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JUIF ORTHODOXE : COMMENT PERDRE DU POIDS APRES L’ORGIE DE PESSAH ? C’EST SIMPLE ET C’EST NOUVEAU : ALLER A LA SALLE DE GYM-CASHER

JUIF ORTHODOXE : COMMENT PERDRE DU POIDS APRES L'ORGIE DE PESSAH ? C'EST SIMPLE ET C'EST NOUVEAU : ALLER A LA SALLE DE GYM-CASHER

 

 

Selon le Jerusalem Post : "Médecins et rabbins s’accordent à dire que la condition physique doit être entretenue et soignée. Et les centres s’adaptent à leur clientèle émergente. Les salles d’entraînement disposent d’installations conformes aux normes religieuses, tandis que les prix des adhésions sont de plus en plus abordables.

Les dirigeants des salles de sport du pays négocient même avec les caisses d’assurance maladie pour obtenir des subventions et minimiser les coûts. “Il existe une forte demande en provenance de la communauté orthodoxe. En conséquence, nous séparons les salles d’exercices entre hommes et femmes”, explique le directeur de la salle Jump, Michael Elgrably. Propriétaire de deux sociétés, il se consacre principalement à son nouvel objectif : promouvoir la santé et intégrer le sport dans la vie quotidienne.

Depuis qu’il a pris en main l’établissement, il y a un an et demi, le nombre de femmes à fréquenter les lieux est passé de 540 à 920 ; celui des hommes a grimpé de 532 à 953. Et il est certain que les haredim constituent une part non négligeable – environ 70 % – de cette augmentation.

Les médecins occupent une place prépondérante dans ce mouvement. Leur rôle est de motiver leurs patients et en particulier les yeshivistes qui restent assis la majeure partie du temps. Leur taux de cholestérol est souvent très élevé car la nourriture qu’ils ingurgitent est grasse. Donc, pour des raisons médicales, les praticiens doivent informer.

Mais rejoindre une salle de sport n’a pas toujours été aussi populaire au sein de
la communauté ultra-orthodoxe. Au contraire, la pratique a longtemps été considérée comme un tabou ; une occupation qui nuit à l’étude et à la spiritualité.

“Généralement, cette communauté met l’accent sur le fait que la création de l’homme est d’origine divine. Son rôle dans ce monde est en quelque sorte de remonter jusqu’à cette source”, explique le Dr Yohaï Hakak, spécialiste de la société orthodoxe et enseignant à l’Ecole des sciences de la santé et du travail social, à l’université de Portsmouth, en Angleterre. Il a terminé son doctorat à l’Université hébraïque de Jérusalem et son post-doctorat à l’université Ben Gourion du Néguev.

“Comment s’élever vers le spirituel ? En minimisant au maximum les interactions avec les aspects terrestres !” La tâche est complexe : le religieux tente d’une part de réduire la quantité d’énergie et de temps consacrés aux questions bassement corporelles, mais également faire en sorte de rester en bonne santé pour contenir l’âme d’une manière saine. Donc l’unique raison de veiller sur son enveloppe charnelle : la considérer comme un navire capable de protéger l’âme.

“C’est pourquoi vous n’êtes pas censés passer du temps superflu à cultiver votre corps.” Le chercheur nuance toutefois : “Désormais, les haredim sont plus ouverts à la culture et aux organismes de santé. Ils se sont adaptés à la société israélienne. La salle de sport n’est plus seulement un lieu de conditionnement physique, pour la population orthodoxe, c’est également une opportunité pour socialiser avec des personnes autres que les membres de leur kollel (centre d’études).”

Le centre de fitness Kosher Gym, à Guivat Shaoul, est le seul à s’adresser spécifiquement aux hommes. Le propriétaire, David Melki, envisage d’ouvrir prochainement une salle destinée aux femmes, avec des caractéristiques équivalentes. Sur le mur de son bureau : un certificat d’agrément pour le gymnase, signé par le rabbinat orthodoxe. Le seul au monde dans son genre. A l’entrée de l’établissement : une cafétéria – casher – où les membres peuvent assister aux offices de l’après-midi et du soir. Kosher Gym dispose d’un matériel haut de gamme, d’un studio d’arts martiaux.

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