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Hommage à Maurice Sendak

 

"Mon livre préféré" (Barack Obama)

 

Issu d'une famille d'immigrants juifs-polonais, Maurice Sendak grandit à Brooklyn, New York. Enfant à la santé fragile, il décide de devenir un illustrateur pour enfants sous l'influence du film de Walt Disney Fantasia, à l'âge de douze ans.

Après la mort de l’auteur du célèbre livre pour enfants Max et les Maximonstres, Maurice Sendak, mardi 8 mai à Danbury dans le Connecticut, des personnalités dans le monde entier lui rendent hommage

Extrait de la double page 36 37 de Max et les Maximonstres

1963, Max est puni. Il monte dans sa chambre, et voilà que tout l’imaginaire de plusieurs générations accompagne ce héros. Il est déguisé en loup, et terrorise des Maximonstres drôles et colorés. En près de cinquante ans, Max et les Maximonstres a été lu par plusieurs générations d’enfants à travers le monde. Maurice Sendak alors marque un tournant dans la littérature jeunesse.
 

Genre contesté

N’en déplaise à Françoise Dolto qui, dans un premier temps, a déconseillé l’ouvrage. Des monstres méchants, des bambins nus, pouvaient nuire, selon la pédopsychiatre, aux enfants. Mais les protestations n’ont pas duré longtemps. Le livre est devenu un classique.

Les hommages

Guillaume Long, auteur et illustrateur salue dans son blog du Monde, « un de ces auteurs préférés ».

A la Maison Blanche aussi, on a souhaité rendre hommage à l’auteur pour enfants le plus célèbre d’Amérique: « Chaque parent doit être un peu en deuil aujourd'hui et, pour chaque enfant ayant grandi avec ce livre, Max et les Maximonstres, c'est un triste jour ».

Le président Obama a lu ce livre pour Pâques, avec ses enfants. Livre qu’il a aussi présenté comme l’un de ses préférés.

Le New York Times, le journal de la ville où il a passé la plus grande partie de sa vie le décrit comme l’auteur qui a « dégagé les livres illustrés du monde aseptisé et rassurant de la garderie d’enfants, pour les plonger dans les recoins sombres, effrayants et magnifique de la psyché humaine ».

Sur le site du New-Yorker, Art Spiegelman lui dit « Aurevoir ». Avec Sendak il a écrit et dessiné à quatre mains Meta Maus. Les deux auteurs, d’origine juive polonaise, qui ont tous les deux perdus plusieurs membres de leur famille pendant la seconde guerre mondiale, se sont également mis en scène dans une bande dessinée. Ils y échangent leur point de vue sur les enfants et l’art.

L’audace en héritage

Il a marqué plusieurs générations au point d’inspirer de nombreux auteurs de bandes dessinés et de livres pour enfants. Il laisse en héritage ses personnages aussi cruels que sympathiques, aussi noirs, que colorés. Il a surtout offert auteurs de livres jeunesses et de bandes dessinés une liberté de ton et d’esprit. Dans sa digne lignée, Tomi Ungerer, avec ses Trois Brigands ou le Géant de Zeralda, met lui aussi en scène des enfants qui mettent en scène leur pire cauchemar et les apprivoisent en même temps qu’ils apprivoisent, ou terrorisent les méchants.

Extrait de Cuisine de nuit :

Son univers a aussi inspiré des opéras et des dessins animés. Sendak lui-même ne s’est pas cantonné au livre jeunesse. Cet artiste autodidacte s’est lancé dans la conception de décors et de costumes de spectacles vivants. Il a notamment adapté Pierre et le loup de Prokofiev.

Le cinéma enfin s’est emparé de son univers. Le jeune réalisateur Spike Jonze a donné vie à Max, son plus célèbre héros de papier en 2009.

Ses principaux livres :

  • "Max et les maximonstres"
  • "Cuisine de Nuit"
  • "Quand Papa était loin
  • "On est tous dans la gadoue"

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