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La Vulnérabilité et la Tsedaka par Hagay Sobol

la Vulnérabilité et la Tsedaka par Hagay Sobol


 

Nous avons choisi la solidarité et la Justice : La TsedakaVulnérabilité, entre handicap et précarité

Quand une personne tombe, est-elle tombée ou tombante ? Telle est l’interrogation surprenante à laquelle nous invite la Tradition. Cette formulation peut paraître bien étrange pour un esprit cartésien, car la chute semble inéluctable du fait de l’attraction terrestre. C’est d’ailleurs ce que nous expérimentons tous les jours avec la maladie, le handicap et la précarité.


 Le handicap, malgré les progrès scientifiques, est encore trop souvent le prix à payer qu’il soit le résultat d’une affection génétique ou acquise, ou d’un accident de la vie. Aujourd’hui, ces épreuves nous paraissent insurmontables, mais demain ? Il suffit de se rappeler qu’il n’y a pas si longtemps, contracter la tuberculose était synonyme de maladie incurable. Puis la médecine apporta le dépistage radiologique, permis l’identification du germe responsable, le développement de médicaments adaptés et enfin la vaccination. A l’aune de ces avancées, la citation initiale prend tout son sens. Celui qui ne pouvait que tomber, était en fait un tombant dont on pouvait arrêter la course.

Il est une autre forme d’injustice, celle de la précarité qu’elle soit intellectuelle, économique ou sociale. Dans tous les cas elle réduit l’humain qui est en chaque personne. L’absence de perspective peut conduire à la violence et à commettre des actes irrémédiables envers les autres, les boucs émissaires que l’on s’est choisi, comme en témoigne le Dr Michel Bourgat, adjoint au Maire de Marseille. A l’inverse, cela peut mener jusqu’au repli, ou à l’effondrement de l’être. Là encore, des solutions spécifiques doivent-être apportées en termes de prévention, d’éducation et de réinsertion. Et il existe une marge de progrès considérable pour améliorer la situation surtout en période de crise. Dans ces domaines certaines expériences, comme celle de « Baït Ham » pour les jeunes en voie de délinquance (Exposition du 20/11/12 au 23/12/12 et Conférence de Henri Cohen-Solal le 2/12/12 au Centre Edmond Fleg), ou les « Restos du Cœur » pour les déshérités, nous montrent le chemin.A cette fin, les sociétés modernes mettent en place des politiques favorisant l’accès aux soins, au plus grand nombre. Mais le succès n’est pas toujours au rendez-vous, ou des séquelles persistent. Il revient alors aux gouvernements de favoriser la scolarisation, et la réinsertion professionnelle, comme nous l’explique Mme la Ministre Marie Arlette Carlotti. Cependant, l’état ne peut pas tout. Le facteur humain, avec le courage incroyable dont font preuve certaines personnes, tels ces athlètes ayant participé aux jeux paralympiques, est un élément essentiel. De même que les proches etles associations, à l’exemple de « BeYahad », qui font un travail formidable, sont indispensables.

Ce chemin c’est celui de la solidarité avec tous ceux qui souffrent, pour les empêcher de tomber, ou pour les relever et qu’ils puissent à nouveau se redresser. En hébreu, le mot utilisé pour charité est Tsedaka qui dérive de Tsedek qui signifie justice. Pour rendre la justice, sociale en particulier, des actions sont menées à différents niveaux tout au cours de l’année. Elles font appel à la générosité de chacun selon ses moyens. Cette campagne est lancée traditionnellement au cours d’une grande manifestation placée sous le signe de la fraternité et de la joie et dont ce sera la 20ème édition. Il s’agit d’un acte citoyen de générosité adressé à la Cité toute entière, et un appel à l’unité afin d’aider les plus démunis. Aujourd’hui, plus encore qu’hier, du fait de la conjoncture économique, il y a urgence. Aussi, nous vous attendons nombreux pour ce moment de partage le 25 novembre toute la journée au « Dock des Suds » au 12 Rue Urbain V, 13002, Marseille.

 

la Vulnérabilité et la Tsedaka par Hagay Sobol

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