais ses succès mêmes causeront sa chute…
Durcie par ses victoires dans une orgueilleuse intransigeance, ne vivant plus que pour son clan, cette femme, si longtemps écoutée et obéie, ne pourra maintenir l’unité berbère et juguler les séculaires rivalités entre tribus. Dès lors, elle prédira son propre destin et, cernée par la trahison, verra dans un ultime baroud d’honneur tomber les meilleurs de ses compagnons.
L’islamisation de l’Afrique du Nord était en marche…
C’est à travers des faits réels rapportés par les éminents historiens que furent Ibn-Khaldoun, Gautier, Gsell, Marçais, que l’épopée de cette reine berbère est contée dans cet ouvrage selon la vision d’Ibn-Khaldoun : « Le but poursuivi est d’établir une règle sûre pour distinguer dans les récits la vérité de l’erreur… un instrument qui permette d’apprécier les faits avec exactitude ». Tel est, en effet, le but que je me suis proposé d’atteindre en respectant les faits, la chronologie des événements et jusqu’aux paysages de cette époque qui servent d’écrin à l’extraordinaire épopée de cette « Jeanne d’Arc berbère » qui incarna avec tant de grandeur la folie d’indépendance et la fierté passionnée d’un peuple.
Aujourd’hui, l’épopée de la Kahéna est encore fréquemment le sujet des poèmes que psalmodient les rhapsodes indigènes dans les villages berbères. Une gloire, un vague nimbe, une auréole à peine esquissée flotte au-dessus de sa tête et les Aurésiens gardent au cœur son souvenir parce qu’elle est leur passé, parce qu’elle est et demeurera pour des siècles encore leur kahéna et qu’elle cesserait d’exister s’ils cessaient d’y penser et de l’aimer.

José CASTANO
Courriel : joseph.castano0508@orange.fr

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C'est du verbiage de Juifs qui veulent s'incruster. Et Kotama et Sanhadja (Zanaga) sont berbères Bérnesiens. Les arabes comme Ibn Hazm voulaient s'attribuer leurs mérites. Les Senhadja ont dominé la totalité du Maghreb en addition aux contrés des pays noirs qui avoisinent le Sahara, ainsi que l'Espagne musulmane, et ce, tout à la fois. Les villes les plus importantes sont de leurs créations (Alger, Bougie, Marrakech...etc). Celui qui a réfuté cette théorie, Ebn Khaldoun, était lui même arabe Yemenite, mais c'était un génie donc il pouvait pas se permettre de mentir. Dire que les Kotamas sont arabes c'est dire que les Kabyles sont arabes, puisque les Zouaouas (Kabyles de souche qui forment les plus grandes tribus Iraten, Yenni, Menguellet...etc) sont une fraction des Kotamas et leurs voisins. Un peu comme les Ghomaras du Rif sont voisins des Masmoudas dont ils sont une fraction. Les kotamas sont les premiers à avoir fait comprendre aux arabes que l'invasion pouvait avoir des effets secondaires, à savoir la création d'un Khalifat chiite qui sort du pays des kotamas et qui vient s'établir en Egypte. C'est pour cela qu'ils ont voulu s'approprier leurs origines, mais ce n'est que falsifications. Quant à la question Juive Il a cité qu'il y avait 4 tribus qui pratiquaient la religion Juive, Kahena appartenait à l'une d'entre elles, celle des Djeraoua qui habitait le Mont Aurés. Mais elle ne lisait pas forcément le Talmud et elle n'avait pas forcément le nez crochu. Il pratiquaient à peu près la même religion que celle des Karaites. Autre petite précision, Koceila, un autre berbère de la tribu Auréba du mont Aurés, n'avait pas combattu pour les Chrétiens berbères, mais en alliance avec les Chrétiens Grecques. Les berbères étaient tous païens ou presque.

aucune preuve scientifique, ne vient corroborer la judaïté de Damia (Kahina ou Dihya) affirmée.
C'est un peu comme si en disait : les berbères sont originaire du Yémen pour justifier le colonialisme arabo-islamique.
A l'arrivée des colons arabes musulmans, il y avait quelques traces de christianisme et judaïsme dans les villes, mais la quasi totalité des Berbères (Amazighs) étaient païens (ou animistes quelque fois).
L'islam et l'arabisme touchaient surtout les nomades et les bourgeois citadins et amis des colons.
Dans les villages de montagnes (dissidents), l'islam est très superficiel et souvent inexistant (pas de mosquées arabes, mais surtout des couvents).
Le Berbère originel n' est pas monothéiste, mais plutôt polythéiste.

AL Kahena ou Dihyia nest pas reconnu Juive et aucune indication pour cela, enfait la religions qui a reignee etait autre que Chritianisme et Judaisme et on on peut voir que La ville Khenchela (Ancienne capitale de royaume de de Dihiya ) ne reprsente aucune presence juive contrairement a dautre ville Comme Gafsa,Jerba et Tunis qui sont les plus proches

Découvrir le Maroc du côté berbère

Le Maroc en hiver se révèle différent. Et pourtant, chaque détour est souvent un vrai décor de carte postale. L’air y est plus doux, parfois plus humide. Mais la région saharienne est idyllique, surtout d’octobre à février. La chaleur est enfin supportable comparée à celle, suffocante, de l’été.

C’est l’époque parfaite pour découvrir le désert du Sahara, cadre exceptionnel de biodiversité et de culture berbère.
Passer les fêtes de fin d’année réserve de belles surprises : le pays est plus calme et propice à partager ses merveilles.
Soucieux de la préservation de la culture berbère, tout est conçu pour favoriser la compréhension et la rencontre avec les habitants en valorisant les techniques artisanales séculaires. Riche de ses traditions et de ses valeurs, le Maroc authentique s’engage à conserver la pratique d’un tourisme équitable et solidaire.

Que sait-t'on des juifs du rifs, que pourvez-vous nous dire ?

en effet , il me semble que mes descendants sont pour la plupart judéo-berbère: Ohayon , Maroc -mogador- Toubiana (tubiana) la goulete -tunisie-
Senanès- algerie (tlemcem)... bon enfin, aussi l'ile de Malte ou j'ai aussi des origines...

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