Share |

souvenirs

Lorsqu’un de ses fils ou sa fille l‘appelait autrefois, elle laissait tout tomber pour écouter la voix de l’enfant chéri, pour avoir des nouvelles de chacun de nous, pour se sentir soutenue, protégée par notre force, notre amour, pour nous rassurer, nous bénir, nous complimenter, nous rabrouer aussi au besoin !

Cheveux en bataille, la jeunesse danse au rythme des juke-boxes

Les traces d'une présence phénicienne (Tyriens) au Maroc et d'une présence juive dans le comptoir phénicien de Liksos (Larache) remonteraient au XIIe siècle avant J.-C.

Dans le temps, avant la caisse à merveilles (c’est ainsi qu’on nommait la télé qui n’était alors qu’en noir et blanc), avant ses premières cocasseries théâtrales temtiliennes, on n’avait que des diables en boîte ou diables à ressort.

De Tanger à Rabat, de Casablanca à Marrakech un voyage dans le passé ! 

Cette histoire s'est passée au Maroc, Meknès, un jour de Kippour. Les magasins tenus par des Juifs étaient fermés et toute la communauté était rassemblée dans les différentes synagogues de la ville. En plein milieu de la prière du matin, l'un des gardes du gouverneur entra dans une synagogue, afin de chercher une personne.

Mon père l’adorait Elle ressemblait trait pour trait à sa mère dont elle portait le prénom: “Myriam” en hébreu.

Tmima quittait son mellah tous les jours, de son pas nonchalant, un panier en osier qu'elle balançait d'une main pour récolter son salaire, l'équivalent d'une théière remplie de blé, tandis que de l'autre, elle tenait son petit dernier. Elle ondoyait son corps altier aux seins lourds, la tête couverte, drapée dans son izaar retenu par un losange en argent parfaitement ciselé, une ceinture épaisse à la taille enserrant une large jupe qui claquait au vent dans ces petites ruelles poussiéreuses des villages marocains.

Lorsqu’elle rencontre en 1984 le photographe Jean Besancenot (1902-1992), Hannah Assouline tombe par hasard sur un portrait de son père, le rabbin Messaoud Assouline, photographié par Besancenot lorsqu’il était enfant dans l’oasis d’Erfoud, au Maroc. Aujourd’hui co-commissaire de l’exposition « Juifs du Maroc, 1934-1937 », elle raconte l’histoire de cette image oubliée et de sa réappropriation par son père, né à Tinghir en 1920, élève du rabbin Baba Salé, qui devint à son arrivée en France rabbin de la rue du Bourg Tibourg (Paris 4e)…

Cinq heures, la cloche a sonné, l’école vient de finir. -Caliente ! Caliente ! Le marchand de jaban, celui des beignets, la charrette du marchand de cacahuètes ; tout le monde est au rendez-vous.

Une porte, au bout de cette rue, raconte une histoire de trahison et de vocation, de séduction et de résistance, de grandeur et de bassesse. Nous sommes au milieu du XIXe siècle, les grands négociants juifs étendent leur commerce extérieur avec l'Angleterre. 

La rue Lusitania bourdonnait d'activité comme d'habitude. Après les devoirs faits à la hâte, on retrouvait les copains pour refaire le monde, pour parler sans avoir rien a dire, pour rire pour n’importe quoi pourvu que le rire soit au bout du chemin.

C’était du temps où l’on trouvait encore des objets intéressants au souk des Vieilleries. Toutes sortes de vestiges des présences juive et chrétienne dans la ville. Un mobilier d’exil déglingué qui conservait dans ses tiroirs des boules de naphtaline ; un mobilier des colonies grandiloquent qui conservait son air de villégiature. Des bougeoirs pour instaurer les solennités ; des encensoirs pour embaumer les âmes.

Jusqu’en 1950, et en dépit de notre grande maison et de son luxe, nous n’avions pas de salle de bain pour la simple cause que très peu d’entre les habitants du Mellah avaient pris connaissance de cet élément indispensable. Tous employaient de grandes bassines en aluminium qu’ils remplissaient d’eau chaude et plongeaient dedans.

J’empruntais l’impasse Bouhenna et marchais bien au milieu de la ruelle puisqu’il n’y avait pas de trottoir, esquivais pierres et quolibets de quelques arabes, aidais à freiner quelques forcenés à bicyclette, essuyais des remarques dans le style de “ sale porc” et “ sale juif ” et débouchais gaiement sur le boulevard Moulay Youssef

La haine ou les violences antijuives en Afrique du Nord provenaient généralement d'une population de colons européens plutôt que des communautés musulmanes. Les racines de l'antisémitisme ont un lien avec le décret Crémieux de 1870, par lequel la France accordait la citoyenneté aux Juifs d'Algérie. L’antisémitisme se manifestait dans la publication de journaux antisémites, la création de partis antisémites et les rassemblements de rue, surtout en période électorale.

De 1971 à nos jours, traces d'une communauté juive marocaine, entre absence et présence, entre exode et retour.

A part sa beaute legendaire, la biodiversité de la mer est unique. Elle regorge de ressources explorées par la cosmétique, pour le plus grand bonheur de notre peau.

Gisèle Halimi naît en 1927 à La Goulette, port de pêche situé à quelques kilomètres de Tunis, dans une famille juive. Son père ne voulait pas de fille, sa mère en aurait souhaité une un peu plus docile. Dès son plus jeune âge, Gisèle Halimi, se bat pour sa liberté, entamant même une grève de la faim à l'âge de 10 ans pour ne pas faire les tâches ménagères de son frère.

Depuis le mardi 30 juin 2020, le Musée d'art et d'histoire du Judaïsme présente sa nouvelle exposition intitulée "Juifs du Maroc (1934-1937)". Hier, je suis allée la visiter ! Et vous ?

Synonyme de ghetto pour juifs marocains pour les uns, de tolérance et de dialogue interreligieux pour d’autres, ces quartiers très riches par l’histoire et les leçons de vie sont de plus en plus délaissés, à en croire les témoignages de leurs anciens et actuels habitants.

Depuis Mogador, je n’ai cessé de croiser la Qendisha. En général, elle devinait mes talents exorcistes et gardait ses distances. Quand j’ai connu Ronit Elkabetz, elle se doutait vaguement qu’elle l’était. Elle n’est pas née à Mogador à proprement parler, elle est née d’elle. De ses décors qui séduisent tant les cinéastes, de ses pénombres et de ses éclaircies, de ses ébouriffements et de ses accalmies.

Avant sa mort, Albert avait fait en la présence de Georges et de Joseph, le fils d'Henri, un accord avec ce dernier, qui disait, que si l’un d’eux devait mourir, le survivant serait responsable pour l’enfant de l’autre et devrait faire de son mieux pour le marier avec une fille sérieuse et de bonne famille.

La première exposition du musée depuis la crise sanitaire est un témoignage direct sur un monde aujourd’hui disparu, celui des communautés juives rurales du sud du Maroc

Contenu Correspondant