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Obama célèbre la contribution des Juifs aux Etats-Unis

Obama célèbre la contribution des Juifs aux Etats-Unis
Par Jean-Bernard Lagrange 

 

 

 

Le Président américain Barack Obama a rendu hommage aux Juifs américains pour leurs contributions dans les arts, les sciences, le commerce ou encore l'industrie face à l'adversité.

 

Barack Obama a honoré la contribution des Juifs à l'Amérique au cours d'une semaine mouvementée concernant l'élaboration de la nouvelle politique américaine au Moyen-Orient.

 

Le président américain s'est exprimé lors d'une réception organisée ce mardi 16 mai à la Maison Blanche pour célébrer le rôle des Juifs dans les arts, la science, le domaine militaire, le commerce et l'industrie ainsi que pour leur rôle au sein de la fonction publique et pour la communauté toute entière. Il a souligné qu'ils avaient su se préserver malgré l'adversité et les discriminations indicibles à certains moments.

 

Le mois de mai est le mois de l'héritage juif américain aux Etats-Unis, qui coïncide avec la date d'indépendance de l'Etat d'Israël, le 14 mai.

 

Plus tôt dans la journée, Barack Obama s'était entretenu dans le Bureau Ovale avec le Roi Abdallah II de Jordanie concernant les problèmes du Moyen-Orient.

 

Le discours de B. Obama sur la nouvelle stratégie américaine au Moyen-Orient, qui doit être prononcé ce jeudi à 18 heures, est très attendu. Il devrait insister sur les "opportunités" que recèlent selon lui les bouleversements en cours au Moyen-Orient.

Ce discours au département d'Etat à Washington interviendra cinq mois après le début des révoltes qui ont renversé les régimes autocratiques tunisien et égyptien, ébranlé le Yémen et Bahreïn, des pouvoirs alliés de Washington, mais aussi la Libye et la Syrie, autant de situations auxquelles Washington a jusqu'ici réagi différemment.

Face à des répressions sanglantes, la Maison Blanche a ainsi appelé le colonel Mouammar Kadhafi à quitter le pouvoir - et engagé ses forces armées pour soutenir les rebelles libyens -, sommé le président syrien Bachar al-Assad de "changer de trajectoire" et demandé au roi de Bahreïn Hamad ben Issa Al-Khalifa de respecter "les droits universels".

L'administration répète à l'envi que "chaque situation est différente" dans chacun des pays, selon l'expression du porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney.

Le discours de jeudi constituera "l'occasion de prendre un peu de recul et d'analyser ce dont nous avons été les témoins" ces cinq derniers mois, a expliqué mardi M. Carney.

Selon lui, M. Obama estime que ces changements constituent "un moment d'opportunités" pour la région et veut "soutenir toutes les aspirations démocratiques de ses habitants".

M. Obama "parlera en particulier de la façon dont nous pouvons soutenir ces changements bénéfiques, tout en nous concentrant sur nos principes de base: la non-violence, les droits de l'homme et le soutien à des réformes politiques et économiques", a indiqué M. Carney.

Le président devrait aussi évoquer la mort d'Oussama Ben Laden le 2 mai dans un raid américain au Pakistan et sa signification pour la région.

M. Carney avait noté dès le 3 mai dernier que les manifestations pour la démocratie au Moyen-Orient "représentaient un mouvement qui irait dans une direction diamétralement opposée à celle dans laquelle Al-Qaïda voulait entraîner le monde arabe".

Mais selon des observateurs, M. Obama devra peser chaque mot, s'agissant d'une région aux équilibres fragiles et où les intérêts américains pourraient pâtir d'un brusque changement de cap.

Spécialiste du Moyen-Orient à la fondation Carnegie, Marina Ottaway explique ainsi être curieuse "de la façon dont (M. Obama) va réussir à concilier le soutien aux transitions politiques et l'approche au cas par cas" des situations.

"L'une des principales difficultés pour le président va être de faire sens pour les millions de personnes dans le monde arabe qui espèrent le changement, sans fâcher davantage des alliés importants des Etats-Unis dans le Golfe, qui ont intérêt à préserver le statu quo", renchérit Haïm Malka, expert du Moyen-Orient au Centre pour les études internationales et stratégiques (CSIS), un autre groupe de réflexion de Washington.

Si ce discours intervient en pleine effervescence diplomatique sur une éventuelle reprise des négociations de paix israélo-palestiniennes, avec des visites cette semaine à la Maison Blanche du roi Abdallah II de Jordanie et du Premier ministre israélien Benamin Netanyahou, B. Obama risque de ne pas être en mesure d'annoncer une nouvelle initiative pour un règlement dans ce dossier.

Face au récent accord de réconciliation entre le Fatah et le Hamas, les déclarations de B. Netanyahou sur le maintien des localités juives de Judée-Samarie et son refus de partager la capitale d'Israël Jérusalem avec les Palestiniens, "ce n'est apparemment pas le moment de se lancer dans des discours optimistes" sur ce conflit, selon Nathan Brown, professeur à l'université George-Washington.

G.I.N

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