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Litterature

Where is home?Robert Ben-Nun Benayoun was born and raised in Morocco in the 1950s and ‘60s—a Sephardic Jew in an Arab country with a strong French influence. As a teen, he felt a calling to the Jewish homeland and moved without his family to Israel to finish high school.

C’est une question de bonne foi
Disait un sage autrefois
Mais de l’avis de tous les dieux
On n’aura jamais fait mieux
Que les tables de la loi.

Quand paraît le 30 octobre 1904, aux Cahiers de la Quinzaine, dans le troisième cahier de la quatrième série, le récit d’une quarantaine de pages intitulé Chad Gadya !, son auteur, Israël Zangwill est inconnu du public français. Curieusement, le long avant-propos, que Charles Péguy semble consacrer à cette nouvelle traduite de l’anglais et à son auteur, n’instruira guère le lecteur français sur cet écrivain juif qu’on a pourtant appelé, à tort ou à raison, le « Dickens juif »

Daniel Sibony vous présente son ouvrage "Un certain vivre-ensemble : Musulmans et Juifs dans le monde arabe" aux éditions Odile Jacob.

L’acharnement haineux des antisionistes de tous bords à l’égard d’Israël, la remise en question incessante de la légitimité de son existence, conduisent le public souvent mal informé à oublier les textes légaux sur lesquels se fonde la recréation de l’État juif moderne. C’est pourquoi il faut être reconnaissant à Samy Bochner de nous rappeler dans un petit livre percutant ce qui fait le sceau d’Israël.

J'imagine que vous pensez que je vais vous parler de cet ami que j'ai depuis plus de vingt et avec qui je passe le meilleur de mon temps. Ou que je vais parler de cet ami d'enfance , avec qui j'ai grandi. Ou de ce collègue du bureau qui ne cesse de m'inviter chez lui pour prendre un verre.

Né en 1943 au Maroc, Michel Abitbol a fait une carrière universitaire en Israël. Il a dirigé l'Institut Ben Zvi de Jérusalem de 1978 à 1981, puis de 1987 à 1994. 

Membre de l’Académie Française depuis 2014, dans un petit ouvrage dédié à Milan Kundera, il a décidé de dire ses quatre vérités à ceux qui le traitent de réactionnaire. « Parce que, malgré mes efforts pour ralentir le galop du temps, j’avance irrémédiablement en âge et aussi, je l’avoue, parce que je souffre des épithètes inamicales parfois accolées à mon nom, le moment m’a semblé venu de faire le point et de retracer mon parcours sans faux-fuyant ni complaisance ».

SI HERZL REVENAIT AUJOURD’HUI, IL NE SERAIT PAS DÉPAYSÉ CAR IL RETROUVERAIT LES INGRÉDIENTS D’UN PAYS QU’IL AVAIT IMAGINÉ AU PLUS PROFOND DU DÉSESPOIR JUIF. UN ROMAN À DÉCOUVRIR OU À REDÉCOUVRIR

Voici un livre extraordinaire. Extraordinaire parce qu’il a le courage et le culot de traiter d’un sujet qu’on pourrait considérer comme intouchable et iconoclaste, celui de la grossesse de la « Sainte Vierge ». Extraordinaire parce que, ce faisant, l’auteure humanise en quelque sorte Marie alors qu’on a tendance à la mettre sur un piédestal divin.

Si la déclinaison de très nombreux termes techniques : malouf, nouba, sanaa, msaddar, dardj, btâybi, inçirâf, khlas, hawzi, aroubi, melboun, chaabi, matrouz et tutti quanti, est parfois fastidieuse, la partie la plus intéressante de ce livre est constituée par les biographies des artistes qui ont fait la musique et la chanson juives du Maghreb.

– L’amour après de Marceline Loridan : peut-on aimer après la Shoah ?

– La passeuse de Michael Prazan : Jusqu’où peut-on faire confiance ?

– Peurs, phobies, angoisses de Rodolphe Oppenheimer, pour aider ceux et celles qui en éprouvent et....

La plupart des Juifs de Mogador, ville de judéité affirmée, murs imprégnés d'une atmosphère hébraïque malgré l'abandon et la dispersion, avaient commencé à quitter le Mellah après l'indépendance du Maroc en 1956.

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

Dans ce dossier de la revue Expressions Maghrébines, coordonné par Guy Dugas – le critique qui a ouvert la voie des études sur la littérature judéo-maghrébine – et Sonia Zlitni Fitouri, les auteurs font le bilan de l’évolution de cette littérature des années 80 à 2013.

Originaire de Tunisie et donc séfarade bien qu’il ait déniché une grand-mère de sa grand-mère anglaise et dès lors achkénaze, Gilles Pin’has Uzzan, né le 8 novembre 1962, a baigné, dès l’enfance, dans une ambiance traditionaliste. Son grand-père, lisait le Talmud et était considéré comme un Sage.

Cela fait plusieurs années, à présent, que le dessinateur Joann Sfar a lancé son personnage fétiche, le chat du rabbin. Après « La Bar-Mitsva », « Le Malka des Lions », « L’exode », « Le Paradis terrestre », « Jérusalem d’Afrique », « Tu n’auras pas d’autre dieu que moi », « La Tour de Bab-El-Oued », « Petit panier aux amandes », voici « La Reine de Shabbat »

Les choses humaines, nous dit Karine Tuil, ce sont les relations humaines qui semblent vouées à la trahison et à l’échec. Dans ce beau roman où les destinées de plusieurs personnes s’entrecroisent et s’entrechoquent, un procès pour viol occupe une part importante du récit. 

 «J'avais à cœur de faire connaître les multiples richesses et facettes du Maroc», déclare Nina Banon, l'auteure de l'ouvrage. Une volonté qui s'accompagne aussi et surtout d'une ambition d'historienne, puisque Nina Banon a souhaité à travers ce guide faire découvrir le véritable legs de la communauté juive au Maroc et rappeler la présence millénaire des juifs au Maroc, dont les apports culturels et patrimoniaux sont incontestables pour le Royaume.

Quinze ans après la mort du Prophète Mahomet, les armées arabes abordaient l’Afrique du Nord. Ce pays, jadis transformé par la civilisation romaine, conquis à la foi judéo-chrétienne, va entrer dans l’ensemble, de jour en jour agrandi du monde musulman. C’est alors, que pour faire face à l’envahisseur, une femme va organiser la résistance berbère, réaliser la difficile unité du Maghreb et infliger aux cavaliers arabes de cuisantes défaites.

Voilà Josef, tendre, hérissé, traduisant ses émotions par des rires, des rugissements ou des jurons, comme si les piments si forts qu’il avait l’habitude de croquer, entrecoupés d’eau de vie ressortaient de sa bouche en mots enflammés.

Il n'a voulu, en aucune façon, changer la Loi. Il portait les franges à son vêtement comme tous ses coreligionnaires. Il connaissait l'hébreu et l'araméen, et fréquentait les synagogues. Il citait la Loi et les prophètes, et les interprétait comme les maîtres traditionnels. 

Natif de Lyon, en juillet 1967, peu après la Guerre des Six Jours, l’auteur, fils d’un Juif marocain, Prosper Dray, coiffeur, entre autres, natif de Berkane et d’une Juive algérienne, Renée Bouaziz, bijoutière, née à Nedroma, raconte les pérégrinations de la famille, à Vénissieux, les parents, les amis, les voisins,

Darius, fils unique d’un couple juif, est un enfant féru des livres peuplant la librairie de son père. Les litanies s’élevant de la synagogue l’effraient un peu. Pourquoi tant de douleur s’échappe-t-elle de l’histoire de son peuple ?

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